Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

Recherche

14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 16:35

 

Il est de bon ton, dans l’opposition,  mais aussi pour d’anciens premiers ministres aigris,   dans les colonnes   du célèbre trio donneur de leçons « Mediapart, Le Monde, Marianne » et bien sûr chez les bobos, de crier au manque de démocratie qui règnerait  en France. Certains vont même, ignorants sans doute plus que méchants,  jusqu’à parler de « République bananière » !

 

Tout cela est absurde mais c’est dit avec tant d’aplomb et répété si souvent que les esprits faibles peuvent être troublés et même le croire. Or non seulement c’est faux mais il est facile de montrer que la démocratie n’a jamais été aussi complète en France que depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. Alors, prenons les choses une par une.

 

Nicolas Sarkozy a fait inscrire dans la Constitution, pour éviter le risque d’un trop long pouvoir présidentiel , que seuls deux mandats pourraient être effectués par le Président de la République. Jacques Chirac, quand il était passé du septennat au quinquennat, avait refusé de prendre cette mesure, pourtant de saine démocratie. La nouvelle Constitution permet également d’encadrer dans de grandes mesures le pouvoir de nomination du Président, auparavant quasiment discrétionnaire. 

 Enfin, dans la pratique, Nicolas Sarkozy est le premier président de la Vème République dont le temps de parole soit décompté, alors que Chirac et Mitterrand notamment ont toujours voulu pouvoir parler sans que cela n’ampute le temps de parole de la majorité. On peut constater également que jamais un Président (et un gouvernement) n’ont autant discuté avec les syndicats (dont la représentativité est aujourd’hui démocratiquement reconnue), ne  les ont autant écoutés.

 

Le Gouvernement, pour sa part est le plus ouvert et le plus divers de la Vème République, ce qui le rend plus que tout autre, représentatif de la diversité des opinions et des réalités de notre peuple. Des mesures récemment annoncées devraient le confirmer comme le plus vertueux. 

 

Les droits du Parlement ont été largement accrus avec un droit d’initiative, toujours refusé jusqu’alors, ou la discussion en séance du projet amendé par les commissions et non du projet du gouvernement. Les débats sont mieux organisés et donnent moins de possibilité de blocage ce qui représente un grand progrès de la démocratie parlementaire. Les possibilités de contrôle du gouvernement ont été renforcées,  notamment avec les  droits nouveaux reconnus aux Commissions…

 

L’opposition parlementaire  dispose de droits et de pouvoirs nouveaux. La Présidence de la plus importante des commissions parlementaires, celle des finances lui est accordée. L’opposition dispose du droit de voir discuter ses textes, et de demander la création d’une commission parlementaire par session. Enfin son temps de parole est devenu égal à celui de la majorité dans les « questions au gouvernement ». Il lui est même supérieur dans certaines discussions de textes.

 

Dans la pratique on constate que c’est un membre de l’opposition qui a été nommé comme Président de la Cour des Comptes ce qui n’avait jamais été le cas, et  représente un pouvoir et une capacité d’intervention immenses. Au Conseil Constitutionnel Nicolas Sarkozy a nommé un socialiste là où Mitterrand et Debré nommaient des très  proches (Dumas pour l’un Debré pour l’autre).

 

La liberté des médias n’a jamais été plus grande (souvenons-nous de l’époque où Mitterrand les faisaient écouter illégalement, de celle où Chirac boycottait Le Monde…), et nous aurions du mal à citer un Président et un gouvernement qui ait été plus librement et plus durement critiqués que Sarkozy et son gouvernement. Preuve que ce droit existe et qu’il est très largement et très librement utilisé. Les Etats Généraux de la presse, voulus par le Président, sont une ultime chance d’éviter le déclin pour une presse de moins en moins lue.   

 

Le parti majoritaire, l’UMP, marque une belle indépendance d’expression et de vote, vis-à-vis du Président et du gouvernement…On est loin du RPR godillot ou du PS totalement soumis à Mitterrand puis  Jospin!

 

Et une réforme comme celle de l'éducation, destinée à apporter un soutien individualisé à ceux qui décrochent (et dont on sait qu'ils appartiennent essentiellement aux classes sociales défavorisées) est  l'exemple même d'une réforme qui profitera à la démocratie. 

 

 

Une chose pourrait être retenue contre le Président : la procédure de nomination des responsables de l’audio visuel  public. C’est en effet une mesure qui n’était pas nécessaire et qu’il aurait mieux valu éviter. Pourtant l’intervention conforme  du CSA et celle des commissions de l’Assemblée viennent largement tempérer ce pouvoir.

Par ailleurs cela évite l’hypocrisie des « nominations » par le CSA, rappelons-nous de la nomination à France Télévision sous Chirac, par un CSA bien peu contestataire,  de Patrick de Carolis  qui venait d’écrire un livre avec Bernadette Chirac ! Au moins,  les nominations tant de Jean-Luc Hees que de Rémy Pflimlin sont indiscutables.

 

Enfin, les citoyens bénéficieront de l’exception d’inconstitutionnalité qui révolutionne notre droit et, quand la loi organique sera votée, du droit d’initiative populaire.

 

Toutes ces mesures montrent à l’évidence que non seulement la démocratie n’a pas reculé,  mais qu’elle n’a jamais, sous aucun Président, sous aucun gouvernement de la Vème République, été plus grande en France tant sur le plan institutionnel que sur celui de la pratique politique.  J’attends très tranquillement  que l’on  me contredise.

