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Environnement

Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 09:55

 

De Gilles Norroy

 

La première fois que j'ai vu Eva Joly, j'ai pensé que c'était Balasko dans un nouveau film : Denise  Présidente.

Puis je l'ai entendue et cela m'a rappelé ces films d'après guerre où les allemands parlaient le français de façon gutturale : " nous avons les moyens de vous faire...manger de l'herbe."

 

Sa vie  commence comme la chanson de Robert Lamoureux, papa j'ai engrossé la bonne.

Venue en France comme jeune fille au pair dans une famille bourgeoise, elle entreprend le fils de famille, lequel finira bien des années après par se suicider.

Elle rentre ensuite dans la magistrature par la petite porte, enfin, elle est reçue première à un concours de circonstances en devenant juge d'instruction au pôle financier.

 

La vraie vie commence car Eva va faire de ses frustrations une arme. Elle déteste beaucoup de monde : les hommes en général, les Français ensuite, et en particulier ceux qui ont réussi. Autant dire que si vous êtes un chef d'entreprise vous en prenez d'avance un maximum.

Quelques affaires vont lui permettre de se donner une notoriété médiatique car elle adore déjà se mettre en scène devant les caméras. Elle se prend alors pour une sorte de Jeanne d'Arc, ou de  Saint-Just et commence à construire sa légende : la petite  émigrée devenue juge qui s'attaque aux puissants.

 

Sa retraite professionnelle va lui permettre une deuxième carrière. Les Verts en quête de people vont s'intéresser à elle (le recyclage des huiles est une démarche écologique) et en faire une députée européenne sans que l'on ait quasiment entendu le son de sa voix. Eva gagne à ne pas être entendue.

 

Sa candidature aux Présidentielles est une preuve supplémentaire de cette pulsion masochiste qui anime les Verts: plutôt que de mettre en scène Cohn-Bendit, qui aurait fait un carton, où Cécile Duflot, excellente à la télé, ils choisissent celle qui incarne le plus cette écologie punitive qui est le fondement de la pensée de leurs dirigeants les plus extrémistes.

 

Au delà des péripéties drolatiques d'Eva Joly dans la campagne présidentielle, les Verts deviennent inquiétants.  Jean-Pierre Chevènement les qualifie de secte de fanatiques. L'heure n'est plus celle de doux écolos un peu rêveurs comme Alain Lipietz ou celle du facétieux Dany Cohn-Bendit, un social-libéral qui se serait ennuyé au Parti Socialiste, mais celle de personnages que Gérard Collomb a raison de traiter de Khmers verts. N'oublions pas que la référence des Khmers rouges n'était pas Marx mais Rousseau.

 

Avec l'inquiétant Placé dans son rôle de Machiavel,  l'effrayant  Cochet dans celui de l'idéologue de la décroissance, et Eva Joly dans celui d'une mère fouettard, les Verts sont aujourd'hui devenus une secte subversive. Ils risquent de plonger la France dans  le désastre économique et écologique avec l'arrêt du nucléaire et son remplacement inéluctable par des centrales à charbon ou à gaz.

 

Bien plus, ils sont une menace pour les libertés. L’écologie dans son sens de retour à la nature est une des constantes des régimes autoritaires de l’époque moderne. Sans en faire le reproche à la totalité d’entre eux, on voit bien que ce courant coercitif est une composante de leur démarche.  Qui peut croire que leur programme pourrait s'appliquer sans l'exercice d'une contrainte qui mettra la démocratie en péril.

Ce qui fait la force des verts c'est leur capacité de duplicité qui n'est pas sans rappeler celle qu'avait de son vivant le Parti Communiste.

 

A l'inverse de leur image publique, sympathiques mais un peu brouillons, les Verts sont pour l'essentiel des politiciens professionnels (le taux de permanents politiques rapportés au nombre d'adhérents est révélateur), prêts à tout pour conquérir des mandats et des places y compris à gommer la réalité de leur projet pour la France.

