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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 06:25

 

Alain de Vulpian m’adresse ces notes qui émanent d’une association réfléchissant aux évolutions de nos sociétés…Ils pensent distinguer à travers quelques signaux faibles, des tendances lourdes…Je reprends quelques unes de leurs observations du mois de mars 2010.

 

Sur  l’évolution de la démocratie:

 

Y a-t-il en politique un cheminement en cours de l’organisation du conflit entre partis organisés vers la recherche de consensus créatifs ?

 

Tant que les médias de masses resteront les maîtres du jeu, ça ne bougera pas ; ils voient tout sous forme de camps opposés. Par exemple, les états généraux de la violence à l’école, c’est plutôt une bonne idée de mettre tout le monde autour d’une table mais les médias ont tendance à y voir un artifice d’un camp contre l’autre …

Ce qui est très positif, c’est la montée eu puissance des médias en ligne. Avec eux, ça foisonne, rien n’est bloqué. Ils empêchent la division en deux camps opposés. Mais ne permettent pas la construction de consensus. Il faut mêler des débats réels et de l’internet. P.ex. McDO envisage d’organiser, en dehors des heures de repas, des débats autour de sujets de société, reliés à des interactions sur Internet.

 

Les réseaux sociaux qui connaissent un grand succès fonctionnent pour eux-mêmes et leurs membres, supports de convivialité, d’insertion, de connectivité, de progression de carrière, …On est au tout début d’autres types de réseaux qui seraient des communautés virtuelles/réelles autour d’enjeux sociaux ou politiques. Par exemple, il existe un tel réseau EPODE (Ensemble Prévenir l’Obésité des Enfants ?) . Il y a des réseaux constitués par des citoyens d’une même commune et quelques organisations, par exemple sur les déplacements ou les économies d’énergie …Des réseaux peuvent se constituer autour d’une entreprise (comme Leroy-Merlin) ou d’une municipalité ou d’un journal (comme Psychologie magazine sur les psychotropes).

 

Quels sont les acteurs qui vont prendre du poids par rapport aux Etats et aux entreprises au XXIème siècle ? J’aime la distinction de P.Calame : les territoires et les filières. Par exemple, sur un véritable développement des produits bio il existe un réseau en Bourgogne et Franche Comté qui va des producteurs de blé au McDo.

 

 

Autres pistes de réflexion :

 

Une civilisation dans laquelle on prend soin de la société non pas de façon idéologique mais de façon pragmatique. Qui prend soin ? Les gens et notamment les agents de changement humanistes pragmatiques. Les réseaux et associations de gens et ONG, think tanks, do tanks, … locaux, nationaux, intersociétaux. Les entreprises, les pouvoirs publics locaux et sectoriels et leurs réseaux collaboratifs (locaux, nationaux, internationaux, planétaires. Les réseaux d’Etats…

 

 

Parallélisme Obama//Sarkozy.

 

Ils ont su (de même que Ségolène Royal) entrer en synergie avec une vague d’intelligence émotionnelle collective. Une fois élus, en opération, ils entrent dans les méandres de la politique politicienne et se coupent de l’intelligence collective et déçoivent.

 

Dans la société américaine comme dans la française, à côté de l’univers moderne où règne une intelligence personnelle/collective relativement libérée des encadrements, subsiste un univers ancien où domine une opinion publique qui reste encadrée par les partis politiques, les médias de masses et les modèles mentaux. Sarkozy comme Obama, en cultivant l’ouverture et le compromis, transgressent les catégories de la société encadrée d’une façon qui choque ceux qui y sont encore immergés.

 

 

Enquête H2O 2009 sur la France

 

Confiance dans les institutions. On fait majoritairement confiance à la recherche scientifique (82%), aux associations de défense de l’environnement (70%), aux associations humanitaires (68%), à la police (65%) et au système éducatif (60%). Les trois premières incarnent plutôt l’échelon planétaire et la culture de l’humain.

La confiance est faible à l’égard des syndicats (31%), des médias (31%), des institutions religieuses (31%), des gouvernements (29%) et des partis politiques (16%).

 

Désaffection du système politique tel qu’il fonctionne aujourd’hui. « Je me reconnais bien dans le système politique tel qu’il est structuré aujourd’hui » : tout à fait d’accord : 6%, assez d’accord : 18%, pas tellement d’accord : 34%, pas du tout d’accord : 41%.

 

Le clivage droite//gauche. On ne nie pas l’existence d’une pensée de droite et d’une pensée de gauche : 80% sont d’accord ou assez d’accord avec l’idée que « lorsqu’on parle de politique avec quelqu’un, on peut très rapidement deviner s’il est de gauche ou de droite ». Mais cette distinction semble peu connectée avec la réalité des problèmes politiques : 79% sont d’accord avec l’idée que « les grands enjeux qui se présentent demandent des réponses qui ne sont ni de gauche ni de droite » et 73% avec l’idée que « le clivage entre la gauche et la droite n’a plus beaucoup de sens. »

 

Le processus de modernisation dans le monde musulman.

 

Quelques informations à intégrer.

 

° Dans un article de Newsweek, Fared Zakaria nous dit que les modérés reprennent du poil de la bête et que la marée s’inverse. L’idéologie jihadiste s’isole. Elle n’imprègne aucun  des grands pays arabes. Les gouvernants ont stabilisé leur régime et les extrémistes ont été isolés. Ca n’a rien de démocratique ou de libéral, mais des forces séculières et modernes sont au pouvoir. Les sondages, les élections et les études en profondeur confirment cette tendance. Le pourcentage des populations qui considèrent que les attentats suicide peuvent être justifiés dans certaines circonstances décline de façon spectaculaire en 5 ou 7 ans : Jordanie : 57% en 2005, à 12% ; Indonésie : 30% en 2002 à 15% ; Pakistan :57% à 10%

 

°  Syncrétisme libanais. Le Gouvernement vient de décider que l’Annonciation deviendrait une fête nationale ne comptant pas dans la nomenclature équilibrée « fêtes chrétiennes // fêtes musulmanes ». Le 25 mars sera une fête aussi bien musulmane que chrétienne. L’annonciation par Gabriel à Marie est dans le Coran. Les membres du gouvernement sont à la recherche de points communs. C’est un signe supplémentaire de l’éloignement de l’extrémisme. L’Annonciation peut être fêtée aussi bien par les chiites ou les sunnites que par les chrétiens.

