Environnement

Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 18:47

Par Chantal Jouanno, interrogée par Pierre-Laurent Mazars dand le JDD du 19 décembre
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Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, évoque pour le JDD les négociations de sommet de Copenhague.

 



Qu’est-ce qui a manqué à Copenhague?

Une organisation, d’abord. Il saute aux yeux que le système de l’ONU, tel qu’il est, est obsolète. Les négociations étaient totalement enlisées depuis mardi au moins. On allait sortir sans rien, vraiment.
Si Nicolas Sarkozy et Lula, le président brésilien, n’avaient pas exigé un accord politique, nous n’aurions rien eu à l’issue de Copenhague. C’est en grande partie dû à l’organisation même des Nations unies où le consensus est de règle. Dans un cadre aussi lourd, il était extrêmement difficile de réussir.
Le deuxième point concerne l’attitude totalement fermée de la Chine et de l’Inde, et la difficulté des Etats-Unis à aller loin dans les engagements. Mais toucher à la souveraineté des pays avec un système de décision à l’unanimité, c’est presque impossible.


L’échec est tout de même de taille. A l’issue de la conférence plénière, les Etats n’ont pas pu faire mieux que "prendre note" d’un accord dont on se demande finalement s’il en est vraiment un.

C’était un échec total, absolu, jusqu’à jeudi midi. Dès mardi, d’ailleurs, j’avais alerté sur le blocage dans nos groupes de négociation. Là, nous avons un accord politique qui nous déçoit, qui n’est pas à la hauteur de ce que l’on souhaitait, mais qui reste quand même une étape importante: il rassemble les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, l’Union européenne, le Canada, la Russie, au total 28 Etats et 90% des émissions de gaz à effet de serre de la planète.
C’est la première fois que ces pays s’engagent à publier – dans ce qui sera l’annexe de l’accord – leurs chiffres de réduction d’émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020 ; ils s’engagent sur un système de vérification des actions qu’ils mettent en œuvre ; et ils s’engagent à mobiliser 100 milliards à l’horizon 2020, avec des financements innovants. C’est un vrai engagement des Vingt-Huit, et ça compte. La conférence ayant pris note de cet accord, tous les autres pays qui vont vouloir s’y rallier pourront le faire.


La pression restera-t-elle assez forte sur les dirigeants mondiaux?

Un accord politique est sur la table, avec un premier rendez-vous en janvier où tous les pays doivent publier leurs engagements, puis un deuxième à Bonn, et un troisième à Mexico pour finaliser les traités. Donc la machine est lancée. Je le répète : jeudi, il n’y avait plus de machine du tout… Nous, la France, Jean-Louis Borloo depuis deux ans et Nicolas Sarkozy à Copenhague, avons tout mis sur la table. Et ça a permis de sauver Copenhague, alors que certains pays souhaitaient profondément sortir sans rien.


Vous comprenez l’amertume des ONG?

Je la comprends, parce que cet accord n’est pas ce qu’on voulait, même si beaucoup d’ONG reconnaissent que c’est la première fois que des pays comme la Chine, l’Inde et les Etats-Unis s’engagent.


Que peut-on dire aujourd’hui aux petits Etats insulaires menacés par les océans et aux pays du Sud qui seront les premiers touchés par les conséquences du réchauffement?

On peut leur dire que, certes, on n’en est encore qu’aux objectifs, mais que nous avons désormais la garantie d’avoir les financements pour qu’ils puissent faire face aux changements climatiques ; on peut leur dire qu’on ne lâchera rien du sujet ; et que nous sommes déçus, mais de plus en plus déterminés.

Le JDD

Par Chantal Jouanno, dans le JDD - Communauté : Démocrates et solidaires - Voir les 2 commentaires - Publié dans : Environnement
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /2009 09:41

AFP et Le Point.fr
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Le président français Nicolas Sarkozy a proposé vendredi à Port-of-Spain que les pays riches fournissent un "premier engagement financier" de 10 milliards de dollars (6,6 milliardsd'euros) aux plus vulnérables pour les aider à réduire leurs émissions de CO2.


Le chef de l'Etat s'exprimait, à huis-clos, au sommet du Commonwealth à Trinidad-et-Tobago, largement consacré au réchauffement climatique, à 10 jours de l'ouverture de la conférence de l'ONU sur le climat à Copenhague (7 au 18 décembre).


