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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 19:32

 

Portraits de candidats, par Eric Seydoux

 

Manuel VALLS, une candidature virtuelle.

 

Socialiste hors norme, il est surtout connu pour transgresser allègrement les tabous de son parti (sécurité, immigration, retraite…) Récemment encore, il s’est fait remarquer par ses déclarations sur « les 35 heures », qui l’ont ancré un peu plus, selon certains commentateurs, dans la gauche « moderne et populaire » qu’il revendique, et pour d’autres, dans une droite sociale et libérale qu’il réprouve.

 

Sur le fond, personne ne met en cause sa sincérité. Il n’empêche, qu’avec les 35 heures il était sûr de réussir son coup. Une tête d’affiche du PS qui dit vouloir revenir sur les 35 heures, on en a parlé pendant tout un week-end. Même la droite en a été gênée. Sa candidature pour les primaires a ainsi été  lancée avec succès.

 

En France on aime les paradoxes, la singularité. Les programmes ennuient. En homme politique moderne et avisé, Manuel VALLS l’a parfaitement assimilé. 

 

Cette stratégie peut-elle toutefois aller jusqu’à l’incohérence ? Peut-on tout à la fois, concourir à une compétition et avoir comme leader celui qui devrait être son principal adversaire ? En désignant Dominique STAUSS KAHN comme son favori pour les primaires, alors qu’il est lui-même candidat, n’a- t-il pas mis à mal sa crédibilité ?

 

Les combats menés « jusqu’à ce que mort s’en suive » ne sont plus de mise en politique. Seuls les jeux électroniques maintiennent cette option. On navigue désormais dans le virtuel. D’ailleurs en langage d’initié, on parle de candidatures virtuelles. Manuel VALLS lui-même, parle d’une candidature  potentielle ou putative.

 

C’est une nouvelle offre politique particulièrement intéressante. Sans frais, avec pour seul formalisme d’en faire la déclaration. Les adeptes sont de plus en plus nombreux. Ils savent qu’ils n’iront pas jusqu’au bout. Mais jusqu’à leur renoncement, ils bénéficient du statut particulièrement avantageux de « candidat à la présidentielle » : ils sont sollicités par les  médias, ils « entrent » dans les sondages, ils font l’objet de toutes sortes d’égards, ménagés par les uns, critiqués par les autres …

 

Par la suite, si le candidat est crédité, virtuellement, d’un petit matelas de voix, ou/et si un major a besoin d’une sensibilité spécifique…cela peut-être une promesse de jackpot.  

 

Sinon rien. Bel homme, présentant bien, parlant bien, raisonnable à souhait, poli, joli sourire, jolie coupe tendance, intelligent, bon genre et tout et tout.

 

C’est l’école JOSPIN, c’est vrai, un brin ennuyeux, rien ne dépasse, lisse, propre, ordonné, organisé, sérieux en diable, élu largement dans sa commune.

 

Il pourrait être ministre, aussi bien à droite qu’à gauche, il ne viendrait à quiconque l’idée d’en contester le choix.  

 

Clean au plan des petites phrases, il fait parti de ceux, peu nombreux dans le PAF, dont on estime que la bonne foi est toujours présumée.

 

Et s’il a pu lui arriver de tenir des propos politiquement incorrects, il a expliqué qu’il ne fallait pas leur donner le sens qu’ils avaient. L’incident a ainsi été  immédiatement clos.

 

Au total, un homme politique sans véritable défaut, plus critiqué par ses amis, que par ses adversaires, et encore avec mesure et en interne. Seul Benoît HAMON, qui dramatise toujours, n’a pas encore compris que pour les 35 heures, il ne pouvait pas faire autrement.

 

En définitive son seul vrai défaut, c’est que l’on ne puisse pas lui en imputer. C’est dire que ce n’est pas gagné.

 

Eric SEYDOUX  

 

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 13:47

 

Une tribune de Jean-Marie Bockel, Michel Suchod et Marc d'Héré, publiée sur le site du Nouvel Observateur: nouvelobs.com  ...

