démocratie

Jeudi 29 octobre 2009


Claude Imbert, Le Point du 22 10 09

 

La France se déloque, se débraille. Sa démocratie aussi. Une révolution ? Non ! Mais une étape nouvelle sur la pente que creusent sans fin « l'égalité des conditions et ­l'empire de l'opinion », disait Tocqueville. Pour dévaler cette pente, le train est inégal : aujourd'hui, les institutions se tiennent tranquilles, même si la pratique sarkozyenne les malmène. En revanche, les moeurs ­tirent le convoi.

Et plus encore l'opinion avec sa servante maîtresse, la presse, et son énorme arroi de télés, Internet et autres blogs, une armada médiatique qui porte l'opinion, ­l'exprime et la modèle. Quatrième pouvoir démocratique ? Mais non, le deuxième ! L'opinion, par les médias de masse, opère un massif transfert d'influences au sein de la société. On veut en faire une maladie dégénérative de la démocratie. Elle n'en est que le plus récent avatar.

Le cas Frédéric Mitterrand, le cas Jean Sarkozy, tout cet échauffement public qui s'ajoute à la taxe carbone et, bien sûr, aux misères du chômage secouent le landerneau politique. Les nervosités, les turbulences de l'opinion viennent-elles de la crise ? J'y vois surtout la dernière péripétie d'une évolution fatale : l'émancipation effrénée de l'opinion. La vox populi envahit la cité. Et la « France silencieuse » fait désormais un boucan de tous les diables.

Dans l'ordre politique, souvenons-nous que les deux vedettes de la finale présidentielle furent propulsées par l'opinion contre le souhait des caciques. Sarkozy le fut contre les voeux et manoeuvres de l'état-major chiraquien. Ségolène Royal, elle, contre le directoire des « éléphants » socialistes. Mme Royal est en déclin, mais, dans le sillage de sa rébellion, l'opinion impose aujourd'hui au PS, et à son vieux directoire, le système des primaires. Le populaire bouscule la caste.

En fait, l'opinion soumet de plus en plus le processus politique à sa loi que gouverne le coeur plutôt que l'esprit : au précipité émotionnel, au prestige de l'image. La politique se plie à la télé-réalité. Elle porte au pinacle une génération d'hommes aptes à épouser tous les soubresauts de l'opinion, à recueillir, hors l'élection, les faveurs précaires des sondages où elle affiche sa tutelle. Nicolas Sarkozy, courant du four au moulin, assure, avec une énergie bonapartiste, le service complet. Outre les affaires d'Etat - crise financière, jeu international, promotions des grands intérêts commerciaux de la nation où il glane des succès consistants -, il ne laisse aucun fait divers sans grain de sel. Et jusqu'au point outrancier d'offrir à l'opinion, pour presque chacun d'entre eux, l'expéditif emplâtre de la loi...

L'allure, le ton des hommes nouveaux s'adaptent au pathos émotionnel : il leur faut séduire par l'apparence, le « dégagé » démagogue, la comédie de l'empathie jusque dans la fête, le stade ou le cimetière. Berlusconi - prince des médias par son talent de comédien populaire et la puissance de son capital médiatique - illustre jusqu'à la caricature ce style du nouvel âge démocratique.

Après les grandes hiérarchies effondrées de l'Eglise et de l'école, la hiérarchie politique en prend pour son grade. Ce qu'on appelle la classe politique, ce vague aréopage national ou régional, cimenté par l'Ena, les grandes écoles ou le cumul des mandats, cet ultime conservatoire de la « république des notables » subit de plein fouet l'irrespect populaire. L'élitisme y est harcelé par l'aspiration égalitaire : Frédéric Mitterrand en fera les frais. Et l'on verra des « quadras » de gauche le ficeler dans des amalgames douteux pour mieux complaire à l'indignation populaire.

