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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 06:44

 

Questions posées par Olivier Beaumont, dans Le Parisien du 06 07 10...

Alain Joyandet et Christian Blanc ont annoncé qu'ils démissionnaient. Une bonne chose pour le gouvernement ?

 

JEAN-MARIE BOCKEL. Le président de la République et le Premier ministre ont eu raison de clarifier une situation qui devenait intenable pour tout le monde.  A commencer par les intéressés, qui, par cette démission, ont agi avec dignité.

 

Il y aura également un remaniement en octobre. Est-ce que vous vous sentez visé ?

C'est pareil à chaque fois. Il y a des noms qui circulent et on s'aperçoit, au final, que les choses ne se sont pas passées comme elles étaient écrites. Personnellement, je ne me sens pas dans le collimateur.

 

Et Eric Woerth peut-il se sentir menacé ?

Avant d'entrer au gouvernement, je ne le connaissais pas. Aujourd'hui, c'est peut-être celui que j'apprécie le plus parmi les membres de l'UMP. Je n'ai aucun doute sur son intégrité. Dans la tempête, il faut tenir bon et être solidaire. Moi, j'ai connu la période Strauss-Kahn (NDLR : en 1999, à l’époque ministre de l’Economie du gouvernement Jospin, DSK avait dû démissionner après une succession de révélations dans des affaires, notamment celles la Mnef et de la cassette Méry). Et j'ai vu comment certains, dans son propre camp, avaient pris leur distance. Ça m'avait beaucoup choqué et déplu.

 

Vous incarnez la politique d’ouverture, mais êtes-vous encore indispensable ?

L'ouverture a changé. Maintenant, nous sommes dans la mère des batailles : celle de la présidentielle de 2012. Nicolas Sarkozy, pour la poursuite de ses réformes, va avoir besoin d'un marqueur social ancré à gauche. Aujourd'hui, encore beaucoup de gens ne se reconnaissent plus dans le Parti socialiste. Et pour un certain nombre d'électeurs de gauche et de centre gauche, j'incarne avec la Gauche moderne cette sensibilité au sein du gouvernement. C'est ça mon pari.

 

Vous semblez dur avec vos anciens camarades...

J'ai vraiment honte pour eux. Ils se complaisent dans le populisme et ne sont pas porteurs d'un projet. Ils n'ont pas réussi leur mue. Le PS n'existe plus que dans la critique systématique, voire ad hominem.

 

Donc, même si vous quittez le gouvernement, vous continuerez de soutenir Nicolas Sarkozy ? Oui, car il est l'homme de la situation. Il n'y aura pas de retour en arrière. Quoi qu'il arrive, je le soutiendrai.

 

Vous avez pourtant parfois du mal à exister au sein du gouvernement...

Tout le monde le sait : le fait d'être un secrétaire d'Etat sans périmètre précis, c'est une difficulté. Mais je ne me sens pas du tout comme le Petit Chose et encore moins dans la paranoïa ou comme quelqu'un de persécuté. Moi je fais le job, et sans état d'âme !

 

Comment ?

Notamment dans le suivi de la mise en œuvre de la carte judiciaire, une des réformes majeures de la précédente période. Et puis, j'ai engagé des dossiers en lien avec ma sensibilité politique, comme la création des prisons sans barreaux ou encore la prévention de la délinquance des mineurs.

 

 

Jean-Marie Bockel dans Le Parisien

 

 

 

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 17:51

 

Chat Le monde.fr, avec Jean-Marie Bockel, 24 juin 2010

 

EXTRAITS

 

André : Où en est la réforme du juge d'instruction ?

Jean-Marie Bockel : Un travail très important a eu lieu autour de la garde des sceaux, car c'est toute la procédure pénale qui sera réformée (plusieurs centaines d'articles du code pénal). La concertation s'est engagée depuis plusieurs mois. Cette réforme est inéluctable. Reste à en fixer le calendrier en fonction d'un certain encombrement parlementaire actuel. L'avant-projet de réforme comporte de nombreuses avancées en matière de libertés, d'accès au droit, de collégialité dans les décisions importantes, de renforcement des droits de la défense.

Benoit : Croyez-vous que le parquet est indépendant du pouvoir politique ?

Jean-Marie Bockel : Au quotidien, l'indépendance du parquet se manifeste tous les jours, y compris sur des dossiers sensibles. Tous les pays démocratiques reconnaissent la nécessité de donner au parquet des indications sur la politique pénale du pays. Le système français se caractérise par le mode de désignation des magistrats du parquet. La réforme en cours du Conseil supérieur de la magistrature devrait renforcer encore l'autonomie du parquet. La Cour européenne des droits de l'homme ne nous a pas condamnés, mais des évolutions sont possibles, mais elles supposent une réforme de la Constitution.

………..

Clovis : Mme Alliot-Marie propose l'instauration d'un numerus clausus chez les avocats. Il est déjà difficile de trouver un avocat pour un bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, ne pensez-vous pas qu'une telle mesure risque de porter atteinte au droit d'accès à la justice des plus pauvres ?

Jean-Marie Bockel : Cela pose surtout la question, bien réelle, du financement de l'aide juridictionnelle (près de 300 millions d'euros sur le budget de la justice actuellement). C'est pourquoi nous travaillons actuellement, en concertation avec le barreau, à un complément de financement hors budget (de type assurance) qui permettra notamment une présence plus importante de l'avocat lors des gardes à vue dans le cadre de la réforme du code de procédure pénale. Et sans que cette mesure soit réservée aux plus fortunés.

Benoit : Vous présenterez-vous à la présidentielle de 2012 ?

Jean-Marie Bockel : La Gauche moderne, formation politique à l'aile gauche de la majorité, que je préside, n'a pas vocation aujourd'hui à présenter un candidat à l'élection présidentielle. J'ignore si nous allons vers une primaire au sein de la majorité et quel choix nous ferions dans cette hypothèse.

Je n'ai donc pas vocation aujourd'hui à me présenter à cette élection.

Arthur : Que pensez-vous des projets de candidature de Hervé Morin (Nouveau Centre) pour la présidentielle ?

