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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 17:23

Par Jacques Marseille, Le Point du 28 mai
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Le 29 mai 2009, 36 millions de Françaises et de Français
auront sacrifié à un rituel républicain qui fêtera bientôt son centenaire. Sauf pour ceux qui ont choisi de le faire en ligne, ils auront posté ou déposé dans la boîte à lettres de leur centre d'impôts (avant minuit) leur déclaration de revenus pour l'année 2008. Comme tous les ans, les précautions qui entourent ce rituel, les conseils prodigués par la presse, la liste des opportunités offertes par ce nouveau cru les auront persuadés d'avoir accompli un acte majeur au service de la démocratie. « Au moment où vous allez déclarer vos revenus, ont-ils pu lire sous la plume d'Eric Woerth, dans la lettre accompagnant leur déclaration, je souhaite m'adresser personnellement à vous, car l'impôt est un acte de démocratie et de civisme. Il constitue votre contribution à l'amélioration de la vie quotidienne des Français, au développement de la France de demain et au renforcement des solidarités au service de la relance de notre économie et de l'emploi. » Diantre !


Cette année aussi, au moment de signer leur première déclaration « de crise », les Français auront également en tête l'idée, martelée par toute la gauche et une partie de la droite emmenée par Pierre Méhaignerie, que, face aux déficits provoqués par la crise et à l'accroissement d'une dette qui, en seize mois, depuis fin 2007, s'est accrue de 166 milliards d'euros et dans les quatre derniers mois de 48 milliards, la hausse des impôts paraît inéluctable. Même si François Fillon promet qu'il « n'acceptera à aucun prix une hausse de la fiscalité », c'est Philippe Séguin, le président de la Cour des comptes, qui, auditionné par la commission des Finances de l'Assemblée, pronostique : « On ne peut exclure que l'aggravation quasi généralisée des déficits conduise les Etats, partout dans le monde, à augmenter les impôts. En dépit de sa situation de départ moins favorable, la France n'échappera pas à ce mouvement. » Et c'est la gauche qui, s'appuyant sur les décisions fiscales prises par Barack Obama, rappelle que pour combattre la crise des années 30 Franklin Roosevelt avait porté le taux supérieur d'imposition à 70 % !


A l'époque où l' « impôt » sur le revenu fait ainsi son grand retour, il apparaît fort utile d'en démasquer les mythes et d'en mesurer l'efficacité comme arme anticrise et comme moyen privilégié d'éteindre la dette.


Tout d'abord, si l'impôt progressif sur le revenu est « un acte de démocratie et de civisme »,
il apparaît fort peu républicain de faire échapper à son paiement plus de la moitié des Français ! En annonçant une baisse exceptionnelle de l'impôt sur le revenu en 2009 pour 6 millions de foyers fiscaux supplémentaires, le président de la République a encore plus affaibli la symbolique démocratique de cette contribution citoyenne. Comment peut-on assurer le consentement des Français à l'impôt quand, en 2009, seuls 13 millions de foyers fiscaux sur près de 36 millions s'en acquitteront ? Comment prétendre poursuivre avec détermination la recherche de la justice fiscale, assurer l'équité entre les citoyens et préserver notre modèle de protection sociale quand on sait que, à eux seuls, les 2,5 % des foyers les plus imposés paient 41,4 % de la totalité de l'impôt et que les 13,2 % les plus imposés en paient 69,2 % ! En fait, le meilleur moyen de réhabiliter l'impôt sur le revenu n'est pas d'accroître la part des riches et d'abaisser la part des pauvres, mais de faire payer un peu moins tout le monde, ce qui s'appelle en politique fiscale élargir l'assiette et abaisser les taux.


Surtout, quand on mesure son rendement,
c'est se moquer du monde de faire croire que l'impôt sur le revenu pourrait être le moyen d'assurer le plan de relance de l'économie et d'amortir progressivement la dette. En 2009, la recette attendue est de 50,4 milliards d'euros, soit, on l'a vu, la hausse de la dette sur les quatre premiers mois de 2009 ! A lui seul, l'impôt sur le revenu couvre juste le montant des intérêts de cette dette et les remboursements de capital budgétés en 2009, soit 44,6 milliards d'euros. C'est vouloir dire au tiers des Français qui paient l'impôt sur le revenu que ce dernier ne sert qu'à éponger le résultat des laxismes du passé sans en aucune mesure préparer l'avenir. Singulier message démocratique.


Il faut enfin rappeler aux Français
que, si l'impôt sur le revenu représente 18,9 % des recettes de l'Etat et 13,6 % de ses dépenses, il ne représente plus que 4,9 % de l'ensemble des dépenses publiques, qui se sont élevées en 2008 à 1 027 milliards d'euros (52,7 % du PIB) ! Au seul niveau des recettes de l'Etat, la CSG, cet impôt proportionnel inventé par Michel Rocard et qui pèse de la même manière sur tous les revenus-contrairement au principe d'équité brandi par la gauche-rapporte-avec un coût de perception quasiment nul-84,3 milliards d'euros. Concernant la TVA, dont les meilleurs fiscalistes disent que c'est « le premier impôt intelligent », la recette s'élève à 136,8 milliards d'euros, près de trois fois le montant de l'impôt sur le revenu.


Autant de faits et de chiffres qui montrent qu'il est fort comique de s'appuyer sur l'impôt pour prétendre un jour remettre en ordre les finances de la France. Le doubler et affecter le produit supplémentaire au remboursement de la dette à condition que l'Etat bloque l'ensemble de ses dépenses dans l'avenir exigerait un quart de siècle... Pour réduire l'insoutenable explosion de la dette publique, il faudra trouver une autre solution. Réduire les dépenses, par exemple ? On en reparlera sans doute à l'occasion de la campagne présidentielle de 2012...

Jacques Marseille,
Le Point

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 08:38

...Par Jean-Louis Caccomo...


La crise économique est décidément un alibi commode pour ressortir les vieilles lunes anticapitalistes. Les médias nous parlaient déjà de la crise dans les années 70. A cette époque, le président Giscard D’Estaing entrevoyait le « bout du tunnel » tandis que la gauche se proposait de « changer la vie ». François Mitterrand a rassemblé la gauche pour conquérir le pouvoir en 1981. Mais durant les années 80, le refrain de la crise n’a jamais cessé ce qui a donné lieu à des alternances et des cohabitations. Sur fond de crise permanente, les français ont aussitôt chassé du pouvoir ceux qu’ils avaient élus avec enthousiasme. A chaque fois, c’est le même constat d’échec, c’est la même déception. A vouloir tout confier à l’Etat, on a peut-être poussé les hommes et femmes politiques en dehors de leur domaine de compétence. Peut-on changer l’économie ? En tout état de cause, on a moins de chance d’améliorer l’économie si on ne prend pas en compte son fonctionnement et ses ressorts et si l’on se refuse a fortiori à en comprendre les mécanismes profonds.