La presse, qui ne fut jadis qu'écrite, a longtemps conservé un magistère déontologique, un vernis de bonne conduite républicaine... et des pudeurs castratrices : on y épargna longtemps la double vie de Mitterrand. Rien des audaces et caniveaux des tabloïds à l'anglaise. Au point que la presse fut et reste accusée de connivence politico-médiatique. De trop mariner, pour l'homme de la rue, dans le « même monde ».

Aujourd'hui, le populisme prend sa revanche. Il a pour cela conquis, envahi l'audiovisuel. Pour le meilleur et pour le pire. Car certains programmes y déploient une insondable vulgarité, à croire, dirait le poète, « qu'un pot de chambre leur masque le ciel étoilé ». Le rire obligatoire (et enregistré) a quitté l'esprit, l'ironie et même l'humour au profit d'une dérision forcenée où l'on déchiquette à tout-va. La gaudriole ne date pas d'hier, mais le pétomane ne visait pas l'Audimat national. Quant aux blogs, à l'abri de l'anonymat, ils infiltrent l'opinion de rumeurs insanes et de trouvailles non vérifiées. Dans le « village » de la Toile, les corbeaux volent bas.

Faut-il s'alarmer de ce que l'opinion quitte ainsi les étages nobles ? Non ! La presse a son cortège de « nuls », mais traque mieux la vérité ! On songera tout de même que la tyrannie de l'opinion, par effet de masse, peut d'un coup de lune envoyer la démocratie au fossé. C'est qu'à la différence des autres pouvoirs démocratiques aucun obstacle ne peut la retenir.

Claude Imbert,
Le Point 22 10

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Lundi 27 avril 2009

Nouvelle rédaction, nouvelle publication
...


Les socialistes ont lancé il y a quelques semaines, au Zénith, avec le succès que l’on sait, une campagne sur la menace que Nicolas Sarkozy ferait peser sur nos libertés. Un « livre noir » a, parait-il, été publié…dans l’indifférence générale.  Bayrou va sortir dans quelques jours un livre  « abus de pouvoir » et dont on nous dit qu’il ira encore plus loin, traitant pratiquement Nicolas Sarkozy de  dictateur ennemi de toute valeur et  voulant entraîner  on ne sait où, la société française. Quand on connaît les méthodes de Bayrou (il affirme que le bouclier fiscal a un coût de 16 milliards d’Euros, quand la vérité est d’un demi milliard ! Confond-il avec le paquet fiscal, le mensonge est à peine moins ridicule quand on sait que ce paquet fiscal représente environ 8 milliards), on peut penser que l’ouvrage ne négligera ni les  outrances ni les contre vérités.

 

Bref, à les en croire, la démocratie serait en danger, alors qu’elle n’a sans doute jamais été plus complète.

 

Non seulement Nicolas Sarkozy n’a pas fait reculer la démocratie, mais l’action qu’il mène depuis 18 mois a tout au contraire fait progresser la démocratie.  De mémoire, on peut citer, entre autres :

 

-  Le gouvernement d’abord qui  est  plus ouvert et plus divers que jamais. Quand la gauche refusait même d’ouvrir vers le centre et se concentrait sur les seuls partis de gauche, quand Chirac gouvernait avec un « clan » (on lui a fort justement reproché de ne pas « ouvrir », après sa réélection en 2002), allant jusqu’à nommer Premier ministre son ancien conseiller, jamais élu nulle part,   Nicolas Sarkozy a fait appel à des ministres du centre et des ministres de gauche, sans leur demander de se renier.  Il conserve la volonté d’ouvrir encore davantage lors d’un éventuel remaniement, on le constatera sans doute prochainement.

 

- Dans ce gouvernement, la liberté de parole, de débat et de critique n’a jamais été aussi grande. Personne n’en n’a été exclu brutalement.  Souvenons-nous à l’inverse de Rocard virant le professeur Schwartzenberg au bout d’une semaine pour une simple déclaration qui lui déplaisait, ou Juppé renvoyant le même jour 5 femmes de son gouvernement, « les juppettes », parce qu’elles ne lui paraissaient pas au niveau, ou  Jospin renvoyant Claude Allègre et  Christian Sautter    pour complaire aux syndicats et aux manifestants !