Jean-Marie Bockel : Je peux comprendre l'intérêt d'une candidature qui permettrait, en recueillant des voix allant du centre droit au centre gauche, d'élargir au premier tour les assises de la majorité. Qui est le mieux à même d'incarner, le cas échéant, cette stratégie ? Hervé Morin est-il en capacité de recueillir des voix au-delà de la droite ? M. Borloo n'aurait-il pas davantage ce profil ? Le critère de succès d'une primaire au sein de la majorité, c'est d'élargir la majorité et non pas de mettre le président de la République, s'il se représente, en difficulté alors qu'il doit être nettement en tête au premier tour pour avoir toutes les chances de l'emporter au deuxième.

……..

Gilles : Quels sont les dossiers que vous laisse la garde des sceaux, Michèle Alliot-Marie ?

Jean-Marie Bockel : Faute de périmètre précis dans le cadre de mon décret d'attribution, nous sommes convenus que j'assure le suivi de la mise en œuvre de la réforme de la carte judiciaire, ainsi que les questions européennes. Je me suis beaucoup impliqué sur ces dossiers depuis un an en étant très présent sur le terrain. Cela ne m'empêche pas de m'engager également sur les questions pénitentiaires à travers la mise en œuvre de la nouvelle loi pénitentiaire et en lançant de nouveaux concepts comme celui de prison ouverte. J'ai par ailleurs engagé une réflexion très concrète sur la prévention de la délinquance des mineurs et des jeunes majeurs, qui fera l'objet d'assises à l'automne. Je suis par ailleurs très présent sur les questions parlementaires.

………..

Fred : Quelle est votre position sur le mariage et l'adoption par les couples homosexuels ?

Jean-Marie Bockel : J'ai voté le PACS comme député. Je ne suis personnellement pas favorable au mariage homosexuel, considérant que le PACS, qui est d'ailleurs régulièrement réformé, apporte des réponses suffisantes. S'agissant de l'adoption, je n'ai pas d'opposition de principe à la présence d'enfants adoptés au sein d'un couple homosexuel, mais je suis attaché à l'idée de l'altérité homme-femme, symbolisée par le mariage. C'est, je crois, la position de Sylviane Agacinski, qui a écrit des choses très justes et très mesurées sur ce sujet délicat.

………

Clovis : Le garde des sceaux a évoqué la création d'une nouvelle juridiction pénale, composée exclusivement de magistrats. Or nombre d'avocats préfèrent déjà passer en assises que devant le tribunal correctionnel... Qu'en pensez-vous ?

Jean-Marie Bockel : Cette réflexion – car il s'agit pour le moment d'une simple réflexion – répond à un vrai sujet : l'encombrement des cours d'assises malgré de très nombreuses correctionnalisations d'affaires criminelles et la lourdeur de la procédure. Nous ne sommes qu'au début de cette réflexion, qui passera forcément, si nous devions poursuivre dans cette direction, par la détermination de critères clairs et acceptables pour définir ce qui, dans ce cas, continuerait à relever de la cour d'assises avec jury populaire telle qu'elle fonctionne aujourd'hui depuis plus de deux siècles en France.

L'ancien avocat que je suis souhaite qu'on se donne réellement le temps de la réflexion sur un sujet qui n'est pas aujourd'hui prioritaire.

Alfred : Pensez-vous que votre idéal social-libéral soit en phase avec la politique sarkozyste?

Jean-Marie Bockel : Pour l'essentiel, oui. D'autant que la crise majeure intervenue en 2008 a amené le président sur des positions très volontaristes sur le plan économique et social, tant au niveau français qu'européen (on l'a vu pendant sa présidence française), voire mondial, avec l'instauration du G20, dont il fut l'initiateur. Aujourd'hui, nous rassemblons à la Gauche moderne des personnes qui avaient voté oui en 2005 et des personnes qui avaient voté non au référendum sur le traité de Lisbonne. Nous nous retrouvons ensemble dans cette démarche volontariste qui transcende les clivages, face à un Parti socialiste qui semble ne pas avoir pris la mesure du monde d'aujourd'hui, à quelques exceptions près.

Cela dit, la Gauche moderne entend bien se différencier de la droite et apporter ainsi sa contribution à la réussite des réformes à travers des propositions originales sur les grandes questions du moment (retraites, fiscalité, etc.).

Alpha : Quel regard votre formation, qui se définit comme sociale-libérale, porterait-elle sur une candidature de Dominique Strauss Kahn en 2012 ? Serait-ce de nature à cliver les positions ou à faire imploser le mouvement ?

Jean-Marie Bockel : Tout d'abord, je crois peu à cette candidature. J'étais en effet proche de DSK en 2002, après l'échec de Jospin, et lui avais à l'époque conseillé de se lancer dans la bataille, d'abord interne au PS, autour des idées sociales-libérales que nous partagions. Il a manqué d'audace à l'époque et on a bien vu comme il a laissé passer sa chance. Ce genre de train ne passe pas deux fois. En ce qui me concerne, je crains que même Dominique Strauss-Kahn, qui n'a pas osé réformer le PS quand il était en capacité de le faire, ne soit prisonnier d'une doctrine politique qui n'est pas la sienne mais qui seule permettrait, dans le contexte actuel, de rassembler son camp. Comment faire campagne présidentielle dans une position qui serait aussi complexe et insincère ? Pour moi, Nicolas Sarkozy, même si la période actuelle est très difficile, aura l'avantage de la clarté dans le projet qu'il proposera aux Français. Voilà mon analyse aujourd'hui.

Max : Dominique Strauss-Kahn pourrait-il mener une politique de gauche blairiste, politique à laquelle vous êtes tant attaché ?

Jean-Marie Bockel. Je n'aime plus le terme "blairiste" car il correspond à une époque aujourd'hui révolue, même s'il constitua en son temps un vrai progrès dans la pensée et dans l'action politiques. Je répondrai à votre question par une autre question : quand j'ai connu Martine Aubry – à l'époque nous étions ensemble dans l'aventure delorienne – jusqu'à il y a une quinzaine d'années, elle était au moins autant sociale-libérale que DSK et moi-même. J'ai le sentiment qu'elle est aujourd'hui très largement dans une posture liée à ses fonctions, d'abord de ministre des trente-cinq heures, auxquelles elle ne croyait pas jadis, puis de première secrétaire d'un Parti socialiste encore très archaïque.