 

° Entretien à Paris avec le sociologue libanais Joseph Khoury. Des changements de fond sont en cours.

(JK travaille sur l’ensemble du monde arabe)

Dans les années 70, les élites arabes étaient modernistes, soit de droite, soit de gauche. Maintenant il y a, parmi elles, des modernistes et des rétrogrades.

Cela ne concerne pas seulement les élites. Par exemple, l’audience des chaînes de radio/télévision en Arabie Saoudite évolue. Dans les années 90, il n’y avait pas de place pour une chaîne religieuse. Entre 2000 et 2005 s’est installée une chaîne religieuse modérée (Iqra’a). Depuis, c’est une chaîne salafiste (extrémiste rétrograde, retour aux sources : en revenir aux pratiques du 7ème siècle) qui prend le dessus. J.K. pense que l’audience des chaînes religieuses se partage aujourd’hui  2/3 salafiste, 1/3 religieuse modérée.

 

Il confirme que le Hezbollah a un certain rôle modernisateur et n’est pas massivement rejeté par les modérés. Complexité !

 

Un problème est posé : que faire de l’autorité ? Aux temps de la première modernité, l’on pouvait être pour (socialiste, fasciste) ou contre l’autorité (démocratie). Aujourd’hui, la modernité est anti-autoritaire. Les gouvernants eux-mêmes sont en train de muter dans cette direction (Arabie Saoudite, Quatar, Emirarts, …) mais en évitant d’entrer en conflit ouvert avec les extrémistes. En Arabie, on voit des femmes d’affaires, le Roi construit des villes nouvelles où la réglementation de la vie féminine est beaucoup moins stricte.

 

JK voit le processus de civilisation arabe s’orienter au XXIème siècle dans les mêmes directions qu’en Occident mais avec un individualisme moins marqué et un accent sur la recherche d’Harmonie.

 

 

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 18:12


Il est évident que La Gauche Moderne approuve sans réserves les nominations  de Didier Migaud comme Premier président  de la Cour des comptes  et de Michel Charasse au Conseil Constitutionnel.

 

Ces nominations que la compétence des  personnalités nommées rend indiscutables, ont aussi manifesté avec éclat  la volonté du Président de la République de poursuivre sa politique d’ouverture et formé un contraste saisissant avec les choix sectaires du parti socialiste qui, le même jour, prononçait l’exclusion de cinquante militants en Languedoc-Roussillon !

 

Elles s’inscrivent dans une démarche persévérante de modernisation de la démocratie française, promise par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne de 2007,  lorsqu'il évoquait " la démocratie irréprochable"   et entreprise dès le début de son quinquennat :
 

- nomination de ministres d’ouverture (Bernard Kouchner,  Eric Besson, Jean-Marie Bockel,  Jean-Pierre Jouyet,  Martin Hirsch, Fadéla Amara, Frédéric Mitterrand)  et de ministres exprimant la diversité...


-  aide à la nomination de Dominique Strauss-Kahn au FMI


- missions importantes confiées à des personnalités de gauche (Michel Rocard, Jack Lang, Claude Allègre, Jacques Attali, Claude Evin…)


- décision de confier la présidence de la Commission des finances de l’Assemblée Nationale, la plus importante des commissions, à un membre de l’opposition
: aujourd'hui le socialiste Jérôme Cahuzac


-  révision de la Constitution qui limite certains pouvoirs de nomination du Président, donne des droits nouveaux d'initiative et de contrôle au Parlement et particulièrement à l’opposition qui voit augmenter  ses capacités d'intervention et  son temps de parole par rapport à celui de la majorité, donne d'importants droits nouveaux aux citoyens (droit de pétition, possibilité de saisir le Conseil Constitutionnel de la constitutionnalité d’une loi…)


- pratique politique particulièrement libérale et démocratique : prise en compte du temps de parole du Président, liberté absolue de la presse (souvenons-nous du temps où François Mitterrand faisait écouter les journalistes) et défense de son existence grâce aux Etats Généraux de la presse, expression qui n’a jamais été aussi libre et critique de la majorité et même au sein du gouvernement…

 

Certains responsables de la majorité se sont montrés agacés ou  furieux de ces dernières nominations. On peut comprendre cette première réaction de  dépit de  personnalités venant de la droite chiraquienne, déçues de voir de nouveaux postes, de nouvelles responsabilités leur échapper quand elles avaient l’habitude de voir leur « clan » les occuper toutes sous l’ancien président !  

 

Pourtant,  eux-mêmes doivent se persuader que cette politique du Président ne peut, à moyen terme que leur être favorable.  En montrant qu’il refuse toute mise à l’écart ou toute exclusion pour raison politique, il manifeste un esprit républicain,  un respect de la démocratie et une volonté d’apaiser les relations entre majorité et opposition qui ne peuvent qu’être appréciés de nos concitoyens lassés du favoritisme manifesté en toutes occasions par la droite  chiraquienne et la gauche socialiste avant elle, ou   des luttes incessantes et souvent peu fondées que se livraient cette  gauche et cette  droite ! 

 

Par ailleurs, et cela est bien légitime, cette politique d’ouverture permettra d’élargir la majorité, ce qui, n’en doutons pas, sera grandement utile  lors des  élections décisives de 2012.  Au-delà du succès auquel cette politique contribuera,  elle permettra d’amplifier le soutien apporté  aux réformes  déjà entreprises comme à celles qui s’avèreront encore nécessaires.