 

-  Pour les postes à responsabilité non gouvernementale, ou les missions d’intérêt national, les nominations sont nombreuses de socialistes ou de personnalités n’ayant pas voté pour lui en 2007 (Claude Allègre, Jack Lang, Michel Rocard,  Jean-Pierre Jouyet, Jacques Attali,  Frédéric Mitterrand, Jean-Marie Colombani, Marin Karmitz….Et d’autres moins médiatiques.)

 

-   Et puis, une  réforme de la Constitution, toute entière tournée vers plus de démocratie et de liberté : limitation des  pouvoirs du Président et de l’exécutif, débat et vote du Parlement sur ce qui était autrefois le « domaine réservé » du Président (défense et affaires étrangères), augmentation des capacités d’initiative législative et de contrôle du Parlement, possibilités d’un débat constructif sans obstruction,  nouvelles capacités d’expression et d’initiative citoyenne…

 

-   Une pratique parlementaire qui accorde plus de pouvoirs et de droits à l’opposition : présidence de la commission des finances accordée à l’opposition, temps égal accordé dans les questions orales à la majorité et à l’opposition, discussion en séance du projet adopté en Commission et non du projet du gouvernement, pour la discussion en séance temps accordé à l’opposition supérieur à celui accordé à la majorité…

.

-  Liberté des médias, qui n’ont sans doute jamais eu davantage dans l’histoire, la possibilité (dont ils se servent abondamment) de critiquer le Président et le gouvernement et de se livrer à des investigations ou des « révélations » en général démenties par les faits. Souvenons-nous, à contrario, du temps où Mitterrand faisait écouter les journalistes ou des personnalités d’opposition, en toute illégalité !  La réforme qui libère l’audio visuel public de la publicité, n’est plus contestée par personne. La nomination par l’exécutif du Président, décision discutable, est contrebalancée par l’avis conforme que doit donner le CSA et les limitations très fortes  à une éventuelle révocation. Les états généraux de la presse, voulus par le Président  vont sans doute permettre de sauver la presse et sa liberté quand son existence était de plus en plus menacée. Enfin, le temps de parole du Président, quand il interviendra dans le débat politique, sera décompté, ce qui n’a été le cas pour aucun Président.

 

-  Un Etat libre est un Etat dans lequel la justice fonctionne bien et de manière juste. Or tout le monde convient que des mesures importantes mais difficiles étaient nécessaires pour réformer la justice : son implantation, ses moyens, la formation des juges, son organisation, l’instruction solitaire et  toujours à charge qui mène trop souvent à des drames ( !), une composition moins corporatiste du CSM. Et une loi sur la responsabilité des juges vis-à-vis des citoyens est  proposée Toutes ces réformes démocratiques sont en cours, malgré l’opposition des corporatismes soutenus par les socialistes qui, là comme ailleurs, ne veulent aucun changement.

 

-  La sécurité est sans doute la première des libertés ou elle en est  la condition, notamment pour les plus faibles. Or on ne peut nier (il suffit de regarder les chiffres) que Nicolas Sarkozy a fait baisser de manière très  importante l’insécurité qui n’est plus une véritable préoccupation pour les Français, quand c’était la première sous la gauche, à l’époque Jospin ! Il est vrai que pour lutter contre la délinquance et permettre la sécurité il ne pense pas, comme vient de l’affirmer le PS, que la « video surveillance est liberticide » ! Dans le sens de la liberté et de la démocratie encore, on peut noter la fin apportée au fichage clandestin des services de police et de l’action politique des R.G.