 Je pense que DSK serait le cas échéant confronté au même hiatus entre ce qu'il pense et ce qu'on attendrait de lui comme candidat ou comme élu. Cela dit, je dois saluer sa lucidité, et celle aujourd'hui encore de personnalités socialistes comme Michel Rocard, sur le dossier des retraites où il a su se démarquer, à l'instar d'ailleurs de Manuel Valls et de quelques autres trop rares socialistes, de la position incompréhensible et démagogique du Parti socialiste.

Rappelez-vous que Martine Aubry avait fait de même avant d'être obligée de se reprendre pour rester dans la ligne radicale dans laquelle semble s'enliser le Parti socialiste. Le problème de DSK, quels que soient son talent, sa lucidité et son regard sur le monde, que je peux souvent partager même aujourd'hui, est bien là.

Alfred : C'est la raison pour laquelle vous avez rejoint l'UMP ?

Jean-Marie Bockel : Je n'ai jamais rejoint l'UMP, et je ne rejoindrai jamais l'UMP. La Gauche moderne, comme le Nouveau Centre, est une des deux formations de la majorité distinctes de l'UMP et sans double adhésion. Je suis un allié de l'UMP et de la majorité, libre et indépendant, libre de partir si je ne suis plus d'accord. Mon soutien, même s'il est parfois critique, n'en a que plus de valeur. Je suis persuadé que Nicolas Sarkozy, que je soutiendrai en 2012 parce que je crois dans la démarche de réformes justes qu'il a engagée et que je souhaite, avec l'énergie qui est la sienne et avec la vision qu'il a du monde et de notre société, qu'il puisse les poursuivre, qu'il ne pourra l'emporter que si l'aile gauche de la majorité, que mon parti, la Gauche moderne, est seul à structurer politiquement, a pleinement sa place et dans la majorité aujourd'hui, et dans la campagne électorale demain.

Ma position n'est pas toujours facile, que ce soit au sein du gouvernement ou dans la majorité, mais l'allié loyal que je suis a la conviction que nous pourrons, dans les deux années à venir, conforter cette position d'aile gauche, la faire comprendre mieux, tant au sein de la majorité que dans le pays, et constituer, dans la perspective de 2012, un marqueur pour une partie de l'électorat de gauche et de centre gauche, que leurs aspirations – et notamment la justice sociale –, leurs idées, leurs sensibilités, ont davantage leur place dans cette majorité, aux côtés de ce président, qu'au Parti socialiste tel qu'il est encore aujourd'hui. Et je sais de quoi je parle.

 

Chat modéré par Eric Nunès et Samuel Laurent

Lemonde.fr

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 13:41

 

Interview de Jean-Marie Bockel dans Sud-Ouest du 12 juin 2010.

Par Nicolas Rebière

 

 

« Sud Ouest ». Vous venez à Pau samedi pour animer des Rencontres de printemps. Pourquoi Pau ?

Jean-Marie Bockel. Depuis la création de la Gauche moderne voici trois ans, un de nos deux grands rendez-vous annuels se tient à Pau au printemps. La présence d'Yves Urieta explique bien des choses. Les autres se déroulent à Mulhouse à l'automne. À chaque fois, nos délégués se retrouvent pour discuter des sujets d'actualité à travers un conseil national. Là, nous allons parler des régionales qui viennent de se dérouler et affirmer notre stratégie politique.

 

À propos des régionales, vous avez beaucoup insisté auprès de l'UMP pour qu'Yves Urieta, l'ancien maire de Pau soit à une place éligible. Vous l'aviez même proclamé dans le « Figaro ». Mais ce ne fut pas le cas…

Nous avons effectivement eu des négociations difficiles pour ces régionales. Les places étaient chères, et il s'est avéré très difficile pour l'UMP de les laisser à ses petits alliés. Mais c'est lié au mode de scrutin proportionnel. Nous aurions aimé avoir plus de candidats, c'est vrai. A l'arrivée, nous avons obtenu une conseillère régionale à Mulhouse, et deux élus Outre-Mer.

Vous comptez être plus présents aux prochaines cantonales ?

Nous avons l'intention de proposer cette fois des candidats au premier tour, soit comme candidats de la majorité s'ils obtiennent l'investiture, soit parfois en les maintenant au premier tour, mais dans les cantons où le sortant n'appartient pas à la majorité. On ne s'interdit rien,

Souhaitez-vous investir des candidats sur Pau, où l'on dit que la Gauche moderne possède une de ses plus grosses sections avec Mulhouse ? On pense à Yves Urieta, bien sûr…

Je connais bien Yves, on se voit toutes les semaines et je ne préfère pas parler pour lui. Ce que nous souhaitons, c'est investir des candidats susceptibles de rassembler au moins 5 % dans les endroits où nous le pourrons. C'est normal qu'un parti profite d'élections comme celles-là, uninominale à deux tours pour pouvoir se compter.

 

Est-ce une manière de mieux « affirmer la stratégie » de la Gauche moderne ?

A deux ans de l'échéance présidentielle, nous ne sommes plus dans l'ouverture. Donc oui, nous souhaitons lancer une démarche stratégique et davantage nous différencier de l'UMP. Car de deux choses l'une, soit on considère qu'on n'a pas du tout besoin de s'attirer une partie de l'électorat de gauche, soit on estime que le résultat risque d'être serré et que chaque voix pourra compter. Il existe des centaines de milliers de personnes de sensibilité de gauche qui ne pourront plus voter pour le PS, ne se retrouvent pas dans la démarche d'Europe Écologie ou de l'extrême gauche. Nous nous considérons comme l'aile gauche, l'aile sociale de la majorité, et sommes là pour leur dire « vous avez votre place, comme nous l'avons ». Le président ne nous a jamais demandé de nous renier, à nous de nous différencier, de faire entendre notre voix sur des sujets comme les retraites par exemple.