Que François Hollande se soit laissé manipulé par eux témoigne à la fois de la faiblesse de son caractère, mais aussi de la  force de ses encombrants alliés.

 

Comme on est loin de ce que peut être une véritable démarche écologique qui allierait la responsabilité économique à la protection de l'environnement !

J'invite d'ailleurs ceux qui sont sensibles à ces sujets à comparer le bilan de Jean-Louis Borloo puis de Nathalie Kosciusko-Morizet dans ce domaine à celui de Dominique Voynet dans le gouvernement Jospin. 

 

Laissons  donc Eva Joly achever de se détruire et commençons à parler sérieusement d'écologie  qui sera un des thèmes de la campagne présidentielle. 

 

Gilles Norroy

 

Lire aussi: "L'accord PS/Verts, c'est encore plus grave": http://libertesegales.canalblog.com/archives/2011/11/27/22823990.html

 

 

 

Par Gilles Norroy - Communauté : Politique française - Voir les 5 commentaires - Publié dans : Environnement
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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 15:24

 

Claude Allègre interrogé par Patrice de Meritens, le Figaro du 24 11...

 

 

Pour l'ancien ministre Claude Allègre, l'accord entre les Verts et le Parti socialiste est une trahison de tout ce qui a été accompli jusqu'ici pour préserver l'indépendance énergétique de la France.

 

LE FIGARO Magazine. -Quelle analyse politique faites-vous de l'accord PS/Verts?

 

Claude ALLEGRE. Je n'y vois rien d'autre que de la politique politicienne aboutissant à une aberration sur le plan économique et, finalement, à une trahison par rapport à la nation et à tout ce qui a été accompli depuis des décennies par tous les gouvernements -de droite comme de gauche- pour lui donner son indépendance énergétique. En tant qu'ancien ministre socialiste, je considère cet accord comme une félonie allant à l'encontre de ce qu'ont fait François Mitterrand et Lionel Jospin.

C'est grâce au nucléaire que la France a pu résister mieux que les autres pays aux crises pétrolières. Cela montre à l'évidence l'inaptitude à gouverner de ces gens-là... Par ailleurs, sur le plan arithmétique, il est aberrant que les Verts, qui ne comptent quasiment pas dans le paysage politique avec les 3% dont les créditent les sondages, imposent leur volonté aux socialistes qui, pour l'heure, bénéficient de 58% d'intentions de vote à la prochaine présidentielle. C'est la démocratie à l'envers!

 

-Comment ont été menées les négociations entre les deux partis?

Claude ALLEGRE. Mal, car pour le PS, ce n'était assurément pas à Martine Aubry de les conduire.

Lorsque nous nous sommes retrouvés dans la même situation, Jospin ayant été désigné comme candidat à la présidentielle de 1995, alors que Emmanuelli était le premier secrétaire, c'est naturellement Jospin qui a négocié avec les Verts. Là, de vous à moi -car je m'occupais du secteur-, nous avons été assez malins en signant l'arrêt de Super Phénix qui n'était rien moins qu'un gouffre financier -et technique, du fait de multiples pannes. Il fallait arrêter, de toutes manières.

Mais quand les Verts ont commencé à parler d'un plan d'arrêt du nucléaire, autant vous dire que Jospin les a envoyés à la pêche!

Seize ans plus tard, alors que s'aggrave la crise internationale et que nous allons devoir résister à de multiples pressions, ce marchandage irresponsable met en péril notre indépendance énergétique. C'est, au sens strict du mot, épouvantable.

 

Diriez-vous que les Verts sont devenus fous?

Les Verts ont toujours été fous. Ils sont semblables au Front national, de l'autre côté de l'échiquier politique, posant les bonnes questions et donnant les mauvaises réponses. Jusqu'à preuve du contraire, le PS a été historiquement le parti du progrès et de la croissance, ce dernier mot figurant à l'envi dans son programme, or le voilà avec un partenaire qui ne prêche que la décroissance.