 

-   Et puis la démocratie sociale, si essentielle. Une nouvelle loi permet une représentativité réelle et vérifiée des syndicats. Les discussions,  les négociations syndicales,  les accords syndicaux, ont atteint un niveau rarement atteint dans notre pays (et particulièrement pas sous les gouvernements Jospin et Villepin, tout le monde en convient).  Une grande loi, celle sur la modernisation du marché du travail a été la traduction d’accords négociés, et d’autres concrétisations d’accords sont en cours

 

-  Réformes en cours et largement débattue de l’école,  pour permettre une plus grande égalité des chances et limiter l’échec scolaire qui touche essentiellement les plus défavorisés, et  protége de manière fort peu démocratique  les plus aisés. Réforme de l’Université avec une loi d’autonomie, qui est, comme son nom l’indique une loi de liberté, comme seront des lois de liberté, celles qui concerneront les collectivités locales.

 

- Et puis l’action, y compris ministérielle pour permettre  la protection et le développement de  la « diversité », (ignorée des précédents gouvernements)  sans laquelle la démocratie est incomplète, à tous les niveaux, politiques, administratifs, universitaires, scolaires, économiques…et pour faciliter l’intégration comme le demande le Président de la République.

 

 

Entendre ou lire que l’on ne serait pas libre, ou moins libre en France, ou, expression à la mode mais absurde et teintée de racisme, que la France serait une « République bananière », est véritablement intolérable et proche du ridicule.

  

Que les opposants socialistes et François  Bayrou  utilisent ce genre de formules ou  d’arguments, ne surprend pas quand on les connaît un peu, mais il est dommage que de nombreux journalistes  se laissent aller, par facilité, ignorance, ou militantisme non avoué, à propager ce genre de sottises. La démocratie exige bien sûr qu’ils aient le droit de les dire ou de les écrire, elle n’interdit pas de leur répondre et d’apporter la preuve de leur « erreur ».

 

Marc d’Héré

 

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Mardi 7 avril 2009



Les socialistes ont lancé il y a quelques jours, au Zenith à Paris, avec le succès que l’on sait, une campagne sur la menace que Nicolas Sarkozy ferait peser sur nos libertés. Un « livre noir » a, parait-il, été publié…dans l’indifférence générale.  Selon sa bonne habitude, Bayrou se met dans la roue des socialistes et va sortir à la fin du mois un livre  dont le titre serait « abus de pouvoir » et dont on nous dit qu’il ira encore plus loin, traitant pratiquement Nicolas Sarkozy de  dictateur. Quand on connaît les méthodes de Bayrou (il affirme que le bouclier fiscal a un coût de 16 milliards d’Euros, quand la vérité est d’un demi milliard ! Confond-il avec le paquet fiscal, le mensonge est à peine moins ridicule quand on sait que ce paquet fiscal représente moins de 9 milliards), on peut penser que l’ouvrage ne négligera pas les  outrances et les contre vérités.

 

Bref, à les en croire, la démocratie serait en danger, alors qu’elle n’a sans doute jamais été plus complète.

 

Non seulement Nicolas Sarkozy n’a pas fait reculer la démocratie, mais l’action qu’il mène depuis 18 mois a tout au contraire fait progresser la démocratie.  De mémoire, on peut citer, entre autres :

 

-  Le gouvernement d’abord qui  est  plus ouvert et plus divers que jamais. Quand la gauche refusait même d’ouvrir vers le centre et se concentrait sur les seuls partis de gauche, quand Chirac (on lui a fort justement reproché de ne pas « ouvrir », après sa réélection en 2002) gouvernait avec un clan, allant jusqu’à nommer Premier ministre son ancien conseiller, jamais élu nulle part,   Nicolas Sarkozy a fait appel à des ministres du centre et des ministres de gauche, sans leur demander de se renier.  Il conserve la volonté d’ouvrir encore davantage lors d’un éventuel remaniement, on le constatera sans doute.

- Dans ce gouvernement, la liberté de parole, de débat et de critique n’a jamais été aussi grande. Personne n’en n’a été exclu brutalement.  Souvenons-nous à l’inverse de Rocard virant le professeur Schwartzenberg au bout d’une semaine pour une simple déclaration qui lui déplaisait, ou Juppé renvoyant le même jour 5 femmes de son gouvernement, « les juppettes », parce qu’elles ne lui paraissaient pas au niveau, ou  Jospin renvoyant Claude Allègre et  Christian Sautter    pour complaire aux syndicats et aux manifestants !)

