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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 09:47


Le Figaro du 11 09 09

TRIBUNE - Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner cosigne, avec ses homologues britannique, danois, espagnol, finlandais et suédois, un texte, publié aujourd'hui dans les quotidiens des six pays, rappelant les cinq engagements pris par l'Europe pour arriver en rang serré aux négociations décisives de l'ONU sur l'avenir du protocole de Kyoto, qui auront lieu en décembre prochain dans la capitale danoise.

Le sommet de Copenhague aura lieu dans 87 jours. C'est un immense défi diplomatique qui nous attend si nous voulons aboutir à l'accord ambitieux, effectif et équitable nécessaire pour éviter des changements climatiques considérables qui auraient des conséquences désastreuses pour l'Europe et pour le monde.

Dans le monde entier et en particulier dans les pays les plus pauvres et les plus vulnérables, le réchauffement planétaire menace d'ores et déjà de saper les efforts de développement de la santé publique, de l'agriculture et des infrastructures. Les migrations dues au manque d'accès à l'eau et à la terre aggravent les tensions sociales et ébranlent la stabilité politique et la sécurité.

Les changements climatiques sont susceptibles de provoquer des changements géopolitiques de grande ampleur. Ils affecteront de plus en plus les décisions de tous nos pays en matière de politique étrangère. Les ministres européens des Affaires étrangères se doivent d'apporter dès à présent une contribution réelle au mouvement en faveur d'un compromis à Copenhague.

L'Union européenne doit faire montre d'une autorité renouvelée pour permettre un déblocage des négociations, grâce à l'engagement qu'elle a exprimé d'entreprendre en Europe une action ambitieuse en matière d'atténuation et d'accorder aux pays en développement un soutien financier et technologique qui les aidera à adopter des stratégies de développement sobres en carbone.


Après notre réunion à Copenhague le 10 septembre, pour définir d'un commun accord les moyens de faire face à ce défi diplomatique collectif, nous avons pris cinq engagements.


Nous nous sommes en premier lieu engagés à agir au sommet de Copenhague en faveur d'un compromis suffisamment ambitieux pour que le réchauffement planétaire n'excède pas un maximum de deux degrés.


Nous nous sommes également engagés à promouvoir une offre internationale ambitieuse et équitable dans laquelle l'Europe assumera la part qui lui revient dans le financement des efforts en matière d'atténuation, de technologies et d'adaptation qui seront consentis par les pays en développement.


Troisièmement, nous nous sommes engagés à nous employer personnellement à mobiliser toutes les capacités de notre diplomatie et les moyens de nos réseaux diplomatiques collectifs, afin de persuader les principaux participants à ces négociations de présenter des engagements ambitieux.


Notre quatrième engagement est de faire en sorte que les risques que les changements climatiques font peser sur la stabilité et la sécurité internationales figurent au premier rang de l'ordre du jour international.


Enfin, nous nous sommes engagés à faire en sorte que l'Union européenne continue d'exercer un rôle de premier plan dans les négociations, en se déclarant prête à remplacer son engagement actuel de réduction de 20 % des émissions de carbone d'ici à 2020 par une réduction de ces émissions de 30 %, dans le cadre d'un compromis ambitieux et moyennant des efforts comparables de la part des autres partenaires.


Un message fort sur le financement de l'atténuation, de l'adaptation et des technologies nous permettra de contribuer à une solution recueillant l'agrément de tous les pays pour conclure à un nouvel accord à Copenhague.


La conférence de Copenhague ne pourra pas définir de nouveau régime international de lutte contre les changements climatiques si nous ne trouvons pas un équilibre politique entre toutes les parties.

Nous devons établir un climat de confiance mutuelle et convaincre que la seule voie durable de développement au niveau mondial consiste pour nous à rendre nos économies sobres en carbone. Nous pouvons faire de cet enjeu la grande cause décisive de l'Europe du XXIe siècle.