 

L’ouverture, soyons-en persuadés, est  la condition du succès et  de la poursuite de la politique de  « réforme juste ».

 

Marc d’Héré

    

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 10:07

Depuis l'APPEL interjeté par le Parquet,  Dominique de Villepin se répand en imprécations et en insultes vis à vis du Président de la République, qui lui,  fort heureusement, conserve son calme...


Si Villepin avait été condamné, n'aurait-il pas, comme Gergorin par exemple, fait appel? A n'en pas douter, il en avait le droit et aurait pu l'utiliser,  alors pourquoi refuse-t-il ce même droit au procureur dont la thèse a été condamnée par le tribunal?

En fait les choses se passent normalement , dans le respect du droit et de nos institutions:

- La justice a montré son indépendance ( ce que l'on savait mais qui était contesté par certains!)

- Nicolas Sarkozy a pris acte du jugement du tribunal correctionnel et renonce à être partie civile dans un futur procès d'appel

- Le Procureur de la République, annonce qu'il fera très normalement appel , estimant toujours que Villepin est coupable et voulant le démontrer devant de nouveaux juges, comme il en a le doit et comme cela se pratique dans de nombreux procès. D'ailleurs les déclarations que vient de faire Gergorin montrent bien que le tribunal correctionnel a eu une interprétation des faits que l'on peut contester.
  

Quoiqu'il en soit, l'attitude excessive, violente et haineuse de Villepin, ne le servira pas...Sa vraie nature apparaît crûment.  Qui pourrait envisager sérieusement de confier des responsabilités à un tel excité?

Marc d'Héré

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 08:00


La demande de censure et de démission présentée par les socialistes (Vincent Peillon soutenu par Martine Aubry et approuvé par les dirigeants du PS) vis à vis d'une journaliste du service public (Arlette Chabot) qui avait le tort d'organiser un débat qui leur déplaisait, montre clairement aux Français ce que serait la liberté de la presse et d'expression si le parti socialiste revenait au pouvoir.

 

Cette agression contre la liberté de la presse, intervient dans le cadre d’injonctions répétées de faire cesser le débat sur l’identité nationale, c'est-à-dire d’une volonté d’interdire aux Français de débattre d’un sujet, au seul motif que ce débat déplait aux socialistes et les met mal à l’aise. Le fait que les socialistes aient toujours eu des difficultés avec la Nation ne justifie pas leur volonté d’interdire aux autres d’y réfléchir et d’en débattre librement.

 

Ces interventions franchement liberticides ne sont pas des incidents isolés mais sont bien significatives d’une manière d’être  des socialistes français.

 

Il y a dans la pensée socialiste, un fond de totalitarisme, camouflé, refoulé le plus souvent mais qui s'exprime périodiquement et qui représente un réel danger pour nos libertés...

 

Souvenons-nous, pour les plus anciens, du Congrès de Valence qui suivit l’élection de François Mitterrand en 1981 et où les socialistes vainqueurs exigèrent « des têtes », notamment parmi les journalistes insuffisamment  soumis…

 

Souvenons-nous du même François Mitterrand qui avait mis en place, (sans que ses  principaux ministres, forcément au courant, n’y trouvent à redire),  un gigantesque système d'écoutes illégales, notamment vis à vis des journalistes…  

 

Souvenons nous, jusqu’à une période récente, avant la modification de la Constitution,  de ces obstructions répétées au Parlement, ces milliers d’amendements injustifiés présentés dans le seul but de retarder ou d’empêcher le vote de lois …

 

Souvenons-nous plus récemment de l’élection de Martine Aubry au poste de première secrétaire du PS qui n’a pu être obtenue que grâce à un détournement du vote des militants,  des tricheries que personne ne nie, et que tous savent habituelles au PS…

 

Cette dernière tentative d’intimidation et de censure des socialistes vis-à-vis  de la journaliste du service public, Arlette Chabot, aura au moins eu l’avantage d’éclairer les Français qui savent aujourd’hui ce que leurs libertés auraient à perdre dans le cas où les socialistes et leurs alliés retrouveraient le pouvoir.

 

Marc d’Héré

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 09:25


Claude Imbert, Le Point du 22 10 09

 

La France se déloque, se débraille. Sa démocratie aussi. Une révolution ? Non ! Mais une étape nouvelle sur la pente que creusent sans fin « l'égalité des conditions et ­l'empire de l'opinion », disait Tocqueville. Pour dévaler cette pente, le train est inégal : aujourd'hui, les institutions se tiennent tranquilles, même si la pratique sarkozyenne les malmène. En revanche, les moeurs ­tirent le convoi.

Et plus encore l'opinion avec sa servante maîtresse, la presse, et son énorme arroi de télés, Internet et autres blogs, une armada médiatique qui porte l'opinion, ­l'exprime et la modèle. Quatrième pouvoir démocratique ? Mais non, le deuxième ! L'opinion, par les médias de masse, opère un massif transfert d'influences au sein de la société. On veut en faire une maladie dégénérative de la démocratie. Elle n'en est que le plus récent avatar.

Le cas Frédéric Mitterrand, le cas Jean Sarkozy, tout cet échauffement public qui s'ajoute à la taxe carbone et, bien sûr, aux misères du chômage secouent le landerneau politique. Les nervosités, les turbulences de l'opinion viennent-elles de la crise ? J'y vois surtout la dernière péripétie d'une évolution fatale : l'émancipation effrénée de l'opinion. La vox populi envahit la cité. Et la « France silencieuse » fait désormais un boucan de tous les diables.

Dans l'ordre politique, souvenons-nous que les deux vedettes de la finale présidentielle furent propulsées par l'opinion contre le souhait des caciques. Sarkozy le fut contre les voeux et manoeuvres de l'état-major chiraquien. Ségolène Royal, elle, contre le directoire des « éléphants » socialistes. Mme Royal est en déclin, mais, dans le sillage de sa rébellion, l'opinion impose aujourd'hui au PS, et à son vieux directoire, le système des primaires. Le populaire bouscule la caste.