L'alliance est donc contre-nature. Et pour ce qui est de la disparité des forces, si François Hollande ne sait pas s'organiser pour résister à des Verts qui ne représentent au mieux que 3%, comment pourrait-il demain résister à la Chine sur des droits de douanes? On ne peut décidément pas confier la France à ces gens-là.

 

Retrouvez l'intégrale de l'interview de Claude Allègre dans le Figaro Magazine du 26 novembre.

 

  Voir aussi: préservation de notre modèle  social....

http://libertesegales.canalblog.com/archives/2011/11/16/22698892.html

 

 

 

 

Par Claude Allègre dans Le Figaro - Communauté : Politique française - Voir les 27 commentaires - Publié dans : Environnement
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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 11:57

 

 

Retour sur un débat entre Claude Allègre  et  Luc Ferry,  paru dans le Figaro du 28 avril 2010!…et  qui reste actuel .

Propos recueillis par Paul-François Paoli

 

EXTRAITS

 

Le Figaro. Claude Allègre, dans « l’imposture climatique ou la fausse écologie », vous dénoncez le « mythe du réchauffement climatique » et les « alarmistes » qui en ont diffusé l’idée. Le moins qu’on puisse dire est que vous n’y allez pas de main morte.

Claude Allègre. Le climat dans 100 ans doit-il être notre priorité ? Surtout quand on sait qu’un enfant dans le monde meurt toutes les six secondes, du fait de la malnutrition ?  Quand on sait que plusieurs milliers de personnes meurent chaque jour par manque d’eau potable ? Sans oublier les 25 millions de chômeurs en Europe……….Et comment ne pas voir que la stratégie mise en œuvre depuis la réunion de Kyoto a échoué ? Les dégagements de CO2 ne font que s’accélérer ! En outre il est vain de penser qu’on va pouvoir contrôler le développement de la Chine et de l’Inde. Il faut donc changer de stratégie. Je ne suis pas partisan des dégagements de CO2 … Mais aux teneurs actuelles, il est difficile d’établir que le CO2 est la cause principale des changements climatique. Basées sur des modèles mathématiques, ces prédictions se sont avérées fausses. Elles n’expliquent pas la légère décroissance que l’on observe depuis douze ans !

Luc Ferry. Je crois que l’écologie pose mal les vrais problèmes auxquels nous sommes confrontés, notamment par rapport à l’entrée de l’Inde et de la Chine dans la mondialisation et la logique de consommation à l’occidentale…….L’économiste Daniel Cohen a montré que si l’Inde et la Chine avaient le même nombre de voitures que nous par tête d’habitant, il faudrait dix planètes pour vivre ! Voilà le cœur du dilemme. Si nous ne voulons pas de la décroissance qui détruirait nos économies, nous devons offrir à l’Inde et à la Chine des solutions qui reposent sur l’innovation scientifique et technique. Par exemple, des habitations basse consommation ou des voitures électriques…

 

Le Figaro. Claude Allègre, vous mettez en cause avec virulence le Giec, groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat. Que lui reprochez-vous ?

Claude Allègre. La recherche scientifique consomme beaucoup d’argent et les scientifiques doivent justifier leurs recherches pour attirer les crédits….Les gens qui travaillent sur l’épidémiologie vous disent : les épidémies c’est terrible ! Idem dans le secteur de la climatologie. Les responsables du Giec l’ont proclamé : si nous ne sommes pas alarmistes, personne ne nous écoutera ! Sauf que le système est en train de s’effondrer car on va vers une stabilisation et un refroidissement.  Ces gens ont érigé le consensus en principe, la pire des choses en science et ils se sont trompés……Il aurait mieux valu dire qu’on ne connaît pas bien le rôle des nuages et de l’océan….et que, par précaution, il est souhaitable de mieux contrôler l’émission de CO2 dans l’atmosphère.

 

Le Figaro.  Pour vous, cette attitude relève d’une démarche idéologique ?

