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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 14:07


L’intervention de Nicolas Sarkozy, jeudi soir,  été particulièrement importante, et marquera un moment décisif de la lutte engagée contre la crise internationale. Parmi les 15 millions de téléspectateurs, plus de 53% ont été convaincus par le discours, les arguments, les propositions du Président, ce qui, dans la situation difficile que connaissent les Français, était loin d’être acquis.

Cette intervention qui rappelle, explique et justifie les nécessités de la politique de réforme et de  relance, ouvre des pistes d’améliorations sociales et vise à permettre aux plus vulnérables d’être mieux protégés contre  les effets négatifs de la crise internationale qui nous atteint,  même si à l’évidence, elle touche  moins durement la France que l’ensemble des  autres pays.
 

Cette intervention doit pouvoir  renforcer la cohésion sociale et favoriser une unité nationale, bien nécessaire au vu de la situation et réalisée dans d’autres pays, mais que l’opposition politique, de Bayrou au PC en passant par un PS toujours aussi déchiré, s’obstine à refuser   de manière systématique. Les syndicats, dans l’ensemble plus responsables, ont  pour leur part, montré une retenue dans les critiques et une reconnaissance plus ou moins avouée des avancées  du Président, qui laisse penser que certains accords sont envisageables. Le temps de la confrontation brutale est peut-être en train d’évoluer vers une situation plus apaisée et plus positive (même si des soubresauts et des accès de violence sont encore possibles).  

 

L'intervention de Nicolas Sarkozy, vient aussi conforter le  choix qui est celui de La Gauche Moderne, de soutenir son action réformatrice et montre clairement que sa politique est tout à fait en phase avec ce que peut attendre une gauche moderne, sociale et libérale.

Quand le Président assure qu'il poursuivra les réformes, si nécessaires,   quand il confirme son choix prioritaire de relance par l'investissement et pour l'emploi, il répond à notre volonté de voir renforcer la compétitivité de notre économie pour parvenir à une croissance durable.
 
Quand il propose aux syndicats d'avancer vers une nouvelle répartition des profits dans l’entreprise plus favorable aux salariés, quand il propose une  meilleure indemnisation du chômage partiel,  un soutien particulier aux jeunes en recherche d'emploi, un allègement fiscal pour les bas revenus, une augmentation, sous condition de ressources, des allocations familiales, des aides aux personnes âgées, il répond, aussi bien  sur la méthode que  sur le fond, à nos préoccupations de justice sociale et  de solidarité.

Quand enfin, il confirme sa volonté de contribuer activement, avec l’Europe,  à la refondation et à la moralisation du capitalisme il est totalement en phase avec notre souhait de voir s'imposer une régulation et une gouvernance plus efficace de la mondialisation.

Oui, plus que jamais, jeudi  soir, nous avons eu la confirmation de la justesse de notre choix et de notre engagement aux côtés du Président de la République, pour « la réforme juste ».

Marc d'Héré 

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 13:50
Par Samuel Potier, Lefigro.fr, du 02 février...

François Fillon a détaillé lundi le plan de relance de l'économie française, dont 10 des 26 milliards d'euros prévus seront injectés dans les prochains jours à travers 1.000 projets concrets retenus par le gouvernement.

Chiffré, détaillé, prêt à entrer en application. François Fillon a lancé lundi à Lyon «la phase concrète» du plan de relance de l'économie de 26 milliards d'euros avec notamment 1.000 chantiers retenus «pour dynamiser» l'économie. A l'issue d'un comité interministériel d'aménagement et de compétitivité des territoires (CIACT) qui réunissait les deux tiers du gouvernement, le premier ministre a martelé l'obligation d'«une mobilisation nationale urgente et concrète pour faire face à la crise qui est engagée. Au nom de cette mobilisation, j'invite tous les Français à se serrer les coudes et à croire en leurs capacités de rebond».


Dans les faits, «tous les crédits annoncés sont nouveaux, donc ajoutés au budget de l'Etat, et vont venir alourdir le déficit de 2009». «Les investissements que nous avions prévus de faire en cinq ou dix ans, nous allons les réaliser en deux ans !», assure François Fillon. Ce plan, annoncé par Nicolas Sarkozy le 4 décembre dernier et appliqué «sur tout le territoire national», comprend trois parties : 11 milliards d'euros pour «améliorer la trésorerie des entreprises», 11 milliards d'opérations financées directement par le budget de l'Etat, et 4 milliards par les grandes entreprises publiques pour moderniser et développer les infrastructures ferroviaires, énergétiques et les services postaux.

 

700 millions d'euros de soutien à l'embauche

 

Dans ce programme, 400 millions seront consacrés au réseau routier, 300 millions au ferroviaire, et 170 millions au portuaire et au fluvial. Soit un total de 870 millions pour les infrastructures de transport. L'enseignement supérieur et la recherche bénéfieront, eux, de 731 millions de crédits supplémentaires, afin notamment d'assurer la rénovation de «2000 logements étudiants et de 100 établissements d'enseignement supérieur». Enfin, 620 millions seront affectés à la rénovation du patrimoine, «par exemple le financement de travaux sur 250 monuments historiques ou édifices culturels».


Les collectivités locales, qui critiquent depuis des années le désengagement de l'Etat, percevront le Fonds de compensation de la TVA 2008 dès cette année, au lieu de 2010. Cette enveloppe représente «au moins» 2,5 milliards d'euros, selon François Fillon. En contrepartie, les collectivités s'engagent à accroître leur dépense d'équipement en 2009. De même, le chef du gouvernement a annoncé un renforcement de l'équipement numérique des écoles, en collaboration avec l'Association des maires de France (AMF). Un investissement de 50 millions pour aider environ 5.000 petites collectivités à se doter d'«écoles numériques interactives».


De leur côté, les très petites entreprises recevront 700 millions d'euros de soutien à l'embauche. Pour les personnes privées d'emploi, notamment dans le secteur automobile, l'indemnisation du chômage partiel sera augmentée. Les salariés licenciés économiques seront accompagnés «via les conventions de reclassement personnalisé et les contrats de transition professionnelle, dont le nombre passera de 7 à 25».

