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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 11:38

 

Portraits de candidats, par Eric Seydoux

 

L'actualité internationale redonne son actualité à ce portrait, publié sur ce blog le 24 mars 2011... 

 

Nicolas SARKOZY, l’intuitif.

 

On le disait à terre, fini, écrabouillé, terminé, mangé tout cru le Nicolas, par une Marine aux dents longues et un Dominique explosif. Même pas au second tour, cela ne s’était jamais vu, quelle humiliation. STRAUSS KAHN 60%, SARKOZY 40. Ouah ! Sans commentaire. Arlette CHABOT attendait avec l’impatience que l’on devine de pouvoir l’interviewer, pour lui demander s’il comptait vraiment se présenter.

 

La presse prévoyait, sans plus tarder, de « sortir » des sondages avec « l’hypothèse » FILLON, peut-être même avec l’hypothèse JUPPE, désormais en embuscade, et qui, pour bien montrer qu’il n’est plus le même homme qu’il y a 20 ans, a chaussé des lunettes de vue, qui modifient sa physionomie, mais apparemment pas ses visées présidentielles, sans que l’on puisse dire encore si c’est mieux ou moins bien.

 

Les députés de la majorité, murmuraient des phrases incompréhensibles pour le profane, aux  oreillettes des journalistes,  plus prudents, les responsables du mouvement, les yeux brillants d’incertitude et le regard hagard,  réfléchissaient intérieurement à tous les scénarios possibles, tandis que  les militants de base, complètement désemparés, s’interrogeaient entre l’abstention et le vote Front National.

 

Dominique STRAUSS KAHN, pensait que le moment était maintenant venu de se montrer  aux abonnés de Canal +, dans son petit appart, en train de faire sa popote et de défroisser lui-même ses costumes, magnifique tableau d’une famille d’expatriés, avec au second plan l’épouse, tournant et retournant une salade verte…  

 

A Solférino, les rapports de force les plus invraisemblables se mettaient en place pour la répartition des maroquins ; d’aucuns très excités, attendaient ce moment depuis si longtemps, d’autres calmaient le jeu, faisant valoir leur incontestable prééminence, tandis que les premiers ministrables,  silencieux, demeuraient tapis dans l’ombre pour ne pas compromettre leurs chances.

 

Les écolos se demandaient s’il valait mieux attendre le deuxième tour pour se répartir les circonscriptions législatives, ou le faire  tout de suite, ce que préconisait  Daniel COHN BENDIT, Marielle de SARNEZ continuait de marteler à qui voulait l’entendre que c’était le tour de François, tandis que narquois,  Jean Luc MELENCHON éructait en hurlant aussi fort qu’il en était capable, que rien n’était joué.

 

Et puis patatras ! BHL déboule comme un fou, si l’on peut dire, sur le perron de l’Elysée, avec deux libyens à ses trousses, qu’il ramène de BENGHAZI où il vient de passer quatre jours, ce sont des membres du Conseil National de la Révolution, ils veulent parler au Président ! Coup de chance, le Président qui a justement un trou dans son emploi du temps les fait entrer dans son bureau, il ne peut pas refuser cela à BHL qui est un ami. Ces derniers lui expliquent la gravité de la situation, que KADHAFI n’a jamais été aussi fou et qu’il va tous les tuer, qu’il faut absolument faire quelque chose.

 

En grand animal politique qu’il est, agissant comme à son habitude à l’intuition, Nicolas SARKOZY n’hésite pas une seconde, il ramène tout son petit monde sur le perron et annonce à la presse médusée qu’il reconnaît le Conseil National de la Révolution libyenne comme seul interlocuteur libyen de la France et décide de saisir le Conseil de Sécurité en urgence pour créer une zone d’exclusion.

 

Hurlements de la classe politique, c’est du grand n’importe quoi, qui sont ces types, par qui et comment ont-ils été nommés quelle est leur légitimité, pourquoi aller se mettre dans ce guêpier, Alain JUPPE n’a même pas été informé, il a appris ce qu’il se passait par un journaliste, il est furieux, BHL est-il le nouveau ministre des affaires étrangères ?

 

Habile comme une fouine, Bernard Henri LEVY fait le tour des plateaux de télé pour assurer que tout va bien, qu’on ne peut laisser massacrer le peuple Libyen par un psychopathe, il rend hommage au courage du Président, à sa clairvoyance et doucement, la situation se retourne.

 

L’incroyable se produit, les libyens de BENGHAZI défilent avec des drapeaux français, qu’ils plantent aux frontons des immeubles publics de leur ville à côté du drapeau libyen qui remplace celui du Guide fou, on voit ce peuple admirable défiler en criant  merci, merci la France, les gens qui sont dans les rues disent toute leur gratitude à la France et à son président.

 

C’est une deuxième révolution qui vient de se produire, dans les pays arabes, la France n’est plus la puissance coloniale au passé sulfureux, juste bonne à donner des permis de séjours, elle est désormais aux yeux du monde arabe qui a les yeux fixés sur BENGHAZI, le pays sur qui l’on peut compter pour sa liberté, ce n’est pas seulement celui de la liberté passive du droit d’asile, c’est désormais celui qui agit pour donner la liberté aux pays qui le sollicitent, c’est vraiment le pays des droits de l’homme reconnus par la communauté arabe et ce n’est pas un mince satisfécit.

 

La France a aussi su entraîner l’ensemble des nations libres derrière elle. Depuis la fin de la colonisation, jamais personne n’a vu la rue arabe avec un drapeau français à la main, sauf parfois pour le bruler en même temps que celui des Etats-Unis d’Amérique. Aujourd’hui la France a un Président courageux, qui lui a redonné en quelques heures son prestige, sa dignité, son honneur, auprès de ces populations qui ne voyaient depuis des décennies et des décennies, en ce pays, qu’un pays dominateur, arrogant et même méprisant.

 

On ne peut aujourd’hui se rendre encore bien compte de ce qu’a fait en quelques heures le président SARKOZY, il a changé l’image de la France, quelle que soit la suite des évènements, plus rien ne sera jamais comme avant. Les Français qui iront dans n’importe quel pays arabo-musulman, pourront désormais faire preuve de fierté. Ils ne seront plus, pour les plus anciens, ces fils de colonisateurs qui ont fait suer le burnous de leurs ancêtres, ou pour les plus jeunes, ces touristes justes bons à bronzer et à s’empiffrer à bon marché dans des hôtels qui leurs sont réservés. Les Français seront désormais ceux qui sont venus au secours des peuples arabes opprimés.

 

Nicolas SARKOZY profitera obligatoirement de cet acte de bravoure, que l’histoire retiendra certainement comme l’un des plus illustres de la 5e République.

