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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 07:09

Propos recueillis par Anne Rovan et Judith Waintraub, Le Figaro du 23 01
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Le secrétaire d'État réclame une douzaine de places éligibles pour son parti, la Gauche moderne.

LE FIGARO. - Éric Besson, ancien PS comme vous, a acquis une visibilité que vous n'avez pas encore. Comment l'expliquez-vous ?


Jean-Marie BOCKEL.-
J'admets volontiers ce décalage, même si je pense qu'il est surtout dû aux fonctions éminentes d'Éric Besson au gouvernement. Nos stratégies sont différentes. Éric a choisi d'être le numéro trois de l'UMP et les Progressistes sont un club-parti dans l'UMP. La
Gauche moderne est la seule force politique de gauche au sein de la majorité qui soit indépendante de l'UMP. Le président de la République m'encourage d'ailleurs à cultiver cette spécificité. Il me dit : «Ne vous reniez pas !», «Allez-y !» Nous avons fait un énorme travail depuis 2007, mais je reconnais que nous n'avons pas encore pleinement affirmé notre positionnement sur le plan des idées. D'où notre colloque sur «les gauches dans la crise», aujourd'hui, et la lettre ouverte que notre conseil national va adresser dans la foulée à la majorité.


Qu'y a-t-il dans cette lettre ?

L'idée que si l'on veut se donner les moyens de la victoire en 2012, il faut prendre en compte les exigences de réforme juste que porte la Gauche moderne. Si nous avions un jour le sentiment d'une droitisation de la majorité, nous n'aurions plus rien à y faire. Le président a rassemblé la droite pour les régionales, jusqu'à ses franges, avec le MPF de Philippe de Villiers, et c'était nécessaire. Mais il faut voir au-delà. Pour gagner la «mère des batailles», la présidentielle de 2012, la majorité aura besoin de trouver des voix à gauche. La Gauche moderne, qui a soutenu Nicolas Sarkozy quand certains conservatismes s'exprimaient, par exemple sur le RSA, a un rôle à jouer.


Estimez-vous être bien traités sur les listes des régionales ?

Ma logique, ce n'est pas de prendre à tout prix des places qui sont forcément chères. J'ai vu Christine Boutin une amie mettre la barre à quarante places éligibles, puis à vingt, puis à dix. Je ne le ferai pas, et je ne menacerai pas non plus de constituer des listes autonomes, comme le Nouveau Centre. Mais je demande à être respecté. Il faut un étiage raisonnable. C'est ma condition pour que la Gauche moderne soit présente dans la campagne.


Le MPF de Philippe de Villiers a obtenu une douzaine de places éligibles. Serait-ce un «étiage raisonnable» pour vous ?

Il représente l'aile droite de la majorité. Puisque nous représentons l'aile gauche, ce serait effectivement raisonnable et équilibré que nous obtenions une douzaine de places éligibles.


Certains de vos candidats sont contestés, comme l'ex-maire de Pau Yves Urietta. Espérez-vous encore qu'il obtienne une place éligible ?

Oui. Les négociations entrent dans une phase nationale, et j'ai établi avec Xavier Bertrand une relation de confiance à laquelle nous tenons tous les deux. Le secrétaire général de l'UMP, le premier ministre et Nicolas Sarkozy lui-même souhaitent qu'une solution acceptable soit trouvée pour Urietta. C'est un point dur, il y en a d'autres : Brigitte Mauroy est une très bonne candidate dans le Nord, de même que Diane Le Béguec à Paris, Daniel Marsin en Guadeloupe, Marc d'Héré dans le Pays de la Loire, Robert Thévenot à Lyon pour ne citer qu'eux.


Avez-vous à un moment envisagé de briguer la succession d'Adrien Zeller en Alsace ?

Je me suis posé la question jadis, mais je comprends aussi qu'elle ne m'ait pas été posée aujourd'hui. Avant d'ouvrir à gauche, la droite devait se rassembler.

   
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Published by Jean-Marie Bockel dans Le Figaro - dans La Gauche Moderne
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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 17:17

La Gauche Moderne organise vendredi et samedi 22 et 23 janvier trois grands événements.


I.       
Vendredi 22 janvier à 18h30, la Fédération de Paris de La Gauche Moderne organise, une     

 

Conférence-Débat avec :

 

Henri Guaino, Conseiller spécial du Président de la République.


Autour du thème « Quelle politique de relance pour donner un nouvel élan à la France ? »

À l’Assemblée nationale, salle Colbert, 126 rue de l’Université à Paris. – Pour participer l’inscription est obligatoire sur : inscription22janvier@gmail.com.

 

II.      Samedi 23 janvier de 10h à 12h30, se tient le :

Conseil Politique National élargi aux responsables de campagne de toutes les régions, à Paris. Il débattra de la situation politique et de la préparation des élections régionales et aura notamment pour invité Franck Riester, directeur de campagne pour les élections régionales de la majorité présidentielle.  (RESERVE AUX MEMBRES DE LA GAUCHE MODERNE)

 

III.   Samedi 23 janvier 2010 de 14h30 à 18h30, La Gauche Moderne organise un grand Colloque à la Maison de la Chimie, 28, rue Saint Dominique à Paris :

 


« Les gauches dans la crise »

« Pour sortir de l’ornière, il est urgent de penser ! »

 

Avec la participation de :


 

Philippe Barret, Inspecteur général de l’éducation nationale,       

 

André Bercoff, Président du Press-Club de France,

 

Stuart Bell, député travailliste et membre du Gouvernement britannique

 

Philippe Cohen, Rédacteur en Chef de Marianne 2,

 

Philippe Herzog, Président de l'association « Confrontations Europe », ancien député européen,

 

Linda Lanzillotta, ancien Ministre des collectivités locales du Gouvernement Prodi, Présidente du Think Tank Glocus,

 

Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des Economistes.

 

 Stéphane Rozes, Président du Conseil-Analyse-Prospective,

   
Saïd Saadi, Président du Rassemblement pour le Culture et la Démocratie, député d’Alger,

                 

Et

               

              Jean-Marie Bockel, Président de La Gauche Moderne

 

 

Vous êtes invités à assister à ce Grand Week-End de réflexion et de décisions de La Gauche Moderne

 

 

La Gauche Moderne

www.lagauchemoderne.org

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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 09:59

Un article de février 2008...qui reste, je crois assez actuel

Sur le site de « Gauche Moderne », http://www.lagauchemoderne.org,  Jean-Marie Bockel s’exprime sur le social libéralisme et son caractère soudainement « actuel ». Je me permets de reprendre ici son texte, tout en vous invitant à consulter son site.
. 

 

Enfin ! Il était temps !


En fait il est bien tard… Combien de temps, combien d’erreurs, combien d’échecs a t il fallu aux dirigeants de la gauche pour comprendre que loin d’être l’ennemi, le libéralisme était indissociable de l’histoire de la gauche et surtout de son avenir.


Le libéralisme politique c’est la rencontre de la liberté avec l’histoire, et le libéralisme économique, la condition d’exercice de ces libertés, parce que la condition de la réussite économique, dans une société moderne. Mais depuis des années, à gauche, ces vérités étaient taboues. Quiconque les proférait était excommunié. Sans même avoir droit à un procès. Ce temps est révolu et je m’en félicite.


Le débat de fond peut maintenant pleinement s’engager dans le pays, avec tous les acteurs ou presque de sa vie politique et intellectuelle. Pour ma part je n’ai pas attendu l’inspiration tardive de dirigeants à l’autorité affaiblie, et je me suis clairement engagé dans la voie du social-libéralisme, qui, aujourd’hui, implique la réforme. Il implique à mes yeux, l’engagement, dans la majorité présidentielle, aux côtés du Président de la République, avec son gouvernement, qui a choisi de faire entrer la France dans ce cycle de réformes dont elle a besoin.


Qui ne voit que seules les réformes justes et équilibrées dans les efforts demandés, pour lesquelles le gouvernement travaille aujourd’hui, peuvent permettre à notre pays de continuer à respirer cet air de liberté, de droits sociaux et de droits de l’homme qui sont constitutifs de son identité, que nous avons le devoir de léguer à nos enfants.