 

«Prime de solidarité active» pour les plus modestes

 

François Fillon a ensuite annoncé le déblocage de 340 millions d'euros pour «un programme exceptionnel de construction de 100 000 logements supplémentaires sur deux ans», et le doublement du prêt à 0% «pour l'achat de logements neufs par les primo-accédants». 350 millions d'euros serviront par ailleurs pour la rénovation urbaine, alors que d'autres crédits sont destinés à lutter contre «l'habitat indigne» et «la précarité énergétique».


Enfin, le gouvernement a décidé de créer «une prime de solidarité active (PSA)». Un dispositif qui mobilisera 760 millions d'euros «à destination de 3,8 millions de ménages à revenus modestes répondant aux conditions d'attribution, ce qui équivaudra à 200 euros par foyer concerné».


Le premier ministre présidera un comité de pilotage pour s'assurer de la bonne mise en oeuvre de ce «plan d'investissement exceptionnel». Au total, selon le ministre de la relance Patrick Devedjian, environ 10 milliards d'euros sur les 26 milliards seront directement injectés, «dès cette semaine», dans les 1.000 projets retenus pour bénéficier des investissements publics. «Cette crise mondiale n'est ni de droite, ni de gauche. Les réponses que nous lui apportons ne sont pas partisanes, estime ainsi François Fillon. Ce sont des réponses de bon sens, des réponses opérationnelles !»

Samuel Potier
Lefigaro.fr

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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 17:50

par Charles Jaigu, Le  Figaro du 30 01 2009
...

Le président de la République devrait s'exprimer jeudi à la télévision, une semaine après la journée de grèves et de manifestations.

Ce fut la première grande manif du quinquennat. D'abord minorée par l'Élysée, elle a ensuite été réévaluée en fin de journée. Et dès jeudi soir, Nicolas Sarkozy a décidé de publier un communiqué prenant acte de la mobilisation, et rappelant sa détermination à «agir». Agir, et non pas réformer, car les mots ont été soigneusement pesés pour ne pas provoquer les manifestants. La réponse du président de la République dans les prochains jours se veut donc prudente et graduée.


Le premier temps, pour l'Élysée, est évidemment
celui de l'écoute : «une inquiétude s'est manifestée sur fond de crise, et c'est complètement normal. Les Français craignent pour leur emploi. Le président va convier les partenaires sociaux à la mi-février», note sobrement Claude Guéant. Une réunion qui était prévue de longue date, sur le thème de l'agenda social. Mais l'Élysée, par la voie du conseiller social Raymond Soubie, s'est empressé de préciser qu'il y serait question des revendications syndicales du 29 janvier. D'ores et déjà, les syndicats, la CGT en tête, ont fait part de leur scepticisme.


Le deuxième temps est celui de la pédagogie des mesures déjà prises, et qui, selon le gouvernement, anticipent sur les revendications des manifestants. Ce sont tous les petits «coups de pouces» déguisés qui ont été mis en œuvre sans forte visibilité : «Le chômage partiel, qui est l'un des grands sujets de préoccupation des Français, est désormais mieux indemnisé», pointe le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant.

Autres exemples : le RSA, qui sera versé avant le mois de juin, ou la nomination de 5 000 médiateurs chargés de faire l'interface entre l'école et les familles dans 175 quartiers sensibles. Une mesure qui était prévue dans le plan de relance du gouvernement voté jeudi, et que Xavier Darcos a jugé utile d'anticiper. Le ministre de l'Éducation nationale conduit aussi en ce moment une réforme sur la revalorisation de la condition enseignante - un dossier qui n'est pas censé susciter la colère des profs…


Mais, il est évident que cela ne sera pas suffisant. Outre les deux déplacements de terrain prévus cette semaine, le président a donc décidé de sortir l'artillerie lourde, sous la forme d'une longue intervention télévisée. L'idée était dans l'air depuis longtemps, mais désormais, il considère que les esprits sont mûrs. Il s'exprimera donc jeudi prochain, sur TF1 et France 2. Sarkozy veut donc répondre aux mouvements sociaux du 29 janvier en expliquant et justifiant sa stratégie de relance par l'investissement.

 

La carte de la légitimité démocratique

 

«Nous avons déjà évité la faillite du système bancaire, ce qui signifie que les entreprises endettées n'ont pas été asphyxiées, et que les salaires ont pu être payés», plaide déjà Brice Hortefeux, le nouveau ministre des Affaires sociales qui a apprécié, vendredi, son premier «bizutage». Il pourrait ajouter que le gouvernement ne croit pas à une relance par le pouvoir d'achat dans un pays dont les habitants ne sont pas endettés. Tout l'espoir du gouvernement est en effet d'entraîner les Français, dont le taux d'épargne est l'un des plus élevés d'Europe, à tirer un peu sur leurs économies.


Enfin, l'Élysée devrait, dans un troisième temps, rester attentif à conduire les réformes de société qui ne présentent pas d'aspérités économiques : la réforme de la justice ou celle des hôpitaux. Vigilant, l'entourage du président souligne néanmoins que rien n'est fixé dans l'opinion publique, dans un sens ou dans un autre. Tout l'art politique de Nicolas Sarkozy et François Fillon sera donc de ne provoquer aucune réaction en chaîne. «Il y a beaucoup de Français qui ont protesté contre la politique du gouvernement le 29, mais ils étaient aussi très nombreux à se dire simplement préoccupés par la situation économique en général.» En dernier ressort, l'Élysée entend jouer la carte de la légitimité démocratique. «Ceux qui ont été élus au suffrage universel, ce ne sont pas les syndicats. Nicolas Sarkozy a été élu par 53 % des Français pour réformer. Il se tient à son mandat.»

Charles Jaigu, Le Figaro 30 01 2009

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 16:09


Par Valéry Giscard d’Estaing, dans Le Monde daté du 12 janvier 2009 ( EXTRAITS)

……..

Avez-vous regretté que les plans de relance adoptés en Europe n'aient pas été coordonnés ?

