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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 06:33

La Gauche Moderne, parti allié à l'UMP, a ouvert son congrès fondateur samedi à Suresnes (Hauts-de-Seine), a indiqué l'entourage de son président, le maire ex-socialiste de Mulhouse Jean-Marie Bockel.

Le Premier ministre François Fillon devait y intervenir à la mi-journée, tandis que l'Elysée a transmis un message écrit du président Nicolas Sarkozy.

Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, est également attendu samedi, de même que le ministre de la Défense Hervé Morin en tant que président du Nouveau Centre, et le conseiller spécial du chef de l'Etat, Henri Guaino.

Dimanche, c'est le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux, très proche de M. Sarkozy, qui doit participer aux travaux.

Le congrès se déroule sur le thème de "la réforme juste, condition de la cohésion sociale".

Selon la version écrite de son discours transmise à la presse, M. Bockel, secrétaire d'Etat à la Défense chargé des Anciens combattants, devait indiquer avoir fondé la Gauche Moderne "pour donner un sens politique et collectif à (son) acceptation de l'ouverture proposée" en 2007 par Nicolas Sarkozy.

Il devait aussi rappeler son attachement aux "valeurs de gauche" et faire "le constat de la faillite de la gauche archaïque française, illustrée par le pathétique, et pourtant si prévisible, congrès du PS" qui vient de s'achever.

Le point.fr et AFP

 

 

François Fillon a défendu aujourd'hui la poursuite de "l'ouverture" à gauche de la majorité présidentielle, face à un PS qui a échoué, selon lui, à se choisir une "ligne politique". "Tout milite pour que cette ouverture soit poursuivie, parce que le durcissement de l'opposition désarçonne beaucoup d'hommes et de femmes de gauche qui cherchent autre chose qu'un affrontement stérile, et c'est la raison pour laquelle nous devons rester ouverts et rassembleurs", a déclaré le premier ministre au congrès fondateur de Gauche moderne, parti allié de l'UMP créé par l'ex-socialiste Jean-Marie Bockel.

Pour M. Fillon, le PS ne vit pas aujourd'hui "seulement une bataille de personnes", mais "en réalité une bataille pour savoir quelle doit être la ligne politique".

Le chef du gouvernement a estimé devant M. Bockel, secrétaire d'Etat à la Défense chargé des Anciens combattants, que "l'ouverture" avait "mis un terme à toutes ces caricatures qui ont trop longtemps bridé la pensée française, divisé notre nation et freiné l'action". "Je souhaite que la Gauche moderne rassemble tous ces Français de gauche éloignés et las des querelles subalternes et dépassées", a déclaré de son côté le président Nicolas Sarkozy, dans un bref message d'encouragement lu aux quelques centaines de militants réunis à Suresnes (Hauts-de-Seine).

Lefigaro.fr et AFP

 

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 23:24
Dans une interview exclusive, à "Pouvoir Politique" le secrétaire d’État à la Défense, Jean-Marie Bockel, qui organise les 29 et 30 novembre à Suresnes le congrès fondateur de son parti, La Gauche moderne, lance un appel aux déçus du Parti socialiste.

Quel regard portez-vous sur la crise que traverse le PS ?

Comme dans une tragédie grecque, tous les protagonistes savent, depuis le début, que ça va mal se terminer et, malgré tout, ça se termine mal…

 

Êtes-vous triste de cette situation ?

Je ne m’en réjouis pas : ce n’est pas une bonne chose pour la démocratie d’avoir une opposition durablement affaiblie et divisée. Cela peut favoriser les extrêmes et empêcher le nécessaire consensus sur un certain nombre de sujets en période de crise. En même temps, j’ai vu venir et dénoncé ces facteurs de désagrégations dont le principal est l’incapacité à rénover la pensée socialiste. Ceux qui s’affrontent aujourd’hui ont manqué d’audace, ils n’ont pas su adapter le PS et faire le chemin qu’ont fait les gauches européennes.

 

Vous mettez Martine Aubry et Ségolène Royal dans le même sac ?

Avec Ségolène Royal, on aurait une dirigeante sans majorité. Quant à Martine Aubry, elle aurait une majorité plus que composite et sa tâche de rénovation sera plombée par cette alliance des contraires. Mais sur le fond, je les connais bien toutes les deux : la différence est ténue, elles appartiennent à cette génération qui n’a pas su rénover le PS et qui a sous-estimé la capacité des adhérents à évoluer.

 

À quelques jours du congrès fondateur de votre parti, lancez-vous un appel aux socialistes afin qu’ils vous rejoignent ?

La situation au PS valide le diagnostic qui m’avait conduit à rentrer dans le gouvernement en 2007. Cela rend plus audible le message que j’avais adressé à mes anciens amis : plutôt que d’être en déshérence, puisque vous n’en pouvez plus du PS, venez renforcer l’aile gauche de la majorité ! Nous sommes prêts à vous accueillir, ce que nous faisons n’est pas indigne, il n’y a pas de honte à être l’aile gauche d’une majorité qui n’est pas conservatrice, qui n’est pas animée par un président réactionnaire. Les idées d’une gauche moderne et européenne seront d’autant plus entendues que nous serons nombreux et forts. Venez chez nous !

 

Qui compose La Gauche moderne ?

Ce sont à 80 % des gens qui viennent de la gauche et surtout du PS. C’est notre vocation première. Mais, il y a aussi des centristes et des UMP qui sont plus à l’aise au sein de l’aile gauche de la majorité.

 

Quel est votre stratégie électorale ? Serez-vous présent lors des élections européennes ?

Nous serons présents sur les listes de la majorité, mais nous n’aurons pas nos listes. En revanche, pour les élections régionales, on ne s’interdit pas d’y aller dans certaines régions.