C’est à cette aune que doit être jugé le libéralisme, qui s’oppose avant tout aux totalitarismes, aux  économies dirigées, au systèmes politiques fermés dans lesquels les peuples sont exploités, payés à vil prix et privés des droits fondamentaux de la personne humaine. Ces régimes, sous diverses formes pèsent encore sur la majorité de la population de notre planète,  ne l’oublions jamais.


Alors, oui, il fallait choisir, je l’ai fait, et je dois dire à quel point je me félicite d’avoir pris toute ma part au sein de la majorité présidentielle pour y développer mes convictions politiques et les transformer en actes, visibles par nos concitoyens.


Aujourd’hui je suis heureux qu’une nouvelle aire de débat se développe dans le pays, et j’y prendrai part, pour montrer quel parti la France peut tirer de la grande perspective social libérale qu’il faut continuer d’ouvrir devant elle.



Jean-Marie Bockel

http://www.lagauchemoderne.org
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 11:34



Dans Le Républicain lorrain
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En visite aujourd'hui à Metz, le Secrétaire d'Etat à la Justice assure avoir "trouvé ses marques" avec Michèle Alliot-Marie et défend le projet de la loi pénitentiaire, tel qu'adopté à l'Assemblée.


Vous êtes Secrétaire d’État à la Justice, quelles sont vos attributions ?

Jean-Marie BOCKEL : « Il n’y a pas de périmètre délimité, j’ai obtenu du garde des Sceaux des attributions générales. Je travaille sur un certain nombre de grands dossiers pour lesquels nous ne sommes pas trop de deux, Michèle Alliot-Marie et moi. Vous m’avez vu à ses côtés à l’Assemblée lors du débat sur le projet de loi pénitentiaire. Je participe à la réflexion sur la réforme de la procédure pénale, qui n’en est qu’à ses débuts. Je suis aussi la mise en œuvre de la réforme de la carte judiciaire. »


Tout de même, vous avez été déçu de ne pas avoir hérité du dossier des prisons…

« J’ai effectivement été déçu, au lendemain de ma nomination, lorsque j’ai compris que mes attributions ne seraient pas aussi claires que je l’espérais. La déception s’est assez vite dissipée. Trois mois plus tard, nous sommes parvenus à un partage des tâches satisfaisant. Et je m’entends très bien avec « ma » ministre. »


Adopté il y a une semaine à l’Assemblée, le projet de loi pénitentiaire déçoit… La gauche et les associations vous reprochent d’avoir reculé sur le principe de l’encellulement individuel.

« Le texte adopté par les députés consacre de nombreuses avancées sur la condition pénitentiaire. Les associations qui l’ont critiqué considèrent que la prison n’a pas lieu d’être alors effectivement, quoi qu’on fasse, ça ne sera jamais assez. Le Sénat a voulu affirmer le droit à l’encellulement individuel (un détenu par cellule), même si nous n’avons pas les moyens de l’appliquer faute de places en nombre suffisant. Le gouvernement que je représente défend de son côté le principe d’un libre choix des détenus, considérant qu’une bonne loi est d’abord une loi applicable. J’ai bon espoir qu’un compromis puisse être trouvé en commission mixte paritaire. »


Le directeur de l’administration pénitentiaire, Claude d’Harcourt, a critiqué dans une lettre à ses directeurs un débat « régressif » et « escamoté »…

« M. D’Harcourt a eu une explication avec la garde des Sceaux, il se le tient pour dit, je ne reviens pas là-dessus. »


Qu’avez-vous pensé du lapsus de Nicolas Sarkozy sur les « coupables » de l’affaire Clearstream ?

« Ne comptez pas sur moi pour relancer le débat. J’observe juste que le président de la République est victime, dans ce procès, ce qui n’est pas le cas des prévenus qui ont été déférés sur la base de lourdes charges établies par des juges indépendants. »


Le ralliement à l’UMP du MPF de Philippe de Villiers et du CPNT (Chasse, pêche, nature et tradition) de Frédéric Nihous n’a pas été « facile » pour vous, ainsi que vous l’avez déclaré cet été.

« Ça va beaucoup mieux, dès lors que les conditions que j’avais posées pour un élargissement à droite ont été remplies. Nous avons défini une méthode qui va nous permettre de travailler à un projet commun, pour les régionales, en préservant l’aile gauche de la majorité, à commencer par mon parti, la Gauche moderne. »


Nicolas Sarkozy aurait peu goûté vos états d’âme…

« J’ai pu agacer, je m’en suis expliqué. »


La situation au PS ?

« Si j’y étais resté, je serais bien malheureux ! »


Propos recueillis par Nicolas BASTUCK.

 

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 14:29

le JDD.fr du 21 09
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La Gauche Moderne tenait ce week-end ses Rencontres nationales. Deux ans après sa fondation, le mouvement compte 1500 adhérents. "Nous sommes peut être une petite formation politique mais une formation qui existe réellement sur le terrain", assure au JDD.fr Jean-Marie Bockel, son président et secrétaire d'état auprès de la ministre de la Justice. Il table sur des régionales réussies pour asseoir un peu plus son mouvement en vue de 2012. Et ambitionne d’accueillir des socialistes déboussolés.

 


Comment se porte votre mouvement?

Il progresse. Nous sommes encore petits mais nous sommes désormais présents dans toute la France. Nous avons 150 conseillers municipaux depuis les municipales de 2008 et deux députés de la Gauche Moderne ont été élus lors des européennes. Nous avons eu la capacité de présenter des candidats crédibles aux européennes, et nous l’aurons aux régionales. C’est la preuve que nous sommes peut être une petite formation politique mais une formation qui existe réellement sur le terrain.


Diriez-vous que votre mouvement a réellement trouvé sa place sur l’échiquier politique?

Je ne peux pas dire ça. La Gauche Moderne trouvera vraiment et durablement sa place quand il se sera renforcé, quand il aura une influence, un poids plus important, une capacité à produire des idées. Nous bossons, nous avons un vrai corps de doctrine mais nous sommes encore trop faibles. On ne nous entend pas assez. Nous sommes au milieu du gué, nous avons accompli beaucoup de chemin depuis un an, où certains prédisaient que dans six mois, nous ne serions plus rien. Je prends le pari qu’après les régionales, nous serons encore mieux implanté dans le paysage et en 2012, vraiment inscrits, respectés. J’espère que nous aurons des parlementaires, que nos idées, nos propositions soit reconnues.

"Un coup de gueule utile"

A court terme, quelle est votre ambition pour les élections régionales?
Aux européennes, nous avons eu une stratégie réaliste: on n’avait demandé aucune place éligible. Certains avaient souri à l’époque, mais finalement, nous avons deux élus. Il faut savoir prendre des risques quand on est petit... Là, nous avons la capacité d’avoir des places éligibles dans certaines régions où nous sommes assez fort, comme l’Ile-de-France ou l’Alsace. Dans d'autres, on jouera le succès: si on gagne, on est élu, si on perd, on ne l’est pas. Et là où nous sommes plus faible, nous serons "pousseurs", pour marquer notre présence, notre soutien. C’est une stratégie réaliste et appréciée. A l’UMP, nous sommes vus comme des alliés libres indépendants mais fiables.


Se revendiquer de gauche, dans une majorité à droite, vous vous êtes habitué?

Nous ne sommes pas une sensibilité de l’UMP comme peuvent l’être les Progressistes ou le Parti radical, qui pratiquent la double adhésion. Nous sommes autre chose, nous ne sommes pas associés à l’UMP, au même titre que le Nouveau Centre. Nous sommes la formation politique indépendante, alliée à la majorité, qui symbolise sur le plan d’une formation politique l’aile gauche de la majorité.
Je parle beaucoup avec les travaillistes britanniques, les sociaux-démocrates allemands ou les socialistes italiens: partout nous sommes considérés comme un élément de la gauche européenne, certes allié avec la droite dans un contexte particulier, celui de la politique de réforme menée par le président Sarkozy. Il n’y a qu’en France qu’on se fait insulter de traître. Ailleurs on comprend, voire cela paraît assez naturel, car beaucoup de députés socialistes européens se sentent plus proches de nos idées ou de celles de Sarkozy, que de celles du PS français. Dans cette majorité, nous voulons garder cette sensibilité propre, la liberté de ne pas être d’accord, voire si vraiment on n’est pas d’accord, de partir. Mais c’est aussi ce qui donne de la valeur à notre soutien.