Pas vraiment. Il existe une erreur qui consiste à croire que les plans de relance suffiront à faire repartir l'économie. Ils peuvent atténuer le profil, éviter de passer de la récession à la dépression s'ils s'attaquent de manière ciblée à des problèmes sectoriels spécifiques qui, sans une telle action, connaîtraient un fort dérapage – le cas type étant l'industrie automobile. Autrement, ces plans risquent en fait d'être annulés par les comportements psychologiques : si vous transférez les ressources à un segment de la population, par exemple en allégeant les impôts pour les classes moyennes, que feront-elles? Elles épargneront, au lieu de consommer. Si vous aidez les entreprises, elles s'endetteront moins, mais ne feront pas plus que ce qu'elles auraient fait avant la crise. Ces plans doivent être soigneusement calibrés, sinon c'est de l'argent gaspillé. Angela Merkel a raison de dire que le plan de relance allemand respectera les critères de Maastricht. Barack Obama a aussi raison de déclarer que sa grande préoccupation est le déficit budgétaire américain.


Vous dites qu'il faut respecter les 3 % de déficit public, mais la période n'autorise-t-elle pas à décaler cette exigence ?

On peut, certes, assouplir la limite. Mais il faut rester dans la culture de la maîtrise des déficits et se fixer des objectifs précis sur une période donnée afin de favoriser le retour à une croissance saine. Quand l'hebdomadaire américain Newsweek présente comme une "solution" un plan de relance qui représenterait 4 000 milliards de dollars, soit 7 % du PIB mondial, c'est de la divagation et c'est dangereux. Cela veut dire qu'on va inonder l'économie mondiale de liquidités et qu'on va recommencer à dériver.


Les milliards annoncés pour éviter les faillites bancaires n'ont-ils pas créé un déclic psychologique ? On a soudain eu l'impression que les Etats pouvaient dépenser sans compter.

En réalité, le plan de garantie bancaire ne coûtera, sans doute, pas très cher en France. L'effet d'annonce a pu inquiéter, et ceux qui ont poussé dans ce sens sont responsables. Le premier ministre britannique a lancé l'idée d'un fonds mondial, or il était en fonctions depuis dix ans comme ministre des finances et avait laissé faire, sans réagir, toute la dérégulation bancaire qui s'est développée à Londres.

Actuellement, les dirigeants des gouvernements en place ne sont pas des économistes. Ils ont des réactions plus politiques, plus diplomatiques ou plus communicantes. Lorsque, dans les années 1970, il y eut le grand débat sur le flottement des monnaies, George Shultz était professeur d'économie de l'université de Chicago, Helmut Schmidt un grand expert reconnu, Paul Volker l'expert américain le plus respecté… il y avait une concentration d'expertises. Aujourd'hui, pour des raisons difficiles à analyser d'ailleurs, on n'a pas développé ce côté, mais plutôt une approche politique ou psychologique.


Le débat monte en France sur l'opportunité de soutenir la consommation. Qu'en pensez-vous ?

Le choix gouvernemental de soutenir l'investissement est le bon. L'opposition a tort de réclamer une relance de la consommation. Keynes, dont j'ai relu récemment la Théorie générale…, l'a bien démontré : la reprise de l'activité ne s'obtient pas en soutenant la consommation, parce qu'en situation de crise le surcroît ainsi obtenu est trop faible pour entraîner une augmentation des capacités de production, et donc une reprise de l'investissement. Ce qui est essentiel, c'est de créer une situation d'anticipation favorable aux investissements des entreprises.


Que pensez-vous du grand retour de l'Etat dans l'économie ?

Je nuancerai votre propos. Il y a eu un grand retour de l'Etat en Grande-Bretagne, mais pas en France. Et c'est très bien comme cela. En revanche, il faut trouver le moyen de réguler rapidement le capitalisme, sinon les dérives que nous avons constatées vont se reproduire. Il est évident que ceux qui ont profité du système veulent que "ça recommence comme avant". Il est incroyable que les organismes de contrôle n'aient pas fait leur travail, que personne n'ait été averti de rien. Il faut mettre rapidement en place de nouvelles règles. La France pourrait avancer plus vite. Elle aurait intérêt à adopter un ton plus rationnel, plus réaliste face à la crise, et à prendre rapidement des mesures pour remettre de l'ordre dans le système bancaire et financier. C'est de cette façon qu'elle pourra espérer rétablir la confiance.

Pourquoi n'a-t-on pas encore réglementé les short sellings (la vente de produits qu'on ne détient pas) ? Pourquoi n'a-t-on pas encore décidé que les facilités excessives offertes depuis dix ans aux banques d'investissement ne sont pas transposables aux banques commerciales ? Il faut clairement indiquer que l'on remet en ordre le système. Cela peut se faire durant cet hiver.


Tout récemment,
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont souhaité une telle moralisation. La crise ne va-t-elle pas finir par ressouder le couple franco-allemand ?

La coordination qui s'est amorcée dans la tempête financière n'a pas été franco-allemande. Pourquoi ? Parce que l'approche des deux pays a été différente : les Allemands se sont demandés comment limiter les dommages; les Français se sont dit qu'ils allaient pouvoir sortir de la crise ! Ils ont une culture dépensière qui n'est pas celle de l'Allemagne. Nous devrions prendre garde : la dérive de nos finances publiques se poursuit. Elle fera peser de lourdes charges sur les prochains budgets.


N'avez-vous pas l'impression, malgré tout, que l'Europe est sortie renforcée de cette crise ?

Je n'en suis pas sûr. La gestion économique en Europe est devenue, durant la crise, plus nationale qu'elle ne l'était avant son déclenchement. C'est d'ailleurs assez logique, car les instruments d'intervention sont essentiellement nationaux. Plus fondamentalement, je crois que nous n'avons pas encore surmonté les effets négatifs du non français au référendum sur le traité constitutionnel. Un exemple pris dans l'actualité : l'Union européenne est le premier donneur d'aides à la Palestine. Rien ne l'empêchait, dans le conflit israélo-palestinien, de décider de continuer d'acheminer, sous sa propre responsabilité, son aide humanitaire. Elle ne l'a pas fait.

Il faut être patient : ce sont les nouvelles générations, formées à l'Europe par leur cursus universitaire et leurs expériences professionnelles extérieures, qui feront franchir un nouveau pas à l'Europe pour la porter à la dimension du monde, comme nous l'avons fait pour l'euro !

 

Propos de Valéry Giscard d'Estaing recueillis par Cécile Chambraud, Françoise Fressoz et Marion Van Renterghem, Le Monde daté 12 janvier 2009

 

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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 09:31


Avec l'AFP (et lefigaro.fr, lepoint.fr et leparisien.fr)

Hausse de la consommation des ménages
.