 

N’y a-t-il pas en effet un vice de forme à vouloir élire nos dirigeants sur des programmes et sur des objectifs économiques ? N’y a-t-il pas un problème de fond à faire des sondages d’opinion sur des programmes et des objectifs économiques ? La majorité des français aimeraient toucher un salaire sans avoir à travailler et la majorité des étudiants aimeraient obtenir un diplôme sans avoir à passer des examens. Est-ce pour autant raisonnable, réaliste et réalisable ? Tout le monde s’accorde à vilipender le libéralisme mais c’est pourtant à ceux qui ont l’intention d’intervenir dans l’économie qu’il revient de démontrer la justesse de leur raisonnement. C’est normalement celui qui accuse qui doit fournir la preuve.

La question n’est pas anodine car l’économie n’est seulement une question d’opinion ou de politique. Les lois de l’économie ne se décident dans aucun parlement et ne peuvent se plier sous le poids d’aucune majorité.

 

Pourtant l’anticapitalisme surfe sur cette méconnaissance arrogante de notre condition économique, elle-même profondément liée à l’insupportable condition humaine. La montée de l’anticapitalisme en France a de quoi laisser perplexe. C’est à croire que la gauche n’a jamais été au pouvoir. Si un projet anticapitaliste était possible, il existerait déjà car le capitalisme ne date pas d’aujourd’hui et son effondrement imminent est annoncé depuis que le capitalisme existe. Mais, tous les pays qui ont tenté une expérience anticapitaliste l’ont payé au prix fort. Aucun pays ne prospère sur les ruines de l’économie capitaliste. D’ailleurs, l’expression « économie capitaliste » est un pléonasme car le moteur de l’évolution économique est fondé sur l’accumulation du capital, ce qui est la définition technique du capitalisme.

 

Il faut donc être clair avec ses idées quand on mène un combat politique en cessant de mentir aux gens. Le discours anticapitaliste se nourrit chez nous de la haine viscérale qu’inspirent le libéralisme et toutes ses déclinaisons. Pourtant, quelle est cette alternative ? Que nous propose-t-on pour sortir de l’enfer capitaliste ? Pour le savoir, il faut remonter aux écrits de Marx car les idées ne sont pas nouvelles. Et tous ceux qui se réclament de l’anticapitalisme se réfèrent implicitement ou explicitement au marxisme. Pour sortir du capitalisme, il faut collectiviser les moyens de production, supprimer la propriété privée et sortir de la démocratie pour confier le pouvoir à un parti unique (animé par une pensée unique) qui mettra en œuvre une dictature – la dictature du prolétariat – seul instrument pour concrétiser le projet anticapitaliste.

Tel est le projet anticapitaliste.

 

Jean-Louis Caccomo,

http://caccomo.blogspot.com/

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 18:21
Brice Hortefeux, interrogé par Le Figaro, le 2 Mai 2009...

Le ministre du Travail revient sur les défilés du 1er Mai et assure que le gouvernement est «aux côtés» des Français inquiets.

LE FIGARO. - Quel bilan tirez-vous de ce 1er Mai ?
 
Brice HORTEFEUX - Ce fut une journée de tradition dans un contexte d'exception : la plus grave crise économique mondiale depuis 1929. Il est donc normal que nos concitoyens expriment leurs préoccupations. Mais analyser cette journée comme une opposition classique à un gouvernement, quel qu'il soit, me semble réducteur. Ce fut avant tout un témoignage collectif d'inquiétude après ceux de janvier et mars. J'observe néanmoins que le nombre de manifestants a été très nettement inférieur aux journées du 29 janvier et 19 mars, comme les responsables syndicaux l'ont eux-mêmes indiqué.


Depuis janvier, justement, vous semblez chercher à banaliser ces manifestations. Pourquoi ?
 
Les enjeux sont trop importants pour imaginer que nous aurions une posture tactique. Le gouvernement n'est pas face à ceux qui sont victimes de la crise mais à leurs côtés. Nous n'avons qu'une obsession : aider ceux qui sont touchés à surmonter les conséquences de cette crise, qui n'est ni nationale ni européenne, mais mondiale.


François Chérèque vous demande d'être «acteur», et pas seulement «observateur des problèmes». Vos réponses sont-elles suffisantes ?
 
Que les syndicats demandent plus et se retournent vers le gouvernement, c'est normal. La seule réponse à la crise, c'est davantage de protection, du concret et de la justice. Le président de la République a déjà décidé de très nombreuses mesures pour donner à ceux qui sont le plus touchés un emploi, une formation ou un revenu. C'est notamment le plan pour les jeunes. Les mesures prises depuis trois mois sont concrètes et concernent au total 10 millions de Français. La justice, c'est la fin des retraites chapeaux, des parachutes dorés, des stock-options et des bonus pour une poignée de dirigeants dont l'attitude écœure les 2,7 millions d'entrepreneurs qui travaillent dur. Cela dit, le dialogue social fonctionne bien. La création du fonds d'investissement social, proposé par la CFDT, est la conséquence des réunions entre les syndicats et le gouvernement avant le sommet social autour du président de la République le 18 février. Nous dialoguons, puis nous agissons.


Réfléchissez-vous à d'autres gestes ?
 
Il faut laisser du temps pour que les nombreuses mesures déjà prises se déploient et que leurs bénéficiaires en perçoivent les effets. Mais le sarkozysme, c'est la réactivité. Si la crise perdure ou s'intensifie, nous nous adapterons. Nous ferons à l'été avec les partenaires sociaux l'évaluation des mesures prises, et nous en tirerons ensemble les conséquences.


Les socialistes étaient présents dans les cortèges vendredi. Est-ce leur place ?


Les socialistes se raccrochent à des wagons que les syndicats placent en queue de train et dont certains s'arrêtent à Niort, puisque Ségolène Royal a renoncé à défiler avec Martine Aubry. Plus sérieusement, dans cette guerre contre la crise, les Français sont en droit d'attendre plus d'unité et de cohésion des différentes familles politiques.


Vous avez annoncé une nouvelle proposition de loi sur le travail le dimanche en juin. Est-ce une bonne réponse à la crise ?
 
Nous devons mettre tous les atouts de notre côté pour créer de l'emploi. C'est notre obsession. Il n'est pas question de remettre en cause le principe du repos dominical qui permet la vie de famille ou la pratique du culte. Je préfère parler de «la liberté du dimanche». Et j'engage une concertation avec les partenaires sociaux et les autorités religieuses concernées sur les modifications limitées aux zones géographiques que nous proposons. J'ai, par ailleurs, ouvert d'autres chantiers comme celui de la pénibilité et de l'amélioration des conditions de travail. Promouvoir la valeur travail, c'est aussi mieux prévenir les maladies professionnelles et les accidents du travail. Je suis, enfin, très déterminé à lutter contre les fraudes à la protection sociale car les sommes détournées - au moins 8 milliards d'euros - le sont au détriment de ceux qui en ont vraiment besoin.


Les Petits Chanteurs à la croix de bois n'ont plus le droit de travailler ! Comptez-vous intervenir ?