C'est la première fois qu'un président français est invité à un sommet de cette assemblée composée de 53 pays, essentiellement d'anciennes colonies de l'ex-empire britannique.

"L'accord de Copenhague doit être juste. Il doit prévoir des actions concrètes pour aider les pays les plus pauvres et les plus vulnérables", a affirmé M. Sarkozy.

"Pour cela, nous devons adopter à Copenhague un premier engagement financier sur 2010, 2011 et 2012 de 10 milliards de dollars par an", a-t-il ajouté.


Selon le président, "un mécanisme ambitieux devra également être adopté pour assurer les financements nécessaires aux pays en développement après 2012".

M. Sarkozy a l'intention de soumettre cette proposition à Copenhague, où il se rendra les 17 et 18 décembre.


La France se place ainsi dans la fourchette haute de ce que propose l'Union européenne (entre 5 et 7 milliards d'euros, sans clé de répartition à ce jour entre les pays membres).

Le Premier ministre Gordon Brown a aussi proposé vendredi, sur son site internet, de lancer un fonds de 10 milliards de dollars pour aider les pays les moins avancés, sans préciser sur quelle durée.

Il a toutefois précisé que son pays était prêt à participer à hauteur de 1,3 milliard de dollars (880 millions d'euros), sur trois ans.


Ce projet de financement entre dans le cadre du "fast start" (fonds d'urgence) que les Vingt-sept veulent mettre en place au profit des pays les plus vulnérables, sans avoir à attendre l'entrée en vigueur de l'accord de Copenhague, au 1er janvier 2013.


M. Sarkozy a également proposé qu'éviter la déforestation soit "une priorité reconnue à Copenhague" parce qu'"éviter la déforestation est l'un des moyens les moins coûteux et les plus efficaces pour réduire les émissions mondiales de CO2", a-t-il fait valoir.

La déforestation est responsable de près d'un cinquième des émissions de gaz à effet de serre.

"Je propose que nous adoptions ensemble l'objectif de réduire de moitié la déforestation d'ici à 2020 et d'y mettre un terme d'ici à 2030. Et nous devons commencer sans attendre", a-t-il dit.


Le président Sarkozy a réaffirmé ce qu'il avait dit jeudi à Manaus aux dirigeants des pays amazoniens: que 20% du financement international des trois prochaines années au profit des pays les plus vulnérables soient consacrés à la protection de la forêt.


Autre proposition réaffirmée devant le Commonwealth par M. Sarkozy: la création d'une organisation mondiale de l'environnement et du développement durable.


Enfin, M. Sarkozy a lancé "un appel à tous les chefs d'Etat et de gouvernement à venir en personne au sommet de Copenhague. Seuls les leaders pourront prendre les décisions majeures qui s'imposent pour conclure l'accord le 18 décembre", a-t-il plaidé.

AFP et Lepoint.fr

Par AFP et lepoint.fr - Communauté : Soutenir les réformes - Voir les 2 commentaires - Publié dans : Environnement
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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /2009 14:23


On a tendance à  croire qu’il y a une sorte d’équivalence idéologique politique et électorale, entre « écologistes » et « verts ». Les deux mots sont considérés comme pratiquement synonymes, et les médias qui ne s’embarrassent pas de nuances, s’emploient allègrement à les confondre. Et cela malgré la présence de mouvements –certes peu importants-  d’« écologistes indépendants », malgré l’irruption d’ Europe Ecologie, regroupement plus ouvert, moins sectaire et plus libéral que les verts . Pour les médias cela ne change pas grand-chose, ils continuent à répandre l’idée que tout citoyen, préoccupé par les questions écologiques et soucieux de la protection de l’environnement,  doit adhérer aux préjugés, aux thèses, aux injonctions des « verts ».  Et voter pour eux. 

                                

Or,  il est une autre manière de défendre l’environnement,  il y a une autre écologie politique, que l’on pourrait appeler « l’écologie bleue ».  Cette écologie politique différente, n’est pas représentée par un parti (au nom de quoi d’ailleurs un parti devrait-il s’approprier cette préoccupation universelle ?), mais se retrouve portée  et  mise en œuvre par le gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République.