 

Les dépenses de consommation des ménages français en produits manufacturés ont augmenté de 0,3% en novembre, après avoir diminué de 0,5% en octobre (chiffre révisé en baisse) en données corrigées des variations saisonnières, a annoncé l'Insee aujourd'hui.

En octobre, la consommation en produits manufacturés, qui représente environ un quart de la consommation des ménages en France mais constitue un bon indicateur de la tendance générale, avait diminué de 0,5% (chiffre révisé en baisse de 0,1 point), rapporte l'Institut national de la statistique. Sur un an, de novembre 2007 à novembre 2008, la consommation ressort en hausse de 1,0%.

Dans le champ "commerce" (commerce de détail), les dépenses ont progressé de 0,6% en novembre, après avoir diminué de 0,5% en octobre, selon l'Insee. Les dépenses de consommation en biens durables ont crû de 0,6% (après -0,6% en octobre) malgré la nouvelle baisse des achats des ménages en automobiles (-2,1% après -1,5%), souligne l'Insee. Les dépenses en biens d'équipement du logement se redressent sensiblement (+3,4% en novembre après +0,2%). En revanche, les dépenses de consommation en textile-cuir se replient de nouveau en novembre (-1,0% après -0,6%). Enfin, les dépenses de consommation en autres produits manufacturés se redressent en novembre (+0,5% après -0,5% en octobre).

 

Première évaluation pour la prime à la casse.

*                               Le ministre de la Relance Patrick Devedjian a indiqué aujourd'hui que la prime à la casse permettrait "de l'ordre de 100.000 voitures supplémentaires à la vente sur une année".

"Sur la prime à la casse, on a une première évaluation : elle permettait de l'ordre de 100.000 voitures supplémentaires à la vente par an, sur une année", a déclaré M. Devedjian sur RTL.

Cette mesure du plan de relance de l'économie prévoit une prime de 1.000 euros pour les véhicules de plus de dix ans, en échange de l'achat d'un véhicule particulier ou d'un utilitaire léger émettant moins de 160 g/km de CO2. (LeFigaro.fr avec AFP)

*                               Le constructeur automobile Peugeot estime que la prime à la casse permet d'atténuer l'effondrement des ventes de véhicules neufs. Au cours du mois de décembre, il a noté une hausse sensible des commandes, dès la mise en place du dispositif. "La prime à la casse a clairement atténué la chute des ventes et nous a permis de diminuer ainsi le poids des stocks dans les concessions", se réjouit le directeur de Peugeot France, Christophe Bergerand. "On constate une accélération de 20 % des ventes réalisées dans les quinze jours suivant la mise en place du dispositif étendu par Peugeot aux véhicules de plus de 8 ans, par rapport à la deuxième quinzaine de novembre." (Le point.fr avec agences)


Progression du salaire mensuel de base.

*                               Le salaire mensuel de base (SMB) a progressé de 0,7% au 3e trimestre et de 3% sur un an, soit une progression du pouvoir d'achat sur un trimestre et une stagnation sur un an, selon un indice définitif diffusé mardi par le ministère de l'Emploi.

 

Assurance chômage, vers un accord ce mardi.
 

Syndicats et patronat espèrent trouver un accord mardi sur les nouvelles règles d'indemnisation des chômeurs pour les trois ans à venir, lors de la septième et dernière séance d'une négociation compliquée par la remontée du chômage et la pression gouvernementale. Nicolas Sarkozy a pressé les partenaires sociaux de boucler impérativement la négociation avant fin 2008 en leur fixant différents objectifs, comme une filière d'indemnisation unique et une baisse des cotisations chômage qui lui permettrait d'augmenter les cotisations retraite.

Gaby Bonnand (CFDT) s'est déclaré «optimiste» lundi, jugeant qu'«un certain nombre d'organisations ont la volonté de conclure sachant qu'il y a des demandeurs d'emploi qui attendent». ….

Les points de vue commencent à se rapprocher sur les paramètres d'une filière unique d'indemnisation. Un chômeur aurait droit à une allocation pendant un maximum de 24 mois (CFTC, CFE-CGC) ou 30 mois (CGT, CFDT, FO) s'il a travaillé au moins quatre mois lors des 36 derniers mois (CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) selon la formule «un jour travaillé égale un jour indemnisé», souhaitent la plupart des syndicats. Cela permettrait d'indemniser 100.000 à 120.000 chômeurs supplémentaires.

Le patronat souhaite «indemniser plus de chômeurs dans un équilibre global qui ne pénalise pas le régime», avait souligné mardi dernier son chef de file, Patrick Bernasconi (Medef). Avec une filière unique, «peut-être certains sortiront un petit peu plus vite, mais cela amènera à indemniser davantage de gens qu'aujourd'hui».


Nicolas Sarkozy va signer pour plus de 10 milliards d’Euros de contrats avec le Brésil.

Un des points d'orgue du ­voyage de Nicolas Sarkozy au Brésil doit être la signature, aujourd'hui, d'importants contrats d'armement dont la valeur devrait tourner autour de 11 milliards d'euros. Autant de signes tangibles du rapprochement stratégique entre l'Europe et ce grand pays d'Amé­rique latine qui maîtrise la technologie nucléaire et dispose d'une industrie aéronautique de premier plan, avec notamment l'avionneur Embraer. Et qui souhaite développer une industrie de défense de pointe. En contrepoint de l'accord de coopération militaire et d'un partenariat stratégique qui prévoit des transferts de technologie, le Brésil va acheter des matériels français et européens.


AFP, lefigaro.fr, leparisien.fr, lepoint.fr

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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 13:42

Par Alain MINC,  Le Parisien du 15 12 08,
propos recueillis par Frédérique Jourdaa
...



Où en sommes-nous avec la crise aujourd’hui
 ?

Alain Minc. Nous sommes passés à un millimètre du désastre, pendant la semaine où le système financier mondial a failli sauter complètement. Si au lendemain du 12 octobre lorsque le plan de l’Eurogroupe a été présenté à l’Elysée par Nicolas Sarkozy, les bourses du monde entier avaient mal réagi, le système se serait effondré comme un château de cartes. Nous avons donc troqué le risque de plonger dans l’inconnu pour une récession de type classique assez semblable aux crises que nous avons vécues depuis 1945 tous les dix ou quinze ans.

 

Et maintenant ?