En fait, l'opinion soumet de plus en plus le processus politique à sa loi que gouverne le coeur plutôt que l'esprit : au précipité émotionnel, au prestige de l'image. La politique se plie à la télé-réalité. Elle porte au pinacle une génération d'hommes aptes à épouser tous les soubresauts de l'opinion, à recueillir, hors l'élection, les faveurs précaires des sondages où elle affiche sa tutelle. Nicolas Sarkozy, courant du four au moulin, assure, avec une énergie bonapartiste, le service complet. Outre les affaires d'Etat - crise financière, jeu international, promotions des grands intérêts commerciaux de la nation où il glane des succès consistants -, il ne laisse aucun fait divers sans grain de sel. Et jusqu'au point outrancier d'offrir à l'opinion, pour presque chacun d'entre eux, l'expéditif emplâtre de la loi...

L'allure, le ton des hommes nouveaux s'adaptent au pathos émotionnel : il leur faut séduire par l'apparence, le « dégagé » démagogue, la comédie de l'empathie jusque dans la fête, le stade ou le cimetière. Berlusconi - prince des médias par son talent de comédien populaire et la puissance de son capital médiatique - illustre jusqu'à la caricature ce style du nouvel âge démocratique.

Après les grandes hiérarchies effondrées de l'Eglise et de l'école, la hiérarchie politique en prend pour son grade. Ce qu'on appelle la classe politique, ce vague aréopage national ou régional, cimenté par l'Ena, les grandes écoles ou le cumul des mandats, cet ultime conservatoire de la « république des notables » subit de plein fouet l'irrespect populaire. L'élitisme y est harcelé par l'aspiration égalitaire : Frédéric Mitterrand en fera les frais. Et l'on verra des « quadras » de gauche le ficeler dans des amalgames douteux pour mieux complaire à l'indignation populaire.

La presse, qui ne fut jadis qu'écrite, a longtemps conservé un magistère déontologique, un vernis de bonne conduite républicaine... et des pudeurs castratrices : on y épargna longtemps la double vie de Mitterrand. Rien des audaces et caniveaux des tabloïds à l'anglaise. Au point que la presse fut et reste accusée de connivence politico-médiatique. De trop mariner, pour l'homme de la rue, dans le « même monde ».

Aujourd'hui, le populisme prend sa revanche. Il a pour cela conquis, envahi l'audiovisuel. Pour le meilleur et pour le pire. Car certains programmes y déploient une insondable vulgarité, à croire, dirait le poète, « qu'un pot de chambre leur masque le ciel étoilé ». Le rire obligatoire (et enregistré) a quitté l'esprit, l'ironie et même l'humour au profit d'une dérision forcenée où l'on déchiquette à tout-va. La gaudriole ne date pas d'hier, mais le pétomane ne visait pas l'Audimat national. Quant aux blogs, à l'abri de l'anonymat, ils infiltrent l'opinion de rumeurs insanes et de trouvailles non vérifiées. Dans le « village » de la Toile, les corbeaux volent bas.

Faut-il s'alarmer de ce que l'opinion quitte ainsi les étages nobles ? Non ! La presse a son cortège de « nuls », mais traque mieux la vérité ! On songera tout de même que la tyrannie de l'opinion, par effet de masse, peut d'un coup de lune envoyer la démocratie au fossé. C'est qu'à la différence des autres pouvoirs démocratiques aucun obstacle ne peut la retenir.

Claude Imbert,
Le Point 22 10

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 16:33

Nouvelle rédaction, nouvelle publication
...


Les socialistes ont lancé il y a quelques semaines, au Zénith, avec le succès que l’on sait, une campagne sur la menace que Nicolas Sarkozy ferait peser sur nos libertés. Un « livre noir » a, parait-il, été publié…dans l’indifférence générale.  Bayrou va sortir dans quelques jours un livre  « abus de pouvoir » et dont on nous dit qu’il ira encore plus loin, traitant pratiquement Nicolas Sarkozy de  dictateur ennemi de toute valeur et  voulant entraîner  on ne sait où, la société française. Quand on connaît les méthodes de Bayrou (il affirme que le bouclier fiscal a un coût de 16 milliards d’Euros, quand la vérité est d’un demi milliard ! Confond-il avec le paquet fiscal, le mensonge est à peine moins ridicule quand on sait que ce paquet fiscal représente environ 8 milliards), on peut penser que l’ouvrage ne négligera ni les  outrances ni les contre vérités.

 

Bref, à les en croire, la démocratie serait en danger, alors qu’elle n’a sans doute jamais été plus complète.

 

Non seulement Nicolas Sarkozy n’a pas fait reculer la démocratie, mais l’action qu’il mène depuis 18 mois a tout au contraire fait progresser la démocratie.  De mémoire, on peut citer, entre autres :

 

-  Le gouvernement d’abord qui  est  plus ouvert et plus divers que jamais. Quand la gauche refusait même d’ouvrir vers le centre et se concentrait sur les seuls partis de gauche, quand Chirac gouvernait avec un « clan » (on lui a fort justement reproché de ne pas « ouvrir », après sa réélection en 2002), allant jusqu’à nommer Premier ministre son ancien conseiller, jamais élu nulle part,   Nicolas Sarkozy a fait appel à des ministres du centre et des ministres de gauche, sans leur demander de se renier.  Il conserve la volonté d’ouvrir encore davantage lors d’un éventuel remaniement, on le constatera sans doute prochainement.

 

- Dans ce gouvernement, la liberté de parole, de débat et de critique n’a jamais été aussi grande. Personne n’en n’a été exclu brutalement.  Souvenons-nous à l’inverse de Rocard virant le professeur Schwartzenberg au bout d’une semaine pour une simple déclaration qui lui déplaisait, ou Juppé renvoyant le même jour 5 femmes de son gouvernement, « les juppettes », parce qu’elles ne lui paraissaient pas au niveau, ou  Jospin renvoyant Claude Allègre et  Christian Sautter    pour complaire aux syndicats et aux manifestants !