 

Article de Jean-Marc Faure, dans La République des Pyrénées du 14 juin.

Le secrétaire d'État à la justice, présent samedi à Pau pour le conseil national de son parti et un meeting, a développé sa vision de la réforme des retraites.

S'il accepte d'avance la décision de reculer l'âge légal du départ à la retraite qui doit être annoncée cette semaine, Jean-Marie Bockel, secrétaire d'État d'ouverture et fondateur de la « Gauche moderne », tient à faire entendre sa différence.

« Tout en soutenant la démarche difficile d'Éric Woerth (ministre du Travail), nous sommes attachés à la symbolique de la retraite à 60 ans », a-t-il expliqué samedi au parc des expositions de Pau.

 

Pour Jean-Marie Bockel, la compréhension par les Français de ce recul de l'âge légal passe d'abord par une garantie de la place des seniors dans le monde du travail. Il défend également, un système unique de retraite (permettant de tenir compte de la pénibilité), un rapprochement à terme des régimes du public et du privé, les contributions au financement des retraites des revenus du capital et la mise à plat de certains régimes spéciaux y compris ceux des « politiques ».

 

Jean-Marie Bockel se veut le garant dans la majorité présidentielle de la « réforme juste ». C'est ainsi qu'il propose que les niches fiscales soient rabotées plus vite et plus fort, la fusion entre CSG et impôt sur le revenu et l'abandon de l'intangibilité du bouclier fiscal.

Son parti, qui revendique 1 500 adhérents, présentera une cinquantaine de candidats aux cantonales de 2011. « Il y en aura à Pau », a précisé samedi Yves Urieta, son responsable départemental en notant que les cantons de Pau-nord et Pau-ouest étaient « intéressants. »

 

Lors du meeting de samedi, l'opposant palois a largement critiqué l'équipe en place sur le quartier de la porte des gaves, sur le projet du stade nautique, et sur les calendriers du Grand Prix de Pau et de la modernisation des Halles. Jean-Marie Bockel, qui a rencontré récemment la maire de Pau, a indiqué au sujet du déménagement projeté de la maison d'arrêt que « le processus est enclenché ». Le dossier pourrait arriver à échéance après 2 015.

 

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 16:38

 

Extrait du livre "Plus belle la gauche- Pour une gauche moderne", de Marc d'Héré et GillesCasanova...

 

 

La révolution technologique des dernières décennies et la mondialisation des échanges ont profondément transformé notre environnement, nos modes de production et de consommation, nos conditions de vie. Une société à dominante industrielle composée de grandes masses homogènes a progressivement laissé place à une société, hétérogène, fragmentée, une société dominée par les services et les activités du savoir, où les choix, les besoins et les attentes s’individualisent, où la concurrence s’exacerbe, où les liens sociaux se distendent. D’une société relativement stable et aux évolutions progressives et prévisibles pour chacun, on est passé à une société déconcertante, mouvante et précaire.

Cette mutation mal comprise et mal appréhendée, l’affaiblissement des repères et des encadrements collectifs traditionnels sans qu’aucun autre ne se soit imposé, la perte d’énergie d’une démocratie insuffisamment participative, sont la source d’un malaise collectif et provoquent des déséquilibres que sont venus aggraver, en France, l’absence depuis 20 ans de projet politique mobilisateur, le maintien d’une organisation administrative ankylosée, dont plus personne ne sait à quoi elle sert mais dont tous ressentent combien elle nous coûte, la persistance d’inégalités injustifiables et une situation économique qui ne s’améliorait plus durablement – avant même la crise mondiale. Le sentiment d’abattement, la morosité, le retrait civique qui en résultent, ou à l’inverse le recours à la violence, nous contraignent à rechercher des solutions qui, nous le savons bien, ne peuvent être celles d’hier.

 

La gauche, ontologiquement préservée des dérives ultra-libérales, qui s’est longtemps voulue acteur du progrès et s’est toujours prétendue attentive aux exigences de justice et de cohésion sociale, aurait pu et dû mieux que d’autres incarner ce changement nécessaire, et en proposer les voies. A la différence d’une grande partie de leurs homologues européens, les socialistes français n’ont pu, et ne pourront sans doute pas davantage dans l’avenir, remplir ce rôle.

La vision du monde qu’ils délivrent à l’usage de leurs électeurs, se cantonne à la diabolisation d’un capitalisme jugé intrinsèquement et définitivement « mauvais » – sans indiquer en rien les voies d’une nouvelle façon de produire les richesses – au refus de toute modernisation d’essence libérale qu’ils qualifient systématiquement de régression ultra-libérale et à un hypocrite et illusoire discours de résistance à la mondialisation auquel jamais aucun acte, durant les périodes ou ils ont été aux affaires, n’a donné consistance.

Encore marqués par le sentiment que la gauche ne peut se rassembler ou attirer les suffrages que par une référence à la culture marxiste, enfermés dans les dogmes d’un programme socialiste qui renvoie à un monde qui a cessé définitivement d’exister, écartelés entre un réalisme économique sans souffle lorsqu’ils sont aux affaires et un alter mondialisme spontané lorsqu’ils sont dans l’opposition, ils brandissent les recettes de la social-démocratie d’hier, où le recours à l’assistance et à l’accroissement continu de la dépense publique faisait figure de baume universel, et ne peuvent offrir la moindre perspective. A regarder l’avenir dans le rétroviseur on ne fait que ressusciter un fantôme, celui de l’économie administrée. L’archaïsme des militants rassemblés sur ces bases et qui ne se renouvellent plus guère, la peur du changement exprimée par leurs électeurs issus de la fonction publique vis-à-vis desquels ils n’ont jamais fait œuvre de pédagogie, leur regards de Chimène pour la gauche protestataire dont ils évitent de trop s’éloigner pour ne pas perdre son soutien au second tour des élections, leur interdisent toute proposition novatrice et réaliste, les condamnent à l’immobilisme. Révolutionnaires il y a 40 ans quand toute la gauche européenne était sociale démocrate, les socialistes français se sont, sans le dire et avec un remords qu’ils ne peuvent dissimuler, convertis à une social-démocratie qui a épuisé ses capacités de création et d’innovation,  à l’heure où leurs homologues sont devenus sociaux libéraux. Toujours en retard d’une guerre et d’une idée, à moins qu’ils n’aient jamais été sincères dans leurs proclamations et ne le soient pas davantage aujourd’hui, ils sont engagés sur le chemin d’un déclin qui pour être lent n’en n’est pas moins inéluctable.