Il va y avoir un moment difficile, mais maîtrisable, moins grave qu’en 1993. Sans doute ferons-nous entre -1 et -1,5 %  de croissance sur le PIB avec une montée incontournable du chômage. Mais notre niveau de vie a augmenté de 6% depuis l’an 2000. Si on perd collectivement un quart de ce qu’on a gagné depuis l’an 2000, ce n’est pas non plus la fin du monde. Mais il faut aussi relativiser. On va s’en sortir compte tenu de ce qui a été fait. Toute la batterie des instruments a été déclenchée. Les taux d’intérêt sont bas, les banques centrales émettent de la monnaie, les gouvernements font des plans de relance de grande ampleur, nonobstant les déficits budgétaires préexistants.

 

Mais ces 6% ne sont pas répartis équitablement…

Précisément, il y a une partie de  la France qui est complètement hors crise, en particulier ceux qui sont sous statut. Si vous êtes fonctionnaire, si votre épargne est rémunérée à 4% à la Banque Postale, vous êtes hors crise. En revanche, il y a une partie de la population qui paie cher et c’est celle-la qu’il faut à tout prix protéger.

 

Partout en Europe, la colère des classes moyennes monte. C’est bien le révélateur d’un dysfonctionnement ?

On ne peut pas comparer la révolte en Grèce des classes moyennes, contre u Etat inefficace et corrompu et la colère ou le malheur de ceux qui sont en train de porter le prix principal de la crise économique dans l’ensemble des pays occidentaux. Toutefois, je ne crois pas à un grand mouvement social. Quand le chômage augmente, les revendications salariales sont limitées. En revanche quand l’économie redémarre, les individus se préoccupent à juste titre de leur part dans la croissance qui revient. Il n’y aura pas à mon avis d’embrasement.

 

Pourtant la crise descend sur le terrain social et les PME commencent aussi à souffrir de la crise bancaire

Nous ne sommes pas complètement sortis de l’irrationnel. Il y a eu un vrai problème de liquidité bancaire, mais la situation est à nouveau sous contrôle. Il y aura des problèmes spécifiques, mais le système bancaire est en train de comprendre qu’il ne peut pas imposer deux sacrifices successifs à la société : la crise liée aux excès des banques et aujourd’hui des restrictions de crédit trop fortes. Ce serait inacceptable.

 

Pourquoi soutenez-vous la réforme de l’audiovisuel dont on vous attribue la paternité ?

Je suis pour cette réforme. Il y a deux modèles de télévision en Europe. Celle d’Europe du Nord plutôt de meilleure qualité où le secteur public ‘est pas financé par la pub, et celle d’Europe du Sud, de très mauvaise qualité et financée par la pub. Notre intérêt en termes culturels c’est que notre secteur public se rapproche du secteur public d’Europe du Nord. Pour le financement, il est plus sûr d’avoir une taxe sur les opérateurs de téléphonie que d’avoir des recettes publicitaires qui s’effondrent en ce moment.

 

Mais le principe de la nomination par le président de la République du dirigeant de France Télévisions est rejeté par la majorité

Arrêtez cette histoire. Critiquer la nomination du président par le pouvoir exécutif est une hypocrisie absolue. Si ce mode de nomination avait prévalu il y a quatre ans, jamais Jacques Chirac n’aurait pu assumer politiquement la nomination à cette fonction du « coauteur » de sa femme (NDLR : Patrick de Carolis). Seul un organisme anonyme et aveugle peut prendre ce genre de décision. Si vous pensez que Nicolas Sarkozy donnera raison par une nomination partisane à ceux qui voient dans cette procédure une mesure liberticide, vous vous mettez le doigt dans l’œil. Le jour où Carolis partira, le nom de son successeur sera incontestable. Ne sous-estimez pas le président de la République.

 

Propos recueillis par Frédérique Jourdaa.

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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 08:42

Par notre ami, Jean-Michel Behar
...


Il ne faut pas se leurrer. La chute du mur de Wall Street aura autant de conséquences pour le monde occidental que la chute du mur de Berlin en a eu pour le monde soviétique.

On peut assister à un renforcement du « capitalisme financier sauvage » pour conduire à une société du style « Soylent Green » où les plus pauvres ne pourront vivre que de miettes avec comme seules opportunités de « travail » l’emploi précaire, les petits boulots et où la démocratie vacillera de plus belle. Cette société ne pourra se fonder que sur la violence et comme toute expression de la violence, elle ne pourra avoir qu’un temps.

On peut aussi assister à une prise de conscience collective où l’on intégrera à sa vie d’autres objectifs que la seule consommation (d’autant que la consommation de masse, qui fut le fondement du capitalisme du XXème siècle paraît de plus en plus en mauvaise part face à la montée des cours des matières premières et de l’énergie).  Il s’agit là d’un choix de civilisation et le défi qui se présente aujourd’hui à tous ceux qui se sentent concernés par la chose publique est bien de mettre en place concrètement les bases de cette nouvelle conception du rapport de l’homme au monde matériel et donc à l’économie.

Un point important à ne pas oublier lorsque l'on évoque l'économie française : la France, avec 60 millions d'âmes a le même PIB que la Chine avec 1milliards 800 millions. La richesse est là, mais sa répartition reste à repenser. Et, cela peut être le grand débat de la France politique du XXIème siècle.

On pressent aujourd’hui clairement que le monde politique va être jugé sur deux critères : l'indifférence et l'incompétence.

Indifférence aux malheurs des plus faibles qui vont terriblement souffrir et par le chômage et par les restrictions ;
Incompétence à trouver les bonnes solutions, car n'oublions pas que dans l'esprit de beaucoup, le krach actuel est déjà la démonstration que le monde politique a été incapable de prévoir le drame.

Dans ce contexte, certaines pistes demandent à être explorées en priorité :
a) redonner confiance à ceux qui doutent de l'engagement humain des politiques et cela ne peut pas se faire uniquement par les médias. Il est nécessaire de prouver la compréhension des problèmes quotidiens du plus grand nombre  ;
b) travailler à dégager des solutions qui seront plus des solutions de civilisation que des replâtrages économico-financiers, de toutes les façons voués à l'échec (on le voit bien actuellement avec les milliards investis presque en pure perte pour la consolidation des marchés financiers).

