Economie et social

Mardi 1 décembre 2009 2 01 12 2009 18:08

Le Point.fr et l'agence Reuters
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Nicolas Sarkozy estime que la priorité donnée à l'investissement dans le plan de relance a porté ses fruits, la France affichant "la plus petite récession" des grands pays européens.

Le chef de l'Etat, qui avait choisi la Seyne-sur-Mer (Var) pour faire le bilan de la mise en oeuvre de ce plan de 26 milliards d'euros lancé il y a un an, a exclu de mettre un terme aux mesures de relance pour étayer la reprise économique.

"On a cassé la spirale de la chute, mais c'est fragile", a-t-il dit.


Dans son intervention comme lors d'une rencontre auparavant avec des salariés de la Cnim, un groupe d'ingénierie dont il a visité un site de production, il a souligné que, en termes de décroissance et de chômage, la France s'en tirait mieux depuis le début de la crise que les grandes économies occidentales.

Au passage, il a légèrement ajusté la prévision de baisse du produit intérieur brut de la France pour 2009, qui ne serait plus que de 2 ,0% à 2,1% contre 2,25% anticipé officiellement., là où celle de l'Allemagne est estimée à environ 5%.


S'il a mis en avant l'efficacité du modèle français avec ses stabilisateurs automatiques, il n'a pas hésité à l'attribuer aussi à la politique mise en oeuvre depuis un an.

"Quand on voit que la France aura la plus petite récession, on doit quand même honnêtement se dire que la politique économique conduite y est pour quelque chose!", a-t-il déclaré.

"Regardez ce qui se passe ailleurs. Le pays qui s'en sort le mieux, c'est la France. Je ne dis pas ça pour me consoler ou pour être béat d'optimisme. Mais si on était le pays qui s'en sort le plus mal, on me le dirait matin, midi et soir ", a-t-il ajouté devant les salariés de Cnim.


"On n'a pas fait d'erreurs, on n'a laissé tomber personne", a encore dit Nicolas Sarkozy, qui a invité le week-end dernier son parti, l'UMP, à mener une campagne nationale pour les élections régionales de mars prochain.


Il a souligné sur ce point que la bonne résistance de la consommation des ménages justifiait la priorité donnée aux investissements dans le plan de relance, même si les ménages les plus modestes n'ont pas été oubliés avec des mesures comme les réductions d'impôt ou la prime de solidarité active.


De même, il a affirmé que la France avait été suivie par de nombreux autres pays avec la création d'une prime à la casse pour soutenir l'industrie automobile ou, pour ce qui est récemment de l'Allemagne, d'un médiateur du crédit pour favoriser le financement des entreprises par les banques.

"Je me réjouis que l'Allemagne prenne la même décision que nous, mais nous, nous l'avons prise l'année dernière ", a-t-il indiqué.


Le président de la République a une nouvelle fois défendu des mesures controversées comme le bouclier fiscal et la suppression de la taxe professionnelle, estimant qu'elles participaient à la compétitivité économique de la France.


"En aucun cas, je ne prendrai le chemin des augmentations d'impôt. Je veux juguler les délocalisations, améliorer la compétitivité de l'économie française, alléger le poids de la fiscalité qui pèse sur le travail", a-t-il assuré, ajoutant : "Je conseille aux collectivités territoriales d'adopter la même stratégie."

Celles-ci devront, selon lui, participer autant que l'Etat et la Sécurité sociale au rééquilibrage des finances publiques nécessaire une fois que la crise sera passée à l'arrière-plan et qui passe non pas par une hausse des prélèvements mais "une diminution des dépenses du passé".


Il s'en est pris implicitement sur ce point aux socialistes en déclarant : "J'observe que ce sont les mêmes qui hurlent contre les déficits qui, hier, voulaient doubler le plan de relance."


Edité par Yves Clarisse

Par Lepoint.fr et Reuters - Communauté : Réformer la France - Voir les 6 commentaires - Publié dans : Economie et social
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 11 2009 23:14

Notre ami, Claude Guignard, propose une réflexion à la Commission économique, de La Gauche Moderne...Quoique ce texte soit un outil de réflexion et de  travail,  je prends sur moi de  le publier...J'espère qu'il ne m'en voudra pas
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La sortie de la crise actuelle commencée fin 2007 est la préoccupation des gouvernements de la planète en cette fin d’année 2009, bien plus que la température de la planète en 2030, qui est entachée d’ailleurs à peu près d’autant d’inconnues.