Et vous pensez que ce positionnement vous permettra d’attirer à vous des socialistes déçus par ce qui se passe au PS, comme vous l’avez souhaité ce week-end?

Nous pouvons attirer l’électorat de gauche qui se détourne du PS, qui se pose des questions, qui ne se retrouve pas dans le caractère trop dogmatique des Verts et qui ne rejette pas en bloc tout ce que fait le gouvernement. Pour tous ces socialistes déçus, nous pouvons être, comme je l’ai dit, "un permis de voter". Un marqueur. Le fait que nous soyons au gouvernement montre qu’ils ne sont pas tous seuls à se poser des questions. Ils peuvent voter pour des gens de la majorité qui pensent comme eux et ont toute leur place au sein du gouvernement. Evidemment je parle de ceux qui se sentent proche de la grande tradition européenne de centre gauche. Ce qui peut être appelé la droite du PS en France et qui serait appelé partout en Europe l’axe de la gauche.


Vous ne vous opposez peut-être pas assez pour attirer des électeurs socialistes, mêmes déçus…

S’opposer pour s’opposer, sans que cela ait d’effets ensuite, cela ne nous rendra pas plus crédibles. Nous somme d’abord une force de proposition. A plusieurs reprises, ce qu’on a pu dire a contribué à des réformes, comme sur la flexi-sécurité. Lorsque Philippe de Villiers a intégré le comité de liaison de la majorité, je crois que mon coup de gueule a été utile. J’avais dit que pour que ce rassemblement fonctionne, il ne fallait pas être négatif comme Philippe de Villiers, qui ne disait à l’époque que vouloir être "contre" la gauche. J’avais souligné qu’il fallait aussi être "pour", construire quelque chose de manière durable. Ça a été entendu. Cela dit, nous restons vigilants et attentifs. Mais je n’ai pas de raison non plus d’être sectaire a priori sur Philippe de Villiers, puisqu’on ne l’a pas été avec moi.

Jean-Marie Bockel dans le jdd.fr

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 15:48


Le Figaro du 21 09

 

Le maire de Mulhouse veut continuer d'élargir l'aile gauche de la majorité présidentielle.

 

« Nicolas Sarkozy porte une grande attention à des idées qui ne sont pas forcément les siennes au départ, qu'on ne retrouve pas dans la pensée de la gauche française, mais qui sont défendues par la gauche européenne. Il n'hésite pas à s'en inspirer, quitte à bousculer sa propre famille politique» : ainsi parle Jean-Marie Bockel, le secrétaire d'État à la Justice qui a réuni samedi dans sa ville de Mulhouse quelque 400 personnes pour les 2es rencontres nationales de la Gauche moderne. L'été a été difficile pour les animateurs de cette formation partenaire de l'UMP, consternés de l'arrivée tonitruante de Philippe de Villiers au sein de la majorité présidentielle. Jean-Marie Bockel reconnaît avoir été «agacé» par ce ralliement sans condition, avant de se raviser dans une interview au Figaro .

 «Entre-temps, le président avait rappelé avec insistance que les nouveaux venus rejoignent la politique de réformes de la majorité et font un pas vers nous», a-t-il expliqué samedi. Secrétaire d'État auprès de Michèle Alliot-Marie, il a souligné sa propre «capacité à rebondir», allusion à son limogeage de la Coopération pour avoir déplu à Omar Bongo. Aucune amertume dans les propos de Jean-Marie Bockel, ni dans ceux des responsables des fédérations qui sont pour la plupart en rupture avec le Parti socialiste. «Un parti qui va à vau-l'eau, entre histoires de personnes et bourrages d'urnes», dénonce le Parisien Serge Federbusch.

«La Gauche moderne est une gauche ouverte, avec des propositions, contrairement à celle que nous avons quittée», insiste Yves Urieta, ancien maire PS de Pau, en appelant la majorité à être attentive à «la France qui souffre». Pour Marielle Gallo, une des deux députées européennes, «la valeur qui doit guider la Gauche moderne n'est plus le socialisme, mais le social». Gauche moderne a mis 25 commissions en place, de la «flexisécurité» à la construction de l'identité, pour «enrichir les réformes».

«Les socialistes, qui continuent de se déchirer, n'ont pas de projet alternatif», a martelé Jean-Marie Bockel en tendant, une nouvelle fois, la main «aux sympathisants de gauche qui sont en plein désarroi et qui ne sont pas attirés par la gauche de la gauche ou par les Verts».«Nous sommes un permis de voter pour ceux qui ne sont pas d'accord avec tout, mais qui se retrouvent dans nos réformes, a conclu le ministre d'ouverture. Ils ont le sentiment, en se rapprochant de nous, qu'ils ne sont pas les seuls de la gauche à le faire…»

 

AFP 21 09

 

STRASBOURG — Le secrétaire d'Etat à la Justice Jean-Marie Bockel a estimé samedi que la Gauche moderne (GM) qu'il préside est "une sorte de permis de voter" pour les nombreux déçus de la gauche.

Deux ans après la création de ce petit parti allié à l'UMP, l'ancien élu socialiste a estimé que les dirigeants du PS "laissent un champ de ruines qui conduit beaucoup de sympathisants à se détourner durablement du parti socialiste. "Or, a-t-il argumenté, tous ne sont pas attirés par la gauche de la gauche ou les Verts, assez dogmatiques".

"Nous constituons en fait une sorte de permis de voter, un sas vers la majorité pour des gens de gauche qui ne sont pas forcément d'accord avec tout mais qui sentiront qu'en se rapprochant de nous, elles ne sont pas les seuls de gauche à le faire", a-t-il déclaré.

"Les réformes de Sarkozy ne sont pas conservatrices et souvent elles poursuivent des idées d'une gauche européenne", a-t-il ajouté.

M. Bockel s'est exprimé samedi après-midi devant 300 personnes à l'occasion des 2e Journées nationales du parti organisées à Mulhouse. "Nous sommes deux fois plus nombreux qu'il y a un an", s'est réjoui le président de Gauche moderne.

A propos des régionales, il a indiqué à l'AFP que des membres de GM seraient présents sur les listes régionales d'union dès le premier tour. "Nous avons une surface nationale suffisante pour avoir des candidats partout, même s'ils ne seront pas éligibles partout".

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 08:07


INTERVIEW - Le président de La Gauche moderne tempère fortement ses critiques sur l'élargissement à droite.

Le Figaro du 19 08 09
 

LE FIGARO. - Vous avez estimé, la semaine dernière, que l'ouverture à droite risque de «faire tanguer» la majorité. Êtes-vous toujours aussi critique sur ce sujet ?
Jean-Marie BOCKEL. - Je suis d'accord avec cet élargissement car la ligne politique incarnée par le président reste inchangée. L'élargissement permet de créer une dynamique, comme on l'a vu lors des élections européennes de juin.


Pourquoi alors avoir réagi si vivement à l'entrée du MPF et de Chasse Pêche Nature et Traditions dans le comité de la majorité ?

Mes relations avec Xavier Bertrand et Jean-Claude Gaudin ont toujours été constructives. Nous devons continuer à travailler de manière positive en réfléchissant à une plate-forme dans laquelle chacune des composantes de la majorité pourra se retrouver. En revanche, ce serait une erreur de n'être que dans une démarche anti-PS.


Philippe de Villiers vous a-t-il finalement contacté ?

Je n'ai reçu aucun appel de lui.


Les adhérents de La Gauche moderne ont-ils réagi à cet élargissement ?