 

Imaginons que l’on revienne seulement  quelques années en arrière, avec certes la nomination dans l’audio visuel par le CSA,  mais un Président sans limitation pour les très nombreuses autres nominations, qui désignerait son principal partisan au Conseil Constitutionnel ( !),  un Président qui pourrait parler sans que son temps de parole ne soit décompté, un gouvernement constitué d’un seul « clan » et sans pratiquement aucun représentant de la diversité, un Parlement sans droit d’initiative et privé d’un grand nombre des moyens de contrôle que donnent les commissions, d’une opposition ne disposant de la présidence d’aucune commission, d’aucun poste de contre-pouvoir institutionnel, d’un temps de parole tout juste proportionnel (et donc minoritaire) dans les discussions, de syndicats (à la représentativité autoritairement définie) ignorés (comme sous Juppé ou  Jospin) ou méprisés (comme sous Villepin), des médias moins libres, indignement « écoutés », ou poussés à s’auto censurer comme sous Mitterrand, un parti majoritaire aux ordres qui voterait comme un seul homme tous les textes, (heureusement que n'a pas la majorité ce parti d’opposition convaincu de  tricher sans vergogne dans ses « élections » internes),  des citoyens ne disposant pas du pouvoir de contester une loi qu'on leur appliquerait et qu'ils jugeraient injuste….

Que diraient-ils les  Eric Fottorino, les  Jean-François Kahn et les autres journalistes d’opposition, ou  les pseudo  « belles âmes » à la Royal ou à la  Badinter ?  

 

Ils savent tous  pertinemment que la démocratie a progressé et qu’elle est, chez nous particulièrement vivante …Ce qui ne les empêche pas de prétendre qu’elle n’existe pas ou qu’elle est menacée alors qu’elle est si grande qu’ils peuvent en toute liberté prétendre le contraire, contre toute réalité !

 

 

Marc d’Héré

Repost 0
Published by Marc d'Here - dans démocratie
commenter cet article
19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 17:00

 

Un correspondant habituel de ce blog, qui s’engouffre volontiers dans toutes les polémiques et n’est pas le dernier à pratiquer la   « chasse à l’homme », m'a adressé, il y a quelques jours, un commentaire, auquel j’ai répondu brièvement, mais  qui, à la réflexion, me paraît justifier une réponse plus complète dont je fais cet article.

 

Ce correspondant m’écrit « Une certaine stratégie de défense qui consiste à invoquer un complot, à dénoncer un chef d’orchestre clandestin, à stigmatiser hargneusement la presse en général et accuser les socialistes de tirer les ficelles de cette histoire, est assez pathétique. »

 

Cher correspondant,   vous vous trompez, notre stratégie de défense n’est en rien celle-la, je ne pense pas, et La Gauche Moderne ne pense pas   qu’il y ait un  complot ou un chef d'orchestre clandestin.  C'est plus simple que cela.

 

Il y a un site d'opposition, Mediapart,  dont le responsable Edwy Plenel affirme clairement qu'il veut démolir Sarkozy (je l'ai entendu personnellement se vanter publiquement d’avoir cet objectif...). Journaliste d'investigation (comme il se définit) utilisant des méthodes « discutables »,  il monte en épingle cette affaire (comme la fable de Karachi) pour atteindre Sarkozy! Bien évidemment les socialistes s'engouffrent dans cette affaire et se mettent à en faire plus encore!!

 

Voilà c'est simple. Pas de complot, une affaire « sortie » par un journaliste, viscéralement et furieusement opposé au Président (pourquoi ? voilà une question à creuser…) prolongée et gonflée par des opposants médiocres et systématiques. Et cela "prend" bien sûr compte tenu de la situation générale et de l'appétit du public pour ce genre d'affaires.

 

On ne stigmatise pas "hargneusement" LA PRESSE, mais quelques organes de presse bien connus, dévoués à la gauche,  (Mediapart, Le Monde, Marianne), justiciers auto proclamés, qui distillent jours après jours des pseudos informations. et des approximations.. C'est leur manière de faire de la politique, en s'en prenant aux individus quand ils sont incapables d'argumenter sur les idées ou les politiques.! 

 

Alors il est vrai que le reste de la presse  reprend ces "informations" et ces rumeurs sans en vérifier l'authenticité,  en fait ses titres, (et leur donne ainsi visibilité et crédibilité),   pensant ainsi, aguicher le lecteur  et regagner ceux qu'elle perd régulièrement...Les dénégations des "accusés", comme les témoignages ou les procédures qui les innocentent ou du moins fragilisent les thèses du néfaste  trio médiatique, n'ont droit qu'à une couverture bien plus réduite.

 

Quand aux socialistes et leurs amis, ils ne tirent pas les ficelles...Ils suivent, ils reproduisent, ils répètent, ils agrémentent et profitent de cette "affaire" pour tenter  de nuire au  Président et  d’attaquer la réforme des retraites...Les plus « lourdauds » Montebourg ou Eva Joly se sont lancés avec un tel enthousiasme dans cette misérable polémique, qu’ils se sont trouvés immédiatement attaqués en diffamation par madame Woerth et on voit mal comment ils s’en sortiront. Les autres, à quelques remarquables exceptions près, ont emboîté le pas, sans être le moins du monde gênés par la méthode consistant à recourir à des « écoutes » (exercice, il est vrai, abondamment pratiqué par leur maître en démocratie et en éthique républicaine, François Mitterrand).  Ils multiplient,  Ségolène Royal et  Martine Aubry en tête,  chacune avec son style, les attaques et les insinuations. Il ne serait pas inintéressant, à cette occasion, de demander à Jacques Delors ce qu’il pense de l’attitude de sa fille dans cette affaire. Peut-être un journaliste le fera-t-il…

 

Les socialistes  pensent trouver plus facilement sur ce terrain que sur celui des idées ou des propositions, le moyen de s'affirmer et  d’affaiblir le Président.

 

Se souvenant à quel point la fausse affaire des "diamants" artificiellement gonflée  par le  Canard Enchaîné et relayée par l'opposition,  avait fortement contribué à la victoire de Mitterrand en 81, ils espèrent que cette pseudo   affaire Woerth , pourra avoir les mêmes effets!  

