Vie Politique

Mercredi 2 décembre 2009 3 02 12 2009 16:27


Le Parti Socialiste n’est ni une chance pour la France,

ni une chance pour l’immigration.

 

Réponse aux propos de Martine Aubry : 24 11 09

 

Les propos démagogiques et irresponsables tenus à Grenoble le week-end dernier par Martine Aubry, premier secrétaire du Parti Socialiste lors du Congrès du MJS sont à la mesure du naufrage politique, intellectuel et moral où semble s’enfoncer chaque jour davantage cette formation politique, en proie aux querelles de personnes, à la débâcle intellectuelle et à la désorientation politique.

 

Martine Aubry – au-delà d’un véritable florilège d’attaques injurieuses visant notamment le Président de la République – a en effet annoncé qu’elle souhaitait que le bureau national du parti Socialiste qui se réunira le 24 novembre s’engage dans le sens d’une régularisation large des sans papiers.

 

Les exhortations de Madame Aubry peuvent peut-être séduire une pseudo « gauche morale » des beaux quartiers, ils ne convaincront jamais l’électorat populaire, qui sait que l’immigration clandestine, dans un contexte de crise globale, tire les salaires vers le bas et fragilise le droit du travail.

 

L’appel aux politiques de régularisation massive avec lesquelles entend renouer Mme Aubry est pour le moins anachronique, quand l’ensemble des gouvernements de l’Union européenne, y compris les gouvernements socialistes y ont renoncé. Un tel affichage provoquerait inévitablement un effet d’appel d’air encourageant l’immigration irrégulière et faisant la fortune des passeurs.

 

Les résultats de cet appel au renforcement de l’immigration clandestine seraient incompatibles avec les exigences de cohésion sociale et nationale, de protection de l’emploi, de juste rémunération du travail et de défense des droits sociaux.

 

Dans un contexte, où il convient de privilégier comme s’y emploie le gouvernement une politique

d’intégration des migrants, et d’égal traitement entre résidents étrangers en situation régulière et nationaux, cette orientation conduirait sans aucun doute à exacerber les tensions au sein de la société française et à faire le lit du populisme et de la xénophobie.

 

Au moment même où le gouvernement s’apprête à affiner les critères de régularisation de certains salariés en situation illégale au regard du droit au séjour et à prendre des sanctions contre les employeurs qui utilisent une main d’oeuvre composée de salariés en situation irrégulière et profitent de leur vulnérabilité pour imposer des conditions de travail et de rémunération indignes, le Parti Socialiste entend renouer ainsi avec une politique démagogique, dangereuse pour les intérêts du monde du travail.

 

Fidèle à une culture de gouvernement responsable et généreuse, La Gauche Moderne ne peut que déplorer et combattre une telle dérive et apporter son soutien à la politique mise en oeuvre par le Président de la république et le gouvernement, seule garante de la pérennité de notre modèle social.

 

La Gauche Moderne,



Les Minarets en Suisse. Communiqué LGM du 01 12
.

 

C’est à travers un biais malsain, celui des minarets, que l’extrême droite populiste suisse a posé la question de l’intégration de l’Islam dans le champ public. Lui emboitant le pas, nombre de médias européens souhaitent poser ainsi la question, cherchant plus à susciter l’émotion que la réflexion sereine qui serait nécessaire.

 

La façon, dont les électeurs suisses ont réagi, montre qu’il y a une crainte forte dans la population suisse, qui est probablement aussi présente en France, devant les manifestations internationales de l’islamisme fondamentaliste. Au delà du terrorisme, la condition faite à la femme, l’interdiction de toute autre forme de religion dans de nombreux pays qui se réfèrent à ces dogmes entretiennent cette crainte.

 

L’Islam de France, qui s’est doté d’une structure de dialogue et de représentation qui aide à la perception de sa volonté d’intégration dans le cadre laïque de notre république, ne ressemble en rien à ces modèles totalitaires, pour qui la religion n’est qu’un prétexte. Son existence contribue à affaiblir et faire reculer les courants extrémistes, dont chacun sait qu’ils ont aussi des relais dans notre pays.