Avec 1 500 adhérents, La Gauche moderne n'est encore qu'une petite formation. Mais j'ai tout de même eu des retours assez nombreux et plutôt inquiets de quelques-uns. J'ai envie de leur dire : acceptons cet élargissement, ne soyons pas sectaires ! En revanche, soyons présents, exigeants et convaincants dans le débat. Après tout, lorsque nous sommes entrés dans la majorité, nous n'avons pas eu à subir de sectarisme.


Jean-Claude Gaudin vous invitait hier dans les colonnes du Figaro à faire quelques concessions. Que lui répondez-vous ?

Je suis tout à fait d'accord avec Jean-Claude Gaudin. Si La Gauche moderne a pu obtenir l'élection de deux députés à Strasbourg, c'est grâce à la majorité. Et si la majorité a pu réaliser d'aussi bons scores, c'est aussi grâce à ses alliés. N'oublions pas que pour les déçus du PS qui hésitent à voter UMP, La Gauche moderne est un « permis de voter » pour la majorité présidentielle. L'alliance est donc gagnant gagnant de part et d'autre.


Christine Boutin réclame 40 élus aux régionales de 2010 pour son Parti chrétien-démocrate. Que demande La Gauche moderne ?

Pour les européennes, nous n'avions pas demandé de places éligibles. Nous souhaitions seulement être présents sur toutes les listes et obtenir ici ou là des places de bascule. Cette stratégie a bien fonctionné puisque nous avons finalement envoyé deux de nos candidats au Parlement de Strasbourg. Aux régionales, je souhaiterais que La Gauche moderne soit présente à différentes places, éligibles et non éligibles sur l'ensemble des listes. Mais je ne demanderai pas un nombre de places comme Christine Boutin.


Comment se sont passés vos deux premiers mois de secrétaire d'État à la Justice ?

J'ai vécu quinze mois de bonheur à la Défense et aux Anciens Combattants. Quand j'ai été nommé Place Vendôme, il m'a fallu trouver mes marques. Je pensais avoir des attributions que je n'ai finalement pas eues. Je fais avec beaucoup de plaisir ce que ma ministre de tutelle me demande de faire, et je compte être présent sur tous les sujets car je n'ai pas d'attributions limitatives
.

Jean-Marie Bockel
Le Figaro

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Published by Jean-Marie Bockel - dans La Gauche Moderne
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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 08:28


La Gauche
Moderne est le prolongement  d’un club politique nommé « Gauche Moderne »   fondé en 1999 par Jean-Marie Bockel, maire de Mulhouse, à l’époque député socialiste du Haut-Rhin et aujourd’hui secrétaire d’Etat à la justice.

Autour de lui, quelques amis pour la plupart aussi membres du parti socialiste, proches de Michel Rocard, de Dominique Strauss-Kahn, voire de Laurent  Fabius, qui n’en étant qu’au début de ses contorsions idéologiques, et de ses postures multiples, s’affichait encore comme moderne. Ce club, seul à gauche, revendiquait l’étiquette, souvent considérée comme un oxymore,  de « social-libéral »,  exprimant des valeurs comme la responsabilité et la solidarité, affirmant la complémentarité nécessaire entre droits et devoirs, entre concurrence et régulation, entre marché et rôle de l’Etat, un Etat qui devait être impérativement allégé et modernisé, sans perdre pour autant sa capacité à fixer les objectifs, à montrer la voie, à s’affirmer comme le garant du progrès et de la justice . Sur ces thèmes, il   organisa des débats publics, publia des articles et des textes fondamentaux, élabora des  projets, engagea des relations suivies avec des clubs sociaux libéraux européens, notamment blairistes comme ‘Policy Network », et s’installa, modestement mais visiblement dans le paysage intellectuel et politique Français. La gauche moderne passait d’un concept un peu vague à une « marque » bien identifiée, au moins par les spécialistes, et représentée par celui que beaucoup appelaient alors le « Tony Blair français », Jean-Marie Bockel.  Sans être faux, c’était bien sûr exagéré, mais  si  flatteur !  S’investissant aussi dans la vie du parti socialiste, dont il représentait un  courant, abusivement traité de droitier,  « Gauche Moderne » fut à l’origine de contributions soumises au débat à l’intérieur du parti et présenta une motion intitulée « pour un socialisme libéral » au congrès du Mans en novembre 2005. Motion dont le  score fût modeste – moins de 1% - mais qui avait été remarquée à l’époque et signalée, notamment par Max Gallo, comme la plus charpentée, la plus cohérente et la plus nouvelle des motions présentées.

En tous cas ce score montrait qu’il était inutile de continuer à tenter de rénover le parti socialiste ou  d’en modifier la trajectoire. Dès cette époque il était clair que ni la rénovation de la gauche, ni l’action pour la réforme  ne pouvaient venir du Parti socialiste. C’est ailleurs qu’il fallait agir.   Certains d’entre nous le quitteront dès la fin 2005,  d’autres plus tardivement, pendant la campagne présidentielle de  Nicolas Sarkozy ou après son élection.  En tous cas, pour  tous, cette élection représenta un moment décisif de la vie politique, le moment où les lignes pouvaient bouger, où les anciennes frontières pouvaient éclater, où des choix nouveaux et des chances nouvelles s’offraient. Cette élection, si l’on accordait foi à la campagne menée, pouvait représenter une chance de débloquer notre pays et d’ouvrir la voie du changement.

L’essentiel des membres du club « Gauche Moderne », approuvèrent le choix de Jean-Marie Bockel d’entrer dans le gouvernement de François Fillon, et   l’accompagnèrent, sans réserves, dans sa démarche en faveur d’une politique de réforme et de modernisation de la France.  Avec d’autres, venus d’horizons différents, du centre aux chevènementistes,  mais faisant une analyse comparable, et décidés eux aussi à rompre avec le passéisme et le dogmatisme qui avaient pu tenailler leurs propres organisations, avec des militants associatifs, avec des acteurs économiques et sociaux,  ils décidèrent de créer un parti politique cette fois-ci,  «  La Gauche Moderne ».

Parmi les ministres de gauche nommés par Nicolas Sarkozy, seuls Eric Besson et Jean-Marie Bockel (exclu pour cette raison du parti où il avait milité pendant plus de 30 ans) ont choisi de créer un mouvement politique. Mais alors qu’Eric Besson, après avoir hésité, choisissait (avant d’adhérer, à la surprise de beaucoup, à l’UMP !) de limiter « les Progressistes » à un club se manifestant essentiellement par des conférences ou des débats -  souvent de qualité -  Jean-Marie Bockel transformait  son  club en un véritable parti politique,  avec congrès fondateur, motion d’orientation soumise au vote des militants, élection des organes dirigeants, organisation structurée en région et dans la plupart des départements, interventions sur tous les sujets politiques d’actualité, commissions qui travaillent –et publient- sur des sujets comme l’éducation, la sécurité, l’économie,  présentation de candidats aux élections. Un site national (http://www.lagauchemoderne.org)  et plus de 10 sites de fédérations relaient les activités et les positions de La Gauche Moderne et permettent un contact avec militants et sympathisants. Ce parti, qui représente le pilier de gauche de la majorité présidentielle (aux côtés des deux autres piliers que sont  l’UMP pour la droite et le Nouveau Centre), pilier nécessaire à sa victoire et donc à la poursuite de sa politique de réforme, a commencé à se manifester publiquement dès novembre 2007, et  a été officiellement fondé lors du  Congrès tenu à Suresnes les 29 et 30 novembre 2008. A ce jour, avec un ministre, un sénateur (Daniel Marsin), deux députés européens (Marielle Gallo et Michèle Striffler), une centaine d’élus municipaux (bientôt des dizaines d’élus régionaux),  1.300 militants regroupés en plus de soixante  fédérations, et de nombreux sympathisants, ce jeune parti commence à compter dans la vie politique de notre pays.



Marc d'Héré

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 15:48

Pour une Gauche moderne

Philippe Petit France-Antilles Martinique 17.07.2009

Je n'ai pas voté Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007. Les valeurs d'ouverture, de tolérance, de liberté auxquelles je suis attaché, traditionnellement de Gauche, étaient portées au deuxième tour par la candidate du Parti socialiste.