 

L’étude de la Grande Dépression n'est pas rassurante :

            La chronologie du déclenchement n’en est toujours pas élucidée en raison des causes multiples et interdépendantes. Et de plus seule la guerre de 39-45 a permis de sortir d’une léthargie de mini-reprises et mini- dépressions.

La leçon de cette grande dépression a certes été « ce qu’il ne faut pas faire,à savoir la politique du président républicain de l’époque, Hoover ».Ben Bernanke , le président de la FED, très bon connaisseur de la Grande Dépression, a donc mené la bonne politique,  alimenté le crédit, soutenu l’ industrie  et s’est refusé au protectionnisme , et a su  convaincre le président B. Obama.

Mais on est bien obligé de constater que ces mesures pertinentes n’ont pas permis de ramener l’économie américaine, et par voie de conséquence l’économie des pays industrialisés dans une situation stable de croissance. Or comme le démontre Daniel Cohen dans « La prospérité du Vice », la croissance est indispensable dans nos sociétés pour que les jeunes générations acceptent de continuer à financer les anciens (dont je suis) . Or tant que le chômage continuera  à augmenter, et cela à peu près partout dans le monde industrialisé, les déficits et les dettes des états vont atteindre dès 2010 des niveaux difficilement tolérables, leur poids sur les générations futures, détruisant à terme la cohésion sociale.

La grande différence par rapport à 1929,  est la perte de compétitivité des nations anciennement industrielles par rapport aux pays émergents (Chine-Inde) et cela va durer étant donnée leur réserve de gains, en productivité, mais aussi en services (cf sociétés de services informatiques hindoues, ou de recherches pharmaceutiques) et en  agriculture face aux nouveaux pays agricoles (Brésil, Argentine, Australie, Nouvelle Zélande, sans doute bientôt Ukraine) .

On va bientôt d’ailleurs mesurer les dégâts causés par l’abandon de l’industrie au profit des services (en particulier les services financiers, qui captent une part excessive du PIB), qui créent du confort mais peu de richesses. De même les réactions passionnelles et pas du tout argumentées économiquement (contre la malbouffe, contre les OGM et pour la promotion du bio, en fait importé en grande partie et au moins 30% plus cher) n’arrangent pas les affaires de notre agriculture.

 

Le défit est un peu effrayant : il faut repositionner nos pays dans la compétition mondiale à terme, alors qu’on manque à la fois de temps et d’argent.

La aussi, l’histoire économique n’est pas encourageante : La Grande Bretagne, malgré Keynes, ne s’est jamais remise du choix de 1921 de sacrifier son industrie, déjà dépassée par l’industrie allemande, au profit de sa finance, en soutenant la livre par des taux d’intérêt élevé.

Que faire pour maintenir la cohésion nationale par un minimum de croissance, dans un environnement de plus en plus compétitif, alors qu’il faut repositionner ou réorienter industrie, services et agriculture et qu’il n’y a pas beaucoup d’argent.

 

1° Il faut toujours établir des raisonnements quantitatifs : se méfier des formules essentiellement rhétoriques, telles que rendre la recherche compétitive, créer des emplois avec les industries vertes : ( combien, 1 million ?, deux  millions, trois millions ? et par quels raisonnements ?)

Tout investissement  doit «  in fine » générer soit des gains de productivité permettant d’améliorer la compétitivité et/ou des produits compétitifs sur le marché international du futur.

La sélection des investissements, en distinguant bien le moyen terme et le long terme, doit se faire sur ces critères de compétitivité sur les marchés de demain, bien analysés en volume et en évaluant la part accessible pour notre industrie nationale.

Il est nécessaire de mettre à jour ce « tableau de bord » de notre économie.

Il faut absolument que les industriels concernés soient impliqués dans l’établissement des objectifs  et prennent des engagements, (comme c’est le cas pour Renault-Nissan, Peugeot et EDF sur la voiture électrique et hybride.)