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 18:19


L’Assemblée Nationale vient de décider que les parachutes dorés supérieurs à un million d'euro seront désormais soumis, dès le premier euro, aux cotisations sociales.  C’est un progrès qui va dans le sens des mesures de moralisation du capitalisme voulu par le Président de la République et de la participation de tous aux efforts nécessaires en période de crise.

Pourtant, concrètement, cette mesure signifie que seuls les très gros revenus seront concernés.  La Gauche Moderne regrette cette limitation et souhaite que lors d’une prochaine lecture, l’Assemblée Nationale abaisse ce seuil, au moins de moitié.

La Gauche Moderne
31 octobre 2008
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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 18:19


L’Assemblée Nationale vient de décider que les parachutes dorés supérieurs à un million d'euro seront désormais soumis, dès le premier euro, aux cotisations sociales.  C’est un progrès qui va dans le sens des mesures de moralisation du capitalisme voulu par le Président de la République et de la participation de tous aux efforts nécessaires en période de crise.

Pourtant, concrètement, cette mesure signifie que seuls les très gros revenus seront concernés.  La Gauche Moderne regrette cette limitation et souhaite que lors d’une prochaine lecture, l’Assemblée Nationale abaisse ce seuil, au moins de moitié.

La Gauche Moderne
31 octobre 2008
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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 06:51

Actualités de La Gauche Moderne et informations sur le Congrès fondateur des 29 et 30 novembre à Suresnes (92)

Pour la lire cliquer sur: 

http://gauchemoderne.ebinformatique.net/20081020newsletter10/
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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 11:37
Le congrès fondateur de La Gauche Moderne aura lieu les 29 et 30 novembre à Suresnes (92)...

Nous vivons l’époque de la globalisation de la production, de la consommation et de la communication. Cette mondialisation, qui s’impose à nous, fait de la terre le village global où les humains peuvent rêver de se comprendre mieux, mais elle échappe bien souvent à la volonté démocratique. Si nous devons nous protéger des menaces, corriger les dérives qu’elle provoque, comme la financiarisation extrême de l’économie, dont les excès sont sous nos yeux, nous devons savoir saisir les opportunités de développement qu’elle offre à la société, les possibilités d’épanouissement qu’elle apporte aux individus

Nous favoriserons toutes les coopérations internationales pour réduire les inégalités, protéger les ressources naturelles et faire vivre le développement durable. Ainsi nous nous protégerons des menaces et des dérives que la mondialisation véhicule.

Au plan national, nous voulons sortir la France des systèmes ankylosés, dont plus personne ne sait à quoi ni qui ils servent, mais dont tous ressentent combien ils coûtent. Pour cela, nous voulons réformer l’intervention et le fonctionnement d’un Etat, dont nous réaffirmons le rôle majeur mais qui doit se repositionner sur ses missions essentielles : éducation, sécurité, justice, santé, protection sociale, savoir prendre des initiatives dans les situations d’urgences.

 
L’éducation, parce qu’elle est à la fois la meilleure arme qui puisse être fournie aux individus dans le monde changeant d’aujourd’hui est la meilleure garantie de compétitivité de nos économies. Elle doit devenir plus égalitaire et plus performante, élever le niveau de tous, y compris des meilleurs, et s’affirmer comme le moyen le plus efficace de parvenir à une réelle égalité des chances.

La sécurité, qui est un droit pour chaque citoyen et qui exige politique de prévention, fermeté dans la sanction, aide à la réinsertion.

 
La protection sociale, qui doit bénéficier à tous, sans excéder les moyens disponibles, ce qui exigera rigueur de la gestion, responsabilisation des acteurs, et proportionnalité dans les contributions.

La puissance publique doit agir par l’incitation et le contrat, plus que par la réglementation et doit limiter ses dépenses de fonctionnement, pour réduire les déficits et retrouver ainsi des capacités d’action et d’investissement, notamment pour la recherche et dans le domaine social.

L’Etat doit tendre vers un allègement des prélèvements, avec la volonté de simplifier la fiscalité et de la rendre plus équitable en faisant en sorte que les plus aisés participent proportionnellement davantage qu’aujourd’hui à l’effort commun. Par souci de justice sociale nous avons la volonté de simplifier la fiscalité et de la rendre plus équitable, notamment par l’instauration d’une flax-tax.


Profondément décentralisateurs, nous voulons rationaliser les niveaux administratifs en répartissant les compétences de manière bien définie et en les dotant de ressources financières propres et suffisantes à leur autonomie. Au plus près des initiatives et des besoins, nous favoriserons l’intervention des acteurs locaux et associatifs.

 
La libération des énergies, l’initiative et la concurrence nous donneront les moyens de la solidarité et du progrès social. Nous voulons concilier liberté et solidarité : agir pour les plus fragiles, garantir à chacun le droit à un suivi professionnel, social et sanitaire, en refusant les mécanismes globaux d’assistance qui pénalisent trop souvent l’initiative et la compétitivité. Nous refusons les privilèges, les statuts rigides mais aussi l’égalitarisme formel où les systèmes de redistribution ratent leurs objectifs faute d’être ciblés.
Pour promouvoir l’égalité réelle et donner à chacun sa chance au départ, l’éducation et la formation, le soutien aux initiatives, l’incitation à l’emploi doivent faire vivre le principe d’équité et corriger les inégalités et les discriminations.


Nous nous engageons à promouvoir une économie réelle qui allie l’efficacité et la justice. Nous visons le plein emploi. Pour l’atteindre, au-delà d’une politique de croissance durable, nous privilégierons le soutien aux individus notamment par la formation tout au long de la vie, l’incitation à la responsabilité et à la mobilité professionnelle, la combinaison de la fluidité et de la sécurité, l’assouplissement négocié du droit du travail, la conditionnalité des aides et des prestations.

Pour un développement solidaire du monde, nous nous engageons à accompagner le développement pour l’union de la Méditérranée. Une politique de coopération libérée de toutes ses pesanteurs apparait comme indispensable.