 

C’est pourquoi, il est toujours préférable, plutôt qu’une mosquée clandestine dans le sous-sol d’une cité, qui favorisera la radicalisation, la construction d’un édifice de prière. Naturellement celui-ci devra s’intégrer dans la tradition d’urbanisme de la ville et du quartier ou il estconstruit. Les mosquées ont, par nature, leurs minarets, ceux-ci ne doivent pas transformer le paysage qui les entoure, l’architecture et l’urbanisme modernes savent fournir tous les moyens pour que ce soit aisément le cas.

 

La Gauche Moderne, approuve le fait que des maires de grandes villes, comme Marseille ou Mulhouse aient choisi d’autoriser la construction de mosquées dans leur ville, dans le respect de l’architecture et de l’environnement, comme l’avait déjà fait Paris il y a plus de cent ans, avec un succès qui ne se dément pas, rencontré auprès de parisiens, de toutes origines, depuis lors.

 

La Gauche Moderne,

 

www.lagauchemoderne.org

 

Par La Gauche Moderne - Communauté : la gauche moderne - Voir les commentaires - Publié dans : Vie Politique
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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 11 2009 11:02

Extraits d'un article d'Anne Rovan dans Le Figaro du 20 novembre
...

C'est une tradition ancienne. Les secrétaires d'État sont souvent à l'étroit dans leurs attributions et vivent mal la cohabitation avec leur ministre de tutelle. Qui, eux-mêmes, rechignent à leur reconnaître trop d'indépendance.

La grande explication aura donc bien lieu. Michèle Alliot-Marie déjeune aujourd'hui avec Jean-Marie Bockel à la Chancellerie. Après cinq mois de relations à fleurets mouchetés, la ministre de la Justice a proposé cette rencontre à son secrétaire d'État.
Leur mésentente n'était jusqu'à présent qu'une rumeur. Mais elle a éclaté au grand jour le week-end dernier. Bockel a expliqué samedi qu'il était favorable au maintien du juge d'instruction alors que sa ministre de tutelle est pour sa suppression. La réponse de la garde des Sceaux ne s'est pas fait attendre. «Jean-Marie Bockel, croyez-moi, se pliera aux arbitrages», a-t-elle lancé dès dimanche, au cours du «Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro».


Nommé secrétaire d'État à la Justice en juin 2009, le maire de Mulhouse, n'en finit pas de regretter son ancien portefeuille des Anciens combattants. «Jean-Marie m'a prévenu qu'il souhaitait bouger. Je ne savais pas encore qu'il rejoindrait Michèle Alliot-Marie mais je l'avais mis en garde», confie Hervé Morin, son ancien ministre de tutelle qui officie à la Défense.


Avocat de formation, Bockel rêvait de se voir confier les prisons. «On me l'avait promis», assure-t-il. Mais il s'est finalement retrouvé secrétaire d'État à la Justice auprès de la ministre de la Justice. Sans territoire bien à lui. «Un secrétaire d'État sans périmètre, c'est forcément des difficultés», confie l'intéressé. MAM lui a finalement confié trois dossiers - le suivi de la carte judiciaire, les réunions internationales et l'accès au droit -, mais Bockel continue à rêver de grands espaces. Contrairement à beaucoup de ses collègues, il ne jure pas, la main sur le cœur, que tout va pour le mieux et ne cache rien de ses états d'âme. Le 11 novembre, à l'Arc de triomphe, avant de prendre place dans la tribune officielle, il a fait un petit détour pour saluer quelques généraux. «Je m'en mords les doigts. J'étais tellement mieux avant», leur a-t-il dit en soupirant. Il est vrai que Michèle Alliot-Marie n'était pas forcément prête à partager son maroquin. «On m'a proposé un secrétaire d'État et j'ai répondu «pourquoi pas ?» », confiait-elle sans grand enthousiasme en juillet.

 


Alliot-Marie et Bockel, c'est un mariage de raison. L'un et l'autre cohabitent. «Le secrétaire d'État n'est pas choisi par son ministre, c'est quelqu'un qu'on lui impose, rappelle le ministre de la Relance, Patrick Devedjian. Alors, c'est forcément compliqué.»


De remarques en recadrages plus officiels, de bisbilles feutrées en règlements de comptes médiatiques, de petites mesquineries en surveillances plus ou moins discrètes, la cohabitation entre les ministres de plein exercice et leurs «seconds» n'est jamais simple...