 

Et  que cela profite à l'extrême droite, n'est pas pour les gêner…ni sans doute pour leur déplaire (il ne sera pas trop difficile de trouver dans le passé des exemples de collusion PS/FN...encore l’éthique  socialo/Mitterrandienne !). Non, cher correspondant, les socialistes  ne tirent aucune ficelle, les pauvres, mais utilisent simplement, dans la lutte politique des méthodes indignes, qui blessent la démocratie et  qui,  je dois le dire,  me rendent quelque peu honteux d’avoir été, dans un passé encore récent, leur ami…

 

Marc d’Héré

 

 

Repost 0
Published by Marc d'Here - dans démocratie
commenter cet article
13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 19:31

 

L'opposition socialiste déclare, sans aucun respect de la vérité, que le gouvernement minimise la gravité de la  situation financière et économique de notre pays et ne manquera pas, très prochainement, d'augmenter les impôts.

Ces déclarations alarmistes, relayées, début juin,   par le quotidien "Le Monde"  dans un titre  péremptoire, mais imprudent,  en première page  " la hausse des impôts est inévitable’', (sans point d'interrogation)  relèvent d'abord d'une stratégie ou d'une tactique politique bien rodée.

Souvenons-nous. Entre les deux tours des élections législatives de 2007, le parti socialiste, par la voix de Laurent  Fabius, largement repris  par les médias,   affirme que dès les élections passées le gouvernement de François Fillon augmentera les impôts, notamment  la TVA sous la forme d’une TVA sociale ! Bien entendu il n’en fut rien, mais cette fausse affirmation fera perdre une cinquantaine de sièges à la majorité…Le but était atteint et la leçon ne sera pas oubliée. Depuis, périodiquement, les socialistes affirment, pour inquiéter le citoyen et  l’électeur,  que les impôts vont  augmenter. Cela fut dit avant les élections municipales et à nouveau démenti par les faits. Le gouvernement, fidèle à sa ligne, ne les a pas  augmentés !

Qu’à cela ne tienne.  Cette fable est répétée dès le début de la crise…toujours non confirmée par les faits…puis avant les  élections européennes, puis avant les régionales, et toujours l’effet d’inquiétude joue contre la majorité, mais le gouvernement contredit, dans la réalité, les déclarations socialistes.

Voilà 3 ans que ce jeu malsain se poursuit et cet argument de la hausse prochaine des impôts est utilisé dans cette période de difficultés réelles, pour accroître l'inquiétude de nos compatriotes, leur désarroi et leur opposition à la politique menée.

A cette raison de tactique politicienne, s'ajoute une raison de fond tenant à une conception idéologique et archaïque de l'économie.

En annonçant une prochaine et inéluctable hausse des impôts les socialistes justifient la hausse des prélèvements qu'eux-mêmes font figurer dans leur "projet". Est-on tenté de leur reprocher de prévoir de fortes augmentations d'impôts, ils répondent "c'est inéluctable, d'ailleurs le gouvernement lui-même devra s'y résoudre."

Pour répondre à la situation financière difficile qui est la nôtre, et s'attacher à diminuer le  montant excessif de notre  dette publique , ils ne voient qu'une solution: augmenter les recettes et d'abord l'impôt!

Pour sa part le gouvernement sait que deux autres leviers sont possibles, la croissance et une limitation drastique des dépenses publiques improductives.

Toute la politique du gouvernement porte sur ces deux leviers, auxquels pourraient s'ajouter quelques mesures limitées et  ciblées et qui en aucun cas ne pourraient être assimilées à "une augmentation DES impôts" : limitation et plafonnement des niches fiscales, contribution exceptionnelle des hauts revenus...Ce n'est que si la croissance se refusait à décoller, malgré les efforts faits par le gouvernement pour y parvenir,  et si les mesures d'économie s'avéraient insuffisantes,  que devrait alors être envisagée une certaine augmentation de la fiscalité.

Mais ce n'est pas souhaitable et   fort peu probable.  Nicolas Sarkozy s'était engagé lors de la campagne de 2007 à ne pas augmenter les impôts, et  la politique qu'il mène avec le gouvernement, devrait lui permettre, malgré la gravité de la crise internationale qui nous a comme d'autres touchés, de rester fidèle à son engagement. D'ailleurs, il vient d'affirmer hier soir qu'il n'augmenterait pas les impôts.  Une fois de plus l'affirmation des socialistes et de médias d'opposition comme "Le Monde"", sera démentie par les faits.


Marc d’Héré

 

 

Il y a plus d'un mois "Le Monde" annonçait comme inévitable une augmentation des impôts...Pour l'instant on ne distingue aucun signe annonciateur...On ne peut pas encore parler de mensonge et de manipulation de l'opinion mais cela  risque de commencer à y ressembler. Affaire à suivre...... 

 

Repost 0
Published by Marc d'Here - dans démocratie
commenter cet article
10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 13:25

 

Il est de bon ton, dans l’opposition,  mais aussi pour d’anciens premiers ministres aigris,   dans les colonnes   du célèbre trio donneur de leçons « Mediapart, Le Monde, Marianne » et bien sûr chez les bobos, de crier au manque de démocratie qui règnerait  en France. Certains vont même, ignorants sans doute plus que méchants,  jusqu’à parler de « République bananière » !

 

Tout cela est absurde mais c’est dit avec tant d’aplomb et répété si souvent que les esprits faibles peuvent être troublés et même le croire. Or non seulement c’est faux mais il est facile de montrer que la démocratie n’a jamais été aussi complète en France que depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. Alors, prenons les choses une par une.

 

Nicolas Sarkozy a fait inscrire dans la Constitution, pour éviter le risque d’un trop long pouvoir présidentiel , que seuls deux mandats pourraient être effectués par le Président de la République. Jacques Chirac, quand il était passé du septennat au quinquennat, avait refusé de prendre cette mesure, pourtant de saine démocratie. La nouvelle Constitution permet également d’encadrer dans de grandes mesures le pouvoir de nomination du Président, auparavant quasiment discrétionnaire. 