   

Il est sûr que la donne est aujourd’hui complètement changée. 65% des français l’approuvent seuls les communistes et le Front National sont contre. Mais ce qu’il a offert au nom de la France aux pays arabo musulmans, n’a pas de prix, pas même celui d’une élection présidentielle.

 

Eric Seydoux

 

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 06:32

 

Les sondages sur la popularité du Président ou la confiance à lui accorder, sont en hausse. Une hausse pas forcément très forte, mais régulière. L’indice moyen établi chaque mois, à partir de 10 enquêtes régulières était à 32% pour le mois de juin, après 30,8% en mai et 28,9 en avril. Juillet commence bien, avec notamment  une progression de 3 points pour le sondage Sofres-Figaro et de 4 points pour  Viavoice - Libération. La tendance est bonne et la progression devrait se poursuivre.

Même évolution dans les sondages sur le premier tour de l’élection présidentielle. Il y a quelques mois, Nicolas Sarkozy était au coude à coude avec Marine Le Pen et arrivait même souvent 3ème derrière le (ou la)  candidat(e) socialiste. Aujourd’hui on n’en n’est plus là, le spectre d’un 21 avril à l’envers s’éloigne, et, malgré une possible candidature d’un Jean-Louis Borloo qui ne décolle pas, la présence de Nicolas Sarkozy au second tour est une évidence.

Deux derniers sondages publiés montrent même une évolution intéressante :

 

C’est d’abord un sondage IPSOS, des 8 et 9 juillet, pour France-Télévision et Le Monde :

Si Martine Aubry était la candidate socialiste, les résultats du premier tour seraient les suivants:

Martine Aubry : 29 % (- 1 point par rapport à l’enquête précédente)

Nicolas Sarkozy 23% (+ 3 points…)

Marine Le Pen 18% (inchangé)

Jean-Louis Borloo 8% (inchangé)

 

Si le candidat socialiste était François Hollande, les résultats seraient très proches :

François Hollande : 29% (-3 points)

Nicolas Sarkozy : 22% (+ 3 points)

Marine Le Pen : 17% (inchangé)

Jean-Louis Borloo : 8% (+1 point)

 

Un sondage CSA, du 11 juillet pour BFMTV RMC, 20 minutes, place, pour la première fois depuis longtemps, Nicolas Sarkozy en tête au premier tour :

Si Martine Aubry était la candidate socialiste :

Nicolas Sarkozy : 27%

Martine Aubry : 25%

Martine Le Pen : 16%

 

Si le candidat socialiste était François Hollande :

Nicolas Sarkozy et François Hollande à égalité avec 26%

Marine Le Pen : 17%

Jean-Louis Borloo : 8%

Alors, certes, il ne s’agit que de sondages, établis bien loin de la date de l’élection… D’autres peuvent présenter des résultats un peu différents…Mais il est difficile de ne pas noter la progression de Nicolas Sarkozy.

C’est de bon augure !

Marc d’Héré

 

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 20:27

 

Portraits de candidats, par Eric SEYDOUX


François BAYROU, la gifle.

 

 

 

En 2007, ce qui avait fait l’élection de François BAYROU, d’aucuns osent l’affirmer, c’est la gifle qu’il avait donnée, à un adolescent, qui lui faisait les poches, au cours d’une visite électorale en banlieue.

 

Quel symbole ! Quel réflexe ! Ces images passées en boucle sur toutes les chaînes de télévision, montraient tout ce que l’on recherchait : la fermeté et la réactivité, avec pour cadre un sujet cher aux français, la délinquance des jeunes.

 

La spontanéité du geste valait tous les discours.

 

La gifle avait été jugée pertinente par tous, y compris par le jeune de banlieue qui l’avait reçu et qui avait accepté sans broncher son châtiment corporel.

 

Quelle leçon de civisme, de courage, de pédagogie, François BAYROU venait-il de donner à la France entière. Celle-ci lui en fût reconnaissante, elle vota pour lui.

 

Le problème, c’est que depuis lors, il s’est fait faire les poches par un peu tout le monde, et surtout par ses plus proches soutiens, sans réagir.

 

Il a été dévalisé de tous ses cadres, et au lendemain des élections européennes, certains sont même partis avec une partie de la recette, n’oubliant pas au passage de lui jeter à la figure qu’ils ne lui devaient rien et qu’il n’était qu’un gros autocrate totalitaire, qui n’était pour rien dans leur élection.

 

Corine LEPAGE, prétendît ainsi qu’elle aurait fait aussi bien sinon mieux, sans François BAYROU. Jean François KAHN, ayant un peu plus d’éthique, préféra  démissionner, plutôt que de demeurer dans un mouvement auquel il ne croyait plus.

 

Point de gifle cette fois-ci, point de leçon, point de réaction, sauf quelques vagues propos moralistes qui n’ont plus cours en politique depuis bien longtemps.

 

Dépouillé par certains, abandonné par d’autres, il ne restait plus alors à François BAYROU, qui en a  tant et tant rêvé, de jouer tout seul au Président de la République, en formant avec ses derniers militants, un conseil des ministres « pour du beurre », qui se réunira pour débattre doctement de tous les problèmes de la planète, sous les quolibets et les moqueries de journalistes à l’affut de ce type de sottises.

 

Triste fin d’un homme fatigué, qui a laissé passer son tour et qui ne peut ignorer que sans parti, sans responsable, sans partisan et désormais sans électeur, son ambition est forcément vouée à l’échec.       

 

Triste fin de voir cet homme, année après année, rentrée après rentrée, toujours un peu plus socialo, un peu plus bobo, un peu plus écolo, selon l’air du temps, toujours avec les mêmes mots, les mêmes gestes, le même ton  professoral, tenir les mêmes discours, donner les mêmes explications, avec toujours les mêmes exemples, devant des auditeurs un peu désabusés, empreints désormais d’une grande lassitude, qui finissent par ne plus écouter un discours qui n’est d’ailleurs plus audible.

 

 

Eric SEYDOUX

 

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 06:46

 

PORTRAITS DE CANDIDATS, par Eric SEYDOUX

 

Jean-Luc MELENCHON, le révolutionnaire.

 

Jean Luc MELENCHON nous offre un style classique, à l’ancienne, cravate et chemise blanche impeccable, cheveux ni trop longs ni trop courts, front dégagé, physiquement, aucune fantaisie. Une bonne tête, un bon sourire, une grande gueule, comme seules les générations de l’immédiate après guerre en ont connues. Son éloquence 3e République, un peu rétro, ne surprend donc pas, pas plus que ses fausses colères, ses indignations extrêmes, qu’il met en scène avec tellement de conscience et de professionnalisme, que personne, ne s’en inquiète ni ne s’en offusque.  