La garantie des Droits de l’Homme sera érigée en exigence, de même qu’ une politique active de lutte contre le terrorisme et les fondamentalismes, une politique d’immigration concertée, pour un monde que nous voulons plus sûr.

Dans l’Union européenne nous mettons l’espoir qu’elle soit l’outil privilégié qui permettra de peser pour la réalisation d’une meilleure gouvernance mondiale et d’un développement équilibré.

Les orientations que nous venons de présenter, et qui peuvent être qualifiées de sociales libérales, ont largement été adoptés par la plupart des partis sociaux démocrates d’Europe. En les développant, nous pourrons utilement agir pour la rénovation de la gauche, mais aussi contribuer à la poursuite et à l’approfondissement d’une politique de réforme juste.

Elles figureront au cœur du projet que notre Congrès de Suresnes élaborera, les 29 et 30 novembre prochains en fondant officiellement et démocratiquement le Parti de La Gauche Moderne.

 

Appel établi lors des Rencontres nationales de Mulhouse  le 20 septembre 2008, et proposé au débat des militants.

La Gauche Moderne

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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 18:30
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C’est cette audace qui a fait que nous avons choisi de nous engager dans la politique de réforme de notre pays.

Armés d’une vision claire de ce que sont les priorités et de ce doit être l’action d’une gauche responsable, nous avons choisi de prendre toute notre place dans la majorité.

Bien sûr, nous savons que la tâche est ardue. Bien sûr,  nous savons qu’il faudra se heurter à mille routines, mille situations établies, et peut être quelques Bastilles. Mais l’enjeu en vaut la chandelle. Et nous savons que l’apport de nos idées, dans cette majorité, fournira un point de vue supplémentaire, une capacité étendue de conduire ces réformes, dans la justice, dans le partage des efforts, et demain dans le partage des fruits de la réussite.

Armés de ces propositions audacieuses, nous prendrons toute notre part au débat politique.

Ainsi celui qui se développe et entraine de nombreux animateurs de la majorité à tenter de définir un nouvel espace pour le Centre. Nous sommes sensibles aux thèmes qui sont les leurs, à la capacité d’écoute, à la disponibilité au dialogue que montrent ceux qui tentent de mettre sur pied une fédération des Centres. Nous sommes tout à fait prêt à participer à tous les débats qui aborderont, sur le fond, la façon dont peut se développer la sensibilité sociale et libérale dans la société française. Mais nous ne pouvons oublier que notre histoire est ailleurs. Nous sommes issus de la tradition de gauche, et nous considérons être aujourd’hui les meilleurs continuateurs de ce que la gauche non-communiste a été en France. Nous avons notre pensée politique propre, parce que nous avons un angle de vue, un point de vue et une histoire qui remontent loin.

Nous ne pouvons renoncer à être de gauche parce que nous ne pouvons renoncer à faire venir à nous tous ceux, sincères, attachés à l’histoire de la gauche et au monde du travail, qui n’arrivent pas encore a franchir le pas. Mais ils pourront le faire demain

Dans les grands pays européens, la gauche a su se rénover sur des bases voisines de celles que nous proposons. Elle a, à chaque fois avec le génie propre de chaque nation, de chaque tradition, su trouver les voies de la rénovation de ses partis et surtout de la réforme de ces pays. Au Portugal, en Espagne ou en Grande-Bretagne à travers des propositions audacieuses qu’ils ont portés seuls, ou en Allemagne, seuls d’abord, à travers une grande coalition, ensuite. La France ne peut pas échapper à ce mouvement. Nous construisons La Gauche Moderne pour être le catalyseur de cette évolution inéluctable.

Nous avons bon espoir de faire réfléchir les sympathisants et les électeurs de la gauche. Au delà des caricatures, des épouvantails à moineaux, qui ne trompent qu’un temps, nous avons la conviction que nous pourrons démontrer que l’on peut être authentiquement de gauche et donner à Nicolas Sarkozy le crédit de la sincérité de sa volonté de mettre en œuvre la politique de réformes dont notre pays a besoin et qui ne peuvent être différées. Nous montrerons que notre point de vue existe réellement au sein de la majorité, et qu’il est écouté, comme ce fut le cas sur le financement du RSA.

Est-ce ambition excessive ? Est-ce prétention ? pour nous c’est volonté et courage.

Si nous nous engageons dans cette réflexion sur les questions économiques, c’est pour aider le gouvernement à réussir durablement. Parce qu’on n’existe jamais par la seule critique. Bien sur, nous pourrions, chaque mois, faire la liste des questions sur lesquelles nous aurions préféré que tel ou tel aspect de tel ou tel sujet, concerné par une réforme, soit traité autrement, et faire valoir à chaque fois de bons arguments. Nous pourrions. Mais à quoi servirions-nous aux Français. Nos concitoyens savent bien qu’il y a des problèmes et des difficultés. Ils n’attendent pas de nous de tenir impitoyablement à jour la liste de ce qui ne va pas. Ils attendent de nous que nous construisions ce qui permettra que ça aille mieux.

Et combien, à gauche, aujourd’hui, savent, au fond d’eux même, que ce n’est pas ailleurs qu’autour de Nicolas Sarkozy que cela peut être tenté avec une chance sérieuse de succès.

Nous parions qu’ils seront de plus en plus nombreux à se l’avouer. Non que nous nous réjouissions du naufrage dans lequel ses dirigeants entraient le PS. Mais parce que nous sommes des pragmatiques. Et lorsque sonne l’heure de l’urgence, il faut agir. C’est ce que nous faisons, et nous savons que grandit chaque jour l’écho que nous suscitons. Parce que nous répondons à notre manière à une attente d’efficacité sociale à laquelle sont attachés ceux qui se tournent vers la gauche et à laquelle le PS ne répond plus.