Claude Allègre. Et clanique….Est-il nécessaire qu’il y ait un Giec, autrement dit un organisme qui décide de la vérité transformée en dogme international ? …Nous, Européens, les jeunes en particulier, sommes découragés. L’idéologie de la décroissance participe de cette tendance dépressive. Enfin, par rapport à la Chine et à l’Inde, il faut se garder dune attitude neo-impérialiste. Ce qu’il faut, c’est coopérer avec eux, par exemple en développant l’isolement des bâtiments…le photovoltaïque, la voiture électrique, le nucléaire 4ème génération, la géothermie. C’est ce que font un certain nombre de nos entreprises, loin des tintamarres du style Copenhague.

Luc Ferry. Ce que dénonce Allègre procède d’un état d’esprit qui dépasse l’écologie. Nous avons assisté ces dernières années en Europe à une véritable prolifération des peurs. Peur du sexe, de l’alcool et du tabac, peur des poulets et de la côte de bœuf, peur de l’effet de serre, des nanotechnologies, etc. L’écologie déculpabilise la peur……La peur a cessé d’être une passion honteuse pour finir par inspirer le fameux principe de précaution. En outre, l’écologisme est porteur d’une haine de la modernité qui apparaît dans les films d’Hulot où on nous fait l’éloge des « peuples naturels » comme disait Rousseau….On idéalise les « naturels » pour mieux stigmatiser la modernité. Ce n’est pas un hasard si on retrouve chez les écolos beaucoup d’ex-gauchistes : cette idéologie est le lieu de la collision de tous les antimodernes.

…….

 

Le FigaroComment expliquer que l’écologie séduise autant la droite libérale ?

Luc Ferry. En Etes-vous sûr ? J’en doute fortement. Ce que je reproche au Grenelle de l’environnement, justement, c’est d’avoir manqué une occasion unique de proposer une écologie de l’innovation et de la rationalité qui aille à l’encontre de l’idéologie de la décroissance et de l’autopunition….

Claude Allègre. Une des raisons de la régression électorale de la droite est liée à l’illusion que l’on peut séduire les écologistes. Jamais elle ne les séduira, parce que le socle de l’écologie idéologique est antilibéral. J’ajoute que cette séduction, qui s’exerce d’abord à gauche, se fait aux dépens des valeurs fondatrices de la gauche elle-même, comme l’a rappelé Axel Kahn. Historiquement, la gauche républicaine est fondée sur l’alliance entre la science, la démocratie et l’idée de progrès. Je suis de cette gauche là ! Le fait pour la gauche de s’allier avec les Verts a mis à mal ce lien entre progrès, science et démocratie.

Luc Ferry. L’union entre la science et la démocratie est en effet au cœur du pacte républicain. La vérité scientifique vaut pour les riches comme pour les pauvres … Le vrai problème est celui de la croissance tenable. Notre responsabilité à nous européens, est d’offrir à la Chine et à l’Inde ou au Brésil, des moyens de se développer sans bousiller la planète.  Ce n’est pas gagné d’avance.

 

Le Figaro. Claude Allègre, à travers la question du climat, vous dénoncez le verrouillage du débat en France.

Claude Allègre. Le rôle des médias est de faire avancer la recherche de la vérité, il n’est pas d’ostraciser ceux qui ne sont pas d’accord. On retrouve ce verrouillage sur bien des sujets, notamment l’immigration… Aujourd’hui, les écologistes sont, pour beaucoup, de très bonne foi. Mais il y a parmi eux des gens qui ont la haine de la société et de l’entreprise. Et de la liberté….

Luc Ferry. Il y a en effet une tendance au verrouillage des débats en France. La pétition lancée à l’encontre de Claude Allègre en témoigne. La vérité n’est pas affaire de pétition et ce n’est pas au politique de trancher entre les savants…

Claude Allègre. Il y a évidemment des problèmes, essentiellement dus au fait qu’en un siècle la population mondiale a explosé. On se doit de les identifier et de chercher des solutions. Au sujet du climat, pourquoi ne pa lancer un grand programme de capture et de séquestratin du CO2 ?...Autour des usines à charbon qui se développeront en Inde, en Chine et aux USA, vous capturez et vous enfouissez le CO2…Enfin il faut développer de nouveaux modes de transport en ville…en promouvant la voiture électrique et plus tard la voiture à hydrogène.