Anne Rovan
Le Figaro

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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 10 2009 09:28


Jean-François Copé, dans le JDD du  24 10 09

 

 JDD. Taxe professionnelle, banques, budget de la Sécu... Les députés s’opposent au gouvernement sur un nombre inégalé de sujets. Que se passe-t-il?

Jean-François Copé. Nous avons lancé beaucoup de réformes, souvent très difficiles, que personne n’avait osé faire avant. Ensuite, il est normal qu’il y ait des débats entre nous car nous avons de nouveaux pouvoirs dans le contrôle et l’élaboration des lois. C’est ce que nous avons fait avec la taxe professionnelle. L’exécutif et le Parlement ont coproduit, c’est aussi simple que cela. On discute, on débat, on négocie.

Il y a aussi les cafouillages. Contre l’avis du gouvernement, les députés ont adopté vendredi l’amendement de Didier Migaud (PS) qui surtaxe les banques, à cause d’une "erreur" de vote de Jean-François Lamour. Que lui avez-vous dit?
Qu’il a été très fair play, en grand sportif, puisqu’il a reconnu son erreur. Nous procéderons à un nouveau vote demain pour supprimer cet amendement inutile. Nous sommes en période de reprise, nous n’allons pas taxer les banques au moment où elles vont mieux.

Plusieurs dossiers sensibles arrivent, sur la réforme des collectivités ou les impôts locaux et le bouclier fiscal reste débattu... Les débats vont-ils reprendre de plus belle?
Les réformes ne sont pas toujours bien ficelées, nous avons parfois besoin d’améliorer le ficelage. Par exemple, pour la future révision des bases des impôts locaux, j’ai dit au président de la République que nous voulions un dossier complet avec les simulations de Bercy montrant les effets dans chaque collectivité. J’ajoute que nous avons une grave crise économique et une majorité qui n’a pas d’opposition. Nos débats n’en sont que plus audibles. Remarquez que ce sont des débats de fond, sur des sérieux sérieux, et que nous évitons les conflits de personnes.

On a pourtant entendu des élus UMP critiquer des décisions ou déclarations du président de la République, sur le procès Clearstream, Frédéric Mitterrand, l’Epad...
Il peut y avoir des agacements mais ne réduisons pas les débats à cela!

Le grand emprunt suscite aussi des agacements, car la dette de la France explose. Etes-vous dans le camp de la dépense ou de la rigueur?
Je respecte les experts nommés par le président de la République mais à la fin c’est nous qui voterons les priorités. Je suis très enthousiaste à l’idée de définir ce que seront les dépenses pour la croissance des années à venir. Le groupe UMP a travaillé sur ce sujet et transmettra demain son rapport à la commission Juppé-Rocard. Nous devons investir dans le secteur de l’e-santé pour les seniors, la robotique pour l’aide à domicile, les batteries électriques pour les voitures sans essence... Mais avant d’emprunter de l’argent il faudrait d’abord identifier les autres sources de financement possibles et aussi savoir comment nous allons réduire les déficits. L’emprunt doit venir en dernier ressort.

Le président a-t-il tort de le proposer ?
Fixons clairement la stratégie. Les Français s’inquiètent de savoir qui va rembourser la dette. Les Allemands, eux, ont décidé de mettre un plafond à leur endettement et d’inscrire ce principe dans leur constitution. Le cadre est clair. Pourquoi ne pas s’en inspirer? Ensuite, nous devons nous assurer que toutes les dépenses que nous faisons déjà servent à quelque chose. Or, ce n’est pas le cas!

Le gouvernement a pourtant engagé la Révision générale des politiques publiques...
Mais les résultats ne sont pas à la hauteur de l’enjeu! Je vous donne deux pistes. D’abord le financement des pôles de compétitivité. Ils sont beaucoup trop nombreux alors que deux ou trois seulement ont une vocation mondiale. Ensuite, les aides aux entreprises. On en compte 6.000 qui sont mal utilisées et nous y consacrons sans grande visibilité 65 milliards d’euros par an, ce qui est énorme. Il y a sans doute matière à réaliser de substancielles économies.