 Enfin, dans la pratique, Nicolas Sarkozy est le premier président de la Vème République dont le temps de parole soit décompté, alors que Chirac et Mitterrand notamment ont toujours voulu pouvoir parler sans que cela n’ampute le temps de parole de la majorité. On peut constater également que jamais un Président (et un gouvernement) n’ont autant discuté avec les syndicats (dont la représentativité est aujourd’hui démocratiquement reconnue), ne  les ont autant écoutés.

 

Le Gouvernement, pour sa part est le plus ouvert et le plus divers de la Vème République, ce qui le rend plus que tout autre, représentatif de la diversité des opinions et des réalités de notre peuple. Des mesures récemment annoncées devraient le confirmer comme le plus vertueux. 

 

Les droits du Parlement ont été largement accrus avec un droit d’initiative, toujours refusé jusqu’alors, ou la discussion en séance du projet amendé par les commissions et non du projet du gouvernement. Les débats sont mieux organisés et donnent moins de possibilité de blocage ce qui représente un grand progrès de la démocratie parlementaire. Les possibilités de contrôle du gouvernement ont été renforcées,  notamment avec les  droits nouveaux reconnus aux Commissions…

 

L’opposition parlementaire  dispose de droits et de pouvoirs nouveaux. La Présidence de la plus importante des commissions parlementaires, celle des finances lui est accordée. L’opposition dispose du droit de voir discuter ses textes, et de demander la création d’une commission parlementaire par session. Enfin son temps de parole est devenu égal à celui de la majorité dans les « questions au gouvernement ». Il lui est même supérieur dans certaines discussions de textes.

 

Dans la pratique on constate que c’est un membre de l’opposition qui a été nommé comme Président de la Cour des Comptes ce qui n’avait jamais été le cas, et  représente un pouvoir et une capacité d’intervention immenses. Au Conseil Constitutionnel Nicolas Sarkozy a nommé un socialiste là où Mitterrand et Debré nommaient des très  proches (Dumas pour l’un Debré pour l’autre).

 

La liberté des médias n’a jamais été plus grande (souvenons-nous de l’époque où Mitterrand les faisaient écouter illégalement, de celle où Chirac boycottait Le Monde…), et nous aurions du mal à citer un Président et un gouvernement qui ait été plus librement et plus durement critiqués que Sarkozy et son gouvernement. Preuve que ce droit existe et qu’il est très largement et très librement utilisé. Les Etats Généraux de la presse, voulus par le Président, sont une ultime chance d’éviter le déclin pour une presse de moins en moins lue.   

 

Le parti majoritaire, l’UMP, marque une belle indépendance d’expression et de vote, vis-à-vis du Président et du gouvernement…On est loin du RPR godillot ou du PS totalement soumis à Mitterrand puis  Jospin!

 

Et une réforme comme celle de l'éducation, destinée à apporter un soutien individualisé à ceux qui décrochent (et dont on sait qu'ils appartiennent essentiellement aux classes sociales défavorisées) est  l'exemple même d'une réforme qui profitera à la démocratie. 

 

 

Une chose pourrait être retenue contre le Président : la procédure de nomination des responsables de l’audio visuel  public. C’est en effet une mesure qui n’était pas nécessaire et qu’il aurait mieux valu éviter. Pourtant l’intervention conforme  du CSA et celle des commissions de l’Assemblée viennent largement tempérer ce pouvoir.

Par ailleurs cela évite l’hypocrisie des « nominations » par le CSA, rappelons-nous de la nomination à France Télévision sous Chirac, par un CSA bien peu contestataire,  de Patrick de Carolis  qui venait d’écrire un livre avec Bernadette Chirac ! Au moins,  les nominations tant de Jean-Luc Hees que de Rémy Pflimlin sont indiscutables.

 

Enfin, les citoyens bénéficieront de l’exception d’inconstitutionnalité qui révolutionne notre droit et, quand la loi organique sera votée, du droit d’initiative populaire.

 

Toutes ces mesures montrent à l’évidence que non seulement la démocratie n’a pas reculé,  mais qu’elle n’a jamais, sous aucun Président, sous aucun gouvernement de la Vème République, été plus grande en France tant sur le plan institutionnel que sur celui de la pratique politique.  J’attends très tranquillement  que l’on  me contredise.

 

Imaginons que l’on revienne seulement  quelques années en arrière, avec certes la nomination dans l’audio visuel par le CSA,  mais un Président sans limitation pour les très nombreuses autres nominations, qui désignerait son principal partisan au Conseil Constitutionnel ( !),  un Président qui pourrait parler sans que son temps de parole ne soit décompté, un gouvernement constitué d’un seul « clan » et sans pratiquement aucun représentant de la diversité, un Parlement sans droit d’initiative et privé d’un grand nombre des moyens de contrôle que donnent les commissions, d’une opposition ne disposant de la présidence d’aucune commission, d’aucun poste de contre-pouvoir institutionnel, d’un temps de parole tout juste proportionnel (et donc minoritaire) dans les discussions, de syndicats (à la représentativité autoritairement définie) ignorés (comme sous Juppé ou  Jospin) ou méprisés (comme sous Villepin), des médias moins libres, indignement « écoutés », ou poussés à s’auto censurer comme sous Mitterrand, un parti majoritaire aux ordres qui voterait comme un seul homme tous les textes, (heureusement que n'a pas la majorité ce parti d’opposition convaincu de  tricher sans vergogne dans ses « élections » internes),  des citoyens ne disposant pas du pouvoir de contester une loi qu'on leur appliquerait et qu'ils jugeraient injuste….