Et même si on pouvait douter de ses qualités de Femme d'Etat..., je suis resté fidèle à la ligne tracée par mon parti qui portait alors le nom de MLM (Mouvement Libéral Martiniquais) ; ligne qui souhaitait ardemment une union de la Gauche martiniquaise non indépendantiste par delà les querelles de chef.

Ligne hélas utopique, puisque visiblement, ni les chefs de partis ni leurs lieutenants ne désiraient s'entendre et entretenaient de manière factice des oppositions fratricides et stériles aussi bien au Conseil général que dans les Communautés d'agglomération.

Ligne hélas stérile, puisque au nom de l'idéologie, le mot libéral de notre mouvement, mot libertaire -et donc de gauche, s'il en faut-, n'était pas reconnu comme tel au nom du politiquement correct... par les intellectuels français et donc... par nos intellectuels locaux pourtant non assimilationnistes...

Ligne hélas irréaliste, puisque conformément à la fameuse phrase de Staline, « le Pape combien de divisions ? » , ces partis qui ne se veulent surtout pas Staliniens, excommuniaient un des leurs, qui simplement n'avait pas de mairie à leur apporter dans la besace de l'union.

Aujourd'hui, je suis donc encore plus libre pour écouter, entendre et analyser des propos qui viennent de l'autre camp sans y mettre des a priori idéologiques, voire voter autrement et me réserve après des années de politique loyale le droit, ou mieux, le devoir d'ouverture vis-à-vis du gouvernement actuel, voire de son parti l'UMP, mettant l'Outre-mer devant ses responsabilités dans la France moderne.

Après assemblée générale et débat, notre mouvement libéral proche des aspirations du peuple et non pas de ses élites, faisait donc peau neuve et prenait le nom de Mouvement Libéral Populaire, s'affiliant à un parti national plus proche de sa philosophie, « La Gauche Moderne » , présidé par Jean-Marie Bockel, libéral socialiste et actuel secrétaire d'Etat à la Justice et aux Libertés.

 

La Posture

Le 18 Décembre 2008, 5 ans après la consultation populaire du 7 décembre 2003 sur la Collectivité unique, art 73, ces mêmes élus de gauche qui étaient à l'époque tous pour l'article 73 -indépendantistes compris-, décidaient de changer de braquet en embarquant sur l'article 74. Quelle mouche les avait donc piqués ?

Sachant que le gouvernement fidèle à sa ligne réformatrice avait saisi la commission Balladur en charge de la réforme des collectivités locales -et donc proposait enfin une Collectivité Unique à la place de la Région et du Département dans le cadre de l'article 73- il leur fallait à tout prix exister face au Président de la République française : « nou pa piti pasé pèson » .

Ainsi naquit pour une question de posture la volonté de saborder dès le départ une question qui quelque temps auparavant faisait l'unanimité de la classe politique martiniquaise hormis quelques frileux de la droite FMP.

Dès lors, ce fut la course au plus disant pour se parer du label officiel de l'autonomie Césairienne, alors que nous le sommes déjà en grande partie depuis les lois de décentralisation de 1982 qui avaient valu à Césaire de prononcer le moratoire après l'élection de Mitterrand en 1981.

Autonomie marquée par trois avancées majeures :

- La suppression de la tutelle administrative,

- Le transfert du pouvoir exécutif pour le Département et la Région,

- La transformation de la Région en collectivité territoriale inscrite dans la Constitution : la loi constitutionnelle du 28 mars 2003 pose le principe de l'autonomie financière des collectivités, leur droit à l'expérimentation et institue le référendum décisionnel local ainsi que le droit de pétition pour les électeurs.

Dans ce cadre, l'article 73 autorise de surcroit les collectivités concernées à avoir une habilitation pour adapter les lois et règlements applicables de plein droit dans le champ de leur compétence, ou une habilitation pour fixer elles-mêmes les règles applicables sur leur territoire. Que demander encore sur le plan de l'autonomie alors que le 74 n'apporte rien de plus sur le plan des compétences à choisir ? (article74, 4ème alinéa).

L'imposture

En outre, l'article 74-1 n'apporte aucune garantie d'application de plein droit des lois demeurant de la compétence de l'Etat qui « peut, par ordonnances étendre, avec les adaptations nécessaires les dispositions de nature législative en vigueur en métropole » . Il peut donc, mais n'a aucune obligation, d'autant plus que « les ordonnances sont prises en conseil des ministres après avis des assemblées délibérantes et du Conseil d'Etat » .

Qui prendrait le pari aujourd'hui que le Président Sarkozy, avec les caisses de l'Etat vides actuellement et certainement pour quelques années encore, augmenterait automatiquement le SMIC au 1er juillet chaque année des fonctionnaires d'Etat ou les prestations indexées sur le SMIC des titulaires des minima sociaux dans une collectivité autonome 74 ?

Notre mouvement ne pouvait donc être complice de cette imposture ; car en effet, pour pallier ce risque, faut-il déjà avoir un potentiel fiscal important. Avec une population en majorité en chômage, vivant du RMI et des jobs, il paraît pour le moins aléatoire de penser que le carnet de commande augmenterait du jour au lendemain, sauf à casser les prix et donc à diminuer le niveau de vie!

Comme nous le rappelions plus haut, l'immense Césaire lui-même à osé prôner le moratoire. Sans être un exégète de sa pensée, aurait-il soutenu le 74 aujourd'hui ? Je n'en suis pas sûr. Le discours fondateur de son parti, le PPM en 1958, prônant la reconnaissance constitutionnelle du mot région dans une France fédérée d'Etats et de Régions, a été pris en compte en grande partie entre les réformes de 1982 et 2003.


Compétences minimum obligatoires : transport, environnement

C'est la raison pour laquelle le MLP prône sans ambages (et avec moins d'élus que ne le propose le Congrès, -nous pensons que 60, y compris l'exécutif, est un maximum-) une Collectivité Unique, une Assemblée Unique, un Exécutif responsable devant l'Assemblée, dans l'article 73 avec des compétences propres sur le transport et l'environnement au minimum.

Tout le monde reconnait la nécessité d'un transport par rail et par mer, d'une dépollution des sols propice à la création d'une industrie agroalimentaire basée sur les racines (ignames, dachine, patate douce, etc...), et des rivières et zones côtières. Nous aurons l'occasion de nous étendre sur notre projet lors des échéances à venir.

Ainsi que le Président de la République le rappelait, le tourisme, vecteur de notre croissance ne peut venir doper l'emploi qu'une fois les infrastructures de transport et d'industrie dépolluée réalisées...

Un président fédérateur... et fédéraliste

En tournant le dos à l'immobilisme et à l'assistanat, en acceptant le principe d'une consultation populaire et en procédant par étapes, le président de la République a clairement et démocratiquement ouvert le chemin de la responsabilité des Outre-mer et plus particulièrement de la Martinique au sein de la République Française.

En parlant d'une réforme globale des collectivités territoriales de la France hexagonale et de l'Outre-mer, donc de la Martinique, en s'appuyant sur la déconcentration des services administratifs aux mains d'un préfet plus fort, en parlant de l'unité et de la singularité au sein de la République, le Président de la République fait l'éloge du fédéralisme, synthèse de l'assimilation et de l'autonomie.

Viendra sans doute le jour ou la Constitution française, dans ses articles premiers, non seulement parlera d'une Constitution Fédérale, mais inclura les notions de peuples (au pluriel) de France et d'emblèmes régionaux flottant officiellement et sans complexe à côté du drapeau tricolore bleu blanc rouge comme cela se fait déjà en France sans problème en Corse, au pays Basque ou en Bretagne...

Dans cette volonté, le Mouvement Libéral Populaire prendra donc toutes ses responsabilités devant le peuple martiniquais et lui donne rendez-vous au mois d'Octobre, à la fin des états généraux de l'Outre-mer, pour lui indiquer son point de vue sur la consultation populaire à venir en fonction de la ou des questions posées. D'ici là, nous vous souhaitons d'excellentes vacances.