2°) Il faut avoir un plan de sélection de nos activités (On ne pas tout faire) : industrielles, en agriculture, de services avec les études économiques qui permettent de contrôler l’équilibre budgétaire,  les résultats du commerce extérieur, les moyens de l’indépendance politique ( Budget de Défense), l’indépendance énergétique, entre autres.

3°) Il faut un minimum de coordination européenne, sans angélisme car nos amis sont aussi nos concurrents, mais éviter le manque de coordination France-Allemagne qui sévit dans le nucléaire : Siemens coopère avec les Russes, Areva avec les Japonais (Mitsubishi) et on envisage de vendre 40% d’Areva(La division TD= 35.000 personnes) à un de ses pires concurrents : General Electric ou Toshiba-Westinghouse ! Même si ce n’est pas fait, le discours des commerciux d’Areva ne doit pas être facile ! 

Il y a à mon avis urgence à commencer à réfléchir à cette problématique, et à la stratégie qui permettra d’associer politiques, nationaux et régionaux , aux experts industriels, agricoles, des services, de l’innovation.

Il n’a échappé à personne que le duo Juppé-Rocard, si estimables qu’ils soient, manquaient de support d’experts, et de réflexion dans la durée.

La méthode de la commission Attali m’a paru une formule propre à mobiliser les parties prenantes, tout en ouvrant sur l’étranger, et d’arriver à un résultat suffisamment consensuel et exploitable dans un temps raisonnable.

C’est donc cette démarche que je propose.

Claude Guignard

 
Par Claude Guignard - Voir les 4 commentaires - Publié dans : Economie et social
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 11 2009 23:02

Par Jean-Louis Caccomo
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Eternelle question, éternelle polémique : à quoi servent les experts, et plus particulièrement, les économistes ? A l’occasion de l’attribution du prix Nobel d’économie, cette interrogation déclenche à chaque fois la même polémique : l’économie est-elle une science ? Si c’est une science, pourquoi existe-t-il tant d’avis divergents et contradictoires ? Remarquons au passage que le débat est le propre de la science. On ne discute pas une idéologie ou les commandements d’une religion : on y adhère ou pas, on y croit ou pas. Mais cela ne se discute pas. Les sciences – qu’elles soient naturelles, exactes ou sociales - progressent dans le débat et la contradiction. Car la science est ouverte : ce qui semblait impossible hier peut s'avérer banal demain

Mais l’économie est traversée d’enjeux qui la dépassent. L’économiste doit-il pour autant participer aux débats publics au risque d’endosser un discours partisan qui décrédibilisera son message ou au contraire rester au-dessus de la mêlée et prendre le risque de n’être jamais entendu ou pris au sérieux ? [1]

 

Ce débat, déjà très ancien, a débouché en France sur une proposition de réforme de l’enseignement de la science économique face au constat de désaffection par les étudiants des filières de sciences économiques, au profit notamment des filières de formation plus appliquées en gestion et management (qui font le succès des écoles de commerce ou des I.A.E.). La critique majeure concerne l’évolution de la science économique vers une modélisation toujours plus abstraite qu’elle ne devient compréhensible que par les seuls experts alors même que les questions économiques interpellent chaque jour le citoyen. Et justement parce que le débat public baigne de considérations économiques, la science économique se doit d’être compréhensible par l’homme ordinaire, mieux intégrée aux débats publics et plus susceptible d’influencer les politiques [2].
Toutes les sciences utilisent la modélisation mais la modélisation n’est jamais neutre. Pourtant la modélisation oriente la décision et l’on oublie trop souvent que les résultats des modèles sont tributaires des hypothèses que l’on adopte pour les construire.


Depuis ses origines, l’économie modélisée se présente le plus souvent comme une technique de planification (à l’instar des matrices Léontieff en U.R.S.S.) ou de régulation, apportant de l’eau au moulin du dirigisme (planification autoritaire) ou de l’interventionnisme (régulation incitative). Par exemple, la théorie contemporaine de la croissance économique s’appuie sur des modèles très élaborés qui mettent en scène un « régulateur bienveillant » dont l’objectif est de corriger les défaillances du marché. On aura compris que l’Etat moderne s’identifie totalement à ce « planificateur bienveillant ». Pourtant, ces modèles reposent sur deux hypothèses cruciales qui tendent à devenir des postulats si l’on n’y prend garde : d’une part, que les défaillances observées sont bien imputables au marché ; d’autre part, que l’agent régulateur bienveillant existe réellement. Pour peu que l’on étudie sérieusement le fonctionnement de l’économie sur le terrain, l’on mesurera la fragilité de telles hypothèses.