Que diraient-ils les  Eric Fottorino, les  Jean-François Kahn et les autres journalistes d’opposition, ou  les pseudo  « belles âmes » à la Royal ou à la  Badinter ?  

 

Ils savent tous  pertinemment que la démocratie a progressé et qu’elle est, chez nous particulièrement vivante …Ce qui ne les empêche pas de prétendre qu’elle n’existe pas ou qu’elle est menacée alors qu’elle est si grande qu’ils peuvent en toute liberté prétendre le contraire, contre toute réalité !

 

 

Marc d’Héré

 

PS Dimanche: Le rapport de l'IGF qui sera publié lundi, blanchit Eric Woerth de la manière la plus nette: il déclare notamment que durant la période où il était ministre du Budget, Eric Woerth n'est pas intervenu auprès des services placés sous son autorité pour demander, empêcher ou orienter une décision ou un contrôle portant sur Mme Bettencourt, MM. Banier ou de Maistre, ainsi que sur les sociétés Téthys et Clymène».

Voilà une étape intéressante de franchie, qui tend à montrer que les accusateurs étaient des calomniateurs!

 

 

 

Repost 0
Published by Marc d'Here - dans démocratie
commenter cet article
8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 11:05

 

Un correspondant habituel de ce blog, qui s’engouffre volontiers dans toutes les polémiques et n’est pas le dernier à pratiquer la   « chasse à l’homme », m’adresse un commentaire, auquel j’ai répondu brièvement, mais  qui, à la réflexion, me paraît justifier une réponse plus complète dont je fais cet article.

 

Ce correspondant m’écrit « Une certaine stratégie de défense qui consiste à invoquer un complot, à dénoncer un chef d’orchestre clandestin, à stigmatiser hargneusement la presse en général et accuser les socialistes de tirer les ficelles de cette histoire, est assez pathétique. »

 

Cher correspondant,   vous vous trompez, notre stratégie de défense n’est en rien celle-la, je ne pense pas, et La Gauche Moderne ne pense pas   qu’il y ait un  complot ou un chef d'orchestre clandestin.  C'est plus simple que cela.

 

Il y a un site, Mediapart,  dont le responsable Edwy Plenel affirme clairement qu'il veut démolir Sarkozy (je l'ai entendu personnellement se vanter publiquement d’avoir cet objectif...). Journaliste d'investigation (comme il se définit) utilisant des méthodes « discutables »,  il monte en épingle cette affaire (comme la fable de Karachi) pour atteindre Sarkozy! Bien évidemment les socialistes s'engouffrent dans cette affaire et se mettent à en faire plus encore!!

 

Voilà c'est simple. Pas de complot, une affaire « sortie » par un journaliste, viscéralement et furieusement opposé au Président (pourquoi ? voilà une question à creuser…) prolongée et gonflée par des opposants médiocres et systématiques. Et cela "prend" bien sûr compte tenu de la situation générale et de l'appétit du public pour ce genre d'affaires.

 

On ne stigmatise pas "hargneusement" LA PRESSE, mais quelques organes de presse bien connus (Mediapart, Le Monde, Marianne) dont nous avons le droit, je pense, de contester les  objectifs, la partialité et l’état d’esprit!...

 

D'autres médias même d'opposition (Libération, Le Nouvel Obs...) tout en attaquant sans concession le Président, ont une attitude bien différente. Voir par exemple Libération qui reconnaît aujourd'hui que les déclarations de l'ex comptable, sont déjà en partie contredites...

 

Quand aux socialistes et leurs amis, ils ne tirent pas les ficelles...Ils suivent, ils reproduisent, ils répètent, ils agrémentent et profitent de cette "affaire" pour tenter  de nuire au  Président et  d’attaquer la réforme des retraites...Les plus « lourdauds » Montebourg ou Eva Joly se sont lancés avec un tel enthousiasme dans cette misérable polémique, qu’ils se sont trouvés immédiatement attaqués en diffamation par madame Woerth et on voit mal comment ils s’en sortiront. Les autres, à quelques remarquables exceptions près, ont emboîté le pas, sans être le moins du monde gênés par la méthode consistant à recourir à des « écoutes » (exercice, il est vrai, abondamment pratiqué par leur maître en démocratie et en éthique républicaine, François Mitterrand).  Ils multiplient,  Ségolène Royal et  Martine Aubry en tête,  chacune avec son style, les attaques et les insinuations. Il ne serait pas inintéressant, à cette occasion, de demander à Jacques Delors ce qu’il pense de l’attitude de sa fille dans cette affaire. Peut-être un journaliste le fera-t-il…

 

Les socialistes  pensent trouver plus facilement sur ce terrain que sur celui des idées ou des propositions, le moyen d’affaiblir le Président. Et  que cela profite à l'extrême droite, n'est pas pour les gêner…ni sans doute pour leur déplaire (il ne sera pas trop difficile de trouver dans le passé des exemples de collusion PS/FN...encore l’éthique  socialo/Mitterrandienne !). Non, cher correspondant, les socialistes  ne tirent aucune ficelle, les pauvres, mais utilisent simplement, dans la lutte politique des méthodes indignes qui,  je dois le dire,  me rendent quelque peu honteux d’avoir été, dans un passé encore récent, leur ami…

 

Marc d’Héré

 

 

PS, Dimanche:  Le rapport de l'IGF qui sera publié lundi, blanchit Eric Woerth de la manière la plus nette: il déclare notamment que durant la période où il était ministre du Budget, Eric Woerth n'est pas intervenu auprès des services placés sous son autorité pour demander, empêcher ou orienter une décision ou un contrôle portant sur Mme Bettencourt, MM. Banier ou de Maistre, ainsi que sur les sociétés Téthys et Clymène».

Voilà une étape intéressante de franchie, qui tend à montrer que les accusateurs étaient des calomniateurs!