 

Dans un monde profondément transformé par la révolution technologique, la globalisation économique et financière et l’émergence de nouvelles puissances, l’immobilisme c’est le déclin.  

La gauche socialiste se montre incapable d’imaginer ou de vouloir le changement qui seul peut stimuler notre économie et  revivifier  notre modèle social. Archaïque et nostalgique, elle se cantonne dans le refus de toute réforme et de  toute modernisation,  invariablement qualifiées de régressions ultra libérales.  C’est pourquoi, faute de pouvoir rénover cette gauche, La Gauche Moderne a choisi d’accompagner la politique de changement proposée par le Président de la République.  

                                                                                                   

Nous savions que réformer la France en profondeur et  lui rendre sa compétitivité serait difficile et ce fut le cas. A l’opposition systématique de la gauche s’est ajoutée celle de tous les corporatismes et  l’attitude souvent rétive d’une majorité loin d’être totalement convertie au changement.  Et puis, dès septembre 2008, la crise mondiale en imposant d’autres priorités n’a pas permis de réaliser tous les engagements de la campagne présidentielle, ni  de procéder, avec la force nécessaire, à toutes  les réformes envisagées.

                                                                                  

Pourtant, beaucoup a été fait et le bilan provisoire de ce quinquennat s’avère positif.

 

Face à la crise, Nicolas Sarkozy,  après avoir su mobiliser les pays européens pour éviter l’effondrement, a procédé à une relance rapide de l’investissement et  mis en œuvre des mesures sociales qui  ont permis à  la France de la  traverser dans de moins mauvaises  conditions que ses voisins. Il a su aussi   s’engager, au sein d’un G20 qu’il a  contribué à revitaliser, dans une action destinée à réguler le capitalisme financier.  

 

Depuis 2007,  des réformes ont été entreprises et des politiques menées, qui ne peuvent que satisfaire les hommes de gauche que nous sommes.   

Les mesures pour l’emploi, le contrat de transition professionnelle,   la défiscalisation des heures supplémentaires, la loi sur la représentativité syndicale et sur la rénovation du dialogue social,  l’augmentation continue du minimum vieillesse, l’instauration du RSA et son mode de financement,   la courageuse réforme des retraites, permettant de sauver  le système par répartition,  renouvellent le pacte social et soutiennent le pouvoir d’achat.

La révision de la  Constitution,  la réforme de l’administration et la maîtrise des dépenses publiques, la réforme de l’école,  l’autonomie  des universités accompagnée du   plan campus et du  soutien à la recherche avec le  « crédit d’impôt-recherche », le service minimum, la réforme de l’hôpital, la politique de création de logements sociaux et les facilités accordées pour l’accès à la propriété, la création du statut d'auto entrepreneur, la suppression de la taxe professionnelle,  la loi contre le port du voile intégral,   le « Grenelle de l’environnement », permettent, dans des domaines divers, de moderniser notre société et de dynamiser notre économie …   

                                                                                                                                                                                                        

Certes dans ce bilan, nous n’approuvons pas tout. Nos réticences sont fortes sur des questions comme  le bouclier fiscal, et plus largement sur la participation des plus aisés à l’effort commun, ou sur une mesure comme   la nomination des présidents de chaînes publiques par le Président.

 

Qu’en sera-t-il de l’avenir ?  Quelle sera l’action du nouveau gouvernement Fillon, recentré sur le noyau le moins progressiste de la majorité, appuyé sur un parti dont le dirigeant est clairement un homme de droite ? Quelle sera la marge de manœuvre du Président durant ces prochains mois, et quel sera le projet qu’il présentera aux Français à l’élection présidentielle ?

Nous en jugerons librement, comme c’est librement que  nous nous exprimerons, en nous adressant d’abord aux électeurs de gauche, car nous en avons le devoir.   

 

En effet, on ne peut laisser croire que la gauche  se limite à  la radicalité utopique de l’extrême gauche et au conservatisme  de socialistes sans projet, arc-boutés  sur les dogmes que  sont la préservation apparente des  droits acquis, l’assistance, l’augmentation continue des dépenses publiques et donc des impôts, la méfiance confinant à l’hostilité vis-à-vis des entrepreneurs.