 

-  Pour les postes à responsabilité non gouvernementale, ou les missions d’intérêt national, les nominations sont nombreuses de socialistes ou de personnalités n’ayant pas voté pour lui en 2007 (Claude Allègre, Jack Lang, Michel Rocard,  Jean-Pierre Jouyet, Jacques Attali,  Frédéric Mitterrand, Jean-Marie Colombani, Marin Karmitz….Et d’autres moins médiatiques.)

 

-   Et puis, une  réforme de la Constitution, toute entière tournée vers plus de démocratie et de liberté : limitation des  pouvoirs du Président et de l’exécutif, débat et vote du Parlement sur ce qui était autrefois le « domaine réservé » du Président (défense et affaires étrangères), augmentation des capacités d’initiative législative et de contrôle du Parlement, possibilités d’un débat constructif sans obstruction,  nouvelles capacités d’expression et d’initiative citoyenne…

 

-   Une pratique parlementaire qui accorde plus de pouvoirs et de droits à l’opposition : présidence de la commission des finances accordée à l’opposition, temps égal accordé dans les questions orales à la majorité et à l’opposition, discussion en séance du projet adopté en Commission et non du projet du gouvernement, pour la discussion en séance temps accordé à l’opposition supérieur à celui accordé à la majorité…

.

-  Liberté des médias, qui n’ont sans doute jamais eu davantage dans l’histoire, la possibilité (dont ils se servent abondamment) de critiquer le Président et le gouvernement et de se livrer à des investigations ou des « révélations » en général démenties par les faits. Souvenons-nous, à contrario, du temps où Mitterrand faisait écouter les journalistes ou des personnalités d’opposition, en toute illégalité !  La réforme qui libère l’audio visuel public de la publicité, n’est plus contestée par personne. La nomination par l’exécutif du Président, décision discutable, est contrebalancée par l’avis conforme que doit donner le CSA et les limitations très fortes  à une éventuelle révocation. Les états généraux de la presse, voulus par le Président  vont sans doute permettre de sauver la presse et sa liberté quand son existence était de plus en plus menacée. Enfin, le temps de parole du Président, quand il interviendra dans le débat politique, sera décompté, ce qui n’a été le cas pour aucun Président.

 

-  Un Etat libre est un Etat dans lequel la justice fonctionne bien et de manière juste. Or tout le monde convient que des mesures importantes mais difficiles étaient nécessaires pour réformer la justice : son implantation, ses moyens, la formation des juges, son organisation, l’instruction solitaire et  toujours à charge qui mène trop souvent à des drames ( !), une composition moins corporatiste du CSM. Et une loi sur la responsabilité des juges vis-à-vis des citoyens est  proposée Toutes ces réformes démocratiques sont en cours, malgré l’opposition des corporatismes soutenus par les socialistes qui, là comme ailleurs, ne veulent aucun changement.

 

-  La sécurité est sans doute la première des libertés ou elle en est  la condition, notamment pour les plus faibles. Or on ne peut nier (il suffit de regarder les chiffres) que Nicolas Sarkozy a fait baisser de manière très  importante l’insécurité qui n’est plus une véritable préoccupation pour les Français, quand c’était la première sous la gauche, à l’époque Jospin ! Il est vrai que pour lutter contre la délinquance et permettre la sécurité il ne pense pas, comme vient de l’affirmer le PS, que la « video surveillance est liberticide » ! Dans le sens de la liberté et de la démocratie encore, on peut noter la fin apportée au fichage clandestin des services de police et de l’action politique des R.G.

 

-   Et puis la démocratie sociale, si essentielle. Une nouvelle loi permet une représentativité réelle et vérifiée des syndicats. Les discussions,  les négociations syndicales,  les accords syndicaux, ont atteint un niveau rarement atteint dans notre pays (et particulièrement pas sous les gouvernements Jospin et Villepin, tout le monde en convient).  Une grande loi, celle sur la modernisation du marché du travail a été la traduction d’accords négociés, et d’autres concrétisations d’accords sont en cours

 

-  Réformes en cours et largement débattue de l’école,  pour permettre une plus grande égalité des chances et limiter l’échec scolaire qui touche essentiellement les plus défavorisés, et  protége de manière fort peu démocratique  les plus aisés. Réforme de l’Université avec une loi d’autonomie, qui est, comme son nom l’indique une loi de liberté, comme seront des lois de liberté, celles qui concerneront les collectivités locales.

 

- Et puis l’action, y compris ministérielle pour permettre  la protection et le développement de  la « diversité », (ignorée des précédents gouvernements)  sans laquelle la démocratie est incomplète, à tous les niveaux, politiques, administratifs, universitaires, scolaires, économiques…et pour faciliter l’intégration comme le demande le Président de la République.

 

 

Entendre ou lire que l’on ne serait pas libre, ou moins libre en France, ou, expression à la mode mais absurde et teintée de racisme, que la France serait une « République bananière », est véritablement intolérable et proche du ridicule.

  

Que les opposants socialistes et François  Bayrou  utilisent ce genre de formules ou  d’arguments, ne surprend pas quand on les connaît un peu, mais il est dommage que de nombreux journalistes  se laissent aller, par facilité, ignorance, ou militantisme non avoué, à propager ce genre de sottises. La démocratie exige bien sûr qu’ils aient le droit de les dire ou de les écrire, elle n’interdit pas de leur répondre et d’apporter la preuve de leur « erreur ».