Il est aujourd’hui indispensable de « récréer » un vrai débat, non pour le plaisir des mots, mais pour construire.
La France est riche, elle riche en initiatives et en créativité aux niveaux de ses entreprises. Ne les laissons pas dépérir, comme c’est trop souvent le cas, uniquement parce qu’il est devenu de tradition de ne pas réellement les encourager, quand ce n’est pas les décourager.

La démarche des pôles de compétitivité est une des plus grandes trouvailles politiques de ces 30 dernières années. Mais, elle doit être comprise comme une sorte de "planification" inversée ! Pour paraphraser un grand classique de l'économie et de la philosophie, la planification a trop longtemps marché sur la tête, il faut la remettre sur ses pieds et les pôles peuvent être l'initiative la plus constructive...si nous savons justement y intégrer à coté des grands groupes industriels, les PME-PMI, les universités, les administrations, mais aussi certaines associations et représentants du monde syndical et des salariés...

Mais le temps presse, et une réaction à la crise, pour être « rassurante » et donc déjà fortifier les esprits, doit tabler sur la mise en place d’un plan pouvant envisager toutes les éventualités, mêmes les plus graves.
Ce plan doit être l’objet de débats et de réflexions d’hommes de bonne volonté, plus bien sûr que de professionnels des « médias ».
On présente ici quelques orientations.

La crise financière s’est transformée en une crise économique mondiale (ou pour être plus exact, les exigences de certains milieux financiers ont conduit à une grave crise économique) dont nul ne peut prétendre aujourd’hui prévoir sérieusement les conséquences. Elles seront de toutes façons très dures dès les prochains mois. Une réflexion associant tous les acteurs de la vie économique et sociale est évidemment indispensable. Mais, dès maintenant, il faut prévoir le pire, c’est-à-dire prévoir deux séries d’actions : Un plan de sauvetage des entreprises et un plan de sauvetages des ménages
 
Un plan de sauvetage des entreprises (PME-PMI)
 
a)         Nombre de faillites sont le résultat des exigences en liquidité des pouvoirs publics (impôts, URSAFF). Il faut différer ces paiements s’ils mettent en péril la vie même de l’entreprise. Par ailleurs, dans le même temps, ces mêmes pouvoirs publics peuvent être débiteur d’une entreprise qui ne peut payer ses diverses impositions et taxes. Il devrait être urgent de « négocier » des arrangements dans ces situations ubuesques qui, malheureusement, se terminent bien souvent par le drame de la faillite et du chômage.
b)         Il faut revoir les délocalisations et intervenir lourdement sur le système bancaire pour l’inciter à soutenir et l’investissement productif et le papier commercial.
c)         Interdire les pratiques de LBO

Un plan de sauvetages des ménages :

Les ménages, surtout dans les classes moyennes, risquent d’être les plus touchés par la crise. Il faudrait très rapidement prévoir :
a)         Un aménagement plus concret des cas de surendettement,
b)         Instituer un moratoire des expulsions locatives, en créant notamment, un fonds de garantie qui permettra d’indemniser en «partie » les bailleurs. Prévoir le même moratoire pour les ménages qui ne pourront plus faire face aux échéances des banques pour l'achat de leur résidence principale.
c)                  Mettre en place des solutions d’aides qui soient vraiment adaptées aux situations des classes moyennes qui risquent de vivre des moments effrayants.

Jean-Michel Behar

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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 17:44

Par Clément Daniez pour lepoint.fr...



"Notre réponse à la crise, c'est l'investissement." Le plan de relance que Nicolas Sarkozy a présenté jeudi depuis l'usine Renault du Douai veut faire la part belle à l'investissement, le leitmotiv de son discours, face à une crise mondiale "qui va tout changer". "C'est la seule manière de préparer les emplois de demain, est convaincu le chef de l'État. Car nous avons des retards d'investissements considérables depuis des décennies, car la France sacrifie depuis trop longtemps l'investissement au fonctionnement."

Il chiffre le montant de cette relance à "26 milliards d'euros sur deux ans", dont 15,5 milliards de dépenses supplémentaires en 2009. Revers de la médaille : le déficit public devrait atteindre 4 % du PIB pour l'année prochaine, contre 3,1 prévus. Selon l'Élysée, ce plan conduira à 0,6 % de croissance supplémentaire en 2009, alors que les prévisions de croissance du gouvernement s'établissent actuellement entre 0,2 % et 0,5 %. "Ce plan de relance aura un budget spécifique" avec un collectif budgétaire dès janvier 2009. Le plan de relance de l'économie sera piloté par un membre du gouvernement chargé spécifiquement "d'en suivre l'exécution".

LOGEMENT Coût total estimé pour 2009-2010 : 1,8 milliard d'euros.

- Doublement du prêt à taux zéro (PTZ) pour acheter un logement neuf, la quotité du PTZ va passer à 30 % du prix d'achat
Coût estimé : 600 millions d'euros
- Renforcement des programmes de rénovation urbaine
Coût estimé : 200 millions d'euros vont être alloués aux programmes de rénovation urbaine. Même chose pour l'amélioration des habitats insalubres.
- Construction de 70.000 logements sociaux (moitié logement social, moitié logement intermédiaire), en plus de l'acquisition de 30.000 annoncés fin octobre.
Coût estimé : 600 millions d'euros.
- les contraintes liées au droit de l'urbanisme "temporairement et considérablement assouplies" (coefficients de densité relevés de 20 % dans certaines communes, mitoyenneté autorisée sur certains terrains...)
Il a également proposé que "le temps laissé aux communes pour manifester leur intérêt pour des terrains publics mis en vente (soit) encadré".
- prorogation d'un an des permis de construire.

AUTOMOBILE
- "Prime à la casse" de 1.000 euros par véhicule ancien contre l'achat d'un véhicule particulier ou utilitaire léger émettant moins de 160g/km de CO2
Coût estimé : 220 millions d'euros.
- Création d'un fonds d'investissement pour aider les sous-traitants automobiles, très fragilisés, à se restructurer. "Les grands constructeurs mettront initialement 100 millions d'euros dans ce fonds, ainsi que le fonds stratégique d'investissement. Cette somme de 300 millions d'euros pourra être complétée par la participation d'autres acteurs privés, notamment les grands sous-traitants de premier rang", selon l'Élysée
- Soutien aux filiales bancaires des deux constructeurs automobiles français sous forme de deux prêts de 8 %
Coût estimé : deux fois 500 millions euros.