 

Nous devons  montrer qu’il y a une autre gauche. Une gauche qui met en avant les valeurs d’équité, de responsabilité, de complémentarité entre les droits et les devoirs.

 

Une gauche moderne  tournée vers l’avenir, dont la priorité est l’éducation- qui doit offrir à tous les mêmes chances- la formation et la recherche ;  qui veut mettre en œuvre une politique pour la jeunesse avec l’objectif de ne laisser  aucun jeune de 16 à 20 ans sans activité.

Une gauche solidaire qui veut compenser les inégalités et les handicaps de départ pour permettre à tous le même  accès à la santé, à l’éducation, à l’emploi, à la sécurité ;  qui veut fonder la  lutte   contre le chômage  non pas sur la préservation   à toute force d’emplois dépassés mais sur l’innovation, sur la souplesse donnée aux entreprises  comme sur  la formation et la protection des salariés.

Une gauche réformiste et ambitieuse qui veut faire en sorte que l’indispensable politique de réduction des déficits ne vienne pas contrarier, au risque d’étouffer la croissance, la nécessité impérieuse d’investir et de soutenir l’activité ;  qui veut une fiscalité qui n’augmente pas, mais soit rééquilibrée,  par une taxation plus forte des revenus du patrimoine et une diminution des charges pesant sur les entreprises et les salariés.  

 

Oui il y a une autre façon d’être de gauche et d’agir à gauche. En  France aujourd’hui, c’est  La Gauche Moderne qui  représente cette autre voie pour la gauche, cette autre voix qui doit se faire entendre.   

 

Si la situation restait  ce qu’elle est, l’électeur de gauche n’aurait, lors de la présidentielle, le choix qu’entre l’irréalisme de l’extrême gauche  et l’immobilisme du PS. Entre la promesse que demain sera comme hier (ou même avant-hier), avec Martine Aubry et  la semaine des 4 jeudis que leur proposent Besancenot et Mélenchon.

             

Au sein de La Gauche Moderne, on y réfléchit, on en débat. Il ne nous est pas indifférent d’entendre Manuel Valls tenir des discours intelligents et modernes, de voir des maires, comme celui de Lyon,  faire preuve de clairvoyance dans des domaines comme la sécurité, contrairement à la tradition de leur parti. L’idée s’impose qu’il faut, à l’occasion de cette  campagne qui commence, rassembler les  innovateurs de gauche,  faire entendre leur voix,  porter leurs propositions …Mais,  doit-on aller plus loin ?  S’engager davantage ? Nous verrons bien.

 

S’il se trouvait qu’aucun acteur, dans cette campagne,  ne parvienne à incarner nos idées, peut-être alors faudrait-il, ne pas nous contenter de les exprimer,  mais  envisager de les proposer au suffrage des Français pour leur  offrir le  choix d’une gauche moderne, la possibilité d’une « réforme juste ». 

                                                                                                    

Le temps n’est pas encore venu de décider. Aujourd’hui c’est le temps de la réflexion, de  l’expression des idées et du débat de fond. C’est ce qui nous occupe.

 

Jean-Marie Bockel,   Michel Suchod,   Marc d’Héré

Respectivement président, secrétaire général  et chargé du Projet de La Gauche Moderne

   

 

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 17:48

 

Gérard Carreyrou dans France-Soir du 16 novembre 2010

 

 

Finissons en d’abord avec une grosse bêtise : le Fillon nouveau n’est pas un hyper-Premier ministre et le président de la République un président manchot, amputé d’une partie de ses pouvoirs.

 

Il y a eu un nouvel accord entre deux hommes qui travaillent ensemble depuis quatre ans et la répartition des rôles tient compte de la circonstance majeure de l’élection présidentielle dans seize mois. Le Premier ministre confirmé d’un gouvernement renforcé assurera la gestion des affaires au quotidien tandis que le président de la République candidat s’engagera dans le processus de son éventuelle réélection.

 

L’un, François Fillon, continuera ce qu’il a entrepris et l’autre, Nicolas Sarkozy, écrira le deuxième tome, le roman de 2012 dont il livrera la préface aux Français dès ce soir à la télévision.