 

Face à cette gauche archaïque et nostalgique, réduite à la protestation et figée dans le respect des vaches sacrées que sont les avantages catégoriels et les situations acquises – dont le maintien, loin de garantir l’avenir renforce sa menace – une autre gauche a la lucidité et le courage de dire que le progrès social est aujourd’hui assis sur les succès économiques et sur les réformes de structure d’une société qui doit sortir du conservatisme.

 

Être de gauche aujourd’hui c’est vouloir réaliser un nouveau consensus social autour du projet d’une société dynamique, ouverte et solidaire, permettant une croissance forte et durable dont puisse profiter le plus grand nombre, assise sur la responsabilité, l’équité et la justice. C’est vouloir un mode de production de la richesse mieux contrôlé mais vigoureux, car avant de la répartir équitablement encore faut-il avoir produit cette richesse. C’est vouloir que le capitalisme – car nous n’avons pas encore de système alternatif à celui-ci – réponde à l’équilibre entre la liberté qui permet cette production de richesse et la régulation qui permet l’optimisation de son utilisation, entre le « libéral » et le « social », deux concepts que l’on veut arbitrairement opposer, quand s’impose leur complémentarité.

C’est, au-delà des idéologies abstraites et des recettes dépassées, vouloir répondre, ici et maintenant aux questions que la vie pose aux gens. Pour apporter des solutions à cette crise, mais c’est aussi valable en situation de prospérité et de croissance, ce sont les orientations que nous proposons, compromis entre les dynamiques individuelles et les régulations collectives, les initiatives de la société civile et le volontarisme de l’État, les libertés et la solidarité, qui paraissent toujours les mieux adaptées.

 

Ce sont celles de ce courant de pensée tourné vers l’action qui s’est développé sous le nom de « social libéralisme », courant que nous prétendons incarner et dont la pertinence des analyses et des propositions est confirmée par la crise que nous vivons. En redonnant confiance dans l’avenir, il veut encourager chacun à réagir face aux difficultés, à s’engager dans la construction d’une société de croissance, de liberté et de justice, à s’affirmer acteur responsable d’une société où tous pourront se voir donner leur chance, une « société des possibles. »

 

Attentive à l’évolution du monde, résolument tournée vers l’avenir, engagée dans l’action, La Gauche Moderne, adaptation à notre époque et à notre société des aspirations fondamentales et des objectifs qui ont fait la gauche depuis deux siècles, représente un courant de pensée réformiste qui se trouve être le mieux placé pour contribuer à la rénovation intellectuelle, doctrinale, politique de la gauche, pour autant que cette dernière notion conserve encore tout son sens.

Rénovation qui ne passe certainement pas aujourd’hui par une opposition frontale ou systématique à un Président et une majorité qui s’efforcent justement depuis plus de deux ans d’agir pour moderniser et transformer la France.

Regroupant des militants venant de la gauche ou se reconnaissant en elle, La Gauche Moderne s’est clairement engagée dans la majorité présidentielle, car il lui est apparu que seul Nicolas Sarkozy, homme de mouvement, décidé à affronter les conservatismes, avait la volonté et la capacité de mettre en œuvre les changements nécessaires. En  soutenant la politique de réforme mise en œuvre depuis mai 2007 et en agissant pour qu’elle soit toujours plus équitable et plus solidaire, La Gauche Moderne permet à cette politique d’être mieux comprise, plus largement acceptée et lui donne ainsi davantage de chances de réussir.

 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 21:03

 

Interview de Jean-Marie Bockel, par Anne Rovan dans le Figaro du 31 05 10...

 

 

INTERVIEW - Secrétaire d'État à la Justice, et président de la Gauche moderne, Jean-Marie Bockel estime que l'ouverture première version «a touché ses limites».

LE FIGARO.- Nicolas Sarkozy a dénoncé la semaine dernière l'héritage de François Mitterrand sur les retraites. En tant qu'ancien ministre du président de la République socialiste, comment réagissez-vous ?

Jean-Marie BOCKEL.- J'étais député socialiste lorsque François Mitterrand a décidé, en 1983, d'abaisser de 65 ans à 60 ans l'âge légal du départ en retraite. J'ai voté le texte et je ne le regrette pas. Autant j'étais en désaccord en 1997 sur les 35 heures, autant j'étais favorable à la retraite à 60 ans. En fait, je ne me retrouve pas dans les critiques de la semaine dernière sur François Mitterrand. Pour juger de son action, il faut se mettre dans le contexte de l'époque.

 

Et que pensez-vous de la riposte de Martine Aubry qui a assimilé Nicolas Sarkozy à Bernard Madoff ?

Elle me paraît outrancière et anachronique.

 

Vous avez plaidé début mai auprès d'Éric Woerth pour le maintien de l'âge légal du départ en retraite à 60 ans. Êtes-vous toujours sur cette position ?

Lors de cette rencontre, avec mes amis de la Gauche moderne, nous avons entendu les arguments d'Éric Woerth à qui j'exprime mon plein soutien. Nous acceptons que l'âge légal soit modifié, mais nous posons une condition : que la réintégration des seniors sur le marché du travail soit réglée. Pour faciliter leur emploi, la Gauche moderne propose de dispenser les entreprises qui les recrutent de cotisations sociales patronales. Souvenons-nous : la réforme doit être juste !

 

Vous avez donc changé d'avis. Est-ce si difficile pour un ministre d'ouverture de faire entendre sa voix ?