Pour les échéances électorales prochaines, je pense aux élections européennes,  je pense aux élections régionales, comme tout parti, nous évaluerons, à l’occasion de chaque scrutin ce que devra être notre position et notre présence, dans le cadre de la majorité, mais dans une forme dont nous nous sentons libres et pour laquelle nous ne voulons rien exclure, dans des listes uniques, ou dans des listes indépendantes avec d’autres partenaires de la majorité.

 

Ces dernières semaines je me suis rendu sur divers points du globe, au Liban, à Djibouti, au Kosovo… A chaque fois on m’a dit tout ce que l’on attendait, tout ce que l’on espérait de l’Europe, principalement au plan de l’économie et de l’avenir des relations internationales. Mais on m’a aussi dit qu’on avait besoin de la France, de ce qu’elle représente par son histoire, par le message qu’elle apporte au monde. Le président de la République le rappelait, rendant hommage aux morts de la Nation dans les combats d’Afghanistan : « la France n’est pas un pays comme les autres ».

Nous devons être à la hauteur des espoirs et des attentes qui se dirigent vers nous, et pas seulement depuis des régions, moins favorisées que les nôtres. Nous nous devons de montrer le visage exemplaire d’une Nation unie pour défendre la liberté, mais aussi unie pour faire progresser la justice sociale. Un pays qui sait que sa performance économique est le prix de son pouvoir de parler et de peser sur le destin du monde. Un pays qui montre par sa capacité à se moderniser dans la cohésion sociale une voie d’espoir pour le progrès. Oui nous sommes fiers de ce que nous faisons au gouvernement de la France. Mais nous savons que les efforts et les batailles sont encore devant nous.


Jean-Marie Bockel

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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 03:25
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Notre objectif aujourd’hui, c’est de définir les modalités que pourrait prendre dans notre pays la voie d’un accord entre les partenaires majeurs de la société. Il nous faut définir, à partir de ce qui existe aujourd’hui, la meilleure route pour atteindre cet objectif.

Les débats de cet après-midi nous permettrons d’avoir des échanges intéressants avec des acteurs sociaux, chefs d’entreprises, élus, responsables syndicaux, qui pourront mettre pratiquement en lumière la façon dont se posent ces questions, et nous aider à réfléchir ensemble pour bien ajuster nos propositions.

Je voudrais évoquer deux exemples, à propos de ce qui peut créer ou détruire la confiance nécessaire à la modernisation de l’économie. L’un en positif, l’autre en négatif.

Il y a trois jours, en commission, à l’assemblée nationale, a été adoptée une mesure simple. Les entreprises qui ne respecteront pas l’obligation du dialogue social, tel que le prévoient les lois de 1982, dites lois Auroux, se verront retirer 10% des diverses subventions qu’elles touchent de l’Etat, en cas de récidive ce sera 10% de plus, et en cas de seconde récidive elles ne toucheront plus un centime d’aide. Il aura fallu 26 ans pour rendre contraignantes financièrement ces dispositions d’une loi historique de la gauche. C’est la majorité qui est en train de le faire. Nous sommes sur la bonne voie. Non que nous soyons pour la défiance vis à vis des chefs d’entreprises, mais parce que la confiance se construit par des mécanismes où, en dernier ressort, la sanction est la garantie de la justice. Et la justice est la seule voie pour la confiance.

Le second exemple nous vient des Etats-Unis, et il est négatif. Comment accepter le comportement de ces dirigeants irresponsables, qui entrainent les entreprises financières, dont ils ont la charge, dans des opérations de casino. Alors que leur rôle est d’optimiser l’allocation des ressources des entreprises pour favoriser le développement du marché et de la richesse, ils se jettent dans une course folle au profit sans cause. C’est le contraire de la modernisation nécessaire. Ces comportements sont inexcusables. Et quand à Washington, le gouvernement sauve ces entreprises de la faillite avec l’argent du contribuable américain, comment ne pas être moralement troublé. Surtout quand on imagine que les dirigeants partiront avec de somptueux parachutes dorés de millions de dollars (comme nous l’avons déjà vu chez nous), alors que des centaines de milliers d’américains sont jetés sans ménagement à la rue par ces compagnies financières.

Le pire, bien sûr, c’est que ces comportements irresponsables se sont tellement répandus dans le monde de la finance internationale, que tout notre système économique peut être mis en danger par ces bulles à répétition.

Il est temps, et c’est certainement le rôle de la France, d’insister pour que se mettent en place, au niveau international, des régulations qui empêchent la répétition régulière de ces crises, à laquelle nous assistons.

C’est ainsi, par des règles claires, mais fermes, que l’on redonnera confiance dans l’économie réelle. Car c’est cette confiance qui est la voie de la sortie de crise.

Au niveau de la France déjà des choses sont possibles. Ainsi, doit on laisser se former une bulle immobilière, faut il laisser monter les prix de l’immobilier de façon irrationnelle ? Doit on donner cette impression que ceux qui achètent leur logement vont s’enrichir en dormant ? Quand on sait, que dans les mois qui viennent, le réveil sera difficile.

Sans action des Etats face à ces crises à répétition, la défiance face au marché et à ses mécanismes, qui seuls jusqu’ici ont permis l’existence de société démocratiques, risque de s’étendre et on sait qu’il y a là un risque mortel pour nos sociétés.

Je ne vais pas ici présenter un corps complet de propositions, ce sera la tâche de notre congrès, mais je voudrais définir notre méthode pour résoudre ces questions pour donner forme et corps à un ensemble de propositions, qui constitueront un apport précieux à l'œuvre réformatrice engagée et feront que la Réforme Juste, se voie concrétisé dans les faits.

Nous l’avons dit, la réforme n’a de sens, n’a d’efficacité que si elle est juste. Si elle rassemble la nation, si elle rassemble les acteurs de la vie économique et sociale autour d’un effort équitablement partagé, dont les fruits seront équitablement répartis.