 

Marc d’Héré

 

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 14:13



Les socialistes ont lancé il y a quelques jours, au Zenith à Paris, avec le succès que l’on sait, une campagne sur la menace que Nicolas Sarkozy ferait peser sur nos libertés. Un « livre noir » a, parait-il, été publié…dans l’indifférence générale.  Selon sa bonne habitude, Bayrou se met dans la roue des socialistes et va sortir à la fin du mois un livre  dont le titre serait « abus de pouvoir » et dont on nous dit qu’il ira encore plus loin, traitant pratiquement Nicolas Sarkozy de  dictateur. Quand on connaît les méthodes de Bayrou (il affirme que le bouclier fiscal a un coût de 16 milliards d’Euros, quand la vérité est d’un demi milliard ! Confond-il avec le paquet fiscal, le mensonge est à peine moins ridicule quand on sait que ce paquet fiscal représente moins de 9 milliards), on peut penser que l’ouvrage ne négligera pas les  outrances et les contre vérités.

 

Bref, à les en croire, la démocratie serait en danger, alors qu’elle n’a sans doute jamais été plus complète.

 

Non seulement Nicolas Sarkozy n’a pas fait reculer la démocratie, mais l’action qu’il mène depuis 18 mois a tout au contraire fait progresser la démocratie.  De mémoire, on peut citer, entre autres :

 

-  Le gouvernement d’abord qui  est  plus ouvert et plus divers que jamais. Quand la gauche refusait même d’ouvrir vers le centre et se concentrait sur les seuls partis de gauche, quand Chirac (on lui a fort justement reproché de ne pas « ouvrir », après sa réélection en 2002) gouvernait avec un clan, allant jusqu’à nommer Premier ministre son ancien conseiller, jamais élu nulle part,   Nicolas Sarkozy a fait appel à des ministres du centre et des ministres de gauche, sans leur demander de se renier.  Il conserve la volonté d’ouvrir encore davantage lors d’un éventuel remaniement, on le constatera sans doute.

- Dans ce gouvernement, la liberté de parole, de débat et de critique n’a jamais été aussi grande. Personne n’en n’a été exclu brutalement.  Souvenons-nous à l’inverse de Rocard virant le professeur Schwartzenberg au bout d’une semaine pour une simple déclaration qui lui déplaisait, ou Juppé renvoyant le même jour 5 femmes de son gouvernement, « les juppettes », parce qu’elles ne lui paraissaient pas au niveau, ou  Jospin renvoyant Claude Allègre et  Christian Sautter    pour complaire aux syndicats et aux manifestants !)

 

-  Pour les postes à responsabilité, non gouvernementaux, les nominations sont nombreuses de socialistes ou de personnalités n’ayant pas voté pour lui en 2007 (Claude Allègre, Jack Lang, Michel Rocard,  Jean-Pierre Jouyet, Jacques Attali,  Frédéric Mitterrand, Marin Karmitz….Et d’autres moins connues.)

 

-   Et puis, une  réforme de la Constitution, toute entière tournée vers plus de démocratie et de liberté : limitation des  pouvoirs du Président et de l’exécutif, augmentation des capacités d’initiative législative et de contrôle du Parlement, possibilités d’un débat constructif sans obstruction,  nouvelles capacités d’expression citoyenne…

-   Une pratique parlementaire qui accorde plus de pouvoirs et de droits à l’opposition : présidence de la commission des finances accordée à l’opposition, temps égal accordé dans les questions orales à la majorité et à l’opposition, discussion en séance du projet adopté en Commission et non du projet du gouvernement, pour la discussion temps accordé à l’opposition supérieur à celui accordé à la majorité…

.

-  Liberté des médias, qui n’ont sans doute jamais eu davantage dans l’histoire, la possibilité (dont ils se servent abondamment) de critiquer le Président et le gouvernement et de se livrer à des investigations de toutes sortes (souvenons-nous du temps où Mitterrand les faisait écouter, en toute illégalité !). Réforme qui libère l’audio visuel public de la publicité, et qui n’est plus contestée par personne. La nomination par l’exécutif du Président, décision discutable en effet, est contrebalancée par l’avis conforme que doit donner le CSA et les limitations très fortes  à une éventuelle révocation. Les états généraux de la presse, voulus par le Président  vont sans doute permettre de sauver la presse écrite et sa liberté quand son existence était de plus en plus menacée.

 

-  Un Etat libre est un Etat dans lequel la justice fonctionne bien et de manière juste. Or tout le monde convient que des mesures importantes mais difficiles étaient nécessaires pour réformer la justice : son implantation, ses moyens, la formation des juges, son organisation, l’instruction solitaire et  toujours à charge qui mène trop souvent à des drames ( !).  Toutes ces réformes démocratiques sont en cours, malgré l’opposition des corporatismes soutenus par les socialistes qui, là comme ailleurs, ne veulent aucun changement.

 

-  La sécurité est sans doute la première des libertés ou elle en est  la condition, notamment pour les plus faibles. Or on ne peut nier (il suffit de regarder les chiffres) que Nicolas Sarkozy a fait baisser de manière très  importante l’insécurité qui n’est plus une véritable préoccupation pour les Français, quand c’était la première sous la gauche, de l’époque Jospin ! Il est vrai que pour lutter contre la délinquance et permettre la sécurité il ne pense pas, comme vient de l’affirmer le PS, que la « video surveillance est liberticide » ! Dans le sens de la liberté et de la démocratie encore, on peut noter la fin apportée au fichage clandestin des services de police et de l’action politique des R.G.

 

-   Et puis la démocratie sociale, si essentielle. Les discussions,  les négociations syndicales,  les accords syndicaux, ont atteint un niveau rarement atteint dans notre pays (et particulièrement pas sous les gouvernements Jospin et Villepin, tout le monde en convient).  Une grande loi, celle sur la modernisation du marché du travail a été la traduction d’accords négociés, et d’autres concrétisations d’accords sont en cours

 

-  Réformes en cours de l’école,  pour permettre une plus grande égalité des chances et limiter l’échec scolaire qui touche essentiellement les plus défavorisés, et  protége de manière fort peu démocratique  les plus aisés. Réforme de l’Université avec une loi d’autonomie, qui est, comme son nom l’indique une loi de liberté, comme seront des lois de liberté, celles qui concerneront les collectivités locales.