 

Admirateur d’Hugo CHAVEZ, et de Fidel CASTRO, « grand bouffeur » de curés devant l’éternel, quelle que soient d’ailleurs leur religion, ce qui est assez rare, avec une prédisposition toutefois pour les moines tibétains, ce qui l’est encore plus, peut-être à raison du soutien quasi universel dont ils bénéficient, à moins que ce ne soit en ce qu’ils contrarient le régime chinois, dont il est l’un des plus fervents défenseurs. 

 

Sa ligne politique a le mérite d’être claire. Peut-être l’est-elle un peu trop, au point que l’on en arrive à se demander si cet ancien ministre « qui connait la musique » croit vraiment en une économie dirigée, règlementée et planifiée, une société simpliste où vivent des riches et des pauvres et  dans laquelle il suffirait de prendre de l’argent aux premiers et de le remettre aux seconds,  pour créer de facto une société  juste, prospère, égalitaire et fraternelle.

 

L’homme paraît trop intelligent pour en être encore là, mais qui sait, pourquoi ne lui ferait-on pas crédit de croire en une société idéale…

 

Il dégage par sa verve, son allure de « redresseur de tort », une certaine sympathie qui tranche avec les doctrinaires marxistes, sérieux et ennuyeux, qui font qu’un Paul LAURENT ou même qu’un Olivier BESANCENOT, qui réunissent les critères de la jeunesse et de la modernité, paraissent l’un et l’autre, à côté de lui, d’une tristesse à mourir et d’un âge indéfinissable.      

 

Jean LUC MELENCHON a su trouver à gauche le créneau laissé libre par la déconfiture des partis d’extrême gauche qui n’ont pas su se rénover. Ancien ministre, il dispose de par son label « ex Parti socialiste » et  par sa prestance, une crédibilité qui fait défaut au Parti communiste comme au NPA, enfermés dans des doctrines éculées.

 

Le président du Front de Gauche a l’habileté de proposer, lui aussi une politique largement marxiste, mais sans le dire, sans conceptualisation, ce qui rend les choses bien plus faciles.

 

Sa gouaille, son style direct, sa façon d’interpeller ses adversaires, sa prise à témoin constante du peuple, la force de sa voix, son intonation « un ton au dessus », son physique, et jusqu’à sa stratégie de « reprise » du parti communiste pour bâtir son assise politique,  font un peu penser à un Bernard TAPIE de gauche, qui recyclât le vieux parti des radicaux de gauche alors en perdition, comme il l’avait fait pour les entreprises en difficulté qu’il reprenait, après que leur passif eut été purgé, et dont il poursuivait l’activité avec le même objet social, mais sans les dettes.

 

Cela n’eut jamais l’heur de plaire aux anciens dirigeants qui se montraient réticents et criaient à l’escroquerie. Mais avaient-ils le choix, alors que leur seul problème était de conserver le plus longtemps possible, les derniers « clients »  d’entreprises finissantes, concurrencées par des marques plus en vogue comme en l’espèce EELV, voir même nous dit-on pour partie par le FN.

 

Les anciens dirigeants auront-ils  alors d’autre alternative que celle qui sera de s’adapter à leur nouveau leader ou de disparaître.

 

Qui pourrait en effet leur assurer, dans leur situation, un 10% net, le renflouement des caisses, le maintien des parts de marché, sans avoir besoin de toucher à la raison sociale.

 

Le gain sans le risque, qui dit mieux !      

 

Il n’y a pas comme on a pu le dire, d’accord avec le Parti socialiste, pour capter pour son compte l’électorat d’extrême gauche. Mais les faits montrent que cet accord est en quelque sorte tacite, et il existe par le seul positionnement du leader du Front de gauche. Au second tour, ainsi qu’il l’a à maintes reprises déclaré, il saura faire la différence entre la droite, nécessairement réactionnaire, et la gauche forcément socialiste.

 

Ainsi, au final, Jean Luc MELENCHON le révolutionnaire, se ralliera toujours, dans l’intérêt de tous et donc du peuple, bien évidemment,  à la gauche libérale, son but étant bien sûr de gouverner. Dans quel rapport de force ? C’est le peuple qui le dira. Ce qui lui permettra d’inviter ses troupes à patienter  en attendant le grand soir.

 

Pierre ARDITI, pourfendeur à ses heures du grand capital, à qui l’on reprochait de faire de la publicité pour les Banques, a eu cette réponse incroyable, en forme d’excuse : « oui, certes, mais il faut bien vivre ! » 

 

Jean Luc MELENCHON un révolutionnaire ? Oui certes, mais jusqu’au premier tour, après, « il faut bien vivre ».

 

Eric SEYDOUX

 

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 19:26

 

Portraits de candidats, par Eric SEYDOUX 

 

Martine AUBRY, « fille de Haut fonctionnaire ».

                                        

Fille de Haut Fonctionnaire ! C’est ainsi qu’elle s’est présentée  devant sa promotion de l’ENA ; chaque élève devant indiquer à haute et intelligible voix, en présence d’une caméra de télévision qui a immortalisé ce moment, la profession de ses parents. 

 

De toutes les façons, tout le monde savait ou aurait su qu’elle était la fille de Jacques DELORS, dont la sensibilité catholique de gauche et le talent, lui permirent de devenir l’un des grands du parti socialiste des années 80.

 

La fille voulut suivre l’exemple du père, elle adhéra au parti socialiste.

 

Très vite, elle y prit toute sa place, et chacun sait qu’en politique, les fils ou filles « d’évêque » progressent bien plus rapidement que les militants de base.

 

Lorsque l’on s’avise en effet de vouloir « faire de la politique », le plus difficile est d’avoir l’investiture du parti. Si c’est un grand parti, il dispose de ce que l’on appelle des fiefs. Y être investi, c’est l’assurance d’être élu.

 

Jusqu’aux législatives, les choses sont assez simples. La plupart du temps, les électeurs votent pour une étiquette plus que pour une personne. Beaucoup ne connaissent pas le nom du candidat qui représente le parti qui a leur préférence, ils vont l’apprendre en lisant son nom sur les affiches qui se trouvent à l’entrée du bureau de vote, et souvent ils l’oublieront aussitôt. Le talent du candidat, ou de la candidate, ou son peu d’aptitude pour la fonction,  n’a en réalité qu’une importance relative dans le choix des électeurs.

 

Ce n’est cependant pas toujours vrai, Martine AUBRY en 2002 l’a appris à ses dépens, dans une circonscription « gagnée d’avance ».

 

Pour les présidentielles les choses sont différentes. L’hypermédiatisation, la multitude des reportages qui sont effectués sur les candidats, font que la sélection est implacable, que la médiocrité n’a aucune chance de l’emporter ni même de parvenir au second tour.