C’est à chaque instant notre rôle, dans la majorité : défendre un point de vue, une façon de faire, qui permette que chaque réforme soit à la fois un pas dans la modernisation de notre pays et un pas vers une plus grande justice. Notre pays a besoin de réformes, mais il a tout autant besoin de justice. Nous sommes là pour le dire.

En ce sens, nous avons tout spécialement apprécié la mise en place du Revenu de Solidarité Active, le RSA, que nous avons été un certain nombre, à gauche, à défendre depuis des d’années et que le gouvernement auquel nous participons aujourd’hui a réalisé. Non seulement cette réforme est juste, mais, le choix de se tourner vers les revenus du capital pour le financer, correspond au vœu que j’avais, en notre nom, exprimé, lors de nos rencontres de Paris, le 29 juin. Vous vous souvenez qu’à l’époque le Premier ministre avait écrit, dans le message qu’il nous avait adressé, que notre voix était écoutée. A ceux qui avaient pris ces propos pour une pure politesse, le choix fait pour financer le RSA, montre que notre présence dans la majorité a tout son sens. Ce choix du financement du RSA par une contribution des revenus du capital, bien moins fortement taxés en France qu’ailleurs en Europe, est le bon. Il est bon aussi de lui adjoindre des mesures complémentaires afin que les classes moyennes ne soient pas défavorisées vis à vis de ceux qui détiennent de plus grandes richesses, dans le financement des réformes.

Avant de parler de ces mesures complémentaires, je voudrais exprimer ici pourquoi je pense qu’il ne faut pas, à l’occasion du financement du RSA, toucher au bouclier fiscal. Je n’avais pas souhaité le dire jusqu’ici, mais vous comprendrez sûrement que ce point précis du « paquet fiscal » n’était pas celui qui souleva du premier coup mon enthousiasme. Mais il a été adopté par le parlement et mis en œuvre concrètement dans le cadre d’une politique globale qui a sa cohérence. Maintenant que ce choix a été fait, maintenant que les dépenses ont été engagées, il ne faut pas les dilapider. Toute la force d’une telle disposition, est qu’elle offre une garantie de stabilité à ceux à qui elle est destinée. Si dès l’année suivante, ce qui a été voulu comme un sanctuaire, est déjà déstabilisé, c’est toute la crédibilité de la politique engagée, pour favoriser un retour des capitaux qui est remise en cause. Ce serait un perdant-perdant de toucher aujourd’hui à ce bouclier fiscal. Ce serait une première entorse dont chacun comprendrait qu’elle serait suivie d’autres chaque année. Ceci rendrait illisible la volonté politique, qu’exprime cette mesure, et cela, sans véritablement en diminuer le coût financier.

Mais maintenant que ce bouclier fiscal garantit durablement dans notre pays un taux maximal d’imposition directe. Cette protection, qui représente un véritable effort de la nation, justifie donc que disparaissent une série d’exonérations et de niches fiscales, qui servent souvent de moyen pour échapper tout à fait à l’impôt, pour une petite minorité fortunée qui peut les utiliser massivement en les éloignant de leur objectif primitif.

Le plafonnement qui a été décidé est un choix que nous avons appelé de nos vœux. C’est une mesure au fonctionnement simple, par exemple : une fois que vous avez bénéficié de la TVA à 5,5%, pour les travaux dans votre domicile, vous pourrez toujours aller acheter un yacht dans un département d’outre mer vous n’aurez aucune réduction. Une fois que vous avez utilisé vos droits sur une niche fiscale, vous ne pourrez plus utiliser les autres.

Nous savons qu’il n’y a pas moins de 509 niches fiscales, dont l’empilement rend illisible notre fiscalité. Comment chacun peut il comprendre à quoi il contribue, combien il donne vraiment et où se trouve l’équité et la justice dans ce maquis touffu. Toutes correspondent au départ à des préoccupations fondées, mais le temps a parfois détourné leur destination. Bien pire, c’est moralement qu’elles tendent à saper la confiance en l’Etat, et la répartition des efforts demandés à la société, en ce moment ou il faut mobiliser toutes les forces du pays pour la Réforme.

Nous allons faire des propositions, pour aller plus loin, pour réfléchir à la prochaine phase de réforme.

Nous présenterons nos choix et nos propositions, articulées en un programme global, d’ici notre congrès. Ce congrès qui sera un grand moment de débat et d’affirmation de notre parti, comme une composante politique à part entière de la vie française.

Mais, puisque nous parlons de méthode, je voudrais réaffirmer devant vous que nous n’aurons ni tabou ni œillères, nous allons examiner avec attention les pistes qui sont ouvertes ici et là pour aller vers une réforme globale nécessaire de la fiscalité.

Il faut aller vers des simplifications majeures de la fiscalité, à l’image de ce que nous proposons pour le marche du travail.

Je prendrai un exemple : je vais courir le risque de choquer certains mais je pense que la Flat-Tax, imposition à taux unique et non à partir de tranches progressives comme l’actuel impôt sur le revenu, cette Flat-Tax qui apparaît à l’Est de l’Europe et connaît de plus en plus de partisans à l’Ouest, mérite d’être examinée.

On traduit son nom en français par impôt uniforme, mais je ne sais pas si dans la bouche du Secrétaire d’état à la Défense, le terme ne sonnera pas bizarrement…

Les premières études portant sur l’application de la Flat-Tax en France, montrent que sa mise en place correspondrait environ à augmenter, jusqu’à 20 points, la CSG, et à supprimer l’impôt sur le revenu, comme les niches fiscales qui lui sont liées.

La CSG est actuellement l’impôt le plus juste de notre système fiscal. Il est acquitté, de façon égale, par tous les revenus, qu’ils proviennent du travail, ou du capital. Sa mise en place a déjà réduit l’inégalité devant l’impôt. L’utiliser en remplacement de l’impôt sur le revenu aurait plusieurs avantages. 