EMPLOI
- Les entreprises de moins de 10 salariés vont être exonérées de la totalité des charges patronales pour leurs embauches en 2009 de salariés payés jusqu'à hauteur de 1,6 fois le Smic
Coût estimé : 700 millions d'euros
- Rappel des mesures en faveur de l'emploi
annoncées à Valenciennes le 25 novembre, d'une part l'extension des contrats de transition professionnelle (CTP) de 7 à 25 bassins d'emploi en difficulté et d'autre part l'adoption pour les autres bassins d'un système s'inspirant du CTP
Coût estimé : 500 millions d'euros
Contrepartie : "Ne pas délocaliser".

MÉNAGES
- prime de 200 euros versée fin mars 2009 aux bénéficiaires potentiels du Revenu de solidarité active, soit quelque 3,8 millions de ménages
Coût estimé : 760 millions d'euros.

MARCHÉS PUBLICS
- Suppression du "seuil de publicité à 90.000 euros, propre au cadre des marchés publics"
- Relèvement de 4.000 à 20.000 euros du seuil en dessous duquel un marché public peut être conclu "sans aucune procédure"
- Relèvement de 206.000 à 5,15 millions d'euros du seuil au-delà duquel s'applique obligatoirement la procédure d'appel d'offres pour les marchés de travaux.

INVESTISSEMENTS PUBLICS
- accélération des programmes d'équipement : 4 lignes TGV construites simultanément entre 2010 et 2014, canal Seine Nord, rénovation des tribunaux, des infrastructures routières...
Coût estimé : 4 milliards de l'État, 4 milliards des grandes entreprises publiques (EDF, La Poste...) et 2,5 milliards des collectivités locales.

ENTREPRISES Coût estimé : 11,5 milliards d'euros
L'État va rembourser par anticipation ses dettes aux entreprises pour "abonder leur trésorerie".
- Le crédit d'impôt recherche sera remboursé par anticipation début 2009
- L'État remboursera immédiatement aux entreprises ce qu'il leur doit au titre de la perception de la TVA- Restitution plus rapide des excédents d'impôt sur les sociétés
- Remboursement immédiat des reports déficitaires d'impôt sur les sociétés
- L'État paiera ses factures en retard aux PME industrielles du secteur de la défense.

Clément Daniez, Lepoint.fr
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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 15:01



Par Klaus Schwab, fondateur et président du Forum économique mondial de Davos. Il prône de nouvelles exigences éthiques dans le monde de l'entreprise.


Le Figaro du 13 11 08

Avec le recul, nous sommes tous surpris que les choses aient dû aller aussi loin. Mais soyons honnêtes : les signaux d'alarme, y compris ceux émis par des initiés comme George Soros, retentissent depuis un certain temps déjà. Lorsque le World Economic Forum a publié son Global Risk Report début 2007, il mettait justement en garde contre ces mêmes risques qui ont entraîné l'actuel effondrement du système.

Dans mon allocution d'ouverture lors de la réunion annuelle du Forum à Davos en janvier 2008, j'ai évoqué un monde schizophrène et le fait que nous aurions à rendre compte de nos péchés. Si nous avons ignoré ce qui était pourtant évident, ce n'est pas seulement parce que nous ne voulions pas voir des vérités dérangeantes, c'est aussi parce que personne ne se sentait réellement responsable de la situation ou en mesure d'agir.

Notre système international, créé au milieu du siècle dernier et fondé sur des institutions multilatérales, manquait soit de l'autorité, soit de la compétence nécessaire pour faire face aux défis d'un système financier mondial qui s'est emballé. Qui plus est, les gouvernements n'ont pas pris l'initiative de s'attaquer à un système financier fondamentalement restrictif, que ce soit pour défendre leurs intérêts nationaux ou pour des raisons idéologiques. Quant au G7, qui réunit les sept pays les plus industrialisés, et au Fonds monétaire international, ils n'ont pas su faire preuve de la vision à long terme indispensable. Des acteurs ont abusé, consciemment ou inconsciemment, de l'absence de fonctions de réglementation au grand détriment des économies publiques nationales. Cela s'est fait aussi malheureusement au détriment de la population. Ce n'est qu'aujourd'hui que des « sommets mondiaux de la finance » commencent à élaborer des règles dont le besoin se fait sentir depuis longtemps. Reste à savoir si nous serons capables de mettre sur pied une « communauté mondiale » qui trouvera le bon équilibre entre la réglementation nécessaire et le maintien de l'esprit d'entreprise. Il est désormais plus important que jamais de ne pas laisser caler le moteur de l'économie réelle, surtout au début d'une phase de récession, pour sauvegarder l'emploi.

Si le rôle de la réglementation pour l'avenir de l'économie mondiale est indéniable, les règles à elles seules ne suffisent pas. Cette crise a clairement démontré non seulement notre interdépendance à l'échelle planétaire, mais aussi l'étroite interconnexion entre l'économie et la société. En d'autres termes, l'économie n'a rien d'un royaume indépendant ou autonome ; au contraire, la crise a montré que l'économie doit servir la société. Nous devons veiller à ce que les mesures prises pour enrayer la crise ne portent pas atteinte au pouvoir d'innovation dans l'économie réelle.

J'ai fondé le World Economic Forum en 1971 sur la base de la stakeholder theory (« théorie des parties prenantes ») que j'ai décrite dans un livre. Selon cette théorie, qui a aussi fait office de philosophie du World Economic Forum ces quarante dernières années, les dirigeants d'une entreprise doivent servir toutes les parties prenantes en contact avec la société. Il ne s'agit pas d'être au service des actionnaires uniquement ; cela signifie que pour assurer la prospérité à long terme de la société, ses dirigeants doivent agir en qualité de représentants de toutes les parties prenantes, et non en simples délégués des actionnaires.

Cette mission globale et professionnelle de gouvernance a été minée ces dernières années par les bonus et autres systèmes qui lient le management aux intérêts à court terme des actionnaires. La recherche du profit maximum a pris de plus en plus le pas sur le renforcement à long terme de la compétitivité et sur la durabilité.