M. Sarkozy a certes hésité un moment entre la continuité musclée et les charmes de l’aventure, il a choisi, mais avait-il vraiment le choix si l’on songe qu’un Fillon à l’extérieur aurait pu devenir un Fillon recours pour 2012.

 

Le remaniement accompli, Nicolas Sarkozy, comme en 2007, va s’employer à rassembler la droite, toute la droite, pour le premier tour. D’où ce gouvernement RPR-UMP où se retrouvent ensemble les poids lourds et les fidèles, les meilleurs et les teigneux, sous la houlette du Premier ministre.

 

Avec ce gouvernement de combat recentré sur les fondamentaux, autorité, sécurité, réformes, M. Sarkozy espère arriver en tête au premier tour avec un objectif de 30 %, ce qui suppose de réduire l’espace de l’extrême droite et du centre.

 

Le dispositif politique de la droite pour l’élection présidentielle est donc en ordre de marche tandis que la gauche piétine dans l’attente de son porte-drapeau et de son programme.

 

Le calendrier socialiste, qui prévoit la désignation du candidat lors des primaires à l’automne 2011, est à cet égard complètement dépassé, ce qui préoccupe déjà François Hollande et Jean-Marc Ayrault. Des pressions de plus en plus fortes vont donc s’exercer sur M. Strauss-Kahn pour qu’il dévoile ses intentions.

Quelques indices montrent qu’il s’y prépare et la rencontre Sarkozy - Strauss-Kahn à l’Elysée cette semaine ne manquera pas de sel.

 

Gérard Carreyrou, France-Soir

 

 

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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 09:40

On parle de plus en plus d’une éventuelle nomination de Bernard Kouchner au ministère des Affaires Etrangères….Ce serait une excellente nouvelle, qui manifesterait à la fois la volonté d’ouverture du nouveau  Président de la République   (on a assez reproché l’inverse  à Chirac) et le courage politique  de Bernard Kouchner.

  

Bertrand Delanoë, du haut de sa grandeur satisfaite a déclaré qu’il était inconcevable que des responsables de gauche entrent dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy.... Cela prouve d’abord qu’il n’a pas lu le projet de Nicolas Sarkozy. Et puis, qui  est-il pour juger ainsi Bernard Kouchner ? Quel preuve éclatante  de son engagement à gauche, de son engagement pour les autres, les pauvres ou les plus faibles  a- t-il donné ?

Je pense que ce qu’a fait Bernard Kouchner à « Médecins sans frontières » et à « Médecins du monde », a davantage profité aux déshérités et aux oubliés du monde que « Paris-plage »…..Que l’action déterminée de Bernard Kouchner pour le droit d’ingérence ou pour assurer la paix au Kosovo, a témoigné d’une volonté constante de lutter courageusement pour protéger les victimes des  dictatures des conflits ou des génocides, qu’on peut estimer largement plus à gauche que la lutte de Delanoë pour quelques couloirs d’autobus…….ou son action en faveur du tiers monde qui se limite ( me semble t-il ) à aller passer ses vacances en Tunisie…

Qu’un Bertrand  Delanoë se permette de décider ainsi, et de nous en informer solennellement, qui est ou qui  n’est pas de gauche comme de "juger" Kouchner,  serait odieux  si ce n’était ridicule…

Marc d’Héré

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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 09:44

Nicolas Sarkozy est élu avec plus de 53 % des voix, dans un deuxième tour qui a vu une participation électorale particulièrement forte. Il est donc bien élu, sur des engagements clairs,   ce qui lui donne   une légitimité exceptionnelle pour  appliquer son programme.

Dans son premier discours, salle Gaveau, il a renouvelé solennellement ses engagements, et manifesté une volonté d’ouverture. Il a insisté sur le rôle de la France dans le monde, la nécessité de redonner vie et force à l’Europe, et confirmé ce qui restera une des grandes idées de sa campagne, la volonté d’aider à la constitution d’une « Union Méditerranéenne », sur le modèle de l’Union Européenne, véritable pont entre l’Europe et l’Afrique. Bernard Kouchner a eu la lucidité et le courage de se féliciter de ce discours….