 

1-   A la différence de l’écologie verte (teintée de rouge), « l’écologie bleue » veut favoriser la croissance qui est la condition du développement et du progrès. La décroissance ou le ralentissement de la croissance voulus par les « verts », serait catastrophique pour le pouvoir d’achat et  pour l’emploi - on le voit bien dans cette période de crise-  et diminuerait  les moyens disponibles pour une politique sociale comme pour une politique écologique. Oui, il  peut y avoir une écologie de la croissance, d’autant que les investissements réalisés dans les secteurs de l’énergie,  des  transports - développement des transports en commun et des transports « propres », sans pénaliser  les utilisateurs de  voiture individuelle -   du logement, participeront à cette croissance et au développement.  

 

2-      « L’écologie bleue » est une écologie offensive qui compte sur le progrès et l'innovation pour assurer la protection de l’environnement. Plus que sur la restriction, la privation, sur la limitation culpabilisante de la consommation, l’écologie bleue considère que c’est par des investissements massifs dans la recherche, par  les progrès de la science et de la technique que nous protègerons le mieux et de manière la plus durable, notre environnement. Ce n’est pas en adoptant une attitude défensive, en restreignant de manière drastique  la consommation d‘énergie, et certainement pas  en renonçant au nucléaire – énergie propre, qui assure notre indépendance énergétique -  que nous « sauverons » la planète, mais bien en accélérant les efforts de recherche et de mise en oeuvre des énergies renouvelables.  Nous ne voulons pas de cette fausse écologie, tournée vers le passé, effrayée par tout changement, opposée au progrès et prônant une utilisation paralysante du principe de précaution.

 

 

3-      « L’écologie bleue » est une écologie de la liberté et de la responsabilité. Elle respecte, autant qu’il est possible, le libre arbitre des individus et des sociétés. Refusant l’écologie tyrannique et  punitive qui est celle du parti  « vert », nous  ne voulons pas imposer des règles contraignantes ou infliger des contributions et des charges excessives. Nous voulons inciter et non contraindre à une attitude écologique.  Les exemples de la taxe carbone (fixée à un niveau raisonnable,  et compensée)   ou du bonus-malus automobile vont clairement dans ce sens  de l’incitation :  ceux qui font des efforts et pollueront moins seront gagnants quand seuls ceux qui continueront à polluer paieront davantage. L’écologie ne doit pas être  un élément d’une idéologie opposée à l’économie de marché et au dynamisme économique, en  emboîtant le pas  à l' extrême gauche,  mais doit  participer au développement nécessaire et peut s’intégrer à la politique  de réforme et de modernisation voulue par le gouvernement.

 

 

 Cette « écologie bleue »,  dont les principes, qui commencent à se concrétiser dans le cadre du  « Grenelle de l’environnement »  et se sont étendus à l’Europe lors de la « présidence française », s’affirme comme une écologie  pragmatique  et de progrès,  une écologie efficace, responsable  et ambitieuse.  C’est celle que défendront les listes d’Union de la majorité lors des prochaines élections régionales et c’est celle qu’elles mettront en œuvre dans les Régions, si les Français leur accordent majoritairement leur soutien.

 

Marc d’Héré

Par Marc d'Here - Communauté : Réformer la France - Voir les 14 commentaires - Publié dans : Environnement
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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /2009 11:47


Le Figaro du 11 09 09

TRIBUNE - Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner cosigne, avec ses homologues britannique, danois, espagnol, finlandais et suédois, un texte, publié aujourd'hui dans les quotidiens des six pays, rappelant les cinq engagements pris par l'Europe pour arriver en rang serré aux négociations décisives de l'ONU sur l'avenir du protocole de Kyoto, qui auront lieu en décembre prochain dans la capitale danoise.

Le sommet de Copenhague aura lieu dans 87 jours. C'est un immense défi diplomatique qui nous attend si nous voulons aboutir à l'accord ambitieux, effectif et équitable nécessaire pour éviter des changements climatiques considérables qui auraient des conséquences désastreuses pour l'Europe et pour le monde.

Dans le monde entier et en particulier dans les pays les plus pauvres et les plus vulnérables, le réchauffement planétaire menace d'ores et déjà de saper les efforts de développement de la santé publique, de l'agriculture et des infrastructures. Les migrations dues au manque d'accès à l'eau et à la terre aggravent les tensions sociales et ébranlent la stabilité politique et la sécurité.

Les changements climatiques sont susceptibles de provoquer des changements géopolitiques de grande ampleur. Ils affecteront de plus en plus les décisions de tous nos pays en matière de politique étrangère. Les ministres européens des Affaires étrangères se doivent d'apporter dès à présent une contribution réelle au mouvement en faveur d'un compromis à Copenhague.