Luc Ferry. …Je me considère comme un écologiste de raison. C’et pourquoi je suis opposé à une idéologie de la décroissance qui va finir par nuire à l’écologie elle-même. Un des points positifs du Grenelle  de l’environnement a été de montrer qu’il pouvait exister une écologie qui soit source de richesse et d’emploi. Le paradoxe de la situation actuelle, c’est que ce sont les écologistes qui freinent l’écologie…

 

Extraits d’un débat entre Claude Allègre et Luc Ferry,  publié dans le Figaro du 28 avril 2010

 

 voir aussi" Droite/ gauche, le clivage le plus bête "  http://libertesegales.canalblog.com/archives/2011/10/06/22259008.html 

 

 

Par Marc d'Here - Communauté : Réformer la France - Voir les 2 commentaires - Publié dans : Environnement
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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /Août /2010 08:22

 

Extrait du livre "Plus belle la gauche. Pour une gauche moderne", de Marc d'Héré et Gilles Casanova...

 

Nous faisons le choix de la croissance – nous opposant par là aux nombreux écologistes qui prônent la décroissance – mais nous voulons la mettre au service du développement humain, en limitant les nuisances liées aux effets mal contrôlés du progrès . Favorisons les effets positifs induits par les mécanismes du marché, mais encadrons les, en tentant de leur donner une finalité plus large, dépassant le seul intérêt immédiat de nos pays riches. Nous devons viser un autre modèle de  croissance qui cesse de se réaliser au détriment des autres, pour contribuer à leur développement.

Notre monde est aujourd’hui fini, en ce sens qu’il ne reste plus de mythiques terres où découvrir, soit de nouvelles richesses soit de nouveaux lieux de relégation de nos déchets, comme l’humanité le faisait jusqu’ici. Nous réalisons que la rencontre entre le désir de consommation compulsif et la recherche de profit immédiat qui caractérisent notre civilisation occidentale, a de lourdes conséquences sociales, et altère aussi de manière grave notre environnement, jusqu’à mettre en danger notre planète.

Le progrès permis par l’intelligence et l’opiniâtreté de l’humanité, présente un risque pour elle-même. C’est tout de suite que nous devons agir, ne laissons pas « les catastrophes être la seule manière que nous ayons d’apprendre », comme s’en inquiète Jürgen Habermas. L’épuisement prévisible de certaines ressources, la pollution, les dérèglements climatiques (les effets de réchauffement climatique, ou d’acidification des océans sont l’objet d’intenses débats internationaux), sont des dangers d’une ampleur encore difficilement mesurable et qui peut être considérable contre lesquels il serait inconséquent de ne pas réagir. Il est nécessaire de faire de la défense de l’écosystème une priorité, en changeant profondément nos modes collectifs de production et de consommation. Une grande partie de notre action va consister à réparer les dégâts provoqués par les technologies que nous avons utilisées, une part de notre croissance sera représentée par des investissements pour protéger notre environnement et éviter la dégradation de notre cadre de vie.

Avec l’ensemble des opinions publiques, nous prenons conscience que notre responsabilité s’étend dans l’espace et dans la durée et que notre modèle de développement occidental, jamais vraiment réfléchi, ne peut, au risque de bouleverser les équilibres vitaux de la planète et de menacer notre avenir, être généralisé. Nous devons passer d’une société de l’urgent, de l’excessif et de l’aveuglement à une société de responsabilité. La France, par ses traditions historiques a la faculté, et donc le devoir  d’être une des nations qui en montrent le chemin.