(*) Cette tribune est cosignée par : Carl Bildt, ministre suédois des Affaires étrangères ; David Miliband, ministre britannique des Affaires étrangères ; Per Stig Moller, ministre danois des Affaires étrangères ;Miguel Angel Moratinos Cuyaube, ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération ; Alexander Stubb, ministre finlandais des Affaires étrangères.

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Published by Bernard Kouchner, tribune dans Le Figaro - dans Environnement
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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 11:07

Par Simon Pierre TREZEGUET
...


Le Président de la République a raison de dire qu’il ne sert à rien de revendiquer une croissance verte si on a pas le courage politique d’aller jusqu’au bout du raisonnement, et donc de mettre en place une fiscalité qui décourage la pollution, et encourage les bonnes pratiques.  Nous devons changer nos habitudes de consommation, en particulier énergétiques.  Les Français l’ont largement accepté, à un point tel que 40% d’entre eux sont prêts à accepter la Contribution Energie Climat dans sa forme actuelle !

 

La Contribution Energie Climat n’est pas une taxe nous dit-on, mais un mécanisme incitatif pour faire évoluer les comportements et nos modes de consommation.  Soit.  La prime à la casse, couplée au bonus/malus écologique, est un mécanisme incitatif très efficace qui retire de la circulation de vieux véhicules polluants pour de nouveaux véhicules beaucoup moins polluants.  En plus, cela permet de soutenir notre industrie automobile !

 

Mais si nous augmentons le prix de l’essence demain, quel nouveau comportement allons-nous favoriser ? Les millions de Français qui doivent obligatoirement prendre leur voiture pour aller au travail, emmener les enfants à l’école, les emmener à leurs activités du mercredi, pour aller faire leurs courses, pour aller visiter leur famille, vont-ils pouvoir librement opter pour un autre mode de transport (transport en commun, voiture électrique, vélo) ?  Non car les infrastructures n’existent pas, les modèles de voitures n’existent pas.  Aujourd’hui, une voiture électrique coûte au moins 25 000 euros à l’achat.  Il n’existe pas de citadines électriques abordables (autour de 15 000 euros).  Ces modèles n’arriveront pas sur le marché avant 2011.

 

Aujourd’hui, il ne serait pas juste de mettre en œuvre la Contribution Energie Climat sur l’essence et le diesel, car cette mesure n’aurait quasiment aucun rôle incitatif à l’adoption de nouveaux comportements ou de nouvelles technologies.

 

Aussi, je préconise que la mise en place de la Contribution Energie Climat (avec une tonne de CO2 à 32 euros) soit synchronisée avec l’arrivée sur le marché de véhicules électriques urbains (si possible fabriqués en France).  C'est-à-dire qu’il faut annoncer aujourd’hui qu’elle rentrera en vigueur en 2012.  Cela donnera de la visibilité aux industriels pour leur permettre les investissements nécessaires.  Cela donnera de la visibilité aux particuliers pour qu’ils commencent à adapter aujourd’hui leurs décisions afin d’être prêt en 2012 (choix du logement, du véhicule, des écoles, etc.).

En attendant, la prime à la casse et le bonus/malus écologique doivent être prolongés, en étant plus sélectifs qu’aujourd’hui.

 

En parallèle, on peut dès 2010 mettre en place une Contribution Energie Climat sur le chauffage au fioul.  Les technologies existent pour remplacer ce mode de chauffage par des technologies propres (pompe à chaleur en relève de chaudière, chauffe-eau solaire, etc.).  On peut donc surtaxer significativement le fioul (32 euros voire plus) et utiliser cet argent pour financer les travaux.  On peut aussi dès maintenant mettre en place une taxe sur les emballages vendus en France (y compris sur les produits importés).

 

Le Grenelle de l’Environnement a validé de nombreuses mesures qui créeront les conditions du choix face à la Contribution Energie Climat.  Il faut donc mettre en œuvre ces mesures maintenant et prévoir une montée en puissance progressive de la Contribution Energie Climat.