Un abattement de 12 000 € pour tous permettrait d’assurer pour les moins fortunés, plus de justice qu’aujourd’hui vis à vis de l’impôt, puisque, comme aujourd’hui ceux qui ne paient pas l’impôt sur le revenu, ne le paieraient pas plus. En revanche, il n’y aurait pas l’effet de seuil qui aujourd’hui pénalise ceux qui gagnent juste au dessus du smic.

Les études réalisées depuis plusieurs années,  nous montrent que la progressivité de l’impôt dans notre pays n’est qu’apparente, puisqu’au delà d’un certain niveau de revenu, les moyens financiers disponibles permettent de collectionner tant de sources de défiscalisation, que ceux qui disposent des véritables fortunes, échappent bien souvent à l’impôt sur le revenu. En revanche ils n’échappent pas à la CSG. Avec cette Flat-Tax, ils contribueraient bien plus qu’aujourd’hui.

Enfin pour les 12% des contribuables, qui appartiennent en grande majorité aux couches moyennes, et qui acquittent près de 72% de l’actuel impôt sur le revenu, c’est le moyen de retrouver une meilleure part de leurs ressources, et c’est, un encouragement, à innover, à travailler à risquer plus.

Réfléchir à un projet de ce type bien en amont, concevoir comment il peut être acclimaté au tempérament français, voilà quelque chose d’utile. Je cite pour mémoire cet exemple, qui n’est pas le seul imaginable, car je veux vous dire : toutes les pistes méritent d’être examinées sans a priori. Avec le souci de l’intérêt public et la préoccupation du sort réel du monde du travail. Nous n’avons pas vocation à proposer des demi-mesures mais des propositions gagnantes. Alors, de l’audace !

......A suivre troisième partie...

Jean-Marie Bockel

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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 21:15
Discours de Jean-Marie Bockel lors des rencontres nationales de la Gauche Moderne à Mulhouse, le 20 septembre dernier. ( 1ère partie)...



Je voudrais vous dire le plaisir que j’ai à me retrouver parmi vous.

Ce plaisir est doublé de celui de vous recevoir dans ma belle ville de Mulhouse.


Nous avons tenu, il y a trois mois, la réunion fondatrice du cycle qui nous conduit vers notre 1er Congrès. « Comprendre, rassembler, agir », était le thème de ces premières rencontres.

Après avoir fixé le cadre global dans lequel s’exprime notre vision des choses, nous avons voulu tenir, aujourd’hui, une rencontre sur un thème décisif pour une formation de gauche, sur un sujet crucial pour la vie quotidienne de nos concitoyens : le progrès social.

Nous sommes conscients du caractère fondamental, dans notre société de l’école et de la formation. Nous accordons aux questions internationales une importance majeure, dans le monde plein de potentialités mais aussi de risques dans lequel nous vivons. Comment pourrais-je considérer comme mineures les questions de défense et de sécurité, mes fonctions gouvernementales, comme mes fonctions de maire, m’en rappellent, chaque jour, l’ardente actualité.

Mais, vous le savez, la question, qui aujourd’hui conditionne notre capacité à agir correctement, dans tous ces domaines, c’est la question économique. Nous avons symboliquement choisi de la lier directement à la question sociale. Car il n’est pas de politique sociale qui ne se fonde sur une politique économique qui la permette.

C’est pourquoi nous avons voulu annoncer clairement la couleur de notre projet, en intitulant notre réunion : La Réforme économique, condition du progrès social.

Parce que nous ne voulons pas nous payer de mots. Parce que nous nous battons pour gagner, pas pour critiquer ou témoigner. Nous nous battons pour rendre l’espoir que le temps des avancées sociales n’est pas derrière nous, mais qu’il est possible de concevoir, même dans la période que nous vivons, une politique dont la finalité soit le progrès social pour tous.

Pour ces raisons, précisément, nous disons, il faut d’abord réaliser les réformes de structure dont notre économie a besoin, les faire dans la transparence, dans la justice, pour être en mesure de partager les richesses, qui seront alors crées. Et relancer un nouveau cycle de progrès social.

Cette idée est au cœur du logiciel du parti que nous construisons ensemble.

 

Depuis notre rencontre de juin, pendant ces trois mois d’été, qui ne sont pas les plus faciles pour faire de la politique, notre organisation s’est renforcée, développée, affirmée.

Dans de nombreuses Régions, de nouvelles Coordinations se sont mises en place. La Gauche Moderne va installer, la semaine prochaine, 15 coordinations régionales :

· Alsace ;

· Aquitaine ;

· Basse Normandie ;

· Bretagne ;

· Bourgogne ;

· Centre ;

· Franche Comté ;

· Haute Normandie ;

· Ile de France ;

· Languedoc - Roussillon ;

· Lorraine ;

· Nord - Pas de Calais ;

· Provence Alpes Cote d’Azur ;

· Rhône - Alpes ;

· Midi - Pyrénées.

Et dans les deux semaines qui vont suivre ces rencontres, Ce sont 25 Fédérations Départementales qui vont mettre en place leurs bureaux.

C’est la preuve que notre existence correspond à une demande de plus en plus grande. Des citoyens, qui viennent de la gauche, comprennent notre projet de la réforme juste. Ils entendent notre message, ils comprennent notre action.

 

Dans le même temps, cet été, le Parti socialiste a montré une image désolante, désolante pour lui, mais pas seulement… Pour la démocratie en général, ce spectacle n’est pas la bonne image à donner de la politique. La politique, c’est avant tout le souci de l’intérêt général. Mais comme il est Incapable de proposer la moindre perspective, ce parti - qui dit être « La Gauche » - voit ses dirigeants s’affronter, sans fin, dans de dérisoires querelles de pouvoir et d’appareil, sans aucun contenu politique.