Il existe une législation protectrice qui réglemente les conditions exceptionnelles dans lesquelles les enfants peuvent travailler. Il n'est pas sûr que cette réglementation soit vraiment adaptée à toutes les chorales d'enfants. Avec Éric Woerth et Christine Albanel, nous allons, dès la semaine prochaine, prendre une initiative pour trouver une solution juridique et pratique, adaptée à la tradition des Petits Chanteurs à la croix de bois.


Vous venez de fêter vos cent jours au ministère de Travail. Regrettez-vous l'Immigration ?
 
Un homme politique ne doit jamais vivre avec un rétroviseur. En 2007, le président m'avait demandé de créer un nouveau ministère régalien. Ce que j'ai fait. Au Travail, ma mission est différente : je poursuis l'action d'un ministère créé en 1906. Je suis entièrement mobilisé dans ce ministère aux compétences très larges. Ma conception de l'engagement public, c'est de tout mettre en œuvre pour atteindre les objectifs fixés.


En affichant leurs ambitions, plusieurs ministres ont pu laisser penser qu'ils s'ennuyaient. Le gouvernement est-il usé ?
 
Le gouvernement est totalement mobilisé. Il n'y a pas de place pour les desiderata des ego. Chacun a conscience qu'il ne faut plus faire étalage de ses aspirations personnelles. C'est ce que le président, en présence de François Fillon, a demandé aux ministres.


La polémique lancée par Ségolène Royal à propos de Nicolas Sarkozy et José Luis Zapatero n'a, semble-t-il, pas eu de conséquence sur le voyage du chef de l'État en Espagne.


Ce déplacement a été l'occasion de témoigner de l'amitié et de la considération qui lie Nicolas Sarkozy et José Luis Zapatero, en dépit de leurs engagements politiques différents. De plus, je suis certain que l'immense majorité de nos compatriotes a été fière d'observer Carla Bruni-Sarkozy, non seulement pour son élégance, mais aussi dans son engagement dans l'action humanitaire et l'insertion des jeunes en difficulté. Le succès de ce voyage est dû à une alchimie qui fait honneur à notre pays.

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Published by Brice Hortefeux, interview dans le Figaro du 2 mai - dans Economie et social
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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 13:54

Le Figaro du 22 04 09

Entretien avec Nathalie Kosciusko-Morizet

Propos recueillis par Cyrille Lachèvre,  

INTERVIEW - Pour la secrétaire d'État au Numérique et à la Prospective économique, il faut déjà travailler à la période de l'après-crise, «en 2010-2012».

Le gouvernement a lancé un site Internet pour recueillir les avis des experts et des citoyens sur les nouvelles valeurs qui vont émerger au lendemain de la crise.

LE FIGARO. - Comment faire de la prospective économique dans le contexte actuel ?
Nathalie KOSCIUSKO-MO­RIZET. - La crise que nous vivons change le monde et nous oblige à modifier le champ de la prospective. Mon prédécesseur, Éric Besson, avait lancé un vaste exercice baptisé France 2025, pour préparer notre pays aux défis de demain. Les constats dressés par ces experts restent vrais mais la crise économique force à raccourcir l'horizon et à élargir le spectre. Nous devons nous projeter dans un futur proche, celui de la sortie de crise en 2010-2012. De même, il faut dépasser le seul domaine économique, pour interroger des sociologues ou croiser d'autres regards, jusqu'à des auteurs de science-fiction, ou des tendanceurs de mode…

On le perçoit très bien à travers les changements de sémantique : en octobre, les gens parlaient de crise bancaire. Puis cela a évolué et on s'est mis à parler de crise économique, puis de crise morale, de crise de modèle et désormais de crise de représentation. C'est toute cette évolution-là que j'ai demandé au Centre d'analyse stratégique (CAS) de capter dans un travail sur la crise et la sortie de crise. C'est aussi l'objet du colloque que j'organise fin avril où l'on parlera de l'évolution des valeurs des Français depuis la crise.

Quelles seront les caractéristiques de ce rapport ?
Nous avons lancé hier un site Internet (www.sortiesdecrise.fr) destiné à recueillir les points de vue et propositions des experts qui ont participé au projet France 2025. Les internautes sont invités à les commenter et à indiquer leur préférence. Ces contributions nourriront le prérapport du CAS qui sera publié durant la première quinzaine de juin, pour une version définitive en septembre.

Quels autres rapports avez-vous commandés au CAS ?
J'ai commandé un rapport sur «les nouvelles pauvretés et le déclassement». Il s'agit de dépasser la problématique du pouvoir d'achat, faussement objective puisque les paniers des consommateurs évoluent toujours au fil du temps, afin de voir comment chaque individu peut, à un moment ou un autre, se sentir déclassé au regard de son environnement familial, professionnel, ou encore de ses diplômes. Un deuxième groupe de travail traitera de «la santé mentale et des déterminants du bien-être». Il est important de mieux cerner les critères d'épanouissement de la société contemporaine. C'est l'idée du bonheur économique.

Vous êtes également restée très proche des sujets écologiques…
En effet, je rendrai public, le 5 mai prochain un rapport rédigé par Bernard Chevassus-au-Louis, l'ancien président du Muséum d'histoire naturelle, sur «le chiffrage de la biodiversité ordinaire». L'idée est de donner des instruments de mesure précis et objectifs qui permettront aux juges de déterminer le montant des préjudices subis par la biodiversité lors de pollutions ou autres accidents industriels. On sait relativement bien mesurer le coût pour le tourisme ou la pêche, lorsque des plages sont polluées, mais combien coûte le mazoutage des espèces animales ou des plantes ? Jusqu'à très récemment, on n'évaluait pas ce qui est strictement naturel. La mouette mazoutée n'appartenait à personne donc n'était pas prise en compte. Ce problème traverse le monde : nous avons réussi à faire émerger dans le grand public le thème du réchauffement climatique à partir du moment où nous avons pu lui donner un coût économique, grâce au rapport de Nicolas Stern.

 

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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 21:21

par Jean-Louis Caccomo
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On dit parfois que l’argent ne fait pas le bonheur, mais l’argent n’est pas la richesse. Pourtant, c’est la confusion majeure de notre époque pétri d’illusion monétaire. L’argent est le moyen de la richesse, l’expression de celle-ci mais non sa cause. Il existe des phénomènes qui sont établis au niveau microéconomique mais dont la pertinence disparait au niveau macroéconomique. C’est le cas de l’équation argent = richesse. Illustrons cette proposition.

 

Que fait le gagnant du loto qui apprend qui vient de remporter le jackpot ? Il cesse immédiatement de travailler puisqu’il est devenu riche. Ce comportement est rationnel puisque le loto est une sorte de système de répartition. L’heureux élu empoche en fait la mise des millions de perdants malchanceux tandis que l’Etat encaisse au passage sa commission puisqu’il détient le monopole du jeu. A aucun moment, il n’y a de création artificielle d’argent donc le gagnant est réellement riche. Il y a eu redistribution (ou re-répartition) de l’argent des millions de perdants au profit de la poche de l’unique gagnant.