 

- Et puis l’action, y compris ministérielle pour permettre  la protection et le développement de  la « diversité », (ignorée des précédents gouvernements)  sans laquelle la démocratie est incomplète, à tous les niveaux, politiques, administratifs, universitaires, scolaires, économiques…et pour faciliter l’intégration comme vient de le demander le Président de la République.

 

 

Entendre ou lire que l’on ne serait pas libre, ou moins libre en France, ou, expression à la mode mais absurde et teintée de racisme, que la France serait une « République bananière », est véritablement intolérable.  

Que les opposants socialistes et François  Bayrou  utilisent ce genre de formules ou  d’arguments, ne surprend pas quand on les connaît un peu, mais il est dommage que de nombreux journalistes  se laissent aller, par facilité, ignorance, ou militantisme non avoué, à propager ce genre de sottises. La démocratie exige bien sûr qu’ils aient le droit de les dire ou de les écrire, elle n’interdit pas de leur répondre et d’apporter la preuve de leur « erreur ».

 

Marc d’Héré

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 18:37



Les grèves et les manifestations d'aujourd'hui ont été importantes. Les grévistes ont pu pleinement s’exprimer et, grâce au service minimum, la gêne pour les Français a été limitée.

Cette journée a montré la volonté des salariés d’être présents et actifs dans la bataille contre la crise. Face à une crise internationale où seul l’effort de modernisation, de création, d’initiative, de revalorisation de la place du travail, permettra de relancer la croissance, il vaut mieux des travailleurs mobilisés et un grand débat public qu’un pays découragé.

A leur manière, les grévistes et les manifestants témoignent des retards que la France a pris dans les vingt dernières années et que les réformes entreprises doivent rattraper. A leur manière ils nous encouragent dans notre volonté de changer les choses, ils disent « la France a besoin des réformes ».

La relance par l'investissement, les réformes de structure engagées, représentent le meilleur moyen de protéger l'emploi et le pouvoir d'achat de manière durable, et de permettre aux Français de pouvoir profiter dans les meilleures conditions de la reprise lorsque celle-ci surviendra.

Mais les grévistes et les manifestants disent aussi : « la France a soif de justice ». La majorité présidentielle, à laquelle appartient La Gauche Moderne, et le gouvernement, doivent entendre les messages, divers, que leur adressent les manifestants. Les salariés nous incitent à conditionner fermement l’aide publique à un changement tangible et durable de comportement de la part des dirigeants des grands établissements financiers et des grandes entreprises, comme Nicolas Sarkozy l’a proposé.
La majorité présidentielle et le gouvernement doivent tout faire pour intégrer encore davantage dans la mise en œuvre du plan de relance et dans leur politique économique ces exigences de justice sociale. Nous consacrerons notre énergie à faire des propositions dynamiques en ce sens.

 

La Gauche Moderne

 

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 15:54
Nouvelle publication...


Je lisais ce matin, ( 06 janvier)  dans le Nouvel Observateur de fin d’année, un débat entre Blandine Kriegel et  Emmanuel Todd.  Celui-ci intellectuel militant « de gauche », a connu sa petite heure de gloire lorsque sa théorie, un peu floue, sur la « fracture sociale » a été remarquée et utilisée par Chirac en 1995. Selon ce sociologue et politologue, il y aurait en France aujourd’hui une « dérive autoritaire »,  une « dynamique sécuritaire, de répression », il estime possible une « tentative autoritaire » qui conduirait ses auteurs « en Haute Cour », et dit estimer « bizarres » certaines violences n’hésitant pas à évoquer des « provocations » du pouvoir….Bref, la démocratie serait en danger !

 

Dans ce débat, Blandine Kriegel reste posée  mais ne peut s’empêcher de dire qu’elle « trouve cette vision apocalyptique assez insensée ». Ces déclarations  d’Emmanuel Todd n’ont en elles-mêmes que peu d’importance, et  d’autant moins qu’aucune de ses affirmations ou prédictions n’est étayée ! Mais elles reprennent une critique que l’on trouve couramment sous la plume des responsables socialistes ou d’extrême gauche (et de Bayrou évidemment !), et des médias d’opposition comme Le Monde, à savoir que la démocratie serait en recul,  pour ne pas dire (mais ils le disent souvent) en danger.

 

C’est absurde  et cela fait partie de la propagande de la gauche institutionnelle, mais il n’est pas inutile de temps en temps de s’efforcer  de remettre les choses au point.

 

Non seulement Nicolas Sarkozy n’a pas fait reculer la démocratie, aucun fait réel et sérieux allant dans ce sens ne peut être cité (aucun n’est d’ailleurs cité), mais l’action qu’il mène depuis 18 mois a fait progresser la démocratie.  De mémoire, on peut citer, entre autres :

 

-   Le gouvernement qui est  plus ouvert et plus divers que jamais.

-  Une  réforme de la Constitution, qui limite les pouvoirs du Président, augmente les capacités d’initiative et de contrôle du Parlement, les possibilités d’un débat constructif sans obstruction,  les capacités d’expression citoyenne.

-   Une pratique parlementaire qui accorde plus de pouvoirs à l’opposition : présidence de la commission des finances, temps égal accordé dans les questions orales à la majorité et à l’opposition.

-  Libertés des médias, qui n’ont sans doute jamais eu davantage dans l’histoire, la possibilité (dont ils se servent abondamment) de critiquer le Président et le gouvernement et de se livrer à des investigations de toutes sortes (souvenons-nous du temps où Mitterrand les faisait écouter, en toute illégalité !).

-  Etats Généraux de la presse, voulus par le Président qui vont sans doute permettre de sauver la presse et sa liberté quand son existence était de plus en plus menacée.

-  Fin apportée au fichage clandestin des services de police et de l’action politique des R.G.

-  Lutte contre l’insécurité, baisse de grande ampleur, par rapport « à l’époque Jospin », de la délinquance qui représente un danger mortel  contre la démocratie.