 

La campagne électorale a une importance capitale. Alain POHER, Michel DEBRE, Raymond BARRE, Edouard BALLADUR, Lionel JOSPIN(2), parmi les plus célèbres, qui ont cru pouvoir s’en dispenser, ou qui n’ont été que de médiocres candidats, ont été écartés de la course sans ménagement.  Ils auraient certainement tous fait, par leur envergure incontestable, de très bons présidents, mais pour être élu, il fallait d’abord être le meilleur des candidats.

 

Martine AUBRY, qui est le résultat de combinaisons entre des courants qui l’ont élu secrétaire générale du Parti socialiste, devra, le cas échéant, s’en souvenir. Prisonnière de la gauche extrême, elle vient de présenter,  au nom du Parti socialiste, un programme de mesures à l’évidence inadaptées à notre monde et à notre époque, qui rendent ce programme démagogique et irresponsable, et on ne peut qu’en être désolé.

 

Emplois « d’avenir », allocations « d’autonomie », contrats de travail par requalification des stages, CV anonymes, sortie du « tout nucléaire » et du « tout pétrole », limitation du salaire des patrons dans les entreprises dont l’Etat est présent au capital, égalité de salaire homme-femme, salariés dans les conseils d’administration, encadrement des loyers, incitations pour l’installation des médecins en zone rurale, créations d’une banque publique d’investissement, de fonds régionaux pour financer les PME, d’un emprunt européen pour l’innovation, taxation des bénéfices distribués aux actionnaires, fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG…

 

Un programme qui donne le tournis. On se demande comment un parti comme le Parti socialiste en est arrivé à ce niveau de politique, en présentant en ce début de 21e siècle un tel bric à brac de mesures hétéroclites, sans ligne directrice, sans cohérence, sans lisibilité, sans intérêt, où l’on trouve sur le même plan la (fausse) sortie du nucléaire et le CV anonyme, où le marquage à gauche se caractérise par des dispositions comme la limitation du salaire des patrons dans les  entreprises nationales et la présence des salariés dans les conseils d’administration, où les mesures leurres, comme l’allocation « d’autonomie » ou les emplois « d’avenir », ruineuses pour la France, y trouvent toute leur place...   

 

Où sont dans ce programme l’emploi, les retraites, le pouvoir d’achat, le logement, la sécurité, l’immigration ? Rien ! Sinon des vœux pieux ou des pétitions de principe.  

 

Le programme du Parti socialiste est à l’image de sa première Secrétaire. 

 

Femme politique de création artificielle, elle n’a pas l’envergure d’un leader conduisant son peuple à la victoire. Absence évidente de charisme, manque de hauteur de vue, personnalité quelconque désavantagée par un physique sans grand attrait, animé par un éternel discours d’indignation que ponctue de perpétuelles jérémiades. Elle finit vite par lasser un auditoire, venu pourtant souvent avec de bonnes dispositions.

 

Les chutes d’audience relevées  par les chaînes de télévision lorsqu’elles reçoivent Martine AUBRY, les salles qui n’arrivent pas à se remplir lors de réunions publiques, ont fait dire qu’elle était peu audible. Il est vrai  que l’on n’a jamais entendu quelqu’un dire dans le métro : « tiens ce soir il y a Martine AUBRY qui passe à la télé, il ne faut pas que je la loupe. »

 

Tout le monde s’accorde à reconnaître qu’elle n’est pas l’animal politique rêvé pour une présidentielle.

 

On murmure d’ailleurs, un peu comme son père le fît en son temps malgré de bons sondages, qu’elle ne serait pas très disposée à se jeter dans le grand bain, qu’elle ménage le suspense pour des raisons internes tenant à la partie la plus à gauche du mouvement, mais qu’elle ne souhaiterait qu’une chose : que Dominique STRAUSS KAHN se présente, avec pour elle la seule perspective de devenir sa Première ministre, ce qui suffirait à son bonheur, ayant toujours préféré les nominations aux élections. En contre partie, Dominique STRAUSS KAHN  serait « dispensé » de primaires. C’est ce que l’on a appelé le pacte de Marrakech, auquel le couple Ségolène ROYAL-François HOLLANDE, reconstitué pour la circonstance, s’oppose fermement.

 

Cette réticence « à y aller » des deux principaux candidats du Parti socialiste expliquerait, en partie, la montée en puissance de l’outsider, François HOLLANDE.

  

Sur le fond, les choses sont encore plus préoccupantes. Elle prend des mesures ou des positions qui portent atteinte aux grands principes qui fondent la République, laïcité, égalité entre tous les citoyens, principe de personnalité  des délits et des peines qui dispose que c’est l’auteur d’un manquement qui doit être sanctionné et non un tiers.

 

La décision d’interdiction dans sa ville, d’une exposition d’estampes mexicaines, œuvre d’un artiste mexicain qui n’est plus de ce monde, montre l’étroitesse de vue de cette peut-être future candidate. Florence CASSEZ, du fond de sa cellule, ses parents et le Président de la République, premier avocat de l’intéressée, ont trouvé cette mesure inopportune.

 

Il y a chez cette femme un aspect irresponsable qu’elle semble assumer, au nom de situations ponctuelles qui se présentent à elle, et qu’elle règle pour satisfaire une émotion compassionnelle déplacée, pour ne pas dire ridicule.

 

En face de son trouble affectif, la laïcité, l’égalité homme-femme, la mixité, ne sont que billevesées, qui ne pèsent rien. 

 

Des femmes musulmanes viennent la voir dans sa mairie de LILLE et lui disent qu’elles veulent des piscines non mixtes. Y a-t-il eu une explication ? Les hommes seraient-ils comme on le dit dans certains cercles, de gros vicieux qui ne pensent qu’à la chose ? Serait-ce pour des motivations religieuses ? S’est-on interrogé sur les raisons pour lesquelles la République tient à ce que les hommes et les femmes soient « dans le même bain » ? Il s’agit certainement d’un détail ! Ne chipotons pas ! En toute hypothèse si on ne leur accorde pas ce privilège, elles seront privées de piscine et ce serait alors de la discrimination. Alors plus d’hésitation, la République n’aura qu’à attendre. Le bain d’abord. Voilà ! C’est fait. « A partir de dorénavant » il y aura à LILLE des piscines sans homme, comme dans les pays les plus intégristes du monde musulman…

 

Martine AUBRY reviendra bien évidemment sur sa décision...

 

La dignité et le respect dus aux femmes ne semblent pas être, chez elle, une priorité.

 

Elle se dit à titre personnel contre le voile intégral, qui est attentatoire aux droits de la femme et à leur dignité. Tant mieux ! Mais elle ajoute aussitôt qu’il ne faut pas l’interdire, car l’interdiction serait trop difficile à mettre en œuvre.

 

Que peut-il y avoir de plus irresponsable que ce type de position ? Pourquoi alors ne pas supprimer toutes les lois difficiles à appliquer ?  