La crise ne prive-t-elle pas l’Etat de moyens financiers pour agir?
Il faut regarder plus loin. Nous allons progressivement sortir de la crise, la question est de conduire notre pays vers une situation meilleure pour tout le monde, et pas seulement d’un point de vue économique. J’appelle à ouvrir davantage le dialogue avec les Français pour parler de notre identité. Je m’interroge beaucoup sur notre façon de vivre ensemble, en tenant compte de la ruralité, de la situation des femmes...

L’égalité hommes-femmes?
Oui, je suis indigné de voir que nous stagnons dans ce combat. Les salaires, les déroulement de carrières, la conciliation de la vie familiale et professionnelle... Tout cela avance trop peu. Il faut accélérer et agir comme nous l’avons fait pour les conseils municipaux. Nous allons déposer une proposition de loi prévoyant que 40%, puis à terme 50%, des sièges aux conseils d’administration des entreprises soient réservés à des femmes. L’exemple viendra d’en haut. Ce sont ces conseils qui déterminent les politiques de rémunération. le texte pourrait venir devant les députés au premier semestre 2010 et la France s’honorerait d’être en pointe sur ce sujet, à l'égal de la Norvège.

 

Jean-François Copé, dans le JDD

 

Par Jean-François Copé, dans le JDD - Communauté : Politique française - Voir les commentaires - Publié dans : Vie Politique
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Mardi 27 octobre 2009 2 27 10 2009 08:26

Par Elie Arié
..

Une des raisons de la pauvreté du débat politique, en France, est que l’opposition (qu’elle soit de droite ou de gauche) critique de façon systématique et automatique toute réforme du gouvernement, même celles qu’elle aurait elle-même réalisées si elle était au pouvoir ; pour ne prendre que des exemples récents :
- le vote de la gauche contre la réforme hospitalière Bachelot, qui reprenait, pour l’essentiel, les propositions du programme du Parti Socialiste (notamment la transformation des ARH en ARS, le regroupement des plateaux techniques dispersés dans de grands centres, la budgétisation des hôpitaux en fonction de leur activité réelle, etc.),
- le vote de la droite contre les mesures promulguées par Dominique Strauss-Kahn, lorsqu’il était Ministre de l’Economie, pour préparer le passage à l’Euro, mesures qu’elle aurait évidemment mises en œuvre si elle était au pouvoir à ce moment-là.

Cette opposition qui se veut « radicale » ne trompe personne, parce que chacun a pu constater que, depuis la ratification du traité de Maastricht, gauche et droite mènent des politiques assez voisines lorsqu’elles sont au pouvoir, les marges de manœuvre que leur laissent les traités européens qu’elles ont toutes deux ratifiés étant devenues assez faibles, et plus de 70 % de la législation française étant maintenant constituée de transpositions devenues obligatoires, dans le droit français, des directives de la Commission de Bruxelles.

Pour s’en convaincre, il suffit :
- de dresser la liste assez longue des réformes de Sarkozy contre lesquelles la gauche a voté, mais auxquelles elle ne touchera pas si elle revient au pouvoir, bien contente que le « sale boulot » ait été fait : réforme des régimes spéciaux de retraite, réforme hospitalière, autonomie des Universités, réforme de la Constitution augmentant les droits du Parlement, suppression de la publicité à la télévision publique, RSA, modification du statut de la poste, etc.,
- de constater l’absence de contre-propositions à la façon dont Sarkozy a géré la crise économique et financière, les critiques ayant successivement porté sur l’insuffisance de la relance de la consommation, puis…sur l’excès de la dette : deux critiques strictement contradictoires !

Le résultat de ce comportement qui se croit radical est la perte de toute crédibilité d’ un discours qui est perçu comme « Je ne sais pas encore de quoi il s’agit, mais je voterai contre puisque c’est le pouvoir  qui le propose, même si j’aurais voté pour si j’étais au pouvoir » : et, encore une fois, ceci est aussi vrai pour la droite que pour la gauche lorsqu’elles sont dans l’opposition. Ce qui est automatique, mécanique et prévisible n’est jamais crédible.
Ce comportement était justifié lorsque gauche et droite étaient porteuses –au moins en théorie- de deux projets de société totalement différents et incompatibles entre eux ; ce qui n’est plus le cas depuis que le Parti Socialiste s’est rallié à la social-démocratie (1983), puis à l’Union Européenne, puis au social-libéralisme (gouvernement Jospin).