 

Une réforme juste pour une fiscalité écologique, c’est d’abord inciter les citoyens à faire les bons choix.  En l’absence de choix, il ne peut y avoir de justice.

 

Simon-Pierre TREZEGUET
Membre du Conseil National de La Gauche Moderne
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 19:54
Benjamin Ferran, Le figaro.fr du 28 08 09...

Un niveau de 15 euros la tonne de CO2 serait «un bon chiffre», selon Christine Lagarde. C'est moitié moins que les recommandations de Michel Rocard, auteur d'un rapport sur le sujet.

La taxe carbone entrera bien en vigueur l'an prochain. Mardi, le secrétaire d'Etat au Budget Eric Woerth a annoncé que ce mécanisme serait inscrit dans la loi de Finances 2010. Mais alors que Michel Rocard avait recommandé de taxer la tonne de CO2 à hauteur de 32 euros dans un rapport remis au gouvernement fin juillet, un niveau «inférieur» devrait finalement être privilégié. Les calculs actuels dans les ministères portent ainsi sur une fourchette de 14 à 20 euros, soit moitié moins, a indiqué Chantal Jouanno mardi. Et 15 euros «paraît un bon chiffre», a précisé Christine Lagarde, ministre de l'Economie, mercredi matin.


Ces querelles de chiffres cachent une réalité très concrète. Plus le montant de la contribution climat énergie est élevé, plus les répercussions seront importantes pour les Français. Un niveau de 15 euros la tonne est ainsi susceptible de renchérir de 3 centimes le prix du litre de sans plomb. A 32 euros, il faudra compter sur une hausse de 7 ou 8 centimes. Entre les taxes sur l'essence et les autres énergies fossiles (gaz, fioul ou charbon) fortement émettrices de gaz à effet de serre, ce taux devait conduire à une taxe moyenne de 300 euros pour la moitié des foyers.

Or, le gouvernement redoute l'effet que pourrait avoir un tel prélèvement. «On n'est pas là pour remplir les caisses de l'Etat. L'idée, c'est la pédagogie, on n'est pas là pour matraquer les Français», a assuré la secrétaire d'Etat, qui répète depuis plusieurs mois que cette taxe d'un genre nouveau, qui suscite de vives réticences chez les associations de consommateurs, «ne passera pas en force». La semaine dernière, Claude Allègre, ancien ministre socialiste, avait qualifié la taxe «d'initiative catastrophique, inutile climatiquement, injuste socialement, nuisible économiquement».

 

Incertitudes sur la redistribution

 

Les plus fervents partisans de la taxe carbone estiment au contraire qu'un niveau trop bas, plus facile à faire passer politiquement, risquerait de faire perdre à cette taxe sa vertu pédagogique, et donc sa raison d'être. La contribution climat énergie doit en effet inciter les Français à se tourner vers des énergies moins polluantes, non taxées. Avec un niveau de départ trop bas, la crédibilité serait «incertaine», expliquait le rapport de Michel Rocard, car il serait plus difficile d'atteindre les 100 euros préconisés en 2030. Dès lors, certains experts recommandaient même de débuter à un niveau de 45 euros.


Le montant n'est du reste pas le seul sujet de discorde, sur lequel l'arbitrage de François Fillon et Nicolas Sarkozy est attendu. «Plutôt que de parler du taux, on voudrait parler de la redistribution», explique Arnaud Gossement, porte-parole de fédération France nature environnement (FNE). En juillet, le gouvernement avait indiqué que les 8 milliards d'euros récoltés auprès des ménages seraient «strictement compensés». Mais la nature et les bénéficiaires de la compensation sont encore flous, alors que le projet de loi de Finances doit être présenté fin septembre en Conseil des ministres. Un chèque vert envoyé aux ménages ne serait «pas la meilleure idée», a encore indiqué Christine Lagarde.

Benjamin Ferran
Lefigaro.fr

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