France-Antilles.fr

 

 

Politicorama : De Saint-Cyprien aux communistes



Saint-Cyprien : le dossier UMP avance
Les élections de Saint-Cyprien, dont la commune est actuellement gérée par une délégation spéciale de trois membres, se dérouleront les 6 et 13 septembre prochain.
Quelques réunions publiques ont déjà eu lieu. On sait aussi, parce que c'est lui qui nous l'a soufflé, que Thierry Del Poso, un des opposants de la municipalité sortante, vient d'obtenir, sans trop de mal, l'investiture du Nouveau Centre.
Mais quid de l'investiture courue de l'UMP ? Ce soir, justement, le parti présidé par Daniel Mach organise une réunion des militants de Saint-Cyprien sur le territoire de la commune. Y sont attendues entre 100 et 150 personnes. La décision quant à l'investiture sera prise la semaine prochaine.
"Nous avons à coeur de redorer l'image de la ville, mais aussi de la politique locale, estime Daniel Mach. Nous nous devons de passer devant et d'être le bouclier de l'UMP. Nous nous engagerons derrière un candidat pour le porter vers la victoire." A droite, ils sont déjà pléthore de candidats : Pierre Fontvieille, Claudette Guiraud, tous deux issus de la même équipe majoritaire, Thierry Del Poso et Jean Roméo.

Perpignan : le PC persiste sur le "tout à gauche"
Par la voix de François Fiter, secrétaire de la section de Perpignan et soeur de Nicole Gaspon seule élue communiste dans la municipalité, le PC revient à la charge sur "le rassemblement de la gauche clairement à gauche" et réaffirme "qu'on ne fait pas une politique de gauche avec la droite" . Si l'on pense aux bisbilles avec le Modem d'avant élection, il est aussi question de l'ouverture bien sûr. "Le récent ralliement de Romain Grau à Jean-Paul Alduy est de ce point de vue édifiant, et ce n'est "fustiger" ni "humilier" personne que de le constater."
Le PC continue de proposer fortement "la construction d'un front de gauche, large et offensif".
Enfin, le PC signale, à l'intention de ses colistiers, qu'il ne se privera pas de parler en son nom, comme Nicole Gaspon l'a d'ailleurs déjà fait. "Il ne s'agit pas de refuser le travail collectif au sein du groupe de gauche, mais, pour nous, ce travail doit être à l'image de notre conception de l'union : solidarité et autonomie, les diverses sensibilités sont un facteur de richesse, elles doivent être respectées. Nous sommes farouchement opposés à tout alignement inconditionnel, farouchement attachés à notre liberté de parole et de jugement."

La Gauche moderne satisfaite
S'il est vrai que l'ouverture est ostensible en ce début de mandat (lire ci-contre), Jean-Paul Alduy en avait posé les bases lors du court mandat précédent (mars 2008 – avril 2009).
Car Jean-Marcel Rostand, élu sur la liste Alduy en juin, tout comme en mars 2008, est un des représentants locaux du parti de Jean-Marie Bockel (ministre d'ouverture de Nicolas Sarkozy) : la Gauche moderne.
Jean-Marcel Rostand se satisfait de la victoire de Jean-Paul Alduy. "La Gauche moderne est associée à se succès populaire avec deux colistiers adhérents dont un élu."
Et il ironise sur ses anciens camarades du PS. "Force est de constater que les dirigeants de la gauche classique ont, une nouvelle fois, ridiculisé un courant d'idées pourtant bien présent et digne. Ils ont remplacé leur programme par un discours de haine que les électeurs n'ont pas suivi."

 

L’indépendant.com

 

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 20:11

Le 11 juin 2009...EXTRAITS
...


Roselyne FEBVRE
.- Bonjour et bienvenue dans Politiques. Notre invité, notre premier invité, est Jean-Marie Bockel. Bonjour.

Jean-Marie BOCKEL.- Bonjour.


Roselyne FEBVRE
.- Vous êtes Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants. Je voudrais une réaction, à la mort du Président Omar Bongo, est-ce que c’est une perte pour la France Jean-Marie Bockel ?

Jean-Marie BOCKEL.- C’est un départ, le départ de quelqu’un qui a compté beaucoup dans la relation entre à la fois la France et l’Afrique, qui a compté beaucoup aussi en Afrique. C’est un peu le vieux sage de l’Afrique qui s’en va et je pense que le jour où on racontera son histoire, lorsque les historiens raconteront le rôle qu’il aura joué pendant ces quarante ans, on verra que souvent, il a été facteur de paix, de réconciliation et il a aussi certainement souvent aidé notre pays et défendu nos intérêts, il faut le dire.

Roselyne FEBVRE.- Oui, mais est-ce qu’on peut parler de sagesse ? Alors, peut-être que Machiavel aurait parlé de raison d’Etat, c’est ce que l’on peut appeler sagesse en politique. Mais, effectivement, la paix, dans une région quand même très compliquée, mais il a quand même souvent confondu son portefeuille personnel avec celui des caisses de l’Etat. Il a arrosé avec de la manne financière, ses adversaires, est-ce qu’on peut parler de « sage » ?

Jean-Marie BOCKEL.- C’est pour cela que je parle du travail des historiens, parce qu’il ne faut pas tout mélanger. Aujourd’hui, l’Afrique est confrontée à beaucoup de maux, mais pour qu’il y ait du développement, il faut qu’il y ait la paix. Reconnaissons qu’il a été plus souvent facteur de paix que fauteur de guerre. Donc, ça, c’est les choses les plus importantes. Après, l’Afrique est l’Afrique.

...........

Roselyne FEBVRE.- Bien sûr. Vous étiez quand même ministre de la Coopération et vous avez été brutalement évincé de ce ministère pour vous retrouver aux Anciens Combattants, après avoir critiqué les réseaux de la “Françafrique”, vous aviez déclaré signer l’acte de décès de la “Françafrique”. Ça a déplu à Bongo, ça vous a coûté votre place.

Jean-Marie BOCKEL.- Moi, je vous laisse la responsabilité de vos propos sur les causes de mon départ. Mais, je pense vraiment que, comment dirais-je, là aussi, il faut faire la part des choses. Moi-même, j’ai accepté, comme vous dites, la raison d’Etat, c’est-à-dire en fait, le souci, à un moment donné, de ce qui apparu comme étant l’intérêt de la France par rapport à nos relations avec ces pays. Mais, au fond, l’essentiel, c’est quoi ? L’essentiel, c’est que le souci, le souhait, la volonté que la relation change, cela existe toujours. On voit bien que les choses évoluent, commencent à évoluer, finiront bien par évoluer. Il faut inscrire cette démarche dans la durée. Il faut inscrire les discours du Président de la République sur ce sujet dans la durée. Les choses ne se font pas du jour au lendemain.

Roselyne FEBVRE.- Est-ce que la mort d’Omar Bongo signe la fin de la “Françafrique”, d’après vous ?

Jean-Marie BOCKEL.- Je ne pense pas que d’abord, il faille réduire cette question à une personne. Ensuite, je pense que les choses vont continuer à évoluer étape par étape. Le souci principal que l’on peut avoir aujourd'hui, c’est que ce pays, qui est un pays où il y a la paix, ce pays qui a joué un rôle important dans cette région de l’Afrique, puisse passer le cap de l’après Bongo dans les meilleures conditions possibles. C’est cela, le souci principal. Le reste, il y aura d’autres évolutions, certainement.


.......
Roselyne FEBVRE
.- Alors, dernière question, et puis après, on passera à autre chose, bien sûr. Valéry Giscard d’Estaing en a profité, par la mort de Bongo, pour lâcher sa petite bombe à propos de Jacques Chirac en disant qu’Omar Bongo avait financé la campagne de Jacques Chirac en 1980. Est-ce que c’est vrai, est-ce que c’est faux, est-ce que c’est probable, d’après vous ?