J'ai décrit cette perversion de l'éthique professionnelle des dirigeants de la manière suivante : lorsque j'ai été opéré il y a quelques années, je savais très bien que ma qualité de vie, à l'avenir, dépendrait dans une large mesure des compétences du chirurgien. C'est pourquoi je me suis adressé au meilleur spécialiste dans son domaine. J'ai supposé tout naturellement que j'étais entre les mains d'un médecin qui mettrait en œuvre ses meilleures compétences professionnelles sans exiger une part de mes revenus futurs - dès lors que cela dépendrait bien sûr de son savoir-faire - en plus de sa rémunération.

Ce dont nous avons besoin pour l'avenir, c'est d'une philosophie de management basée sur une éthique professionnelle et non sur la recherche du profit maximum. Il va de soi que les dirigeants hautement qualifiés sont largement payés, dans un environnement compétitif international. Cela dit, les dirigeants dotés d'une qualité morale élevée devraient toujours faire de leur mieux dans toutes les situations, ce que, nul doute, bon nombre d'entre eux font, sans avoir besoin de mesures d'incitation additionnelles comme les bonus.

Peut-être faut-il créer un équivalent du serment d'Hippocrate des médecins dans le domaine du management, qui intègre cette notion de responsabilité globale. Si nous ne sommes pas capables d'instaurer une responsabilité globale à long terme pour les dirigeants d'entreprise dans tous les secteurs de l'économie, les nouvelles règles et réglementations ne serviront à rien, car il y aura toujours des échappatoires.

En temps de crise, il importe de freiner la spirale causée par les erreurs du passé et d'éviter tout dommage supplémentaire. Mais il est encore plus important de ne pas agir à l'aveuglette, de manière superficielle. Nous devons identifier les problèmes fondamentaux et modifier notre comportement en conséquence. En cela, la crise actuelle sera, espérons-le, un facteur de changement.

Dans l'avenir immédiat, il est essentiel de mettre en place un partenariat global réel afin de surmonter les effets négatifs de nos instruments financiers et de progresser sur les autres défis mondiaux à relever, comme le changement climatique, la lutte contre la pauvreté ou la santé. Il existe aujourd'hui un danger : celui que ces questions fondamentales ne soient remisées au second plan. Avec les mêmes conséquences désastreuses qui ont découlé du fait que nous ayons ignoré les signes avant-coureurs de la présente crise financière.

J'espère que l'adoption volontaire d'une philosophie des affaires basée sur le principe à long terme du stakeholder (partie prenante) plutôt que sur le principe unilatéral et orienté à court terme du shareholder (actionnaire) sera un des résultats positifs de cette crise.

Klaus Schwab
 Article dans Le Figaro du 13 novembre

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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 08:14

Par Nadège Puljak, Lepoint.fr
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Le président français Nicolas Sarkozy a affiché sa satisfaction, samedi à Washington, à l'issue du sommet "historique", à ses yeux, du G20, qui "apporte des réponses à la crise financière", même si la route est encore longue vers la régulation économique mondiale qu'il appelle de ses voeux.

Les dirigeants des principaux pays industrialisés et émergents (G20) se sont engagés à favoriser la relance et surveiller la finance mondiale, alors que les pays riches sont menacés par la récession et les émergents par un net ralentissement.

"Je crois pouvoir dire que c'est un sommet historique, dans la mesure où pour la première fois, des pays aussi différents que ceux qui étaient rassemblés dans le G20, décident de prendre des initiatives en commun et que l'administration américaine accepte de faire mouvement sur des sujets où historiquement, toutes les administrations américaines avaient refusé de le faire", s'est-il félicité samedi, lors d'une conférence de presse.

Selon lui, le sommet du G20 "apporte des réponses structurelles à la crise financière et des réponses à la crise économique".

Il a égrené les "quatre principes" sur lesquels les membres du G20 - les pays les plus riches de la planète côtoyaient la Chine, l'Arabie saoudite, la Turquie, l'Indonésie, le Brésil, ou encore l'Afrique du sud - sont tombés d'accord: "relance coordonnée et concertée de l'action économique", "nouvelle régulation des marchés pour qu'une telle crise ne puisse plus se produire", "nouvelle gouvernance économique mondiale", "refus du protectionnisme".

Ces sujets constituaient, selon une source proche du président Sarkozy, autant de "graals après lesquels nous courrions mais sur lesquels il avait été impossible, pendant des années, d'obtenir le moindre consensus".

Pour M. Sarkozy, "c'est fantastique", "le Premier ministre indien a été coopératif, le président chinois n'a rien bloqué, la Coréen du sud a été très moteur, la Japon a été suiviste. Lula (le président brésilien) veut participer aussi".

Il a aussi souligné la "très bonne intervention" du directeur du Fonds monétaire international, le français Dominique Strauss-Kahn "qui a plaidé pour la relance".

Il y a aussi eu "des malentendus", a-t-il convenu, mais "où est le drame ? C'est pour ça qu'on se réunit". Il a ainsi reconnu que le président américain avait été "rude mais fair-play", "pas toujours facile mais loyal".

Nicolas Sarkozy avait été le premier à demander la réunion d'un sommet international sur la "plus grave" crise financière depuis les années 30. Devant l'ONU à New York, le 23 septembre dernier, il avait plaidé pour un "capitalisme régulé" réprimant les abus. Depuis, il n'avait cessé d'appeler à une "refonte" du capitalisme financier.

Réticent à cette idée, M. Bush avait souligné de son côté son attachement aux "fondements du capitalisme démocratique" et à la "liberté des marchés", tout en mettant en garde contre les effets pervers que de nouvelles réglementations pourraient avoir sur l'activité économique. Mais lors d'une rencontre à Camp david, le 18 octobre, M. Sarkozy l'avait finalement convaincu d'accepter la tenue d'un sommet dans son pays.

Si ce premier G20, qui devrait être suivi d'un autre au printemps, peut-être à Londres comme l'a suggéré samedi M. Sarkozy, a donné lieu à des propositions par nature très "techniques", où il n'a pas été question de "refonder" ou de "moraliser" le capitalisme, un mot souvent employé par le président français, il n'en demeure pas moins aux yeux de ce dernier que ses "résultats sont impressionnants".

"Il reste beaucoup de travail à faire mais c'est passionnant". L'année 2008 sera celle qui aura marqué "l'entrée dans le 21è siècle", a-t-il affirmé.

Nadège Puljak
lepoint.fr du 16 111

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