 

 
Repost 0
Published by Marc d'Here - dans démocratie
commenter cet article
6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 20:37

 

 

L’affaire Bettencourt/Woerth, qui ne  repose sur rien, est un vrai bonheur pour les socialistes et les médias qui les soutiennent.   Exploitant les frustrations et les inquiétudes liées à la crise  et aux mesures forcément impopulaires que le gouvernement est amené à prendre, les accusateurs   assènent  l’argument   de l’injustice sociale qui serait la marque du gouvernement et du Président.  Ceux-ci sont accusés de  collusion avec ceux qui détiennent l’argent,  ce qui se traduirait à la fois par des comportements contraires à l’éthique  et une politique favorable aux plus riches.

 

L’entreprise de déstabilisation à laquelle on assiste et qui s’exprime dans la honteuse chasse à l’homme dont est victime Eric Woerth, utilise avec démagogie et au seul bénéfice de l’extrême droite,  la prétendue  connivence entre la plus grande fortune de France et un ministre, fidèle du Président,  qui, dans la crise, refuse  de toucher au  « bouclier fiscal » et défend  une réforme des retraites  supposée ne s’attaquer qu’aux  « petits ». Tous les symboles sont là, et s’il faut pour les utiliser recourir au mensonge et au trucage, cela ne gêne en rien les « bonnes consciences » de la gauche, à une remarquable exception près.

                                                                                                                                  

Toujours est-il que le sentiment d’injustice se répand et se renforce dans l’opinion,  qu’il pollue l’ensemble de  la politique gouvernementale,  et  qu’aucune mesure  même la plus justifiée ne pourra être approuvée tant qu’il  subsistera. Une double réponse doit y  être rapidement apportée, en terme de moralisation de la vie politique et de justice sociale. Le Président doit montrer que sa politique reste fidèle à ce qui en fait sa valeur, notamment pour La Gauche Moderne : « la réforme juste ».

 

Nicolas Sarkozy vient d’annoncer  quelques excellentes mesures d’économies.   Utiles, elles  ne répondent pourtant que très  partiellement à l’exaspération populaire. Elles touchent pour l’essentiel à la réduction du train de vie de l’Etat quand les Français attendent que soient personnellement concernés les individus qu’ils estiment être privilégiés.

 

Le Président  pourrait à l’occasion du 14 juillet,  prononcer  un discours  « d’effort et de cohésion nationale », au cours duquel il mettrait en perspective la nécessité de la politique de réduction des déficits mise en œuvre,  et  évoquerait  plusieurs mesures de moralisation et de   justice : 

 

Dans « l’affaire Bettencourt », ce serait d’abord la confirmation  que l’on ira au bout de la transparence.  Pour éviter toute confusion, l’incompatibilité entre les fonctions de membres du gouvernement et  de trésorier d’un parti politique serait affirmée. 

 

Les  mesures de moralisation et d’économies qui viennent d’être  décidées seraient rappelées et les   premières applications concrètes annoncées.

 

Les rémunérations du Président,  des ministres,  des parlementaires (voire celles d’autres responsables) seraient  gelées pendant 3 ans.

 

Le bouclier fiscal serait suspendu pendant 3 ans. Les mesures de la loi TEPA relatives à la défiscalisation des heures supplémentaires seraient également  suspendues

 

Les niches fiscales seraient  diminuées de 20%.

 

L’augmentation de la tranche supérieure d’impôt sur le revenu, de 1% prévue dans le plan  pour les retraites passerait  à 3% !

 

Sans doute d’autres mesures sont envisageables, mais l’important est que Nicolas Sarkozy parle vite et fort. Les Français l’attendent.

 

 

Marc d’Héré

 

 

 

 

Repost 0
Published by Marc d'Here - dans démocratie
commenter cet article
29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 14:56

 

 

La Gauche Moderne, le parti de Jean-Marie BOCKEL, appelle au calme et à la réflexion dansl’affaire Bettencourt.

 

Notre pays ne peut pas continuer à être le fait d’emballements médiatiques en série, dévidant comme une pelote de laine affaires et sous-affaires, construites pour influer sur l’opinion.

Personne à notre connaissance ne doute de la parfaite honnêteté d’Eric WOERTH.

Personne à notre connaissance ne doute de la parfaite compétence d’Eric WOERTH.

Qu’on le laisse travailler sur le dossier essentiel des retraites et que les procédures lancées sur les différents dossiers se déroulent activement, sans qu’on cherche plus avant à l’y impliquer.

 

 

La Gauche Moderne

Repost 0
Published by La Gauche Moderne - dans démocratie
commenter cet article
21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 09:16

 

L'opposition socialiste déclare jour après jour que le gouvernement minimise la gravité de la  situation financière et économique de notre pays et ne manquera pas, très prochainement, d'augmenter les impôts.

Ces déclarations alarmistes, relayées   par le quotidien "Le Monde"  dans un titre  péremptoire, mais imprudent,  en première page  " la hausse des impôts est inévitable’',  relèvent d'abord d'une stratégie ou d'une tactique politique bien rodée.

Souvenons-nous. Entre les deux tours des élections législatives de 2007, le parti socialiste, par la voix de Laurent  Fabius, largement repris  par les médias,   affirme que dès les élections passées le gouvernement de François Fillon augmentera les impôts, notamment  la TVA sous la forme d’une TVA sociale ! Bien entendu il n’en fut rien, mais cette fausse affirmation fera perdre une cinquantaine de sièges à la majorité…Le but était atteint et la leçon ne sera pas oubliée. Depuis, périodiquement, les socialistes affirment, pour inquiéter le citoyen et  l’électeur,  que les impôts vont  augmenter. Cela fut dit avant les élections municipales et à nouveau démenti par les faits. Le gouvernement, fidèle à sa ligne, ne les a pas  augmentés !