L'Union européenne doit faire montre d'une autorité renouvelée pour permettre un déblocage des négociations, grâce à l'engagement qu'elle a exprimé d'entreprendre en Europe une action ambitieuse en matière d'atténuation et d'accorder aux pays en développement un soutien financier et technologique qui les aidera à adopter des stratégies de développement sobres en carbone.


Après notre réunion à Copenhague le 10 septembre, pour définir d'un commun accord les moyens de faire face à ce défi diplomatique collectif, nous avons pris cinq engagements.


Nous nous sommes en premier lieu engagés à agir au sommet de Copenhague en faveur d'un compromis suffisamment ambitieux pour que le réchauffement planétaire n'excède pas un maximum de deux degrés.


Nous nous sommes également engagés à promouvoir une offre internationale ambitieuse et équitable dans laquelle l'Europe assumera la part qui lui revient dans le financement des efforts en matière d'atténuation, de technologies et d'adaptation qui seront consentis par les pays en développement.


Troisièmement, nous nous sommes engagés à nous employer personnellement à mobiliser toutes les capacités de notre diplomatie et les moyens de nos réseaux diplomatiques collectifs, afin de persuader les principaux participants à ces négociations de présenter des engagements ambitieux.


Notre quatrième engagement est de faire en sorte que les risques que les changements climatiques font peser sur la stabilité et la sécurité internationales figurent au premier rang de l'ordre du jour international.


Enfin, nous nous sommes engagés à faire en sorte que l'Union européenne continue d'exercer un rôle de premier plan dans les négociations, en se déclarant prête à remplacer son engagement actuel de réduction de 20 % des émissions de carbone d'ici à 2020 par une réduction de ces émissions de 30 %, dans le cadre d'un compromis ambitieux et moyennant des efforts comparables de la part des autres partenaires.


Un message fort sur le financement de l'atténuation, de l'adaptation et des technologies nous permettra de contribuer à une solution recueillant l'agrément de tous les pays pour conclure à un nouvel accord à Copenhague.


La conférence de Copenhague ne pourra pas définir de nouveau régime international de lutte contre les changements climatiques si nous ne trouvons pas un équilibre politique entre toutes les parties.

Nous devons établir un climat de confiance mutuelle et convaincre que la seule voie durable de développement au niveau mondial consiste pour nous à rendre nos économies sobres en carbone. Nous pouvons faire de cet enjeu la grande cause décisive de l'Europe du XXIe siècle.


(*) Cette tribune est cosignée par : Carl Bildt, ministre suédois des Affaires étrangères ; David Miliband, ministre britannique des Affaires étrangères ; Per Stig Moller, ministre danois des Affaires étrangères ;Miguel Angel Moratinos Cuyaube, ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération ; Alexander Stubb, ministre finlandais des Affaires étrangères.

Par Bernard Kouchner, tribune dans Le Figaro - Communauté : L'union Européenne - Voir les 4 commentaires - Publié dans : Environnement
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /2009 13:07

Par Simon Pierre TREZEGUET
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Le Président de la République a raison de dire qu’il ne sert à rien de revendiquer une croissance verte si on a pas le courage politique d’aller jusqu’au bout du raisonnement, et donc de mettre en place une fiscalité qui décourage la pollution, et encourage les bonnes pratiques.  Nous devons changer nos habitudes de consommation, en particulier énergétiques.  Les Français l’ont largement accepté, à un point tel que 40% d’entre eux sont prêts à accepter la Contribution Energie Climat dans sa forme actuelle !

 

La Contribution Energie Climat n’est pas une taxe nous dit-on, mais un mécanisme incitatif pour faire évoluer les comportements et nos modes de consommation.  Soit.  La prime à la casse, couplée au bonus/malus écologique, est un mécanisme incitatif très efficace qui retire de la circulation de vieux véhicules polluants pour de nouveaux véhicules beaucoup moins polluants.  En plus, cela permet de soutenir notre industrie automobile !