 

Imaginons maintenant que le gouvernement décide d’imprimer des milliards d’euros pour les distribuer à l’ensemble de la population comme si nous devenions tous les gagnants d’un super loto. Confondant l’argent avec la richesse, le gouvernement décide de nous distribuer des millions d’euros pour éradiquer la misère et les inégalités. Qui ne voterait pas pour un tel gouvernement ? Mais les lois de l’économie ne sont pas soumises à la loi de la majorité.


Nous croyant riches, nous décidons tous d’arrêter de travailler. Pourquoi travailler quand on est millionnaire ? Et nous nous rendons dans les magasins pour dépenser notre bonne fortune. Mais voilà, les magasins sont fermés. Les vendeurs et commerçants aussi sont devenus millionnaires. Pourquoi travailler pour un salaire de vendeur ? Pourquoi dorénavant supporter la tyrannie des clients ? Evidemment, le médecin, le boulanger, le fonctionnaire, le garagiste tiennent tous le même raisonnement car la dictature du marché est universelle. Et tous de célébrer la fin du travail.


Du coup, la machine à fournir des biens et services – la seule vraie richesse – est arrêtée. Avec effroi, les gens découvrent rapidement que l’horrible machine économique est en panne. Les biens et services deviennent rapidement introuvables. Les magasins sont pillés et la baguette de pain se négocie quelques millions d’euros sur le marché noir comme au temps maudit de l’hyperinflation allemande.


Les gens réalisent peu à peu qu’ils sont millionnaires mais pauvres : car si personne ne travaille, la misère et le rationnement se généralisent et l’argent perd toute sa valeur.

 

Produire de l’argent et inonder l’économie de liquidités (planche à billet) est le plus sûr moyen de détruire l’économie. Produire des richesses (l’activité humaine) est le seul moyen de faire tourner et prospérer l’économie.

 

Jean-Louis Caccomo,

http://caccomo.blogspot.com/

 

P.S. : Pour une comparaison entre la monnaie et le diplôme, voir conférence du café-liberté à Grenoble :

http://www.grenoble-liberale.org/

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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 19:00

Par Edouard Balladur, Le Figaro du 14 avril 2009
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Pour Édouard Balladur, le sommet du G20 doit être l'occasion de réfléchir à la philosophie qui guide le libéralisme économique, notamment en matière de politique monétaire. Il réfléchit aussi à la question de l'endettement, au retour de la croissance et à la rémunération des dirigeants d'entreprise.

La réunion du G20 a été un succès, d'abord parce qu'elle s'est tenue alors qu'au cours des crises précédentes le défaut de la coopération internationale avait entraîné leur aggravation. Elle s'est tenue grâce à la France et à son insistance, ses résultats sont appréciables grâce également à l'action de la France : la réglementation des activités financières assortie d'un meilleur contrôle des mouvements de capitaux ; leur assujettissement à des règles plus précises ; le soutien à la croissance, même s'il est d'un montant variable selon les pays ; la lutte contre le protectionnisme ; l'accroissement du rôle du Fonds monétaire international et des moyens financiers dont il dispose. Dans l'état actuel des choses, on ne pouvait pas en espérer bien davantage.


Subsiste un sentiment d'inachevé : les causes du séisme que vit l'économie mondiale n'ont pas été toutes analysées ni suffisamment traitées.


La première, c'est l'hérésie longtemps commise sur la conception même du libéralisme économique : le marché laissé à lui-même n'aboutit pas nécessairement à de bons résultats, comme on l'a vu trop souvent, et des règles sont nécessaires pour l'organiser. Il s'agit moins de refonder le capitalisme ou de le moraliser que de se faire une conception plus exacte de ce qu'est le libéralisme économique : il suppose pour fonctionner efficacement le respect par tous des principes de la bonne gestion. C'est parce que ces règles ont fait défaut ou qu'elles étaient violées que nous connaissons la crise actuelle.


Le G20 y porte en partie remède, mais ne nous faisons aucune illusion : il ne suffit pas de définir de nouvelles règles, voire de créer de nouveaux organismes chargés d'en contrôler l'application, encore faut-il que chacun joue son rôle. La SEC existait aux États-Unis, cela n'a empêché ni les subprime, ni leur titrisation, ni l'affaire Madoff. Il reste à vérifier que les bonnes résolutions du G20 seront mises en œuvre dans chaque pays, mais cela ne suffira pas. Quoi qu'on dise, la mondialisation de l'économie suppose, comme je le répète depuis des années, un minimum de mondialisation des règles qui lui sont applicables. Est-ce au Fonds monétaire international à jouer ce rôle, est-ce au Conseil de la stabilité financière qu'il est prévu de créer, ou aux grandes banques centrales du monde ? Il va falloir être plus précis. La prochaine réunion du G20 en septembre sera l'occasion de vérifier que les choses se mettent en place et d'apprécier les mesures destinées à apurer les comptes des banques de leurs actifs toxiques, afin de permettre la reprise d'une distribution des crédits satisfaisante pour les entreprises.


Il y a une cause plus importante au désordre actuel : un système monétaire international caractérisé par la prédominance du dollar qui permet aux États-Unis une création monétaire sans aucun contrôle, dont les effets se traduisent dans le monde par un excès de liquidité et d'endettement, source des désordres financiers et économiques actuels.


En 1991, j'écrivais à propos du système monétaire international et du libéralisme : « La réforme du système monétaire international serait insuffisante si le mode d'émission, de circulation et de distribution du crédit de par le monde n'était pas lui aussi profondément réformé… La liberté ne peut pas aller sans un ordre… Prenons garde ! Si le monde devait connaître une crise monétaire et financière grave qui détruirait sa prospérité, c'est un libéralisme qui se serait montré incapable de se discipliner qui en serait rendu responsable, et alors renaîtraient immanquablement les tentations étatiques qui font l'essentiel du socialisme. » Nous y voilà.


L'anarchie monétaire est le contraire du libéralisme, elle en empêche le bon fonctionnement. C'est exactement ce qui s'est passé, en raison de la politique menée durant tant d'années par la Fed et du refus par les États-Unis de toute réforme véritable. Or la question n'a pas figuré à l'ordre du jour du G20, le Bretton Woods II annoncé n'a pas eu lieu. Certes, un certain nombre de pays ont fait quelques déclarations aussi vagues que timides pour affirmer que le rôle du dollar comme pivot du système mondial ne pourrait continuer, dès lors que ce système ou plutôt cette absence de système permet aux États-Unis de s'affranchir de toutes les règles de la bonne gestion. On ne voit pas que ces derniers soient disposés à évoluer ni qui, aujourd'hui, pourrait les y contraindre surtout si, peu à peu, la crise actuelle devait s'estomper. Nul doute qu'alors les États-Unis reviendraient à leurs habitudes.


Mais l'équilibre du monde changera, les États-Unis ne demeureront pas toujours totalement dominants, d'autres monnaies joueront un rôle accru comme monnaies de réserve. Il n'en résultera pas pour autant la stabilité si ne sont pas définis les principes auxquels elles devraient être toutes soumises afin de réguler leurs rapports les unes avec les autres : il faut un système monétaire mondial qui empêche quiconque de créer de façon désordonnée, sans garde-fou et sans sanction, monnaie et crédit, faute de quoi nous connaîtrons d'autres crises. Il n'est que temps pour l'Union européenne d'y réfléchir, sans agressivité mais sans autocensure ; la France doit prendre toute sa part dans cette réflexion.