Je voudrais m’arrêter un instant sur cette décomposition, qui dure maintenant depuis bien longtemps, et dont on ne voit pas quand elle touchera le fond. Comment les principaux dirigeants de la gauche en sont ils arrivée là ? Il n’y a pas de mystère.

Depuis la chute du Mur de Berlin, les dirigeants de la gauche française, n’ont pas pris la mesure des temps nouveaux dans lesquels nous sommes entrés. Parce qu’ils ont refusé d’y réfléchir sans tabou, ils se sont progressivement, d’année en année, trouvés de plus en plus désorientés. Ils ont perdu leurs repères, faute d’en avoir construit d’autres. Mais ce qui est pire, c’est qu’ils entrainent dans leur paralysie combien de militants, de sympathisants et d’électeurs qui seraient prêts à s’engager pour une vraie perspective de gauche, dynamique, renouvelée et revivifiée.

Pour ouvrir une perspective, à gauche, il faut accepter de prendre le temps de la réflexion, et ne pas considérer que la reprise des vieilles recettes va mécaniquement apporter la solution à des problèmes, dont la marque est la nouveauté. Il faut qu’ils se sortent de l’esprit l’idée que, comme l’essuie-glace, le suffrage universel reviendra nécessairement vers la gauche, et qu’à ce moment là, le Parti socialiste aura les mains libres pour appliquer n’importe quelle politique. Non ça n’arrivera plus !

Il faut bien voir que les mécanismes qui avaient assuré la prospérité et le progrès social pendant quarante ans ont disparu. en Europe occidentale parmi les mouvements qui se rattachent à la  tradition de la gauche, deux attitudes opposées ont été prises,: la nostalgie a saisi les uns et l’esprit de réforme a conquis les autres.

La gauche française, loin de faire une évaluation lucide de la réalité, a quasi unanimement fait le choix de la nostalgie. Cette politique n’a connu aucun succès. Pire, elle a contribué à scinder le monde du travail entre deux extrêmes, d’un côté quelques uns bénéficient de rentes de situation indépendamment de la pertinence ou l’efficience réelle de leur activité, et de l’autre côté, un grand nombre, dans des conditions précaires, même lorsqu’ils sont très diplômés, doivent chaque jour faire la preuve de leur rentabilité, pour un revenu trop bas.

Non seulement le résultat est dramatique pour la société, mais c’est cette même politique qui place les partis de gauche à la remorque de la surenchère de courants extrêmes, qui refusent avec véhémence toute modernisation. Leur progression est inexorable, tant que leur fonds de commerce est alimenté le déni de réalité du PS. Si on refuse de voir le reel, alors on ouvre la porte à des revendications absurdes comme l’interdiction des licenciements, pourquoi pas l’interdiction aussi de l’échec industriel, des crises économique, ou des incertitudes de la vie… À regarder l’avenir dans le rétroviseur on ne fait que ressusciter un fantôme, celui de l’économie administrée.

Une majorité des partis de gauche en Europe, ont procédé tout autrement. Ils ont choisi la voie de la réforme. Loin de se fonder sur l’idée que la richesse serait une sorte de gâteau dont la taille serait donnée une fois pour toutes, et pour lequel le grand problème de la société serait de le partager, ils sont partis de l’idée que plus il y aurait à partager, mieux se ferait ce partage. Ils ont rejeté l’idée de travailler moins pour travailler tous, qui a eu dans notre pays des résultats négatifs sur le pouvoir d’achat, et inefficaces sur l’emploi. Ils ont développé d’autres horizons.

Certains, en France aussi, dans des clubs, des fondations, des think-tank, à gauche, ont produit des idées, des analyses, des suggestions innovantes. Mais jamais aucun dirigeant socialiste, ni individuellement ni collectivement, n’a fait preuve de l’audace nécessaire, ne s’est appuyé sur ces travaux, pour en faire des propositions politiques.

Pour nous, qui nous sommes battus longtemps à l’intérieur de cette gauche pour lui faire comprendre qu’il fallait changer, le moment est arrivé ou il fallait rompre.

Nous avons pris la mesure de la situation de la France ces dernières années. Malgré de formidables atouts, la France était menacée de se trouver reléguée au bord du chemin. A cause, notamment, du caractère archaïque de ses relations sociales et de son marché du travail.

Le choix était simple. Face à la perspective d’une protestation sans proposition, qui conduit les socialistes à brandir, comme des vaches sacrées, des avantages catégoriels et des situations acquises. Face à la seule ambition de maintenir quelques années de plus, au prix de conflits sans fin, des dispositifs dépassés  qui ne préparent en rien l’avenir, nous avons trouvé le courage de dire que le progrès social est d’abord assis sur les succès économiques, et donc la réforme des structures de notre société.

Faire le choix d’une croissance plus riche en progrès social. Faire le choix de la réforme et de la modernisation du pays, dans la justice, dans un gagnant-gagnant général pour tous les acteurs de la société française, c’est la voie qu’a choisi La Gauche Moderne.

C’est parce que se sera installé entre les partenaires sociaux une logique de gain réciproque, que pourra être rééquilibré le partage de la richesse créée. C’est par le haut et non par le bas que le monde du travail sortira des années difficiles, qu’il a vécu, et vit encore. C’est dans cette objectif que nous développons notre action, car, au fond, est ce que ce n’est pas cela être de gauche ?

Une réforme profonde des relations sociales, et des systèmes de solidarité nationale à tous les niveaux. C’est là, la garantie d’une croissance qui devra permettre la redistribution tout en étant une croissance durable.