 

Le parti socialiste avait même donné des consignes à ses parlementaires pour ne pas voter la loi, et seuls des trublions comme Manuel VALLS ou Robert BADINTER sont passés outre.

 

La pétition qu’elle a cosignée avec Tarik RAMADAN, est encore un exemple étonnant d’irresponsabilité : Martine AUBRY a dit qu’elle ne savait pas que ce dernier la signerait.

 

Mais quand on représente un grand parti politique, on doit réserver sa signature, en fixer les conditions, surtout dans un domaine aussi sensible, où la précipitation est toujours mauvaise conseillère.  

 

Et c’est en réalité cela qui est par-dessus tout le plus gênant, c’est ce zèle constant chez la  représentante d’un parti qui est indiscutablement laïc, de se positionner en faveur de tout ce qui touche à la religion musulmane, sans en mesurer les conséquences, alors que dans l’intérêt même de ses pratiquants, il conviendrait de les inviter à exercer leur culte dans la discrétion. A ne pas l’avoir compris, elle participe, peut-être même sans l’avoir voulu, ce qui est encore plus irresponsable, à l’instrumentalisation d’une religion et à la stigmatisation de ses adeptes, recherchées par certains.   

 

Il est rare d’observer chez une candidate potentielle de ce niveau, si peu de dispositions pour la fonction suprême. Il semble bien, toutefois, qu’elle en soit tout à fait consciente, ce qui est le seul aspect positif que l’on est bien obligé de reconnaître, à cette fille de Haut fonctionnaire.  

 

Eric SEYDOUX 

 

  

 

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 06:42

 

PORTRAITS DE CANDIDATS

 

 Nicolas HULOT Président !

 

 Par Eric SEYDOUX

 

On s’y attendait, mais on n’y croyait pas ! Nicolas HULOT cet hyper businessman de l’écologie commerciale poussée à son paroxysme, personnalité préférée des français, avec NOAH, Mimi MATHY, RAMA YADE, ZIDANE… candidat à la présidence de la République. Il fallait bien que cela arrive un jour ne trouvez vous pas ?

 

Non, vous avez bien entendu, pas aux primaires de ce parti au sigle bizarre, si difficile à prononcer, E.E.L.V, directement candidat à la présidence de la République. Sauf s’il s’agit de primaires ouvertes...

 

Pas étonnant ! cet homme qui a magnifiquement réussi, qui est devenu riche grâce à son habileté, à son savoir faire, à son intelligence d’avoir, avec un incroyable talent, su médiatiser et commercialiser l’écologie, pour en faire une superbe affaire commerciale, dans laquelle s’entrechoquent à peu prés tous les produits qui se veulent pour le bien être, la nature, la santé, la beauté, cet homme disais-je, veut maintenant les honneurs, les ors de la République, avec la garde républicaine, les voitures avec chauffeurs et  gardes du corps qui courent après, et tout le tintouin, qui n’en a pas rêvé ?

 

Et même si au fond de lui-même il n’y croit pas trop, encore que dans le domaine de la vanité l’homme dispose de ressources insoupçonnées, dans un CV, « candidat à la présidence de la République » cela a de l’allure non ? En tout cas cela ne peut pas nuire. Et puis quelques pour cent de voix, par les temps qui courent, politiquement, cela se négocie au meilleur prix. Et pardi !

 

Et puis encore, en  homme d’affaire avisé, on sait ce que coutent quelques lignes de pub dans un quotidien coté, alors rendez vous compte, avec le déchaînement du tout médiatique pendant plusieurs mois, internet, télés, radios, journaux, magazines, livres, faites un peu le calcul, et vous verrez que cela ne peut faire aucun mal...

 

Nicolas HULOT,  le pape de l’écologie, dans la main duquel en 2007, tous les candidats à la présidence sont venus manger, en signant publiquement son « pacte écologique », lui qui a été en quelque sorte l’initiateur du « Grenelle sur l’écologie », lui que les écolos attendent comme on attend le messie, voilà qu’aujourd’hui il a annoncé sa venue, non seulement pour que le rêve qu’il procure à travers ses émissions, ses produits de toutes sortes, meubles de bureau compris, devienne réalité, mais aussi pour que l’on sache qu’il y ajoute encore, en homme de cœur, une offre sociale, certainement synonyme de bonté, de bonheur, d’argent, de prestations, de logements, d’allocations, d’égalité de fraternité… Mots magiques qui plaisent  tellement aux candidats, mais qui laissent de plus en plus indifférents les électeurs.

 

En définitive, il n’a pas dit grand-chose lorsqu’il a annoncé sa candidature, seulement qu’il était pour une « société nouvelle écologique et sociale » et il a ajouté « au seul service du changement et de l’intérêt général», avec la précision suivante, non à la majorité actuelle, mais que les autres ne pensent pas pour autant que je leur sois  acquis. Bravo Nicolas !

 

Et voilà, ce n’est pas plus compliqué, du rêve, du rêve et encore du rêve, il n’y a que cela de vrai. En deux phrases tous les mots clés y sont. Ecologie, social, changement, intérêt général et en plus c’est nouveau puisque c’est intitulé « société nouvelle ». Il n’est pas nécessaire d’en rajouter.

 

C’est tout simple, on appelle cela du marketing. Explication : les gens sont pressés, stressés, fatigués, il faut leur parler par clichés. Pas de théorie fumeuses, pas de concepts alambiqués, on s’adresse directement au peuple sans intermédiaire, vous verrez c’est ce qui marche le mieux. Après, bien sûr, on habille, on conditionne, on présente, on enveloppe, on enrubanne, pour ça on sait faire, ne vous inquiétez pas.   

 

Maintenant vous connaissez les règles du jeu, que ceux qui veulent du Nicolas HULOT aillent sur son site 2002 HULOT.fr

 

Et quoi ! Vous ne voudriez tout de même pas qu’il aille se colleter avec une Eva JOLY, petite juge à la retraite, une parvenue sans envergure, qui souffre les martyres pour aligner trois mots, avec laquelle il aurait tout à perdre et rien à gagner ! ce serait se perdre avant d’avoir combattu.

 

Et puis que les choses soient claires une bonne fois pour toutes.

 

USHUAÏA, ce label dont la seule sonorité transporte vers les plus beaux horizons de la terre, qui a offert aux français d’aller là où la plupart ne pourront jamais aller, qui leur a donné toutes les senteurs du monde, pour se laver, se shampouiner, se désodoriser, se oindre, se doucher, c’est son job nom d’une pipe ! comme vous quand vous aller au bureau ou à l’usine. Il a  tout de même bien le droit de bosser lui aussi non ?