Elle doit aussi, sans se lasser, appeler à une meilleure coordination entre les pays membres de l'Union européenne, afin qu'ils parviennent ensemble à une remise à flots du système bancaire, à une harmonisation de la régulation financière indispensable pour un ensemble qui représente désormais l'une des deux premières économies du monde.


Un sentiment d'angoisse devant l'avenir se répand dans notre pays, notamment chez les Français à la situation la plus fragile. Il faut les aider à reprendre confiance, sans quoi la crise ne se dissipera pas.

Est-ce la fin du libéralisme ? Est-ce le renouveau de l'étatisme ? Soyons réalistes : la crise actuelle marque non pas la fin du libéralisme, mais celle de sa déviation, la nécessité d'une conception plus juste et plus vraie de l'organisation économique de nos sociétés. L'idée que le marché tout-puissant pourrait être laissé à lui-même sans règles n'est, je le répète, qu'une hérésie du libéralisme. Jamais les véritables libéraux n'ont mis l'État au pilori, vilipendé la loi, ils n'ont fait qu'en critiquer les excès ; c'est ce que, naguère, j'ai appelé le libéralisme « ordonné », en même temps que je le mettais en œuvre. Il s'agit d'organiser une liberté qui profite à tous.


Le retour de la confiance sans laquelle il n'y aura pas de redressement économique est possible si le gouvernement élabore un projet d'avenir dont les Français comprennent le contenu et le bien-fondé. Pour parler plus clair, y a-t-il lieu d'abandonner les objectifs définis en 2007 lors de l'élection présidentielle ? Je ne le crois pas, ce projet conserve sa valeur, mais il faut l'adapter.


On peut imaginer qu'à bon droit Nicolas Sarkozy ne souhaite pas s'inspirer du comportement de ses deux prédécesseurs, lorsqu'en 1983 et en 1995 les présidents élus durent rapidement constater que leurs engagements étaient intenables et qu'ils devaient changer de politique. Si leurs promesses ont dû être abandonnées, c'est qu'elles ne tenaient pas compte des réalités du monde d'alors qui s'imposaient à la France comme aux autres pays.

En 2007 au contraire, il s'agissait de tout autre chose : le projet présidentiel approuvé par les Français était adapté à un monde qui connaissait la croissance, une croissance plus forte qu'en France, laquelle devait impérativement rattraper ce retard ; il prévoyait d'y parvenir grâce à un travail plus abondant, à des impositions collectives moins lourdes, à des réformes sociales, économiques, fiscales, universitaires, institutionnelles trop longtemps différées. L'objectif était de libérer les énergies, il demeure valide. Mais la crise est venue, il est légitime que pour y faire face l'État exerce davantage de responsabilité et qu'il prenne les mesures exceptionnelles nécessaires au retour de la confiance. Les circonstances de 2009 sont tellement différentes de celles de 2007 ! Qui pourrait le contester de bonne foi ?


Il est donc légitime que Nicolas Sarkozy adapte son projet de 2007 aux réalités de 2009, sans qu'on puisse lui reprocher de rien abandonner des principes auxquels il demeure attaché. L'opinion peut parfaitement le comprendre et l'approuver de tenir compte d'une situation si profondément différente.


Pour retrouver la croissance faut-il faire volte-face, abolir le bouclier fiscal, renoncer aux mesures relatives aux heures supplémentaires ou en faveur de la construction ? Tout au contraire, ces mesures permettront d'accélérer le retour de la croissance. Ceux qui réclament l'abrogation de la loi TPE de façon lancinante le font avec un objectif purement politique, afin de pouvoir démontrer que Nicolas Sarkozy renie ses engagements. Sur le plan économique, rien ne justifie l'abandon des mesures décidées alors.


Faut-il modifier le plan de relance, pour accroître le soutien de la consommation ? S'il devait l'être, ce serait plutôt en faveur de l'investissement afin d'améliorer la compétitivité de nos entreprises.


Peut-on aller beaucoup plus loin encore dans les dépenses publiques consacrées au plan de relance ? Compte tenu de l'ampleur de l'endettement, ce serait dangereux. Je sais bien que l'ensemble des pays du monde paraissent lancés dans une sorte de compétition à qui consacrera le plus grand nombre de milliards au soutien de l'activité, à qui creusera le plus ses déficits. Qu'on prenne garde ! La possibilité de financer l'endettement par l'appel aux marchés n'est pas illimitée, elle pourrait cesser si les marchés devenaient défaillants. Alors, l'on n'aurait plus comme recours que d'augmenter les impôts, ce qui, alors que la France connaît l'une des pressions fiscales les plus fortes au monde, freinerait notre économie ; ou bien de demander aux banques centrales de financer sans limite les besoins de l'État par la création monétaire, ce qui relancerait l'inflation. L'État doit lutter de manière plus volontaire encore contre toute aggravation des charges publiques ordinaires, afin de mieux concentrer ses efforts sur les dépenses extraordinaires nécessaires pour sortir de la crise. La conclusion est simple : les déficits ne doivent pas dépasser certaines limites, les prélèvements fiscaux ou la création monétaire par les banques centrales non plus. Là aussi, les expériences du passé ne doivent pas être oubliées.


Le niveau de l'endettement inquiète l'opinion. J'ai déjà suggéré que pour lui redonner confiance dans la maîtrise de nos déficits, l'on crée une caisse d'amortissement de la dette publique qui rembourserait la part de l'endettement née des déficits suscités par les dépenses extraordinaires consacrées à lutter contre la crise (environ la moitié, nous dit-on, des 100 milliards de déficit prévus pour 2009) ; cette caisse serait dotée de ressources stables, telles par exemple les créances que détient l'État sur les banques et les entreprises auxquelles il a avancé des fonds.


La confiance serait également accrue par une aide plus vigoureuse à ceux qui sont atteints par la crise, tels les chômeurs ou les jeunes, grâce au développement de la formation professionnelle et des revenus de substitution. L'État doit consacrer les moyens nécessaires pour venir en aide aux salariés atteints par les plans sociaux des entreprises en difficulté.

Elle le serait aussi par la poursuite des réformes : il faut muscler nos entreprises, dynamiser l'effort de recherche et de développement, réviser les politiques publiques et les structures administratives. L'heure n'est pas à la pause.


Enfin, la confiance dépend aussi du sentiment que l'opinion aura que chacun prend sa juste part de l'effort. Qui ne voit le caractère dévastateur des débats actuels sur les rémunérations excessives de certains dirigeants de grandes entreprises et sur l'avidité dont elles témoignent ? Il est heureux que des décisions aient été prises concernant ceux d'entre eux qui sont à la tête d'entreprises aidées par l'État. Il faut aller plus loin, c'est le problème dans son ensemble qui doit être examiné, sans céder à la démagogie, sans empiéter sur la liberté nécessaire au dynamisme, sans stigmatiser injustement l'immense majorité des entrepreneurs, mais en appelant chacun à prendre sa juste part de l'effort collectif. Il faut ouvrir la discussion sur deux mesures conservatoires et transitoires.