 

Toutes les polémiques qui traversent la science économique opposent ceux qui considèrent que la « main invisible » n’existe pas à ceux qui considèrent que le « planificateur bienveillant » est une chimère. Sans doute faut-il se résigner à admettre que ni la main invisible ni le planificateur bienveillant n’existent, ce qui n’empêche nullement le monde économique de tourner. Et pourtant elle tourne avait dit Galilée en son temps ! Et si le monde économique tourne, il faut bien développer les instruments adéquats pour le comprendre. Ou alors il tournera sans nous.

 

 

[1] Les réflexions de dix économistes sur ces questions déjà bien anciennes ont été réunies dans un ouvrage publié par Daniel Klein, professeur d’économie à Santa Clara University, en Californie sous le titre What Do Economists Contribute ? New York University Press, 1999.

 

[2] Lemieux P. « A quoi servent les économistes », Le Figaro-Economie du 19 janvier 2001.

 

 

Jean-Louis Caccomo,

http://caccomo.blogspot.com/

Par Jean-Louis Caccomo - Communauté : Pour un libéralisme humaniste - Voir les commentaires - Publié dans : Economie et social
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Dimanche 25 octobre 2009 7 25 10 2009 21:41

Par Bernard Spitz, Le Monde du 23 10 09
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Certaines crises prennent la société au dépourvu. Si un renversement des années de croissance financière était prévisible, ses modalités, le moment de l'effondrement et ses causes précises l'étaient moins. D'autres transformations, elles, sont annoncées et inéluctables. Projetée à trente ans, la démographie est une science exacte. Nous connaissons l'évolution de la pyramide des âges et ses conséquences : la nécessité de repenser le financement et la nature même du système de retraites ; les charges sur notre système de santé ; l'obligation de concevoir avec lucidité nos devoirs envers nos aînés en fin de vie.

Chacun d'entre nous a pour perspective un espoir de vie plus long qu'il ne l'a jamais été. Nombre d'entre nous connaîtront aussi, au cours de leurs dernières années, une situation de dépendance physique ou mentale telle qu'une assistance extérieure leur sera nécessaire. Voudrions-nous l'oublier qu'autour de nous la complexité croissante des situations familiales viendrait nous le rappeler. Car en même temps que le nombre de personnes dépendantes est appelé à augmenter (de 50 % d'ici à 2040, pour atteindre 1,5 million de personnes), les liens et les solidarités intergénérationnels se distendent, abolissant beaucoup des réseaux de soutien traditionnels.

Pis encore, nous sommes loin d'avoir réparé la fracture qui réserve, dans la société française, l'essentiel des privilèges - sécurité de l'emploi, du salaire ; perspectives de carrière et d'avancement social - à une tranche étroite d'adultes âgés de 25 à 50 ans, voire 55 ans. A coups de stages non payés et de CDD, nous avons fait des jeunes la variable d'ajustement d'un système dont le déficit de fluidité affecte la créativité même de notre nation. Arrivés sur le marché du travail pendant et juste après les "trente glorieuses", les baby-boomers ne ménagent guère d'ouvertures aux générations qui les suivent, et pèsent de plus en plus sur les choix politiques. Ils font par ailleurs tomber le couperet - retraites, préretraites, restructurations - sur les "seniors", à qui la médecine et les évolutions des modes de vie ont pourtant accordé une forme physique impensable pour la génération de leurs parents.


Nation divisée

Ce gâchis économique, qui fait reposer l'essentiel de la productivité du pays sur une minorité, l'est encore plus au niveau social. Comment espérer préserver un sentiment de solidarité entre des générations dont la moitié s'estime flouée par l'autre ? Et pourtant, après avoir repoussé pendant des années la nécessaire refonte des retraites, seulement abordée depuis deux ans, comme de l'enseignement, qui se profile à peine, il importe de ne pas perdre de temps pour faire de la dépendance une priorité nationale. Le président de la République l'affirmait devant le Sénat le 18 septembre 2007, promettant "un nouveau droit à la protection sociale... mieux adapté à la diversité des situations individuelles... en développant l'assurance individuelle contre le risque de dépendance... non pas en substitution de la solidarité nationale mais en complément". Aborder de front la dépendance aurait deux vertus : réintroduire le long terme dans les grands choix de politique publique ; et fédérer sur un terrain commun une nation divisée. L'Etat, qui assure un minimum d'assistance décent, ne saurait prendre en charge toutes les situations individuelles, alors que les études montrent que nous refusons l'institutionnalisation de la fin de vie.