Absolument pas. D'ailleurs, je pense que le président de la République a besoin d'une majorité d'idées diverses. C'est pour cette raison qu'il a souhaité, dans la première partie de son quinquennat, nommer des ministres d'ouverture. À mon sens, nous avons touché les limites de l'ouverture première version.

La présence de personnalités d'ouverture au sein du gouvernement, quelles que soient leurs qualités, ne suffit pas à faire vivre la sensibilité de gauche. À moins de deux ans de 2012, les nécessités ne sont plus les mêmes. Il faut à la majorité une aile gauche forte. Les propositions de la Gauche moderne doivent permettre d'enrichir le débat. Ainsi, à l'heure où il est question de rigueur dans beaucoup de pays, je le dis par exemple : «Allegro ma non troppo». Certes, il faut réduire les déficits mais à un rythme qui ne vienne pas casser la croissance. À mon sens, il est salutaire d'entendre les mises en garde du Prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz et de l'économiste en chef du FMI, Olivier Blanchard.

 

Puisque selon vous l'ouverture «a touché ses limites», quelle est l'utilité de votre présence au gouvernement ?

Un ministre incarnant l'aile gauche de la majorité au sein du gouvernement est une nécessité. Toutes les sensibilités de la majorité doivent y être représentées. A fortiori en période de crise. Nous sommes entrés dans un cycle marqué par les difficultés : la montée de toutes les violences, des entreprises malmenées par la crise et par la concurrence des pays émergents, des emplois détruits, des attaques menées par les marchés financiers contre les dettes souveraines fragilisant la zone euro.

 

Dans la majorité, certains plaident pour la création d'un parti centriste et écolo. Jean-Louis Borloo semble même tenté par une candidature en 2012. Seriez-vous prêt à le soutenir ?

Qu'il s'agisse de Jean-Louis Borloo ou d'Hervé Morin, la question d'une seconde candidature de la majorité au premier tour de la présidentielle de 2012 mérite d'être posée. Mais cette candidature n'aura de sens que si elle pouvait rassembler d'autres composantes. Pourquoi pas la Gauche moderne ? Il y a du pour et du contre. Nous y réfléchissons.

 

En Europe, beaucoup de ministres vont voir leur rémunération baisser. Pas en France. Y seriez-vous favorable ?

Je n'ai pas de problèmes avec cela. Mais il ne faut pas tomber dans la démagogie. N'oublions pas que la rémunération des ministres est indexée sur les traitements de la fonction publique d'État. Baisser les salaires des membres du gouvernement reviendrait donc à laisser entendre que les rémunérations des agents publics vont être diminuées. Ce dont il n'est pas question.

 

 

Jean-Marie Bockel interrogé par Anne Rovan, Le Figaro

 

 

 

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 12:39

 

 

 

 

Consultez le nouveau site national  de La Gauche Moderne:

 

 

 

 

http://www.lagauchemoderne.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 22:36

Ramener le balencier vers la majorité.

Ce soir commence la campagne du second tour.

La majorité présidentielle, dans toutes ses composantes, se présente unie avec un programme clair que les Français connaissent déjà.

En face, la plupart des exécutifs régionaux sortants, qui n'ont su, ni se présenter ensemble sur un programme, ni suffisamment incarner la dimension régionale pour attirer les électeurs aux urnes, vont tenter des rafistolages de dernière minute.

La Gauche Moderne appelle les Français à se saisir du débat du second tour pour lui donner toute son ampleur.

Il faut ramener le balancier vers la majorité qui, seule, incarne le courage nécessaire pour affronter cette période de sortie de crise, le courage de décliner dans chaque région, la Réforme juste.


La Gauche Moderne

Dimanche 14 mars 2010

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 19:48

AFP
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Jean-Marie Bockel déplore que sa ministre de tutelle, Michèle Alliot-Marie, ne sache pas "déléguer" et réclame des attributions ministérielles précises car "la situation ne peut pas s'éterniser", dans un reportage consacré aujourd'hui sur Canal+ au secrétaire d'Etat à la Justice.

A la question "Pourquoi vous n'avez pas été secrétaire d'Etat aux Prisons?", Jean-Marie Bockel, qui n'a pas de périmètre ministériel défini, répond dans l'émission Dimanche+: "ça n'est pas dû à moi". "Je pense que d'emblée la garde des Sceaux a considéré que toutes ces questions ne pouvaient être déléguées [...] donc nous avions là un désaccord de base", ajoute le transfuge du PS, actuellement leader de la Gauche moderne, formation alliée à l'UMP.

"La situation ne peut pas s'éterniser"


Interrogé sur le fait de savoir si Michèle Alliot-Marie "a du mal à déléguer", M. Bockel répond sans ambages: "je pense que ce n'est pas sa principale qualité". Avant d'ajouter: "mais elle en a beaucoup d'autres". Mais s'il "traverse un moment difficile et que les choses ne se passent pas comme [...] l'espérait", le secrétaire d'Etat affirme qu'il "rebondit, positive et, finalement, fait des choses passionnantes".

Pour autant, Jean-Marie Bockel prévient que "la situation actuelle, effectivement, telle qu'elle est, ne peut pas s'éterniser". "Je pense que la réponse est d'abord politique" avec "toute la question de la place de la Gauche moderne" dans la prochaine étape. "Tout le reste en découle finalement, donc wait and see", ajoute-t-il en mettant en garde contre une possible "droitisation de la droite", avec des réactions à l'UMP du genre "à quoi bon l'ouverture ?".

AFP

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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 14:06


Un dialogue direct et franc, des priorités affirmées.

 

Le Président de la République a eu raison de choisir un mode direct d’expression. Il lui a permis de s’entretenir, de manière vivante avec des Français représentatifs de différents milieux sociaux professionnels, des différentes situations que peuvent connaître nos concitoyens.

 

De même, il a clairement eu l’occasion d’exprimer ce qui était, pour l’année 2010, les deux principales réformes : les retraites et le statut de la dépendance.

 

Les femmes et les hommes de gauche que nous sommes, pensent qu’il convient maintenant que le gouvernement approfondisse les pistes tracées par le Président de la République.