 

Prenons garde, pour autant, à ne pas tomber dans un intégrisme écologique s’appuyant sur un catastrophisme généralisé et sur un « principe de précaution » dont l’application systématique en vue d’une illusoire élimination de tout risque peut conduire au refus de toute avancée scientifique. Combien d’inventions utiles à notre vie économique et sociale, n’existeraient pas si ce principe avait été appliqué avec la rigueur que l’on exige aujourd’hui. Rien ne peut justifier l’emploi de technologies qui pourraient être destructrices de la biodiversité ou socialement néfastes, ou la mise sur le marché de produits potentiellement nocifs pour la santé, mais on ne doit pas refuser la nouveauté au nom d’inquiétudes insuffisamment étayées.

Curieusement, comme l’observe Alain-Gérard Slama, le dévoiement de ce principe, conduit à dispenser l’accusateur « de la charge de la preuve, et l’accusé se voit contraint de démontrer son innocence.[1] » Nous devons résister à ces mouvements irrationnels, soumettant la préoccupation légitime de la sécurité à la peur irraisonnée du nouveau et confondant la lutte pour le progrès social avec l’exaltation d’un système où tout serait administré d’en haut, au nom de la lutte contre « les excès du libéralisme ».

 

Il y a une façon d’être écologiste et de défendre l’environnement, bien différente de celle prônée par des mouvements écologistes comme les « Verts »  et  inspirée des fantasmes et des propositions de l’extrême gauche radicale et des alter-mondialistes. Il y a une autre écologie politique, que l’on pourrait appeler « l’écologie bleue ».

 

      A la différence de l’écologie verte (teintée de rouge en ce qu’elle se meut dans un océan de vieilles lunes d’abord défendues par l’extrême gauche qu’elle recycle à sa manière), cette écologie réaliste veut favoriser la croissance qui est la condition du développement et du progrès. La décroissance ou le ralentissement de la croissance voulu par les « verts », serait catastrophique en France et dans le reste du monde, pour le pouvoir d’achat et pour l’emploi – on le voit bien dans cette période de crise – et diminuerait les moyens disponibles pour une politique sociale comme d’ailleurs pour une politique écologique. Oui, il peut y avoir une écologie de la croissance et dans la croissance, c’est même la seule possible.

 

            L’attitude défensive basée sur des comportements limitant les dépenses d’énergie peut être utile mais elle est insuffisante, c’est d’une politique offensive dont nous avons besoin, fondée sur la recherche et sur l’innovation.

 

.............

 

 



[1] Le Figaro du 02 septembre 2009.                                                                                      

 

Par Marc d'Here et Gilles Casanova - Communauté : Pour un libéralisme humaniste - Voir les 2 commentaires - Publié dans : Environnement
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Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /Mai /2010 21:03

 

De Bruno Jeudy, Le Figaro du 12 05 10...

 

Le ministre de l'Écologie, qui a «mené à bon port» la loi sur l'environnement, nourrit de nouvelles ambitions. 

«Dans l'immédiat, mon seul objectif c'est de dormir un peu. Vous ne vous rendez pas compte l'énergie que j'ai mise pour faire adopter cette loi Grenelle II.» Mardi, 17 heures, à l'Assemblée nationale: Jean-Louis Borloo préfère savourer sa victoire que tirer des plans sur la comète. «N'en déplaise aux inquiets, aux tristes et aux grincheux, les 250 articles du projet seront les 250 fleurs du printemps de l'écologie française», se félicite le ministre d'État à l'issue du vote.

Car le numéro deux du gouvernement a fait le plein des voix de la majorité (314) et laissé la gauche et les Verts (214) à leurs contradictions. «La droite et le centre ont été incroyablement soudés. Quant à l'opposition, elle s'oppose. Tout ça n'est pas un drame», relativise-t-il, pas mécontent, selon son expression, «d'avoir mené à bon port» le processus du Grenelle lancé par le chef de l'État en octobre 2007.

 

Au passage, Jean-Louis Borloo se réjouit du soutien apporté par les grandes associations écologistes ainsi que les ONG à son projet de loi. Un projet qu'il qualifie de «monument législatif inédit sous la Ve République et unique en Europe». Le ministre de l'Écologie en profite aussi pour régler un dernier compte avec l'opposition: «La polémique lancée par la gauche sur l'éolien a été un flop. Le syndicat des énergies renouvelables a salué les avancées contenues dans le texte.» Faussement modeste, il insiste sur les «deux ans et demi de travail acharné, les chausse-trapes tendues et les malentendus levés».