 

USHUAÏA fondation, qui ne porte plus ce nom pour éviter toute confusion, sponsorisée par EDF, l’Oréal, TF1. Et alors ? Pierre ARDITI, Murielle ROBIN dont personne ne met en cause leur appartenance à une gauche des plus exigeantes, des plus anti capitalistes, se retrouvant dans toutes les pétitions qui pétitionnent contre les banques, contre l’argent, contre le profit des profiteurs, font bien de la pub pour LCL ! Alors qu’on lui fiche la paix !

 

USHUAÏA dont l’émission de TF1, navire amiral de l’empire Nicolas HULOT se positionnait  en tête des audiences, enfin souvent, même si depuis quelques temps antenne 2 passait de plus en plus devant avec un Patrick SEBASTIEN pourtant du plus mauvais goût, ou avec des comédies de mœurs stupides.

 

L’émission s’essouffle un peu. Qu’est ce que vous voulez, après 12 ans c’est un peu normal non ? Il était temps de la laisser souffler un peu.

 

Voilà tout est dit. Reste à trouver un slogan choc pour lancer la campagne. Ni trop court, ni trop long, mais qui frappe les esprits.  

 

« Nicolas HULOT président ! » Excellent ne trouvez vous pas ?

 

Eric SEYDOUX

 

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 11:18

 

Portraits de candidats, par Eric SEYDOUX.

 

Ségolène ROYAL, la solitaire.

 

 

Marie-Ségolène Royal, est née en 1953, à Dakar, au Sénégal, alors Afrique Occidentale Française, où son père, officier d’artillerie de marine, avait été affecté, avant un séjour en Martinique.

Elle a 10 ans, lorsque la famille Royal s'installe dans le village de Charmes, dans les Vosges, d’où elle est originaire, et où, quatrième d’une fratrie qui compte huit enfants, elle y fait ses études primaires et secondaires, qu’elle terminera à  Epinal. Education provinciale de la France de l’après guerre, stricte et religieuse, comme l’était celle des filles de sa condition,  avec un père autoritaire et une mère soumise, qui se rebellera.

Elle passera ainsi d’une France des campagnes encore patriarcale, patriote et religieuse, à une France des idéologues, du  multiculturalisme, du matérialisme débridé, puis de l’égalitarisme, avec en toile de fond,  la fulgurante révolution de la communication.

 

Elle aime à répéter qu’elle s’est construite,  par opposition à ce qu’elle fut. Mais peut-on vraiment échapper à ce que l’on a été ?  

 

Double culture, double appartenance à la France de MAURRAS et à celle de JAURES. Ségolène ROYAL  eut l’intelligence de prendre, dans l’histoire comme dans son histoire personnelle, pourtant par certains côtés douloureuse, le meilleur pour laisser le  pire, là où beaucoup d’autres auraient tout rejeté.

 

Femme sans complexe, courageuse et déterminée, mais en réalité femme triste, qui cache une  éternelle douleur derrière un sourire en forme de masque, derrière une indignation ironique presque constante, femme secrète, fermée, qui ne se livre  pas, inattendue, qui émerveille, puis qui lasse et que l’on finit par fuir,  femme solitaire, femme seule, vivant hors du monde, hors des réseaux, hors de tout. Tournée sur elle-même, elle ne se préoccupe pas de son entourage qu’il la serve ou non. A-t-elle des amis fidèles, le sait-elle elle-même, cherche-t-elle d’ailleurs à en avoir ? Tous les responsables du parti socialiste, ou presque, sont venus à elle à un moment ou à un autre, puis sont repartis, vers d’autres aventures,  déçus, décontenancés, amers pour certains, convaincus que  le cri de« fraternité » n’était qu’un slogan de meeting.

 

Son indépendance d’esprit, qui pourrait être un atout, la confine à la froideur. Elle n’est pas une femme de concession  ni de compromis ; ce qui n’est pas une qualité quand on a le pouvoir, mais qui est un défaut majeur quand on cherche à le conquérir.

 

Elle a un bon sens de l’improvisation, même si à trop improviser elle finit par sur-réagir. On a l’impression qu’il manque chez cette femme politique un travail de fond pour la stabiliser et lui donner des repères. Les sondages aidant, il semble qu’elle ne dispose plus de beaucoup d’alliés au sein du parti socialiste. Il lui reste un électorat fidèle, qui apprécie chez elle une certaine originalité pour ne pas dire excentricité, mais qui, au fur et à mesure que le temps passe, se réduit comme peau de chagrin.

 

Avec Ségolène ROYAL, on doit toujours s’attendre à tout : excuses aux chefs d’Etat africains au nom de la France, show à l’américaine, genre prédicateur, promenade sur la muraille de Chine avec néologisme fortuit, contre-pied par ci, contre-pied par là, dès que l’occasion se présente. Elle sait, quand elle en éprouve la nécessité, assurer le spectacle. Elle sait aussi s’installer dans un silence pesant comme c’est le cas depuis quelques mois.         

 

Son éducation, ses manières, ses accoutrements aujourd’hui abandonnés,  ravissaient un François MITTERAND qui ne dissimulait pas un petit faible pour cette jeune femme à la voix traînante, envoûtante ou énervante,  d’un autre temps, d’un autre monde.

 

C’est cette vie, cette éducation qui fit d’elle à la fois la femme de gauche qui contestera les structures de la société avant de les adopter, et la femme d’ordre, patriote, n’hésitant pas à s’envelopper dans le drapeau français, parlant sécurité, proposant « naturellement » les militaires pour l’éducation des jeunes délinquants, ce que quiconque à droite n’a jamais osé faire, sous peine de se faire traiter de fasciste.

 

S’y ajoutera une volonté sans nulle autre pareille, une force de caractère indéniable  et une détermination sans borne, qui firent d’elle, une femme d’une dignité et d’une fierté qui vire vite à la vanité, ambitieuse comme il va de soi, en fin de compte, toutes les qualités réunies pour réussir.

 

Paris, les années 70, Sciences po, l’ENA, le PS… et tout qui s’accélère, les années 80, les années 2000, de ministre de François MITTERAND, à qui elle offrira ses larmes au moment de son départ de l’Elysée, jusqu’à sa sélection pour la phase finale de la présidentielle, seule femme à être arrivée jusque là, après avoir battu et ringardisé FABIUS et STRAUSS KAHN, et malgré un parti miné par les intrigues, les coups bas,  les mauvais coups et les sales coups, qui ne la soutint pas, pas plus que ses leaders trop affairés par leur propre destin.    