 

Mais si nous augmentons le prix de l’essence demain, quel nouveau comportement allons-nous favoriser ? Les millions de Français qui doivent obligatoirement prendre leur voiture pour aller au travail, emmener les enfants à l’école, les emmener à leurs activités du mercredi, pour aller faire leurs courses, pour aller visiter leur famille, vont-ils pouvoir librement opter pour un autre mode de transport (transport en commun, voiture électrique, vélo) ?  Non car les infrastructures n’existent pas, les modèles de voitures n’existent pas.  Aujourd’hui, une voiture électrique coûte au moins 25 000 euros à l’achat.  Il n’existe pas de citadines électriques abordables (autour de 15 000 euros).  Ces modèles n’arriveront pas sur le marché avant 2011.

 

Aujourd’hui, il ne serait pas juste de mettre en œuvre la Contribution Energie Climat sur l’essence et le diesel, car cette mesure n’aurait quasiment aucun rôle incitatif à l’adoption de nouveaux comportements ou de nouvelles technologies.

 

Aussi, je préconise que la mise en place de la Contribution Energie Climat (avec une tonne de CO2 à 32 euros) soit synchronisée avec l’arrivée sur le marché de véhicules électriques urbains (si possible fabriqués en France).  C'est-à-dire qu’il faut annoncer aujourd’hui qu’elle rentrera en vigueur en 2012.  Cela donnera de la visibilité aux industriels pour leur permettre les investissements nécessaires.  Cela donnera de la visibilité aux particuliers pour qu’ils commencent à adapter aujourd’hui leurs décisions afin d’être prêt en 2012 (choix du logement, du véhicule, des écoles, etc.).

En attendant, la prime à la casse et le bonus/malus écologique doivent être prolongés, en étant plus sélectifs qu’aujourd’hui.

 

En parallèle, on peut dès 2010 mettre en place une Contribution Energie Climat sur le chauffage au fioul.  Les technologies existent pour remplacer ce mode de chauffage par des technologies propres (pompe à chaleur en relève de chaudière, chauffe-eau solaire, etc.).  On peut donc surtaxer significativement le fioul (32 euros voire plus) et utiliser cet argent pour financer les travaux.  On peut aussi dès maintenant mettre en place une taxe sur les emballages vendus en France (y compris sur les produits importés).

 

Le Grenelle de l’Environnement a validé de nombreuses mesures qui créeront les conditions du choix face à la Contribution Energie Climat.  Il faut donc mettre en œuvre ces mesures maintenant et prévoir une montée en puissance progressive de la Contribution Energie Climat.

 

Une réforme juste pour une fiscalité écologique, c’est d’abord inciter les citoyens à faire les bons choix.  En l’absence de choix, il ne peut y avoir de justice.

 

Simon-Pierre TREZEGUET
Membre du Conseil National de La Gauche Moderne
Par Simon Pierre Trezeguet - Communauté : Réformer la France - Voir les 8 commentaires - Publié dans : Environnement
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PRESENTATION

 

Marc d'HERE 

 

Contact: ies1@hotmail.fr

 

 Militant socialiste (rocardien) depuis 1974, j’ai  accompagné en 1999 Jean-Marie Bockel, lorsqu’il a créé  le club politique  social libéral « Gauche Moderne ». J’en ai été le  secrétaire général jusqu’en 2006..

Engagé dans la défense du Traité Constitutionnel Européen, je propose à Bernard Kouchner, Elisabeth Guigou, Gérard Collomb et Daniel Cohn-Bendit de créer le « Comité de la Gauche pour le Oui » et j’en assure  l’organisation et le développement.

 Quittant le parti socialiste après le congrès du Mans (2005), ne pouvant accepter l’irréalismeet la démagogie des choix politiques effectués, et refusant une « synthèse » synonyme de confusion, je crée  avec quelques amis socialistes  et centristes,  un mouvement politique réformiste,  de centre gauche « Initiative Européenne et Sociale » (IES)  que je préside depuis janvier 2006.

 

 Ayant soutenu Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle, parce qu’il m’apparaissait le plus apte à réaliser les réformes et les changements profonds dont notre pays a besoin,  j’ai choisi de m’inscrire dans  la majorité présidentielle. Adhérent de La  Gauche Moderne, le parti de Jean-Marie Bockel , je suis membre du Comité Permanent, chargé du Projet,  et Coordonateur de la Région "Pays de la Loire" 

 

 J'ai publié  fin 2007« de Rocard à Sarkozy. Itinéraire d’un social libéral » éditions Christophe Chomant. Les personnes intéressées par ce livre peuvent s’adresser à l’éditeur : christophe.chomant@wanadoo.fr ou m’adresser un mail à ies1@hotmail.fr

 

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