Or près d'un Français sur trois a déjà dans son entourage une personne dépendante. Pour ne pas devoir prendre dans l'urgence des décisions contraignantes, les chemins d'une solution passent par un partenariat entre le public et le privé, où les assureurs français peuvent apporter une expérience reconnue. Un système supportable pour les finances publiques pourrait passer par la création d'une couverture dépendance accessible à tous grâce à des aides ciblées pour les faibles et moyens revenus.


La France
est en pointe dans le domaine des contrats d'assurance-dépendance, qui existent chez nous depuis 1980. Il y en a 3 millions, alors que les Etats-Unis en comptent 7 à 8 millions. A cet égard, les travaux du sénateur Philippe Marini et de la mission commune d'information du Sénat, qui préconisent le développement de la couverture assurancielle du risque dépendance, au côté du pilier public de prise en charge, dans le cadre d'un système mixte de financement de la dépendance, fournissent un cadre de grande valeur. Cette réflexion sera approfondie en décembre lors des rencontres du Conseil d'orientation et de réflexion de l'assurance (CORA), qui réuniront les spécialistes français de la dépendance au siège de la Fédération française de sociétés d'assurances (FFSA).


"L'histoire de toutes les guerres perdues se résume en deux mots : trop tard"
, disait le général MacArthur. Il n'est pas trop tard pour relever le défi de la dépendance, et, ce faisant, de relancer une nouvelle solidarité entre les Français.


Bernard Spitz est président de la Fédération française des sociétés d'assurances.

Par Bernard Spitz - Communauté : Démocrates et solidaires - Voir les 1 commentaires - Publié dans : Economie et social
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Dimanche 18 octobre 2009 7 18 10 2009 19:39

...Par Jean-Louis Caccomo...


Le directeur de la C.I.A a dit un jour à l’occasion d’une conférence : « le renseignement est le plus vieux métier du monde ». Quelqu’un dans l’assistance lui rétorqua : « non, c’est la prostitution ! ». Alors il répondit : « vous avez raison, mais encore faut-il savoir où sont les prostituées ! ».

 

Depuis des millénaires, les rois, les reines, les empereurs et les généraux ont cherché à mettre au point des moyens de communication efficaces pour gouverner leur pays ou commander leurs armées. Dans le même temps, ils étaient conscients des risques encourus si leurs messages tombaient entre les mains de l’ennemi. C’est la crainte de ces interceptions qui fut à l’origine du développement des codes et des chiffres, qui sont des techniques utilisées pour déguiser un message afin d’en brouiller le sens. On doit à Jules César le fameux chiffre qui porte son nom.
Le souci de confidentialité a entraîné les nations à créer des services secrets, chargés d’assurer la sécurité des communications par l’invention et la mise en œuvre des meilleurs codes possibles. Parallèlement, les décodeurs ennemis s’acharnèrent à briser les codes. Ces activités ont donné naissance aux « services d’intelligence ». Il est remarquable de constater que l’affrontement séculaire entre les concepteurs de code d’un côté et les briseurs de codes de l’autre côté a nourrit une formidable avancées des sciences (notamment des mathématiques) et des techniques.
Dans ce domaine aussi, c’est souvent la compétition, voire l’affrontement, qui constitue un puissant stimulant pour la créativité et l’innovation. L’issue de la seconde guerre mondiale a tenu à la capacité des services secrets alliés à briser le système de chiffrage nazi (fondé sur l’utilisation de la machine « Enigma », sans doute la première machine électromécanique à coder).