 

-  Pour les postes à responsabilité, non gouvernementaux, les nominations sont nombreuses de socialistes ou de personnalités n’ayant pas voté pour lui en 2007 (Claude Allègre, Jack Lang, Michel Rocard,  Jean-Pierre Jouyet, Jacques Attali,  Frédéric Mitterrand, Marin Karmitz….Et d’autres moins connues.)

 

-   Et puis, une  réforme de la Constitution, toute entière tournée vers plus de démocratie et de liberté : limitation des  pouvoirs du Président et de l’exécutif, augmentation des capacités d’initiative législative et de contrôle du Parlement, possibilités d’un débat constructif sans obstruction,  nouvelles capacités d’expression citoyenne…

-   Une pratique parlementaire qui accorde plus de pouvoirs et de droits à l’opposition : présidence de la commission des finances accordée à l’opposition, temps égal accordé dans les questions orales à la majorité et à l’opposition, discussion en séance du projet adopté en Commission et non du projet du gouvernement, pour la discussion temps accordé à l’opposition supérieur à celui accordé à la majorité…

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-  Liberté des médias, qui n’ont sans doute jamais eu davantage dans l’histoire, la possibilité (dont ils se servent abondamment) de critiquer le Président et le gouvernement et de se livrer à des investigations de toutes sortes (souvenons-nous du temps où Mitterrand les faisait écouter, en toute illégalité !). Réforme qui libère l’audio visuel public de la publicité, et qui n’est plus contestée par personne. La nomination par l’exécutif du Président, décision discutable en effet, est contrebalancée par l’avis conforme que doit donner le CSA et les limitations très fortes  à une éventuelle révocation. Les états généraux de la presse, voulus par le Président  vont sans doute permettre de sauver la presse écrite et sa liberté quand son existence était de plus en plus menacée.

 

-  Un Etat libre est un Etat dans lequel la justice fonctionne bien et de manière juste. Or tout le monde convient que des mesures importantes mais difficiles étaient nécessaires pour réformer la justice : son implantation, ses moyens, la formation des juges, son organisation, l’instruction solitaire et  toujours à charge qui mène trop souvent à des drames ( !).  Toutes ces réformes démocratiques sont en cours, malgré l’opposition des corporatismes soutenus par les socialistes qui, là comme ailleurs, ne veulent aucun changement.

 

-  La sécurité est sans doute la première des libertés ou elle en est  la condition, notamment pour les plus faibles. Or on ne peut nier (il suffit de regarder les chiffres) que Nicolas Sarkozy a fait baisser de manière très  importante l’insécurité qui n’est plus une véritable préoccupation pour les Français, quand c’était la première sous la gauche, de l’époque Jospin ! Il est vrai que pour lutter contre la délinquance et permettre la sécurité il ne pense pas, comme vient de l’affirmer le PS, que la « video surveillance est liberticide » ! Dans le sens de la liberté et de la démocratie encore, on peut noter la fin apportée au fichage clandestin des services de police et de l’action politique des R.G.

 

-   Et puis la démocratie sociale, si essentielle. Les discussions,  les négociations syndicales,  les accords syndicaux, ont atteint un niveau rarement atteint dans notre pays (et particulièrement pas sous les gouvernements Jospin et Villepin, tout le monde en convient).  Une grande loi, celle sur la modernisation du marché du travail a été la traduction d’accords négociés, et d’autres concrétisations d’accords sont en cours

 

-  Réformes en cours de l’école,  pour permettre une plus grande égalité des chances et limiter l’échec scolaire qui touche essentiellement les plus défavorisés, et  protége de manière fort peu démocratique  les plus aisés. Réforme de l’Université avec une loi d’autonomie, qui est, comme son nom l’indique une loi de liberté, comme seront des lois de liberté, celles qui concerneront les collectivités locales.