Qu’à cela ne tienne.  Cette fable est répétée dès le début de la crise…toujours non confirmée par les faits…puis avant les  élections européennes, puis avant les régionales, et toujours l’effet d’inquiétude joue contre la majorité, mais le gouvernement contredit, dans la réalité, les déclarations socialistes.

Voilà 3 ans que ce jeu malsain se poursuit et cet argument de la hausse prochaine des impôts est utilisé dans cette période de difficultés réelles, pour accroître l'inquiétude de nos compatriotes, leur désarroi et leur opposition à la politique menée.

A cette raison de tactique politicienne, s'ajoute une raison de fond tenant à une conception idéologique et archaïque de l'économie.

En annonçant une prochaine et inéluctable hausse des impôts les socialistes justifient la hausse des prélèvements qu'eux-mêmes font figurer dans leur "projet". Est-on tenté de leur reprocher de prévoir de fortes augmentations d'impôts, ils répondent "c'est inéluctable, d'ailleurs le gouvernement lui-même devra s'y résoudre."

Pour répondre à la situation financière difficile qui est la nôtre, et s'attacher à diminuer le  montant excessif de notre  dette publique , ils ne voient qu'une solution: augmenter les recettes et d'abord l'impôt!

Pour sa part le gouvernement sait que deux autres leviers sont possibles, la croissance et une limitation drastique des dépenses publiques improductives.

Toute la politique du gouvernement porte sur ces deux leviers, auxquels pourraient s'ajouter quelques mesures limitées et  ciblées et qui en aucun cas ne pourraient être assimilées à "une augmentation DES impôts" : limitation et plafonnement des niches fiscales, contribution exceptionnelle des hauts revenus, voire, ce qui pourrait  être envisagé, la suspension temporaire de la loi TEPA relative aux heures supplémentaires...Ce n'est que si la croissance se refusait à décoller, malgré les efforts faits par le gouvernement pour y parvenir,  et si les mesures d'économie s'avéraient insuffisantes,  que devrait alors être envisagée une certaine augmentation de la fiscalité.

Mais ce n'est pas souhaitable et   fort peu probable.  Nicolas Sarkozy s'était engagé lors de la campagne de 2007 à ne pas augmenter les impôts, et  la politique qu'il mène avec le gouvernement, devrait lui permettre, malgré la gravité de la crise internationale qui nous a comme d'autres touchés, de rester fidèle à son engagement. Une fois de plus l'affirmation des socialistes et de médias d'opposition comme "Le Monde"", sera démentie par les faits.


Marc d’Héré

 

 

Il y a 20 jours  "Le Monde" annonçait comme inévitable une augmentation des impôts...Pour l'instant on ne distingue aucun signe annonciateur...On ne peut pas encore parler de mensonge et de manipulation de l'opinion...... Affaire à suivre!

Repost 0
Published by Marc d'Here - dans démocratie
commenter cet article
6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 16:21

 

Réunion publique organisée par la fédération de Paris de La Gauche Moderne et les jeunes de La Gauche Moderne...

 

2 juin 2010, jolie brasserie rue de la Grange aux Belles, tenue par une famille française d’origine kabyle –et oui l’assimilation ça marche quand on croit en la France- nous avions tous des gueules d’atmosphère et c’était presque une soirée d’été.

Il faut dire que choisir Boboland le chef lieu du camp du bien à deux pas du canal Saint-Martin où fleurirent les tentes des Don Quichotte pour tenir une messe noire ne manquait pas de culot.

Rassurrez-vous le choc des civilisations n’a pas eu lieu. Zemmour et Lévy ont tenu le crachoir devant une assemblée bigarrée, mais courtoise comme on les aime. Pour les chiffres réels demandez à la Préfecture de Police, pour les organisateurs en incluant piliers de bars et intermittents du spectacle ça tournerair du côté de 150. Quel genre ? Des membres de la Gauche Moderne, la parisenne et même la francilienne évidemment, des UMP, nos compagnons de combat par l’odeur du souffre alléchés, des badauds, des locaux, des êtres humains tous dotés d’oreille et de cerveaux, des crinières grisonnantes, des jeunes gens élégants et des jolies filles à la tête bien faite, des personnes issues des fameux réseaux sociaux de l’internet et même peut-être des gens du PS qui ont préféré sécher leur réunion de section pour se frotter à la réaction et jouir de leur propre transgression.

On les comprend Zemmour et Lévy c’est quand même plus glamour que Martine Aubry ou Anne Hidalgo.
Faut dire que les deux invités valaient le détour. Zemmour, d’abord, un sacré bagou ce petit Zébulon. Et avec ça un humour, une sensibilité certes récemment mise à mal par la secte des vigilants. Mais c’est difficile d’avoir la peau du garçon, tout simplement parce que ce les gens aiment en lui s’appelle la liberté et qu’il est du coup vraiment populaire.

Zemmour ne sert pas des éléments de langage inconsistant à force d’être pesés au trébuchet, son truc c’est plutôt le discours de fond avec un bel arrière-plan historique. Son programme est clair : pour accéder à la vérité il faut accepter de nommer le réel, vous savez celui qui fâche les belles âmes.

 

Z nous a conté son histoire, comment une fois après avoir eté désigné officiellement cible officielle par bienpensance hard version féministe, il a choisi de relever le défi. Zemmour c’est un gars qui aime la littérature et les champs de bataille.
Sa vision du monde doit plus à la lecture de Balzac qu’à celle de Pierre Bourdieu, il préfère défendre l’héritage que gloser sur les héritiers. Pour lui, comme pour Finkielkraut, c’est avec la littérature qu’on apprend à être français et à aimer sa patrie. Et Zemmour il fait aimer la France et la langue qui va avec.
Comme une sagefemme de plateau télé, il aide la pensée de ses interlocuteurs à accoucher selon les règles de la maïeutique comme on disait dans le monde d’avant, du temps des humanités. Dialogue riche, parfois vif mais ciselé et civilisé Intarissable, il a répondu à chacun, dédaignant l’art de l’esquive.