 

Deux sujets sont pour nous exemplaires :

• Il faut maintenant obtenir des banques qu’elles ne s’abattent plus en prédateurs sur les salariés qui viennent de perdre leur emploi, mais au contraire, jouent leur rôle d’accompagnement. Celui qui a justifié que la Nation mette en oeuvre des milliards d’Euro pour les sauver, lorsqu’elles étaient elles-mêmes en difficulté ;

 

• Il faut également obtenir de la grande distribution qu’elle accepte les heures supplémentaires pour les salariés qui le souhaitent, et achète ses produits sur la base d’un prix juste avec ses fournisseurs locaux, notamment agricoles.

 

 

Lundi 25 janvier 2010

La Gauche Moderne

www.lagauchemoderne.org

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 18:46


Chers amis,

 

La Gauche Moderne, aile gauche de la majorité, présidée par Jean-Marie Bockel a réuni son conseil national samedi 23 janvier afin de procéder à une analyse de la conjoncture politique, et à l’élaboration d’une orientation, qui en cette année 2010 doit viser principalement à la reconquête d’un électorat populaire, qui aujourd’hui ressent souvent un sentiment d’abandon de la part des partis de gouvernement, majorité ou opposition.

 

Si la phase la plus aigue de la crise financière semble derrière nous, le monde du travail, se voit confronté à la poursuite des délocalisations, à la montée continue du chômage, et maintenant, à la difficulté de son indemnisation qui entraîne la multiplication des situations de fin de droits. Dans cette situation de difficulté, que nos concitoyens les plus touchés par les effets de la Crise, vivent avec responsabilité et dignité, la reprise des profits bancaires, principalement assis sur la spéculation, sur les matières premières ou à la Bourse, l’envol des salaires de certains dirigeants, ou la reprise de la distribution de bonus démesurés aux traders, sont vécus comme une gifle qui conforte un sentiment d’abandon et d’injustice.

 

La majorité doit se tourner vers la Justice sociale

Si La Gauche Moderne entend demeurer fidèle à la majorité présidentielle et loyale à l’égard de l’action conduite par le Président de la République et le gouvernement, elle souhaite apporter sa contribution pour donner un nouvel élan à cette majorité présidentielle, afin notamment de mettre la valeur le travail et l’exigence de justice sociale au coeur du pacte républicain.

 

Les difficultés du monde du travail sont essentiellement causées par les graves déséquilibres économiques révélés à l’occasion de la crise, et qui ne sont pas à ce jour surmontés et

ce en dépit du volontarisme exprimé par le Président de la République, auquel nous adhérons pleinement.

 

Le système bancaire n’a pas effectué les remises en cause qui s’imposaient. Les moyens mis à disposition des établissements financiers par les États ont été aussitôt utilisés dans la spéculation, bien plus que dans la relance de l’économie réelle. Et la ronde indécente des bonus a finalement repris comme si de rien n’était, tandis que, prudemment, on coupe en deux –devant eux – les cartes de crédit des salariés qui viennent de perdre leur emploi.

 

On pourrait attendre de l’Union européenne qu’elle constitue pour ses entreprises et leurs salariés une protection efficace, mais les processus nécessaires tardent à se mettre en oeuvre.

Le Traité de Lisbonne a confirmé le choix fondateur de l’Union pour « la concurrence libre et non faussée », le temps est venu de mettre véritablement en oeuvre ce programme.

 

Réformer et renforcer notre modèle social

Comment imaginer que nos entreprises pourront durablement maintenir l’emploi en France et même en Europe, si la Chine, dont la monnaie est extrêmement sous-évaluée, présente un

différentiel de plus de 80 contre 1 dans le coût de la main d’oeuvre. La concurrence faussée est là ! Dumping monétaire, social, environnemental, l’Union européenne ne peut rester indifférente devant le nombre croissant de productions, qui dans tous les secteurs arrivent ainsi sur nos marchés en provenance de pays émergents. Notre responsabilité est de faire que la France demande à l’Union d’agir conformément à son intérêt et à ses traités. Qu’elle prenne des mesures propres à rétablir l’équité qui est la base du libre-échange. Ainsi nous pourrons montrer à nos concitoyens que nous allons à la racine des problèmes, que nous ne laissons tomber personne.

 

Dans le monde entier, notre modèle social est apparu comme un stabilisateur reconnu face au choc de cette crise, et il explique la bonne résistance de la France dans la tourmente.

Ce modèle social, dont nous avons dit – ensemble – ses archaïsmes et son inadaptation au dynamisme nécessaire, doit être réformé, dans le sens d’une véritable sécurité sociale professionnelle. Il doit aussi pouvoir faire face aux défis du vieillissement de la population, et à l’augmentation des retraités. Mais le principe de son existence constitue indubitablement un pilier central de l’identité nationale, qui est aujourd’hui l’enjeu du débat que nous connaissons. Notre Constitution définit République comme laïque et sociale, deux valeurs constitutives de l’existence même de notre formation.

 

C’est dans cet état d’esprit que nous abordons le chantier de la réforme de notre système de retraite, persuadés que nous pouvons, par le dialogue social, parvenir à une vraie solution dynamique, en utilisant le levier que constitue le paritarisme, chaque fois que les forces vives qui le composent prennent la mesure des évolutions du monde et de leurs responsabilités. Pour cela, un nouvel élan est nécessaire, il doit conduire l’ensemble des forces qui soutiennent l’action présidentielle à définir ensemble le contenu du pacte social et républicain que nous devons enrichir et renforcer à la lumière de la présente crise qui invite avec pragmatisme et lucidité à remettre à plat notre modèle social, sans brader notre histoire et ses acquis. C’est ce que nous appelons la Réforme Juste.