 

- Et puis l’action, y compris ministérielle pour permettre  la protection et le développement de  la « diversité », (ignorée des précédents gouvernements)  sans laquelle la démocratie est incomplète, à tous les niveaux, politiques, administratifs, universitaires, scolaires, économiques…et pour faciliter l’intégration comme vient de le demander le Président de la République.

 

 

Entendre ou lire que l’on ne serait pas libre, ou moins libre en France, ou, expression à la mode mais absurde et teintée de racisme, que la France serait une « République bananière », est véritablement intolérable.  

Que les opposants socialistes et François  Bayrou  utilisent ce genre de formules ou  d’arguments, ne surprend pas quand on les connaît un peu, mais il est dommage que de nombreux journalistes  se laissent aller, par facilité, ignorance, ou militantisme non avoué, à propager ce genre de sottises. La démocratie exige bien sûr qu’ils aient le droit de les dire ou de les écrire, elle n’interdit pas de leur répondre et d’apporter la preuve de leur « erreur ».

 

Marc d’Héré

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Lundi 16 mars 2009


Paul-Henri du Limbert, Le Figaro du 13 03 09.

C'est plus épais qu'un rapport d'Amnesty International sur la situation des droits de l'homme au Turkménistan ! Cent soixante-six pages, sous la forme d'un abécédaire qui passe en revue, selon Martine Aubry, «les  atteintes répétées aux libertés  publiques» qui se sont produites depuis la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle.

On conseille aux très nombreux naïfs qui pensaient benoîtement que la France était encore une démocratie de dépenser 5 euros pour se persuader du contraire. Ils mesureront leur erreur de jugement, ces aveugles et ces sourds qui depuis presque deux ans vivent dans une semi-dictature sans s'en apercevoir ! Une sorte de général Tapioca vit à l'Élysée depuis mai 2007 et ils ne s'en étaient pas rendu compte !

L'outrance rappelle le Mitterrand de jadis, qui dans le seul but de frapper les imaginations traitait de Gaulle de «führer», de «duce» et de «caudillo»… Bref, c'est la politique de la grosse caisse.


Quand on parcourt ces pages, on comprend en tout cas que les socialistes ont beaucoup de temps à tuer, beaucoup d'air à brasser, mais pas beaucoup d'idées à creuser. À vrai dire, on aurait préféré lire 166 pages qui nous renseignent un peu sur les nouvelles orientations du Parti socialiste, s'il en a de nouvelles.

Est-il en totale rupture avec la politique de Nicolas Sarkozy ? Si oui, quelles mesures adoptées depuis 22 mois déferait-il s'il revenait au pouvoir ? Et par quoi les remplacerait-il ? Reviendrait-il, faute d'imagination, à ses recettes d'autrefois, montrant ainsi que tant d'années d'opposition ne lui ont servi à rien ? Visiblement, il faudra encore un peu de patience pour avoir une réponse à toutes ces questions.


En attendant ce jour, les Français vivent, encore et encore, au rythme quotidien des petites chamailleries socialistes. Elles sont amusantes, mais à la fin, on se lasse. Querelles d'ego, de barons, de courants, de places, de générations ; tout s'entrechoque, et l'on se pince quand on entend Martine Aubry assurer que l'unité des socialistes est en bonne voie. Non seulement elle ne l'est pas, mais on ne sent pas non plus, Rue de Solferino, le grand souffle régénérateur et annonciateur de succès à venir.

 

Si tel était le cas, le PS aborderait avec sérénité le scrutin européen de juin. Or, à l'heure qu'il est, les sondages lui prédisent la deuxième place, derrière l'UMP. Certes, ce ne sont que des sondages, et de l'eau peut couler sous les ponts en trois mois. Mais il semble déjà acquis que ces élections ne verront pas un PS conquérant signer un retour fracassant sur la scène politique.