Et puis est arrivée Elisabeth Lévy, jolie tornade emplie d’une vitalité gouailleuse. Babeth n’est pas du genre chichiteuse, plutôt guerrière et pas pleureuse pour un centime d’euro.

Très en verve, elle a même osé parler d’Israël et du bateau humanitaire, vous savez le génocide flottant perpétré par ces cochons d’Israéliens. Oui bien-sûr on peut émettre de solides réserves sur la politique israélienne de blocus, juger disproportionné l’usage de la force, souhaiter ardemment la création d’un Etat palestinien, penser que cette opération a été montée par un cabinet de guerre un peu déficient à l’image de notre affaire du Rainbow Warrior. Mais tout de même cette indignation si unanime est suspecte. Elle contribue à disqualifier toute forme de nuance. Elisabeth rappelait qu’en cas de condamnation à mort requise à l’unanimité, les sages du talmud prescrivaient la libération immédiate du prévenu.

 

Babeth a été de tous les combats contre le premier pouvoir, titre d’une émission dédiée au décryptage des médias qu’elle co-animait avec notre ami Gilles Casanova sur France Culture. Depuis son éviction du service public, elle a monté sa propre entreprise de malpensants avec Causeur, site et magazine papier vendu sur abonnement.

Elisabeth a dialogué chaleureusement et vigoureusement avec une salle qui sans être unanime-manquerait plus que ça- a goûté sa liberté de pensée et de ton.
Stimulant pour l’esprit, réconfortant pour tous, il s’est vraiment passé quelque chose de jubilatoire et de très humain.

Il faut bien-sûr saluer la gracieuse Diane Lebeguec, animatrice de LGM Paris, qui introduisit la soirée Gérard Delahaye modérateur de choc ainsi que Samuel Berthet qui s’est sacrément démené pour que l’opération soit couronnée de succès. Objectif atteint.

 

 

La Gauche Moderne-Paris

 

(A lire aussi sur le site national de La Gauche Moderne)

 

 

 

Repost 0
Published by La Gauche Moderne - dans démocratie
commenter cet article
3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 13:40

 

On a eu droit hier après-midi, à un titre volontairement alarmiste, en première page du quotidien « Le  Monde » : « la hausse des impôts, inévitable en France » sans point d’interrogation !

 

Cette affirmation en première page, peu étayée et bien édulcorée  dans l’article situé en page intérieure, (mais « Le Monde » qui perd régulièrement des lecteurs compte essentiellement  sur l’impact politique du titre),  peut être comprise comme   une intervention « militante » dans la vie politique française.

J’analyse ce titre péremptoire, comme la volonté,  plus nette et plus brutale que jamais,  du  « Monde » d’emboîter le pas de l’opposition socialiste, dans le but d’ajouter à l’inquiétude des Français,  mais aussi de justifier et de soutenir de manière indirecte le récent  « projet socialiste » qui se propose d’augmenter massivement les impôts, y compris ceux pesant sur les   classes moyennes.

 

Cette stratégie, consistant à faire croire à une prochaine augmentation d’impôts, n’est pas nouvelle même si elle devient de plus en plus impudemment affichée.

 

Souvenons-nous. Entre les deux tours des élections législatives de 2007, le parti socialiste, par la voix de Fabius, bien relayée par les médias et Le Monde en l’occurrence,  affirme que dès les élections passées le gouvernement de François Fillon augmentera les impôts, notamment  la TVA sous la forme d’une TVA sociale ! Bien entendu il n’en fut rien, mais cette fausse affirmation fera perdre une cinquantaine de sièges à la majorité…Le but était atteint et la leçon ne sera pas oubliée. Depuis, avant chaque élection, les socialistes, suivis par Le Monde affirment, pour inquiéter l’électeur,  que les impôts augmenteront après les élections. Cela fut dit avant les municipales et à nouveau démenti par les faits. Le gouvernement fidèle à sa ligne ne les a évidemment pas  augmentés !

 

Qu’à cela ne tienne.  Cette fable est répétée dès le début de la crise…toujours non confirmée par les faits…puis avant les européennes, puis avant les régionales, et toujours l’effet d’inquiétude joue contre la majorité, mais le gouvernement s’obstine à démentir, naturellement, dans la réalité, les déclarations socialistes amplifiées par Le Monde.

 

Voilà 3 ans que ce jeu malsain se poursuit.

Aujourd’hui Le Monde, sachant le gouvernement en difficulté,  veut donner une accélération à l’inquiétude et au désarroi des Français et passe à l’affirmation sans prudence : La hausse des impôts,  inévitable en France ! Ce titre est clair, il ne signifie pas qu’éventuellement l’une ou l’autre des taxes comme la CSG pourrait être légèrement réévaluée, que certains hauts revenus pourraient se voir taxer, ou que certains avantages fiscaux seraient supprimés ou limités, ce qui est envisageable. Non, il est très clair, et va plus loin que cela, voulant signifier que le plus grand nombre sera concerné :  il l'affirme,  la hausse DES IMPÔTS  va  forcément survenir et, on le devine, cela arrivera très prochainement !

 

Alors, bien sûr, tout laisse à penser qu’une fois de plus cette AFFIRMATION sera démentie par les faits, mais quelle importance pour ses auteurs ? L’inquiétude sera instillée, l’opposition au gouvernement sans doute   renforcée…L’affirmation, elle,  une fois de plus non suivie d’effets, sera  oubliée, jusqu’aux prochaines élections où elle sera réutilisée  à nouveau dans le même but !  Ce que l’on peut espérer, pour la démocratie,  c’est  qu’à la longue ce  triste procédé destiné à détourner les votes, perdra de son efficacité.

 

Marc d’Héré

 

 

 

Repost 0
Published by Marc d'Here - dans démocratie
commenter cet article