 

Ecartée par les ultras du secrétariat général, dont elle a été la bête noire, toujours plus isolée, plus délaissée par un parti et par une Martine AUBRY qui la laisse s’épuiser, sans même  chercher désormais à  dissimuler son profond mépris, à cette femme dont elle estime qu’elle n’a ni les manières ni la lignée ni même les codes pour vivre à la Cour de SOLFERINO. C’est ainsi qu’elle lui signifiât, dans un dernier accès de goujaterie, comme les filles de grande famille savent le faire pour rabrouer des domestiques qui les excèdent : « Elle est trop impatiente la Ségolène ! »

 

Pour n’avoir existé que par elle-même, elle se trouve aujourd’hui trop isolée, trop méfiante ainsi que la vie le lui a appris, trop dans l’adversité, et en même temps, trop sûre d’elle-même et de son destin …

 

Les aventures politiques solitaires n’ont jamais prospérées, ce sera  sa dernière vanité politique que de n’y avoir pas cru… Reste peut-être une dernière rebuffade, dont elle seule a le secret. 

 

Eric SEYDOUX    

 

 

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 09:36

 

Portraits de candidats, par Eric Seydoux...

 

François Hollande...Vous avez dit régime ?

 

 

Il a fait des efforts pour se donner une image de présidentiable, le fameux look du présidentiable… Un peu ascète, un peu moderne, pas trop jeune, pas trop vieux, sympathique mais pas rigolard, cultivé mais pas ennuyeux, ni sapé, ni clinquant, concentré mais pas tendu, décontracté mais pas désinvolte…

 

Cela a donné  un changement de coupe et de couleur de cheveux, le noir corbeau peigné plutôt en arrière, a remplacé le châtain avec raie sur le côté, les lunettes rondes ont laissé la place à des lunettes tendances, rectangles et allongées, avec branches assorties aux cheveux, à la tête plutôt ronde elle aussi, autrefois posée sur ses épaules, s’est substitué un long cou sur lequel trône un visage allongé, de plus en plus émacié au fur et à mesure du régime, et à un teint plutôt rougeaud, trop bon vivant, a été préféré un teint blafard beaucoup plus sérieux.

 

L’expression est à peu de chose près la même. Le discours, un peu plus emphatique qu’il ne l’était déjà, est accompagné à certains moment du sourire malicieux qu’on lui connaissait, le jeu de mains est le même, seule la tête présente, par moments, inexplicablement, une certaine raideur, sans que l’on puisse en percevoir l’intérêt.

   

On a expliqué, que n’ayant jamais exercé de fonction ministérielle, il lui était nécessaire de se créer une stature présidentielle qui vienne gommer celle d’un secrétaire général, assurant la gestion des affaires courantes, dans l’attente de l’évolution politique du chef. Ce changement a certainement été conçu, non comme une coquetterie, mais comme une nécessité, une sorte de transsubstantiation politique.

 

Mais à y regarder de plus prés,  ce changement physique correspond mieux à la réalité, à son véritable tempérament, à ce qu’il est.

 

Sous une apparence bonhomme, rondouillarde et sympa, sommeille un florentin, habile, sournois, prompt à toutes les perfidies, à tous les coups bas, lorsqu’ils peuvent le servir, et  l’aspect froid et sec qu’il cherche à se donner physiquement, pour des raisons électoralistes, correspond infiniment mieux avec lui.

 

François HOLLANDE a été certainement sous estimé par rapport à sa véritable nature. Son aspect jovial a pendant longtemps été pour lui un masque trompeur. On ne se méfie jamais des gros, on les croit complexés, lourd, accommodants. Ils peuvent l’être, mais ils peuvent être tout le contraire, et dans ce cas ils sont particulièrement redoutables.

 

Dominique STRAUSS KAHN, pourtant roué et rompu aux arcanes les plus élaborées de la politique l’a appris à ses dépens. Lors de son passage à Paris il a affirmé à toutes les télévisions du monde que la seule chose qui l’intéressait était de remplir son rôle de directeur général du FMI. Quelques jours plus tard, il a eu la surprise de savoir qu’un photographe était venu immortaliser la sortie de sa rencontre secrète avec François HOLLANDE et que  quelques instants avant, ce dernier avait été photographié sortant du même immeuble juste avant lui. L’endroit parfaitement reconnaissable avait été soigneusement choisi, juste à côté d’un magasin apparemment en travaux, permettant de donner une date aux photos largement publiées. Du travail de professionnel.

 

Cette photographie particulièrement désavantageuse pour le Directeur général du FMI pris en flagrant délit de mensonge, peu glorieuse pour se rendre à des rendez vous clandestins, dans un immeuble, qui selon l’image transmise paraît plutôt glauque, pour on ne sait quel obscur entretien, est  au contraire particulièrement avantageuse pour François HOLLANDE dont l’importance devient évidente, en amenant ce si haut personnage, à le rencontrer dans de telles  conditions.

 

La seule question qui reste actuellement en suspens est de savoir si le talent de ce corrézien, n’est pas de chercher, insensiblement, par petites touches, sans que l’on y prenne garde, à balladuriser son rival, et lui, par contre coup à se chiraquiser, AUBRY paraissant pour lui être de moins en moins un problème.       

 

Grand dilemme n’est ce pas ?

 

Eric Seydoux

 

 

 

 

 

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 13:53

 

  "Si le Président montre une vraie vision à long terme, tout peut changer" dans les sondages.

 

C'est ce qu'explique à 20minutes.fr Eric Bonnet, directeur d'études opinion à l'institut de sondages BVA...

 

 

Une cote de popularité en berne, des sondages favorables à Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy semble en difficulté pour être réélu en mai 2012. A 15 mois de la présidentielle, comment le Président va-t-il rebondir?...

 

Les sondages défavorables signent-ils la fin de Nicolas Sarkozy?
Aujourd’hui au plus bas, rien n’est pourtant perdu pour Nicolas Sarkozy pour 2012. Il ne faut pas négliger la capacité de rebond des hommes politiques. Je donne deux exemples: quelques mois avant l’élection de 1995, Jacques Chirac était seulement crédité de 14% des intentions de vote. L’homme a pourtant été élu à l’Elysée. En 2006, François Bayrou était entre 6-7%, il a bénéficié de plus de 18% des votes à l’élection présidentielle, l’année suivante. Les sondages évoluent, parfois rapidement. Enfin, la cote de popularité de Nicolas Sarkozy est liée à celles des autres candidats possibles. Marine Le Pen peut faire un faux pas et chuter dans les sondages, le résultat des primaires socialistes peut également changer la donne. 

 

Comment rebondir en période de crise économique?
Des résultats économiques notables pour Nicolas Sarkozy pourraient nourrir un vrai rebond. Si le chômage régresse notablement, il gagnera naturellement en popularité. Mais il y a d’autres éléments de rebond. Une stature présidentielle à l’international est un atout non négligeable. Aujourd’hui,  l’image de la diplomatie est écornée avec les polémiques sur Michèle Alliot-Marie et les révoltes dans le monde arabe… Mais Nicolas Sarkozy pourrait se refaire une image grâce à la présidence française du G20, sur l’exemple de la présidence française de l’Union européenne, ou encore lors de la crise en Géorgie. Autre élément rebond possible, même si personne ne le souhaite, l’acte terroriste en France. Soudé derrière son chef d’Etat, le pays ferait alors bloc… 

 

Le dernier remaniement a-t-il constitué un nouvel élan?
Clairement, non. Le dernier remaniement montre l’improvisation et l’échec de celui de novembre dernier, où François Fillon a été notamment gardé comme Premier ministre, pour conserver l’électorat traditionnel de droite. 