Jean-Marie BOCKEL.- Franchement, moi, je n’en sais rien, mais ce qui est certain, c’est qu’à certaines époques, les modes de financement des formations politiques n’étaient pas aussi clarifiés qu’ils ne le sont aujourd'hui, et cela vaut pour toutes les formations politiques. A partir de là, c’est aussi une histoire qui a besoin d’être écrite, certainement. Ce n’est pas grande Histoire. C’est la petite histoire. Moi, je ne nierai pas que ces choses-là aient pu exister. Aujourd’hui, en tout cas, moi, je suis très heureux de vivre dans un pays et dans une démocratie où le financement des formations politiques, des campagnes électorales – on sort d’une campagne électorale – ont été clarifiés. C’est tout de même beaucoup plus agréable et beaucoup plus clair et c’est tant mieux.

Roselyne FEBVRE.- Voilà, on dit que, effectivement, Bongo a arrosé tous les politiques français. Est-ce que d’après vous, il aurait financé les campagnes socialistes et en particulier celle de François Mitterrand ?

Jean-Marie BOCKEL.- Franchement, je n’en sais rien.  Moi, j’ai connu des époques où la grande distribution, le commerce contribuaient au financement des partis politiques français. On a connu tout cela. Et puis, peu à peu, on a pris des lois, en France, qui ont été de plus en plus précises et restrictives, qui fait qu’aujourd’hui, personne de censé ne s’aventurerait dans des modes de financement parallèles. Voilà, c’est tout. Les temps ont changé, disons cela.

Roselyne FEBVRE.- Dernière question, justement, est-ce que les temps ont changé dans le sens où Omar Bongo s’est fait hospitalisé en Espagne et non en France, où il fait l’objet d’une plainte, pour avoir confondu effectivement les caisses de l’Etat et son bien propre ? Est-ce que cela veut dire que les choses sont en train de changer ?

Jean-Marie BOCKEL.- Assurément, les choses sont en train de changer et nous sommes dans un pays où la justice fonctionne de manière sérieuse, indépendante, où le parquet, lorsqu’il doit faire son travail, le fait en fonction de critères objectifs et sérieux. Je crois qu’il ne faut pas fantasmer sur ces questions.


...........
Roselyne FEBVRE
.- Alors, on va parler du Parti socialiste. Vous êtes un ancien Socialiste et vous êtes passé à l’ennemi, chez Nicolas Sarkozy, enfin pour les socialistes. Les socialistes, qui sont en pleine déroute, après ces élections européennes. Est-ce que vous regrettez d’être parti du PS ?

Jean-Marie BOCKEL.- Là, maintenant, deux ans après, franchement non. D’abord, quand vous dites « passez à l’ennemi », c’est un peu ça le problème. Les socialistes ont continué, plutôt que d’écouter les sages conseils que j’avais tenté de leur donner à l’époque où j’étais encore au PS, de se rénover en profondeur, de faire preuve d’un petit peu d’audace, de regarder le monde tel qu’il était, ils ont continué à penser que la diabolisation de Nicolas Sarkozy – passer à l’ennemi – pouvait être un substitut à leur absence de propositions et à leur absence d’unité ou alors, une unité de façade les dernières semaines, entre Ségolène et Martine, qui n’a pas fait illusion et qui n’a pas suffi. Donc moi, je ne suis pas heureux de ce qu’il se passe, parce que je pense très sincèrement, vous le savez, j’ai passé 34 ans au Parti socialiste, je pense qu’il est bon pour la démocratie française, pour sa vitalité, pour la confrontation démocratique, que le PS enfin se rénove. Cela passera peut-être un jour par un saut générationnel. Cela passera surtout par une rénovation de la pensée socialiste, à l’instar de ce qu’ont fait tous les partis socialistes en Europe. Mais cela, malheureusement, en deux ans, cela ne s’est pas fait. Et donc, moi, je ne regrette pas d’avoir rejoint le Président de la République, d’avoir rejoint l'ouverture. J’ai voulu donner un sens politique à ma démarche en créant la Gauche moderne.


Roselyne FEBVRE
.- Etre utile.

Jean-Marie BOCKEL.- C’est-à-dire une formation politique qui est l’aile gauche de la majorité, mais qui est force de propositions et je suis beaucoup plus à l’aise dans cette démarche aujourd'hui, que si je n’étais resté au Parti socialiste, où je m’étais bien rendu compte qu’on ne pouvait plus rien faire. C’est une fin de cycle, aujourd'hui, le Parti socialiste.

Roselyne FEBVRE.- Vous les regardez avec quel sentiment ? Est-ce que c’est de la compassion, de la tristesse ?

Jean-Marie BOCKEL.- J’ai gardé beaucoup d’amis au Parti socialiste. Il y a des gens de qualité, il y a des gens intelligents qui, eux-mêmes, se sentent bloqués et j’ai plus un sentiment… non, compassion, c’est proche de l’arrogance. Je n’ai pas d’arrogance. Une certaine tristesse, parce que, au fond, ce sont des gens qui auraient pu faire le même choix que le mien. On aurait peut-être pu le faire ensemble. Si on l’avait fait ensemble, d’ailleurs, on serait aujourd'hui encore plus forts au sein de la majorité, pour faire entendre nos idées, pour faire vivre cette sensibilité de gauche. Oui, un sentiment de tristesse et de gâchis.  



Roselyne FEBVRE
.- Qu’est-ce qui cloche, dans le fond, au Parti socialiste ? Qu’est-ce qu’il ne va pas ? Est-ce que c’est un parti qui est totalement ingouvernable, où il y a finalement autant d’avis que de gens ? Ne faut-il pas un vrai chef, mais à chaque fois, il s’y casse les dents : François Hollande, dix ans, s’y est cassé les dents. Martine Aubry, visiblement, c’est trop tôt, mais…

Jean-Marie BOCKEL.- Vous savez, on s’y casse les dents peut-être parce que, à un moment donné, on n’ose pas rompre avec le passé. Moi, je les connais très bien. Je ne veux pas ressasser le passé, mais j’en ai souvent parlé avec tous. On parlait tout à l’heure de la sagesse de Mitterrand, moi, j’ai été fier d’être dans ses gouvernements à l’époque, mais au fond, j’ai l’impression qu’ils font parfois du Mitterrand sans Mitterrand, à une époque qui n’est plus la même. Mitterrand disait : « Le Parti socialiste se prend par la gauche. On accède au pouvoir et ensuite on avise ». C’était une autre époque.


Roselyne FEBVRE
.- Donc, il leur manque un Mitterrand.

Jean-Marie BOCKEL.- Aujourd’hui, ils pensent qu’il faut réitérer les mêmes préceptes, alors que moi, je pense que le monde a changé, qu’aujourd’hui, ce qui est important, c’est peut-être de faire preuve des qualités dont Mitterrand a su faire preuve en son temps, qui étaient des qualités d’audace, de prise de risques. Aujourd’hui, quand vous prenez certains partis socialistes européens, qui étaient plus archaïques que le PS et qui ont su, à un moment donné, se transformer en profondeur, parce que des leaders ont pris le risque, le risque de perdre, le risque d’être minoritaire, pour rebondir ensuite. Ça, ces responsables socialistes qui sont de ma génération, que je connais, qui sont des gens intelligents, de qualité, pour la plupart d’entre eux, ils n’ont pas osé. Et même Dominique Strauss-Kahn, après l’échec de Jospin, au fond, il n’a pas osé. C’est cela qu’ils paient aujourd'hui, tout simplement.

Roselyne FEBVRE.- Alors, les socialistes se défendent beaucoup en disant : « Il nous faut d’abord un projet, avant un homme ou une femme providentiel(le) ». Mais, est-ce qu’il ne faut pas d’abord un homme providentiel ou une femme providentielle pour incarner un projet, justement, comme l’a fait Mitterrand ?