 

L’intelligence économique a donc une origine militaire. L’intelligence militaire fut très tôt basée sur la technique du cryptage. Le cryptage est un moyen de protéger notre intimité, ou de garantir aujourd’hui le succès des marchés électroniques. Mais la demande croissante et légitime du public en matière de cryptage – protection de la vie privée – se heurte à la nécessité d’appliquer les lois et d’assurer la sécurité nationale. Le débat autour du secret bancaire illustre ce propos. Le secret bancaire est une aspiration légitime des titulaires de comptes (personne n’apprécie que l’on fouille dans ses comptes au nom de la transparence) et un service fondamental offert par la banque à ses clients de la même manière que le secret médical est ce qui permet de créer une relation de confiance entre le médecin et son patient. Mais le secret bancaire permet aussi de couvrir des activités illicites contre lesquelles les Etats ont le devoir de lutter.

 
Pendant des décennies, la police et les services secrets ont utilisé des écoutes pour déjouer les plans des terroristes ou lutter contre la criminalité organisée, mobilisant des techniques de plus en plus sophistiquées dont l’Etat avait le monopole. Mais les hommes de pouvoir peuvent invoquer la raison d’Etat pour pratiquer des écoutes bien illégitimes et détourner ces outils à des fins personnelles. C’est pourquoi les défenseurs des droits individuels poussent à l’usage répandu du cryptage pour préserver l’intimité de nos vies privées. Pareillement, les entreprises (notamment les banques) réclament un cryptage sûr pour le développement de leurs propres réseaux d’informations et pour protéger leurs informations sensibles. Ainsi, les acteurs privés peuvent disposer librement des outils autrefois réservés aux seuls services secrets.

De leurs côtés, les forces de l’ordre font pression sur les gouvernements pour qu’ils restreignent l’usage privé du codage. Au nom de la lutte contre le blanchiment de l’argent sale ou de la fraude fiscale, les services du fisc défendent des arguments similaires. Il y a toujours un arbitrage difficile à faire : à quoi attribuons-nous le plus de prix, au respect de notre vie privée ou à une police (une sécurité) plus efficace ? On retrouve le dilemme plus fondamental entre liberté et sécurité.

 

Les militaires considèrent que la première guerre mondiale fut la guerre des chimistes, parce que le gaz moutarde et le chlore y furent employés pour la première fois. De la même manière, la deuxième guerre mondiale avait été celle des physiciens, en raison du recours ultime à la bombe atomique. S’il devait y avoir une troisième guerre mondiale, elle serait la guerre des mathématiciens, dans la mesure où ces derniers contrôleront la prochaine arme de guerre déterminante : l’information. En tout cas, l’information est déjà l’argument de la compétition économique et l’instrument de l’intelligence économique.

 

Jean-Louis Caccomo,

http://caccomo.blogspot.com/

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PRESENTATION

 

Marc d'HERE 

 

Contact: ies1@hotmail.fr

 

 Militant socialiste (rocardien) depuis 1974, j’ai  accompagné en 1999 Jean-Marie Bockel, lorsqu’il a créé  le club politique  social libéral « Gauche Moderne ». J’en ai été le  secrétaire général jusqu’en 2006..

Engagé dans la défense du Traité Constitutionnel Européen, je propose à Bernard Kouchner, Elisabeth Guigou, Gérard Collomb et Daniel Cohn-Bendit de créer le « Comité de la Gauche pour le Oui » et j’en assure  l’organisation et le développement.

 Quittant le parti socialiste après le congrès du Mans (2005), ne pouvant accepter l’irréalismeet la démagogie des choix politiques effectués, et refusant une « synthèse » synonyme de confusion, je crée  avec quelques amis socialistes  et centristes,  un mouvement politique réformiste,  de centre gauche « Initiative Européenne et Sociale » (IES)  que je préside depuis janvier 2006.

 

 Ayant soutenu Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle, parce qu’il m’apparaissait le plus apte à réaliser les réformes et les changements profonds dont notre pays a besoin,  j’ai choisi de m’inscrire dans  la majorité présidentielle. Adhérent de La  Gauche Moderne, le parti de Jean-Marie Bockel , je suis membre du Comité Permanent, chargé du Projet,  et Coordonateur de la Région "Pays de la Loire" 

 

 J'ai publié  fin 2007« de Rocard à Sarkozy. Itinéraire d’un social libéral » éditions Christophe Chomant. Les personnes intéressées par ce livre peuvent s’adresser à l’éditeur : christophe.chomant@wanadoo.fr ou m’adresser un mail à ies1@hotmail.fr

 

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