-   Les discussions, négociations syndicales, accords syndicaux, ont atteint un niveau rarement atteint dans notre pays (et particulièrement pas sous les gouvernements Jospin et Villepin, tout le monde en convient), ce qui permet d’ajouter une part de démocratie sociale à la démocratie politique.

-  Réformes en cours de l’école,  pour permettre une plus grande égalité des chances et limiter l’échec scolaire qui touchant essentiellement les plus défavorisés,  protége   les plus aisés.
-  L’action, y compris ministérielle, pour permettre le développement de  la « diversité », (ignorée des précédents gouvernements)  sans laquelle la démocratie est incomplète, à tous les niveaux, politiques, administratifs, universitaires, scolaires, économiques…

 

 

Entendre ou lire que l’on ne serait pas libre en France,  que la démocratie n'existerait pas ou, expression à la mode mais absurde et teintée de racisme, que la France serait une « République bananière », est véritablement intolérable.
 

Que les opposants socialistes et Bayrou  utilisent ce genre de formules ou  d’arguments, ne surprend pas quand on les connaît un peu, mais il est dommage que de nombreux journalistes  se laissent aller, par facilité, ignorance, ou militantisme non avoué, à propager ce genre de sottises. La démocratie exige bien sûr qu’ils aient le droit de les dire ou de les écrire, elle n’interdit pas de leur répondre et d’apporter la preuve de leur « erreur ».

 

Marc d’Héré

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 13:49



Je lisais ce matin, dans le Nouvel Observateur de fin d’année, un débat entre Blandine Kriegel et  Emmanuel Todd.  Celui-ci intellectuel militant « de gauche », a connu sa petite heure de gloire lorsque sa théorie, un peu floue, sur la « fracture sociale » a été remarquée et utilisée par Chirac en 1995. Selon ce sociologue et politologue, il y aurait en France aujourd’hui une « dérive autoritaire »,  une « dynamique sécuritaire, de répression », il estime possible une « tentative autoritaire » qui conduirait ses auteurs « en Haute Cour », et dit estimer « bizarres » certaines violences n’hésitant pas à évoquer des « provocations » du pouvoir….Bref, la démocratie serait en danger !

 

Dans ce débat, Blandine Kriegel reste posée  mais ne peut s’empêcher de dire qu’elle « trouve cette vision apocalyptique assez insensée ». Ces déclarations  d’Emmanuel Todd n’ont en elles-mêmes que peu d’importance, et  d’autant moins qu’aucune de ses affirmations ou prédictions n’est étayée ! Mais elles reprennent une critique que l’on trouve couramment sous la plume des responsables socialistes ou d’extrême gauche (et de Bayrou évidemment !), et des médias d’opposition comme Le Monde, à savoir que la démocratie serait en recul,  pour ne pas dire (mais ils le disent souvent) en danger.

 

C’est absurde  et cela fait partie de la propagande de la gauche institutionnelle, mais il n’est pas inutile de temps en temps de s’efforcer  de remettre les choses au point.

 

Non seulement Nicolas Sarkozy n’a pas fait reculer la démocratie, aucun fait réel et sérieux allant dans ce sens ne peut être cité (aucun n’est d’ailleurs cité), mais l’action qu’il mène depuis 18 mois a fait progresser la démocratie.  De mémoire, on peut citer, entre autres :

 

-    Le gouvernement qui est  plus ouvert et plus divers que jamais.

-  Une  réforme de la Constitution, qui limite les pouvoirs du Président, augmente les capacités d’initiative et de contrôle du Parlement, les possibilités d’un débat constructif sans obstruction,  les capacités d’expression citoyenne.

-   Une pratique parlementaire qui accorde plus de pouvoirs à l’opposition : présidence de la commission des finances, temps égal accordé dans les questions orales à la majorité et à l’opposition.

-  Libertés des médias, qui n’ont sans doute jamais eu davantage dans l’histoire, la possibilité (dont ils se servent abondamment) de critiquer le Président et le gouvernement et de se livrer à des investigations de toutes sortes (souvenons-nous du temps où Mitterrand les faisait écouter, en toute illégalité !).

-  Etats Généraux de la presse, voulus par le Président qui vont sans doute permettre de sauver la presse et sa liberté quand son existence était de plus en plus menacée.

-  Fin apportée au fichage clandestin des services de police et de l’action politique des R.G.

-  Lutte contre l’insécurité, baisse de grande ampleur, par rapport « à l’époque Jospin », de la délinquance qui représente un danger mortel  contre la démocratie.

-   Les discussions, négociations syndicales, accords syndicaux, ont atteint un niveau rarement atteint dans notre pays (et particulièrement pas sous les gouvernements Jospin et Villepin, tout le monde en convient), ce qui permet d’ajouter une part de démocratie sociale à la démocratie politique.

-  Réformes en cours de l’école,  pour permettre une plus grande égalité des chances et limiter l’échec scolaire qui touchant essentiellement les plus défavorisés,  protége   les plus aisés.
-  L’action, y compris ministérielle, pour permettre le développement de  la « diversité », (ignorée des précédents gouvernements)  sans laquelle la démocratie est incomplète, à tous les niveaux, politiques, administratifs, universitaires, scolaires, économiques…

 

 

Entendre ou lire que l’on ne serait pas libre en France,  que la démocratie n'existerait pas ou, expression à la mode mais absurde et teintée de racisme, que la France serait une « République bananière », est véritablement intolérable.
 

Que les opposants socialistes et Bayrou  utilisent ce genre de formules ou  d’arguments, ne surprend pas quand on les connaît un peu, mais il est dommage que de nombreux journalistes  se laissent aller, par facilité, ignorance, ou militantisme non avoué, à propager ce genre de sottises. La démocratie exige bien sûr qu’ils aient le droit de les dire ou de les écrire, elle n’interdit pas de leur répondre et d’apporter la preuve de leur « erreur ».

 

Marc d’Héré

 

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