 

Quelle orientation Nicolas Sarkozy veut-il donner aux quinze prochains mois?
C’est la grande difficulté du Président. Sa ligne n’est pas claire. Il y a un brouillage: le Premier ministre n’a pas changé alors que le remaniement de novembre était annoncé depuis des mois, la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie est remplacée au bout de trois mois, l’intérêt vers l’international du Président est fluctuant. Tous ces éléments laissent penser que la politique est pensée au coup par coup par Nicolas Sarkozy, ce qui est difficile à suivre pour les Français. Mais si le Président montre une vraie orientation, une vision à long terme, tout peut encore changer.

 
 
Propos recueillis par Anne-Laëtitia Béraud
20 minutes.fr

 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 13:33

 

 

Dominique Strauss-Kahn,  nous fait la danse du ventre, et il est vrai qu’il n’en manque pas. Il  fait le beau, mais incertain de sa grâce, il se fait « doubler » par sa femme dans les passages délicats. Manifestement l’idée de devenir Président vient agréablement caresser son ego mais le chemin à emprunter pour y arriver lui fait peur, et il ne se décide pas à s’y engager franchement. Il serait pourtant  si  simple de dire qu’il n’a pas l’intention de solliciter un deuxième mandat de directeur général du FMI…Il s’est bien gardé de le faire. Sans doute, malgré toute la Com’ qu’il met en branle, et qui est son vrai talent, n’est-il pas si rassuré, et on peut le comprendre. Il n’est pas certain de pouvoir triompher de ceux qui s’opposent à sa candidature, Hollande, Royal, Hamon et peut-être Aubry qui s’éloigne de plus en plus d’un prétendu accord marocain.

 Il faut dire que ce sont les militants socialistes (plus quelques sympathisants souvent d’extrême gauche) qui participeront aux primaires, et  qu’il n’a jamais été  à l’aise avec les militants. Par peur de se « compter », il n’a jamais osé déposer de motions lors des congrès du PS,  et il n’a sûrement pas oublié la défaite cinglante que lui a infligé Ségolène Royal lors des dernières primaires.

Et son meilleur argument, selon lequel il serait le seul, d’après les sondages, à pouvoir battre Sarkozy,  s’effondre ! Tous les socialistes battraient aujourd’hui le Président sortant !

Nicolas Sarkozy, justement, danse le tango : un pas en avant deux pas en arrière. Alors qu’il était engagé dans une opération de « re-présidentialisation » qu’il menait plutôt bien, des déclarations justifiées mais  à l’emporte pièces sur les magistrats, le lancement sans précautions d’un débat sur l’Islam, et une prudence légitime, mais obscurcie par les erreurs d’une ministre des Affaires étrangères heureusement remplacée,  sur les « révolutions arabes », sont venues  tout démolir. Sa bonne intervention dans l’émission « face aux Français », sur TF1, sa conférence de presse de haute tenue sur le G20, et sa visite appréciée du salon de l’agriculture, sont balayées. Il se retrouve à nouveau au plus bas dans les sondages alors qu’il progressait régulièrement. Et sa brève allocution sur la situation internationale, l'autre dimanche, n’a pas pu changer les choses.

Et le voilà  la cible de tous les représentants de  l’establishment -  hauts fonctionnaires, diplomates, magistrats ou enseignants -  qui ne l’ont jamais accepté, parce qu’il était étranger, d’origine familiale d’abord,  mais aussi étranger à leur monde, aux grandes écoles qui les ont formatés,   à leurs codes  et à leur hypocrisie « droit de l’hommiste » et  égalitariste alors qu’ils défendent farouchement leurs privilèges de caste, qu’ils sentent menacés. Emoustillés sans doute par les révolutions du sud méditerranéen, on les voit se lancer courageusement (mais souvent anonymement), à l’assaut du Président.  

Pour lui, donc, la situation n’est pas facile, même si on peut supposer qu’elle s’améliorera avec les bons résultats attendus (oui, ils se font attendre), sur le chômage et la lutte contre la délinquance et l’insécurité.  

Jean-Louis Borloo fait semblant de se préparer à entrer dans la danse. Habitué des pistes, virtuose dans un grand nombre de figures compliquées,  son talent en charme plus d’un,  mais  il ne se décidera sans doute pas. Nicolas Sarkozy, qui ne souhaite pas le voir candidat,  pourrait, après les sénatoriales, lui offrir le poste de Premier ministre,  ce qui permettrait  de récupérer in extremis l’électorat centriste qui sera bien utile, en abandonnant un Fillon qui perd semaine après semaine sa popularité, plus vite encore que le Président, et qui n’aura bientôt plus d’intérêt pour lui.

Dominique de Villepin et François Bayrou, paraissent avoir abandonné la danse du scalp qu’ils menaient autour de Nicolas Sarkozy, et adopté une attitude d’opposition plus digne et moins personnalisée.

Marine Le Pen, se fait remarquer dans une version modernisée de la moringue,  cette danse martiale,  toute en faux semblants. Inutile d’insister, moins on parle d’elle et mieux ça vaut,  mais il est certain qu’elle s’apprête, avec démagogie et talent,  à jouer un rôle important dans cette campagne. Espérons qu’elle s’arrêtera au premier tour, sur la piste  et ailleurs…

Et pendant ce temps-là, Jean-Marie Bockel,  spécialiste talentueux du  « slow », qui demande, on le sait, beaucoup de concentration et de subtilité,  prend encore quelques cours de danse avant d’oser se lancer sur la piste. Il pourrait pourtant le faire, il en a les capacités, il en a  la légitimité. Sa candidature permettrait d’offrir un choix complet  à gauche.  En effet, si la situation restait  ce qu’elle est,  l’électeur de gauche n’aurait le choix, lors de l’élection présidentielle, qu’entre l’irréalisme de l’extrême gauche  et l’immobilisme du PS.  Or, une autre gauche existe, réformiste, réaliste et responsable.  La Gauche Moderne, qui en est l’illustration,   se décidera-t-elle à présenter un candidat ? Je ne peux que le souhaiter.

Mais, tout cela n’est que supputations, le bal populaire vient juste d’entrouvrir  ses portes et les musiciens n’ont pas fini d’accorder leurs instruments… Des surprises sont certainement à venir. Encore un peu de patience…

Marc d’Héré

 

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