 

Mine de rien, Jean-Louis Borloo marque des points. Mardi, il a été ovationné lors de la réunion des députés UMP. «Il a été très présent tout au long de la discussion parlementaire et a su modérer les ardeurs de Chantal Jouanno», constate une des voix UMP à l'Assemblée. Après la défaite aux régionales, il a fallu tout le savoir-faire du patron du Parti radical pour apaiser la contestation chez les députés UMP.

 

Plus populaire que Bayrou 

 

Fort de ce nouveau succès au Parlement, le ministre d'État, qui fête ses huit ans de présence ininterrompue au gouvernement, rappelle ses états de service ministériels: programme de rénovation urbaine, plan de cohésion sociale et maintenant le Grenelle. De quoi nourrir de nouvelles ambitions. Mais fidèle à son statut d'éternel ministre de la société civile, Jean-Louis Borloo refuse de parler de son avenir. Un avenir qu'il a évoqué lundi à l'Élysée avec Nicolas Sarkozy. Ses amis radicaux le poussent à se présenter à la présidentielle en 2012. Jean-Pierre Raffarin en fait un des favoris pour succéder à François Fillon à Matignon à l'automne ou l'an prochain. Le ministre du Développent durable répond invariablement: «Je vais regarder tout sérieusement après le Grenelle II.» Quand il n'évoque pas carrément son départ de la vie politique…

 

Jean-Louis Borloo plaît aux bobos, ces électeurs bourgeois et écologistes que Nicolas Sarkozy pourrait être tenté de rallier en 2012. Pour l'heure, Borloo a le vent en poupe dans les sondages. Il gagne cinq points dans le dernier palmarès Ifop/Paris Match et monte à la 5e place des personnalités les plus populaires. Et à la question, «quel centriste préférez-vous entre François Bayrou et Jean-Louis Borloo?», les Français répondent Borloo. À 59 ans, l'ex-maire de Valenciennes reste atypique. Et cela ne lui réussit pas si mal.

 

 

 

Par Bruno Jeudy, Le Figaro - Communauté : Réformer la France - Voir les 1 commentaires - Publié dans : Environnement
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PRESENTATION

 

Marc d'HERE 

 

Contact: ies1@hotmail.fr

 

 Militant socialiste (rocardien) depuis 1974, j’ai  accompagné en 1999 Jean-Marie Bockel, lorsqu’il a créé  le club politique  social libéral « Gauche Moderne ». J’en ai été le  secrétaire général jusqu’en 2006..

 

Engagé dans la défense du Traité Constitutionnel Européen, je propose à Bernard Kouchner, Elisabeth Guigou, Gérard Collomb et Daniel Cohn-Bendit de créer le « Comité de la Gauche pour le Oui » et j’en assure  l’organisation et le développement.

 

J'ai quitté le parti socialiste après le congrès du Mans (2005), ne pouvant accepter l’irréalisme et la démagogie des choix politiques effectués, et refusant une « synthèse » synonyme de confusion.  Ayant soutenu Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle, parce qu’il m’apparaissait le plus apte à réaliser les réformes et les changements profonds dont notre pays a besoin,  j’ai choisi de m’inscrire dans  la majorité présidentielle et j'ai adhéré à  La  Gauche Moderne. Aujourd'hui je suis animateur du  club politique le "Cercle des Libertés Egales" qui soutient la politique de réformes et la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidentielle. 

 

J'ai publié  fin 2007« de Rocard à Sarkozy. Itinéraire d’un social libéral » éditions Christophe Chomant.

En février 2010, "Plus belle la gauche" avec Gilles Casanova aux éditions de Passy

En  mai 2011 "La déclaration du Président",  encore aux éditions de Passy

 

 

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