La première consisterait à suspendre pour une période de deux ans, non seulement l'attribution de stock-options nouvelles voire de certaines rémunérations annexes, mais la levée des options actuellement détenues par tous les dirigeants des entreprises cotées au CAC 40 ou de leurs filiales. La mesure serait justifiée par le fait que la cotation en Bourse favorise la spéculation mais elle ne va de soi ni sur le plan économique, ni sur le plan social, ni sur le plan constitutionnel. Ce serait aussi l'occasion d'élaborer les règles nouvelles annoncées par Nicolas Sarkozy pour une plus juste répartition des profits, cette fois de toutes les entreprises, entre les actionnaires, les dirigeants et les salariés, en étendant les droits de ces derniers au partage des résultats.


La seconde poserait des problèmes plus complexes encore. Faut-il que les rémunérations salariales et assimilées des dirigeants des entreprises soient, en s'inspirant de ce qui a été décidé aux États-Unis, soumises, à partir d'un certain niveau et pour la même période de deux ans, à un taux majoré d'imposition sur le revenu, une sorte de contribution exceptionnelle de solidarité à laquelle serait soumise une certaine catégorie de contribuables ? Comment déterminer ce niveau ? Serait-il le même pour toutes les entreprises ? Comment justifier la différence de traitement entre les dirigeants des entreprises et les autres catégories de contribuables qui perçoivent des revenus comparables ? Serait-ce une atteinte au principe d'égalité ? Comment concilier cette imposition exceptionnelle avec le bouclier fiscal ? Questions difficiles, questions de principe auxquelles la réponse est loin d'être évidente, mais désormais le problème moral et politique est posé. Il faut le traiter.


Comme d'autres, nous traversons une période dangereuse mais, c'est notre originalité, nous éprouvons le besoin de pimenter nos débats de polémiques idéologiques qui surprennent le reste du monde. Ne cultivons aucune illusion : nous ne sortirons pas de la mondialisation, nous y sommes ; nous ne sortirons ni du capitalisme ni du libéralisme mais nous devons les soumettre à des règles plus efficaces et plus équitables, sans renoncer aux mérites de la libre initiative, mais en garantissant ses effets heureux pour tous.

Edouard Balladur
Le Figaro du 14 04 09

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 11:53

Un texte de La Gauche Moderne, écrit après les manifestations du 19 mars.Il a été transformé en tract  qui sera distribué ( qui l'a déjà été parfois) dans 50 villes de France par les militants de La Gauche Moderne
...


La crise d'abord boursière puis financière touche maintenant l'économie réelle. Même si les Français sont moins touchés que les autres, c’est le niveau d’activité des entreprises qui recule, c’est le chômage partiel et les pertes d’emploi qui se multiplient, alors que piétine la consommation des familles.
Épreuves douloureuses, souvent ressenties comme injustes.

Pour y répondre, le Président et le gouvernement ont pris des mesures destinées à la relance de l’investissement, seule manière de contrer la dégradation de l’emploi et de permettre une reprise de l’activité. Cette réponse va dans le bon sens.

Parallèlement, pour prendre en compte les inquiétudes et les revendications qu’ont porté les syndicats, des mesures destinées à soutenir les plus démunis et les plus vulnérables ont été décidées.

• Pour ceux que le chômage menace, c’est la Sécurité sociale professionnelle qui se met en place avec les Contrats de Transition Professionnelle, qui permettent un maintien du salaire, qui ont été étendus et la couverture du chômage partiel qui a été portée à 90% du salaire net.
• Une réduction de 66% de l’impôt sur le revenu va bénéficier à 6 millions de contribuables.
Une avance de 200 Euros sera versée, avant la mise en place du RSA, ainsi qu’une prime de 150 Euros pour près de 3 millions de familles, une prime de 500 euros pour les chômeurs ayant travaillé de 2 à 4 mois, une augmentation de 7% du minimum vieillesse, de près de 5% de l’allocation adultes handicapés, l’instauration de Bons d’Achat de services…

Pourtant, le 19 mars des millions de français ont participé aux grèves et aux manifestations,
mais force est de constater que leur message s’adresse d’abord au Medef:
• Aucune proposition sérieuse n’est venue de sa part pour proposer des solutions pour améliorer  le partage de la richesse créée dans les grandes entreprises, comme l’a demandé Nicolas Sarkozy.
Alors que de nombreuses PME et PMI innovantes, sont la preuve que l’intelligence et la
bonne volonté permettent, même en temps de crise, que chacun reçoive un juste retour de ses efforts ;
• Il refuse de répondre sur l’interdiction des bonus scandaleux de ceux qui ont ruiné leurs entreprises et licencient ;
• Sur les salaires, dans l’attitude générale vis a vis des salariés, les propos des dirigeants du Medef manquent d’ouverture et de sens du dialogue.

Dans un contexte de crise comme celui que nous traversons, chacun des acteurs doit faire un pas vers l'autre pour forger des réponses susceptibles de renforcer le pacte social. Tout au contraire le MEDEF, en miroir avec le NPA d'Olivier Besancenot, comme le Parti socialiste dans son sillage, tous privilégient la voie de l'affrontement social, c'est la voie de la démagogie de l'irresponsabilité et de la discorde, elle ne mène à rien de bon ! Heureusement, ce n’est pas la voie que les syndicats ont, ensemble, prise.

Le gouvernement, le Président ont fait leur travail, c’est aujourd’hui au dialogue social de
s’engager fortement, pour faire avancer la société dans la voie de la justice et de l’équité. Les demandes des salariés, doivent être entendues, la compétitivité de notre pays et sa capacité de sortir de la crise le plus tôt possible doivent être préservées.

La France à besoin de la Réforme, les Français ont besoin de la Justice.

C’est le message de La Gauche Moderne
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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 20:57

Nouvelle publication, d'un article du 12 mars dernier...


La crise mondiale, atteint la France comme tous les pays du monde, et même si ses effets touchent moins les Français que les autres, elle a, pour beaucoup, des conséquences douloureuses, parfois ressenties comme injustes.

 

La réponse du Président et du  gouvernement à cette crise a été rapide et pertinente.  Tout  en s’efforçant de ne pas augmenter les déficits de manière excessive, (les socialistes qui jonglent avec les milliards dans leur pseudo contre plan, s’en moquent bien !) ils ont pris des mesures permettant la relance de  l’  investissement, seule manière d’éviter une trop forte dégradation de l’emploi et une reprise de l’activité. C’est aussi le moyen de dépenser  l’argent public de manière efficace puisque ces dépenses se traduiront par des améliorations tangibles de nos infrastructures et de notre patrimoine, au lieu de disparaître dans une consommation immédiate.