 

Il y a un an, l’intervention des États a été l’élément décisif pour permettre de sauver le système bancaire et d’atténuer le choc de la crise au plan économique et financier. Le plan de relance et le Grand emprunt avaient pour fonction d’injecter suffisamment de moyens et d’investissements pour faire de notre pays une des locomotives de la reprise et, pour cela, tourner notre capitalisme vers les industries et la création de vraies richesses, plutôt que vers la finance spéculative.
Mais pour trouver une pleine efficacité, c’est à l’échelle européenne et donc sur des montants autrement massifs qu’il faut intervenir pour peser sur un système aujourd’hui si largement mondialisé. Notre rôle est aussi d’agir là. Sans actionner ce levier européen, chacun sait que nos efforts ne parviendront souvent qu’à des résultats limités. Plus d’Europe, mais mieux d’Europe, chaque fois que c’est possible, voilà la nécessité.

 

Mais dans le même temps le vent qui souffle du côté des élites économiques et médiatiques est tout autre. C’est celui de l’autisme, de l’arrogance et du retour aux credo de la globalisation néo-conservatrice, comme si la crise n’avait pas eu lieu, comme si elle ne devait entraîner aucune remise en question.

Nous le sentons bien, la majorité et l’exécutif subissent ainsi une pression idéologique forte, qui vise à minimiser l’action du Président de la République et même à la détourner dans un sens principalement conservateur, qui serait conforme aux intérêts de la petite fraction la plus riche de la population, qui a vu son patrimoine et ses revenus croître de manière démesurée et dont le destin fastueux est adossé à la mondialisation financière dans ce qu’elle peut avoir de moins productif de richesses réelles.

 

La politique de la France doit répondre aux attentes du cœur de la nation, producteur de vraies richesses. Elle doit reposer sur les salariés, les chercheurs, les artisans, les chefs d’entreprises, les industriels tournés vers l’innovation, la recherche et le développement. L’État réformé demeure la colonne vertébrale de la Nation, lui seul, en s’appuyant sur la créativité des forces du marché, demeure en capacité d’orienter un projet sur le long terme, sans être soumis au besoin de retour immédiat sur investissement. Un État stratège, garant de l’intérêt général, et promoteur d’un projet pour la France du XXIème siècle.

 

Des choix courageux pour préparer l’avenir

Nous souhaitons opposer à la campagne de diabolisation de nos déficits publics, une force qui exprime que l’investissement productif d’aujourd’hui est le prix de la construction de l’avenir des générations futures, et non un fardeau que nous leur laissons. Sans investissement, il n’est pas d’avenir, pas d’initiative, pas d’entreprise, et, dans la crise, l’investissement demande l’endettement. Un État n’est pas un ménage. La Gauche Moderne entend être un pôle d’équilibre pour que l’espérance et la confiance portées par le peuple français à l’égard du Président de la République, des orientations qu’il incarne, trouvent leur consécration dans les actes.

 

La volonté politique pas plus que la souveraineté populaire ne peuvent être mises sous la tutelle des marchés financiers, ou celle des rentiers faiseurs d’opinion. Mais aussi, comme l’a justement rappelé le Premier Ministre, François Fillon, avec constance, nous devons juguler les dépenses de fonctionnement de l’État et être impitoyables avec la dépense improductive et les gaspillages qui sont une insulte aux sacrifices de nos concitoyens. Nous devons être attentifs et alerter – là encore l’Union européenne – à l’encontre de la constitution en cours d’une nouvelle bulle spéculative qui se nourrit des dettes des États, dont la solvabilité devient problématique.

 

La constitution puis l’éclatement d’une telle bulle porteraient un coup terrible aux efforts des États, aux comptes des entreprises, au patrimoine des épargnants et à l’emploi. Pour cela une stricte maîtrise des comptes publics est notre devoir. Cela ne saurait cependant être opposé aux nécessités de préparer l’avenir. Faut-il enjoindre aux États de revenir à marche forcée à l’équilibre budgétaire au risque de condamner la zone euro à une décennie de croissance atone ou coordonner une politique d’investissements ciblés et efficaces ? C’est dans la maîtrise de cet équilibre délicat que nous montrerons la force politique de notre majorité.

 

Sur l’ensemble de ces questions la majorité a besoin d’un nouveau souffle pour donner au cap fixé par le Président de la République une incarnation, une traduction politique.

 

Rééquilibrer le partage de la richesse créée

Pour La Gauche Moderne, un rééquilibrage s’impose, notamment sur cet enjeu essentiel du partage de la valeur ajoutée en trois tiers, entre l’investissement productif, la juste rémunération des actionnaires et enfin, la juste rémunération du travail. C’est un axe majeur de la politique qu’a voulue Nicolas Sarkozy. Ce débat devra avoir lieu sans tabou.

 

Quelles initiatives européennes sont nécessaires pour faire prévaloir et respecter les normes sociales et les normes environnementales qu’elle doit fermement préserver ? Comment rendre le commerce mondial plus juste, c'est-à-dire la concurrence moins faussée tant entre pays occidentaux que dans les États émergents ?

 

Quels instruments mettre en oeuvre pour procéder à un tel rééquilibrage ? Comment préserver une cohésion sociale menacée par la déflation salariale, les délocalisations, les exigences exorbitantes, sur les salariés, comme sur les sous-traitants, portées par les croisés de la « valeur actionnariale » ?

 

La gauche institutionnelle française, dans une attitude inédite en Europe, s’enlise dans une vacuité doctrinale et arbore une rhétorique protestataire d’autant plus pathétique que les dirigeants socialistes sont comptables dans les faits de la mise en place des structures économiques à l’origine de la crise.

Face à ce vide sidéral d’une opposition dangereusement inconsistante, nous entendons continuer à oeuvrer pour que la politique de réforme impulsée par le Président de la République s’amplifie et crée les conditions d’un plus juste partage de la richesse créée, d’un changement de trajectoire du capitalisme, qui sache renouer avec l’investissement et l’innovation, d’une France plus juste, plus fière d’elle-même qui affirmera ainsi son rang et la portée de son message dans le concert des nations.

 

Beaucoup reste à faire, pour une telle ambition, la Gauche Moderne est prête à se mobiliser, mais elle entend aussi faire entendre sa différence et son originalité pour aider Nicolas Sarkozy à être effectivement le Président de la République qui aura mis la valeur travail au centre de sa pensée et de son action.

 

La Gauche Moderne

Conseil national du 23 janvier 2010

 

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