Jean-Marie BOCKEL.- Je vais vous dire, les deux vont de pair, parce que la prise de risques pour avancer des idées nouvelles, c’est forcément des hommes ou des femmes qui doivent l’incarner, à un moment donné. Donc, vous savez, la politique, c’est d’abord le mouvement des idées et les idées, elles sont forcément toujours portées, incarnées par des personnes. Donc, tout cela, cela va de paire. Les personnes, elles sont là. Les idées, on voit ce que pourraient être les idées d’une gauche rénovée. Moi, je considère qu’aujourd’hui, les idées de la gauche moderne, donc d’une gauche d’aujourd’hui, qui se retrouve à la fois dans des réponses à la crise, dans un équilibre à trouver entre la nécessaire solidarité et la création de vraies richesses, sans lesquelles il ne peut pas y avoir de partage, ces idées-là, aujourd'hui, en France, c’est autour de Nicolas Sarkozy qu’on peut les porter, qu’on peut les incarner, parce que Sarkozy est un homme de droite, mais ce n’est pas un conservateur. C’est quelqu’un qui croit profondément dans l'ouverture. D’ailleurs, une des raisons de l’audience que nous avons eue pendant les européennes, même s’il y a eu beaucoup d’abstentions, même si c’est vrai, nous avons plus mobilisé notre camp, certainement, que ceux qui aujourd'hui sont inaudibles, mais une des raisons pour lesquelles nous l’avons mobilisé, c’est aussi, qu’il y a eu des réformes, que les engagements ont été tenus et c’est aussi le fait qu’aujourd’hui, l'ouverture prônée par le Président depuis deux ans, apparaît comme un élément stratégique durable.


Roselyne FEBVRE
.- C’est lui qui a tué le PS en fait ? Il a tué l’opposition ?

Jean-Marie BOCKEL.- Et nous, l’aile gauche de la majorité, moi-même avec la Gauche moderne, nous pouvons en témoigner. Nous l’incarnons aujourd'hui. On ne veut pas tuer l’opposition. Ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est que aujourd'hui, un certain nombre d’idées de gauche, c’est au sein de la majorité, y compris pendant l’élection européenne, que nous avons pu vraiment les défendre en termes de propositions. Et le parti la Gauche moderne va continuer à être sur des questions de sécurité, de prévention, des questions d’éducation, des questions de justice.

Roselyne FEBVRE.- Mais, vous allez être noyé dans la majorité. Donc quel avenir ? Est-ce que vous n’êtes pas condamné à être une force d’appoint et à amener des voix, finalement ?

Jean-Marie BOCKEL.- Je préfère être une force d’appoint respectée, reconnue, pouvant apporter des idées, que pas de force du tout. Aujourd’hui, vous l’avez dit vous-même, les formations de gauche, en France, qu’est-ce qu’elles apportent ? En quoi les gens peuvent s’y reconnaître ? Nous, au moins, à un moment où il est utile de se rassembler, d’être unis pour moderniser la France… L’objectif numéro 1, ce n’est pas finalement, notre petite existence, notre petit fonds de commerce. L’objectif, aujourd'hui, c’est de contribuer à la modernisation du pays et de le faire pas simplement de manière de droite, conservatrice, que les Français n’aiment pas, mais d’une manière où finalement, toutes les bonnes idées puissent être mises en œuvre.


Roselyne FEBVRE
.- Alors, est-ce que cela veut dire que finalement, aujourd'hui, la gauche, la droite, cela ne veut plus rien dire.

Jean-Marie BOCKEL.- Je n’ai pas dit cela.

Roselyne FEBVRE.- Vous appelez cela Gauche moderne, mais comment la gauche peut exister, dissoute dans la droite ?

Jean-Marie BOCKEL.- D’abord, je ne suis pas pour la confusion générale des idées. Je pense qu’il faut des formations antagonistes. Je pense que les socialistes ont un travail à faire. Laissons-les le faire. Moi, cela n’est maintenant plus mon histoire. Mais, je pense par ailleurs que la majorité présidentielle est crédible parce qu’elle est plurielle.

Roselyne FEBVRE.- Qu’est-ce que vous avez de différent de la droite en vous appelant Gauche moderne finalement ? Qu’est-ce que vous apportez au moulin de l’UMP, la Gauche moderne ?

Jean-Marie BOCKEL.- La Gauche moderne fait vivre, au sein de la majorité et va continuer à faire vivre un certain nombre d’idées qui, traditionnellement, caractérisent la gauche. Je veux dire, des idées de réforme juste, des idées de solidarité. Par exemple, je vous donne un exemple, pour être concret, les questions de sécurité reviennent en force. Moi, je suis Maire, ce sont des questions que je connais bien. C’est parce que j’ai été en son temps un sécuritaire de gauche que je me suis rapproché du Ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui, on est sur ces questions un peu en panne. On se demande comment aller plus loin, sans remettre en cause la nécessaire fermeté.


Roselyne FEBVRE
.- Donc, ce tour de vis vous va ?

Jean-Marie BOCKEL.- Le parti la Gauche moderne que je préside travaille depuis plusieurs mois et nous allons rendre publiques nos propositions, sur quel contenu donner à la prévention de la délinquance dont la gauche parle sans la faire et à laquelle une partie de la droite ne croit pas vraiment. Voilà une piste sur laquelle nous ferons des propositions crédibles et sur lesquelles, la droite, à mon avis, aura intérêt à nous entendre. C’est un exemple.

Roselyne FEBVRE.- Est-ce que cela ne vous choque pas, ce retour sécuritaire, toujours à la veille des élections, et notamment, c’était le cas, tour de vis de Nicolas Sarkozy ?

Jean-Marie BOCKEL.- Non, le discours sécuritaire du Président de la République à la veille des élections, parce que les problèmes se sont posés à ce moment-là, tout simplement, a été un discours républicain dans lequel je me retrouve. Mais, mon devoir à ses côtés, en tant que chef d’une formation politique, c’est de voir comment on peut aller plus loin. Au fond, ce que vous avez parfois du mal à comprendre, y compris vous, les observateurs, c’est qu’on est dans une période particulière où, finalement, les lignes ont bougé et où il est possible, au sein d’une majorité, avec le mouvement populaire, de faire entendre et de faire passer un certain nombre d’idées de gauche, des idées que nous avons, nous, travaillées, adaptées au monde d’aujourd’hui, que la droite ne porte pas, culturellement, qui intéressent le Président. C’est vrai aussi pour les idées traditionnellement portées par les Ecologistes.


Roselyne FEBVRE.
- Ça s’appelle la triangulation. C’est ce que faisaient Blair et Clinton.

Jean-Marie BOCKEL.- C'est ce qu'a fait Blair, c’est ce que, à mon avis, va faire Obama aux Etats-Unis et c’est ce que fait Nicolas Sarkozy en France et il a raison de le faire parce que, regardez, les Français, finalement, s’y retrouvent. Pour eux, pourvu que cela marche, pourvu que l’on sorte de la crise. Pourvu que l’on se modernise. Pourvu que l’on se renforce et que personne ne reste au bord du chemin. La Gauche moderne, son devoir, dans cette démarche, c’est de contribuer à ce que personne ne reste au bord du chemin.

Roselyne FEBVRE.- C’est la fin et je vous demande juste une petite réponse rapide. Il va y avoir un remaniement. Est-ce que vous voulez changer de ministère ? Très vite.

Jean-Marie BOCKEL.- Je suis très heureux là où je suis. Je pense y faire du bon travail. Mais, naturellement, j’ai aussi vocation à…

Roselyne FEBVRE.- A être candidat pour ailleurs ?

Jean-Marie BOCKEL.- Non, mais comme tout un chacun. Je pense que reconnaître l’aile gauche de la majorité, c’est aussi peut-être me permettre d’exercer mes responsabilités dans d’autres domaines. Moi, je suis disponible, mais je suis heureux d’être là où je suis.

Roselyne FEBVRE.- Pour faire quoi ? Qu’est-ce que vous voulez ?

Jean-Marie BOCKEL.- Ecoutez, ce n’est pas à moi de le décider.

Roselyne FEBVRE.- Merci, en tout cas. Merci d’être venu sur le plateau de France 24.

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Published by Jean-Marie Bockel, sur France 24 - dans La Gauche Moderne
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