 

Le gouvernement a d’autre part  décidé de poursuivre la politique de réforme nécessaire à la modernisation de la France. Quoiqu’ en disent certains commentateurs et malgré les cris  de la droite conservatrice Chiraco-villepiniste, les réformes de modernisation se poursuivent :  la loi logement (et des mesures importantes comme le relogement obligatoire en cas d’expulsion), la loi sur la santé et l’hôpital, la réforme de l’éducation et de la recherche,  celle de la formation professionnelle, le retour de la France dans le commandement militaire de l’OTAN, le plan jeunesse  de Martin Hirsh et la préparation des Etats-généraux des DOM,  se poursuivent, malgré les manifestations et les oppositions de tous les conservateurs.

 

Mais, nous dit-on, rien n’est fait pour le pouvoir d’achat et le soutien à la consommation, alors que d’autres pays (Etats-Unis, ou Grande Bretagne par exemple) y consacrent proportionnellement plus d’argent que nous. Il faudrait donc faire comme eux !

 

D’abord, on peut faire observer que ces pays sont dans une situation incomparablement plus grave que la nôtre et qu’ils y consacrent donc plus d’effort est donc logique (d’ailleurs ce n’est pas le cas de la Grande Bretagne dont les plans de relance sont plutôt inférieurs aux nôtres en pourcentage du PIB !).

 

Cette situation plus dégradée dans ces pays, atteint davantage la consommation  que chez nous, où malgré des difficultés évidentes, la consommation sur les 4 derniers mois reste positive, (et même si février  sera mauvais, on peut penser que sur les 5 derniers mois elle le restera encore, ce qui sera loin d’être le cas pour les autres.)

 

Par ailleurs, les premières mesures prises pour soutenir la consommation aux Etats-Unis (chèques de 1000 dollars adressés à des millions d’Américains, ou baisse de 2, 5% de la TVA en Grande Bretagne ont été des flops !. Les centaines de  milliards dépensés n’ont servi strictement à rien !)

Il n’est pas inutile d’ailleurs quand on évoque ces questions,  de rappeler la différence entre les Etats-Unis par exemple et nous. Nos transferts sociaux (qui contribuent au pouvoir d’achat et  soutiennent la consommation) se montent à plus de 500 milliards d’Euros en France, quand ils sont très faibles aux E.U…Quand les Etats-Unis consacrent des centaines de milliards de dollars pour soutenir le pouvoir d’achat, ils ne font que s’approcher de notre situation. Notre soutien au pouvoir d’achat et donc à la consommation reste, malgré les milliards dépensés par Barack Obama, supérieur à ce que font les Etats-Unis… et sans doute aussi la Grande Bretagne.

 

D’autant plus que,  prenant en compte certaines demandes des syndicats, des mesures destinées à soutenir les plus démunis et les plus vulnérables ont été prises, parmi celles-ci :

 

-          Pour ceux que le chômage menace, l’extension des Contrats de Transition Professionnelle qui permettent un quasi maintien du salaire,  et une couverture du chômage partiel proche de 90% du salaire net.

-          Une réduction de 66% de l’impôt sur le revenu pour 6 millions de contribuables, Une avance de 200 Euros, en avril, avant la mise  en place du RSA

-          Une prime de 150 Euros pour près de 3 millions de familles. Une prime exceptionnelle de 500 euros pour les chômeurs ayant travaillé de 2 à 4 mois.

-          L’augmentation de 7% du minimum vieillesse….et d’autres mesures à venir concernant des bons d’achat de services et des aides supplémentaires pour les jeunes, notamment ceux en recherche d’emplois.

 

Toutes ces mesures, visent, sans faire tout à fait exploser des déficits déjà énormes, à concilier la reprise de l’activité seule à même de sauver l’emploi, et le   maintien du pouvoir d’achat des plus défavorisés ou des plus menacés. L’effort du gouvernement est donc à la mesure du défi que la crise nous lance.

 

Faut-il et peut-on aller plus loin ? Il faudra, d’ici 2 ou 3 mois, juger de l’évolution de la crise et des premiers effets des mesures décidées. S’il le faut des efforts supplémentaires devront alors être décidés, et tout laisse à penser que le Président et le gouvernement y sont prêts, si nécessaire. D’ores et déjà, il me semble que quatre pistes sont possibles :

 

-  Un effort encore accru des investissements notamment dans le domaine du logement et dans celui de la recherche.  

- Une plus grande participation des plus fortunés aux efforts communs, car le sentiment existe, que la justice pourrait être plus grande et plus affirmée.

- Un effort accru des régions et des départements pour compléter et prolonger l’action   du gouvernement en terme d’investissements et de soutien aux plus défavorisés. Or ces collectivités, souvent d’opposition, semblent rester assez peu actives pour l’instant.

- Un  changement de cap du Medef, qui fait preuve jusqu’ici d’une intransigeance teintée d’inconscience,   pour négocier avec les syndicats des augmentations de salaires, là où elles sont possibles,  et plus généralement une nouvelle répartition des profits dans l’entreprise.

 

Dans cette crise, le choix du gouvernement de soutenir d’abord l’investissement est le seul capable de protéger l’emploi, ce qui ne l’empêche pas de prendre des mesures permettant le soutien aux plus démunis.  Cette politique devrait permettre de supporter la crise sans trop de dommage ou de souffrances, d’en sortir relativement vite, plus vite que les autres en tous cas, et d’en sortir plus forts. S’il apparaît, dans quelques mois, que des efforts supplémentaires sont  encore nécessaires, il faut que le gouvernement ait le courage de s’y décider, en conciliant toujours davantage, car c’est une nécessité que ne cesse de rappeler La Gauche Moderne,  recherche de l’efficacité et de la justice.

 

Marc d’Héré

 

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 19:52


Jean-Louis Caccomo...

On sait déjà depuis Jean-Baptiste Say, Frédéric Bastiat et Adam Smith que, quand les responsables politiques interviennent dans l'économie, il y a nécessairement des effets que les sages considèrent comme logiques quand les ignorants ou les pseudo-savants les qualifient de « pervers ». Le qualificatif de « pervers » pour désigner ces fameux effets non désirés vient seulement du fait que ceux qui interviennent à coup de massue dans le système complexe que constitue une économie ne les avaient pas prévu, ce qui est une indication de leur ignorance ou de leur insolence (ou des deux, la seconde allant souvent de pair avec la première).

On peut toujours postuler comme hypothèse de travail - à l’instar des nouveaux modèles de croissance - l’existence d’un régulateur bienveillant et omniscient qui aurait la capacité de dompter l’économie en maximisant une fonction de bien-être social. Mais dans la réalité, une telle entité est une chimère et cette hypothèse, qui fonde les nouvelles théories de la croissance, frise le scientisme. Par principe de précaution, auquel les responsables politiques semblent si attachés par ailleurs, on ne devrait donc pas intervenir dans l'économie lorsque l'on n’est pas en mesure de prévoir la somme infinie des effets qui vont se déployer... et qui se retournent souvent contre l’objectif initialement visé.