La défaite de Ségolène Royal est lourde…..Elle est aussi celle du PS, dont on peut se demander comment il réagira.  Le spectacle donné lors de la soirée électorale était ….surprenant : Ségolène Royal s’est lancée dès 20 heures dans une opération destinée à faire oublier le plus vite possible sa sévère défaite et surtout dans uns tentative  de main mise « personnelle » sur le parti…… immédiatement contestée, à mots couverts mais quelque peu indignés par DSK, Fabius et Hollande….La lutte pour le pouvoir interne est lancée sur fond de responsabilité discutée de la défaite, mais sans aucun début de proposition pouvant conduire à une rénovation ratée et de plus en plus nécessaire….C’était, en direct, de la part de ses « leaders », une lutte crue, même si elle ne pouvait s’exprimer totalement, pour le pouvoir…..DSK, qui est le seul à avoir dit des choses justes sur la nécessité de cette rénovation,  est peut-être en train de se faire une fois de plus déborder et étouffer….Ce n’est pas très encourageant.

Bayrou a confirmé sa volonté de vouloir réorganiser une partie du centre (une autre partie a clairement rejoint Sarkozy), en fondant le « Mouvement Démocrate »…..C’est une initiative passionnante et propre à renouveler la politique française…..Elle nous intéresse particulièrement dans la mesure où, comme l’a dit Marielle de Sarnez, cette formation pourra soutenir les actions et les décisions de la majorité lorsque celles-ci iront dans le bon sens, et les combattre dans le cas contraire. Cette attitude, bien éloignée de l’opposition frontale pratiquée par le PS, et de l’opposition systématique souhaitée par les anti sarkozistes de tout poil, nous convient….reste à savoir comment sera constitué ce mouvement, si ce ne sera qu’une UDF amputée de ses sarkozistes ou s’il s’ouvrira largement…..reste à savoir aussi comment, avec quel type d’accords il abordera les législatives…..En tous cas c’est une excellente nouvelle….

 

Marc d’Héré  

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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 09:35

La progression continue dans les sondages de François Bayrou, met en évidence le piège qu’il tend aux deux principaux candidats, par son positionnement équidistant de l’une et de l’autre. Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sont trop éloignés l’un de l’autre si ce n’est sur le fond, du moins sur l’échiquier politique pour bénéficier directement d’un affaiblissement de l’autre. Dans tous les cas, au contraire cela profite au candidat de l’UDF.

 

         Que Ségolène Royal critique efficacement Nicolas Sarkozy et les électeurs qui, convaincus par ces critiques, abandonnent celui-ci ne vont pas jusqu’à elle, trop opposée,  mais s’arrêtent à Bayrou……Quand Sarkozy trouve des arguments propres à déstabiliser sa concurrente, les électeurs qui la quittent ne vont pas rejoindre Sarkozy pour qui ils ont souvent un sentiment de totale hostilité, mais viennent grossir les rangs des soutiens de Bayrou. Ainsi les attaques que se portent les deux favoris profitent avec une régularité implacable à leur ennemi commun.

 

         Alors les deux compères ont trouvé une autre  solution, porter leurs critiques directement sur Bayrou, ce qu’ils se sont mis à faire…. sans succès notable. En effet ces attaques conjointes font apparaître Bayrou comme une victime –ce dont il sait jouer à merveille – et parce qu’elles le mettent au centre des interventions, le valorisent…..Et, avec la même régularité  il  progresse encore….

 

         Reste une solution pour Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.  Ne plus lancer d’attaques ni contre Bayrou ni contre l’autre « favori » mais être enfin  positif, s’adresser aux Français,  présenter les grandes lignes de leurs  programmes, indiquer quels seraient les axes de  leur politique et les principales mesures,  fixer leurs priorités….. Alors, après avoir été un piège pour les deux  principaux candidats, la progression de Bayrou leur donnerait  une dernière  chance  de faire enfin  la campagne que les Français attendent.

 

 

Marc d’Héré     

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