Et pourtant, Martine Aubry aurait besoin d'un tel succès pour asseoir son autorité sur un parti coupé en deux depuis son dernier congrès. Il n'est pas certain que les électeurs lui fassent ce cadeau. Il est même possible qu'au lendemain de ce scrutin le PS demeure aussi désorienté qu'il l'est aujourd'hui.
Ce sera en tout cas le signe que la politique de la grosse caisse, aussi bruyante soit-elle, n'est pas toujours la plus efficace.

Henri du Limbert
Le Figaro du 13 03

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Jeudi 29 janvier 2009



Les grèves et les manifestations d'aujourd'hui ont été importantes. Les grévistes ont pu pleinement s’exprimer et, grâce au service minimum, la gêne pour les Français a été limitée.

Cette journée a montré la volonté des salariés d’être présents et actifs dans la bataille contre la crise. Face à une crise internationale où seul l’effort de modernisation, de création, d’initiative, de revalorisation de la place du travail, permettra de relancer la croissance, il vaut mieux des travailleurs mobilisés et un grand débat public qu’un pays découragé.

A leur manière, les grévistes et les manifestants témoignent des retards que la France a pris dans les vingt dernières années et que les réformes entreprises doivent rattraper. A leur manière ils nous encouragent dans notre volonté de changer les choses, ils disent « la France a besoin des réformes ».

La relance par l'investissement, les réformes de structure engagées, représentent le meilleur moyen de protéger l'emploi et le pouvoir d'achat de manière durable, et de permettre aux Français de pouvoir profiter dans les meilleures conditions de la reprise lorsque celle-ci surviendra.

Mais les grévistes et les manifestants disent aussi : « la France a soif de justice ». La majorité présidentielle, à laquelle appartient La Gauche Moderne, et le gouvernement, doivent entendre les messages, divers, que leur adressent les manifestants. Les salariés nous incitent à conditionner fermement l’aide publique à un changement tangible et durable de comportement de la part des dirigeants des grands établissements financiers et des grandes entreprises, comme Nicolas Sarkozy l’a proposé.
La majorité présidentielle et le gouvernement doivent tout faire pour intégrer encore davantage dans la mise en œuvre du plan de relance et dans leur politique économique ces exigences de justice sociale. Nous consacrerons notre énergie à faire des propositions dynamiques en ce sens.

 

La Gauche Moderne

 

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PRESENTATION

 

Marc d'HERE 

 

Contact: ies1@hotmail.fr

 

 Militant socialiste (rocardien) depuis 1974, j’ai  accompagné en 1999 Jean-Marie Bockel, lorsqu’il a créé  le club politique  social libéral « Gauche Moderne ». J’en ai été le  secrétaire général jusqu’en 2006..

Engagé dans la défense du Traité Constitutionnel Européen, je propose à Bernard Kouchner, Elisabeth Guigou, Gérard Collomb et Daniel Cohn-Bendit de créer le « Comité de la Gauche pour le Oui » et j’en assure  l’organisation et le développement.

 Quittant le parti socialiste après le congrès du Mans (2005), ne pouvant accepter l’irréalismeet la démagogie des choix politiques effectués, et refusant une « synthèse » synonyme de confusion, je crée  avec quelques amis socialistes  et centristes,  un mouvement politique réformiste,  de centre gauche « Initiative Européenne et Sociale » (IES)  que je préside depuis janvier 2006.

 

 Ayant soutenu Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle, parce qu’il m’apparaissait le plus apte à réaliser les réformes et les changements profonds dont notre pays a besoin,  j’ai choisi de m’inscrire dans  la majorité présidentielle. Adhérent de La  Gauche Moderne, le parti de Jean-Marie Bockel , je suis membre du Comité Permanent, chargé du Projet,  et Coordonateur de la Région "Pays de la Loire" 

 

 J'ai publié  fin 2007« de Rocard à Sarkozy. Itinéraire d’un social libéral » éditions Christophe Chomant. Les personnes intéressées par ce livre peuvent s’adresser à l’éditeur : christophe.chomant@wanadoo.fr ou m’adresser un mail à ies1@hotmail.fr

 

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