 

Tout marché fonctionne sur le principe d'une dynamique d'ajustements sans fin entre prix et quantités. Si on prend une mesure dont l'effet est d'accroitre le pouvoir d'achat des ménages, et si les ménages utilisent ce pouvoir d’achat retrouvé, cela aura pour effet normal d'accroitre la demande (et/ou l’épargne). Si la demande augmente, l'offre étant donnée, le prix augmente normalement (mais pas nécessairement lorsqu'il y a une offre disponible). Ce n’est pas un effet pervers, c’est normal ! D’autant que l'augmentation du prix n'est pas en soi une mauvaise chose. L’augmentation des prix constitue le signal qui va provoquer à son tour une réaction de l'offre. Si le prix monte, cela incite les offreurs à accroitre les capacités offertes sur le marché, ce qui était l'objectif de la mesure initiale.

 

C’est pourquoi tous les pays qui ont supprimé la liberté des prix sont entrés dans une économie de pénurie. Dans une économie de liberté, il faut accepter la première règle fondamentale du fonctionnement des marchés : pour que les quantités s’adaptent, les prix doivent être flexibles. Et cela est valable pour tous les prix (comme le salaire ou encore le taux d’intérêt). Sur certains marchés, les prix vont parfois baisser (ce qui va inquiéter les producteurs) tandis que sur d’autres marchés, les prix seront amenés à monter (ce qui va affoler les consommateurs). Mais l’Etat, garant de l’intérêt général, ne doit prendre le parti ni des uns ni des autres.

Quand on écoute les commentateurs économiques, c’est la crise dans l’immobilier lorsque les prix montent sans cesse ; mais quand le marché se retourne et que les prix baissent, ils concluent à nouveau que c’est la crise. On me parlait déjà de la crise quand j’étais étudiant en économie. Croire que l’économie est perpétuellement en crise, c’est montrer simplement que l’on ne saisit pas l’essence des mécanismes que l’on cherche à mettre sous les feux de l’actualité.

Lorsque le prix d’un actif A augmente, son rendement va nécessairement diminuer puisqu’il faut sortir une plus grosse somme d’argent pour obtenir le même flux de revenus lié à la possession de cet actif. Ainsi, la hausse des prix a nécessairement une limite : lorsque le rendement sera jugé trop faible en comparaison à d’autres placements, les investisseurs se tourneront vers d’autres actifs en vendant l’actif A. Il en découle une baisse du prix de l’actif A. Si la baisse se poursuit alors le rendement va se redresser…

Que telles évidences fassent encore débat au pays des Lumières nous montre tout le chemin qui reste encore à parcourir en matière de compréhension de l’économie. Mais quand les cerveaux sont en grève...
 

Jean-Louis Caccomo,

 

http://caccomo.blogspot.com/

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 17:13

Par Jean Kaspar
...

Dans son discours de clôture de la convention annuelle du MEDEF qui s’est tenue le 5 février au

théâtre du Mogador à Paris, Laurence PARISOT a notamment déclaré, s’adressant aux chefs

d’entreprises :

 

« … vous en bavez comme jamais... Ici pour défendre un industriel, ou même toute une

industrie ; là pour soutenir telle activité de services ; là pour encourager les représentants du

bâtiment ; là pour promouvoir une foire, un salon, et même un centre commercial qui ouvre le

dimanche ! Bref, vous êtes sur tous les fronts pour tenir en vie l’économie de notre pays. C’est vous qui le faites et ce n’est personne d’autre ! »

 

Nul doute que le mérite des chefs d’entreprises est incontestable. Il leur faut du courage, de l’imagination et de la volonté pour faire face à un contexte de plus en plus difficile, trouver les voies et les moyens permettant d’assurer la pérennité de leur entreprise, impulser les nécessaires évolutions et transformations, mobiliser le personnel et répondre aux attentes du corps social.

Ce constat étant fait on ne peut pas en déduire comme le fait d’une façon abusive, Laurence

PARISOT que c’est les chefs d’entreprises qui sont les seuls acteurs, qui « tiennent l’économie de notre pays en vie et personne d’autre ! ». Ce sont des propos excessifs, contraire à la réalité. Ils ne contribuent pas à créer une mobilisation positive de tous les acteurs qui, de fait, concourent au

développement économique de notre pays.

 

Soyons lucides :

Les entreprises ont besoin de chefs d’entreprises compétents, imaginatifs, à l’écoute des évolutions et des transformations qui s’opèrent dans la société, à l’écoute des attentes de leur personnel, prenant en compte la responsabilité environnementale et sociétale de l’entreprise.

Elles ont besoin aussi d’un État définissant un cadre favorable à l’initiative, construisant des règles fiscales et sociales favorables au progrès économique et social, contribuant au

développement de services publics de qualité, favorisant, en partenariat avec tous les

acteurs, le développement de la recherche et de la formation. Elles ont besoin d’un État qui

intervienne sur le plan européen pour définir des politiques communes et traçant des perspectives

pour construire de nouveaux lieux de régulation financière, économique et sociale sur le plan

mondial.

 

Plus concrètement un chef d’entreprise a besoin aussi d’un comité de direction qui éclaire les

décisions, les porte, les mette en oeuvre et mobilise toute la chaîne de l’encadrement pour

associer aux différents projets les équipes et l’ensemble du personnel.

 

Enfin, la réussite d’une entreprise repose aussi sur l’implication de son personnel, la qualité

de son dialogue social et un bon fonctionnement des i n s t i t u t i o n s représentatives du personnel pour permettre une meilleure prise en compte de la dimension sociale comme un facteur de la performance globale de l’entreprise.

 

Le discours de la Présidente du MEDEF est d’une caricature déconcertante. Il nous faut, aujourd'hui plus que jamais, sortir d’une démarche qui idéaliserait le rôle de l’un ou de l’autre des acteurs.

Pour répondre à la gravité du contexte financier, économique et social il ne s’agit pas de savoir

quel est l’acteur déterminant. Ce qu'il nous faut, c'est construire des stratégies de coopération

entre tous les acteurs (entre les États, entre l’État et les partenaires sociaux, entre les chefs

d’entreprises et leur encadrement, leurs institutions représentatives, les représentants

syndicaux et l’ensemble du personnel) pour ouvrir une perspective mobilisatrice de sortie de crise.

 

Ce qu’il nous faut donc, c’est à la fois de la modestie et de l’ambition.

La modestie parce que, aucun acteur seul n’est capable de répondre à l’importance des

défis économiques, sociaux, culturels et politiques auxquels sont confrontées nos

sociétés. Nous avons besoin de l'implication de tous pour réussir.

L’ambition, car rien n'est joué d'avance, ni le meilleur, ni le pire. Nous avons l’opportunité de construire de nouvelles règles du vivre ensemble pour surmonter la crise et ouvrir les voies à un nouveau type de développement économique et social. Sachons saisir cette chance. C’e s t

l’intelligence collective qu’il nous faut faire émerger car c’est elle qui permet réellement de faire vivre l’économie d'un pays et non le seul engagement d'un des acteurs aussi déterminant soit-il.

 

Jean Kaspar

JK News letter, Mars 2009

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