Parce qu’être de gauche aujourd’hui, c’est combattre pour la mise sur pied d’un nouveau contrat social, un nouveau consensus entre les acteurs de la société française, autour de la cohésion sociale et du développement durable. Seul ce nouveau pacte permettra de remettre en marche la machine du progrès social. En garantissant aux entrepreneurs le meilleur retour possible pour leurs investissements, dans une société compétitive, dynamique et ouverte. En accordant, en contrepartie, la sécurisation des parcours professionnels et sociaux, et la sécurisation des parcours de vie des citoyens, dans une société apaisée.

Pour que notre pays valorise ses atouts dans la mondialisation, il doit investir ses forces dans l’économie de la connaissance, dans l’innovation, et pas essayer de se battre pour avoir la main d’œuvre la moins chère du monde, ni d’Europe, ce serait peine perdue.

Il faut faire le choix de la connaissance, il faut faire le choix de l’audace. Mais pour développer l’innovation, il est indispensable de mettre fin à toutes ces rigidités qui rendent souvent impossible la prise de risque, hors du cadre des grandes entreprises. Or nous savons qu’elles ne sont plus le cadre privilégié de l’innovation.

Assurer à l’économie le dynamisme maximum, en mettant fin à des formes juridiques et administratives anciennes régissant l’emploi salarié, maximiser les résultats de l’investissement par la flexibilité du marché du travail, c’est la proposition gagnant-gagnant que le monde du travail peut faire aux entrepreneurs en échange d’une assurance pour chaque salarié d’une formation continue au cours de toute sa carrière, et de la garantie du maintien d’un revenu et d’une protection sociale globale de bon niveau, lorsque des évolutions économiques, industrielles ou technologiques, le conduisent à changer d’emploi ou de métier.

Pour briser ces rigidités, il faut installer un rapport de confiance entre les partenaires sociaux. C’est donc bel et bien repenser l’ensemble des rapports entres ces partenaires qu’il faut envisager comme horizon.

Il faut aussi intégrer dans ce mécanisme de la construction de la confiance tous les dispositifs, comme le retour à l’emploi, l’insertion professionnelle, qui sont, avec d’autres, de nature à mettre tous les acteurs sociaux dans le coup.

En France, à la différence d’autres pays européens, c’est, traditionnellement au politique qu’a été délégué ce rôle de garant des relations sociales. Il doit pleinement assumer ce rôle d’initiateur et d’innovateur.

Protéger les individus et non les métiers, voilà ce qui correspond à notre époque. Parce que les métiers changent vite, et que la plupart des salariés vont avoir plusieurs métiers dans leur carrière, et plusieurs employeurs. C’est ce qui a été présente ces dernières années sous le nom de flexi-sécurité. Et lorsque cette démarche a été menée avec volonté et intelligence, elle a abouti à des progrès sociaux. L'Europe du nord en montre des exemples remarquables. Au printemps 2007, par exemple, 25% des salariés scandinaves suivaient une formation, pour 7% en France. On voit bien qu’il ne s’agit pas d’une lente progression pour les rejoindre, mais de concevoir différemment les choses. D’entrer dans une nouvelle ère.......

.......Deuxième partie à venir

Jean-Marie Bockel

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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 19:58


La Gauche Moderne : Rencontres Nationales de Mulhouse

Samedi 20 septembre 2008

 

 

Après le succès des rencontres nationales du 29 juin à Paris,  La Gauche Moderne, parti de centre gauche, fondé et présidé par Jean-Marie Bockel, qui soutient la politique de réforme de Nicolas Sarkozy, organise de nouvelles Rencontres Nationales le samedi 20 septembre à Mulhouse.


Cette journée, qui pourra, pour ceux qui le souhaitent,  commencer le vendredi soir et se terminer le dimanche en fin de matinée, est ouverte aux militants mais aussi aux sympathisants de La Gauche Moderne.  Trois temps forts la marqueront :

 

-                          Présentation de « l’Appel au Congrès » (dernier week end de novembre à Saint Denis -93) et débat en commissions pour amender ce texte.

-                          Débat sur le thème ‘la réforme économique, condition du progrès social’ entre des syndicalistes, des économistes et des chefs d’entreprise.

-                          Discours de Jean-Marie Bockel.

 

Nous vous invitons à vous inscrire pour participer à ces rencontres nationales (et amicales), sachant que des conditions particulières de transport et de séjour seront proposées.  Vous pouvez m’adresser un mail à :  ies1@hotmail.com

 

Vous trouverez ci-dessous le programme de ces Rencontres Nationales.

 

 

Programme

 

Vendredi 19 Septembre

 

19h 30 Accueil Gare de Mulhouse participants et transferts hôtels

 

20h30 Dîner Alsacien (inscription préalable)

 

Samedi 20 septembre

 

09h00 : Accueil des participants Campus Fonderie

09h30 : Accueil et ouverture Michèle STRIFFLER Coordinatrice Régionale LGM de la région Alsace

09h35 : Début des travaux Intervention du Délégué Général

09h45 : Présentation du projet de texte d’appel au Congrès

10h     : Débat de politique générale – Intervention des représentants des Régions et des Fédérations

11h30 : Pause

11h45 : Intervention de Jean-Marie BOCKEL, Président de La Gauche Moderne

12h15 : Présentation du bureau des Jeunes Gauche Moderne (JGM)

12h25 : Conférence de presse JMB

 

12h30 : Déjeuner

 

14h00 : Reprise en séance plénière. Débat : La réforme économique, condition du progrès social

 

15H30 Débats en commissions  sur le projet de texte d’appel au Congrès

 

16h45 : Reprise en séance plénière: présentation des conclusions des rapporteurs des commissions

17h     : Adoption de la version finale du texte de l’Appel au Congrès

17h15 :  Mot de conclusion de Jean-Marie BOCKEL

19h30 : Pot de l’amitié

20h 30: Dîner

 

A bientôt, bien amicalement.

 

Marc d’Héré


voir aussi le site de La Gauche Moderne: http://www.lagauchemoderne.org/

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