On peut opposer à ce comportement celui des oppositions de toutes les grandes démocraties occidentales ( Etats-Unis, Grande-Bretagne, Allemagne, Espagne, pays scandinaves, etc.), qui votent certaines mesures proposées par les gouvernements, et proposent pour d’autres des amendements souvent acceptées par le pouvoir : il reste alors celles contre lesquelles elles votent, qui permettent aux citoyens de bien voir où se situe le clivage entre pouvoir et opposition, ce qui changerait s’ils décident de porter l’opposition au pouvoir, et de voter alors en connaissance de cause.

Ce comportement se traduit souvent par l’existence d’un « shadow-cabinet » , avec des responsables de l’opposition pour chaque Ministère du gouvernement, précisant à chaque débat parlementaire ce qu’ils feraient et ce qu’ils ne feraient pas: elles évitent la promesse si ridicule et jamais tenue en France d’un « projet crédible de l’opposition » : son contre-projet est visible à chaque débat parlementaire et se construit au jour le jour sous les yeux de l’opinion publique, sous forme de contre-propositions concrètes et non de phrases creuses sur « un nouveau projet de civilisation » « l’entrée dans la post-modernité », etc., dont personne ne sait ce qu’elles recouvrent…en particulier ceux qui tiennent ce discours.

C’est sans doute cette opposition mécanique, systématique  et pavlovienne de l'opposition  (qu’elle soit de droite ou de gauche) qui est responsable de la pauvreté du débat politique et démocratique en France.

Elie Arié
article publié aussi sur Marianne 2


Par Elie Arié - Communauté : Politique française - Voir les commentaires - Publié dans : Vie Politique
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Jeudi 15 octobre 2009 4 15 10 2009 19:16
Entretien avec Saïd Mahrane, Le Point du 15 10...(extraits)

Mise au point. Le futur président de l'Epad s'explique sur la polémique.

Le Point : Népotisme, héritier, dauphin... Que n'entend-on pas à votre sujet depuis l'annonce de votre candidature à la présidence de l'Epad...

Jean Sarkozy
: Quand on parle de dauphin, je comprends mieux pourquoi : j'ai vu qu'il y avait un certain nombre de requins autour de moi et que c'était la seule façon de leur résister. Je ne découvre pas le bruit des canons. J'ai été attaqué sur tous les chapitres : mon âge, mon nom, mon activité, y compris sur les éléments les plus intimes de ma vie, comme la religion de ma femme. Ce n'est jamais agréable - et c'est un euphémisme -, mais, en même temps, il n'y a pas d'engagement en politique possible sans attaques. Je comprends certaines interrogations auxquelles je veux apporter une réponse sur le terrain des idées, sur le terrain du projet. Mon ambition est de les convaincre de la pertinence de ma vision pour La Défense. Après, il y a des attaques ad hominem qui sont proférées. Pour moi, le débat démocratique ne doit pas se placer sur ce terrain-là. Laissons parler les actes et qu'on en juge après.

Êtes-vous surpris par l'ampleur de la polémique, qui va au-delà de la gauche et qui dépasse les frontières ?

Est-ce proportionné par rapport à la réalité de ce qui est en jeu ? Non. Est-ce que cela me surprend ? Pas vraiment. Ceux qui critiquent sont un peu amnésiques. De mon élection au conseil général à mon mariage, en passant par mon autre élection à la présidence du groupe, on me fait les mêmes procès. Chaque élément de mon engagement est sujet à la plus grande attention. J'ai compris que, lorsqu'on s'appelle Sarkozy, les choses sont parfois plus difficiles.

Vous parlez de la classe médiaticopolitique, mais beaucoup de Français sont aussi pour le moins déconcertés par votre ascension...

Tout le monde sait que beaucoup de réactions sur Internet, sous couvert d'anonymat, ne sont jamais inspirées des meilleurs sentiments. Et tout le monde sait bien que les différentes formations politiques s'organisent pour orchestrer des ripostes. Prenez la fameuse pétition contre ma candidature. Elle a été lancée par un élu d'opposition MoDem qui se fait passer pour un habitant de La Défense inquiet... Je respecte ses convictions, mais il faut replacer ces éléments dans leur contexte. Je suis ouvert aux interrogations. Depuis deux ans que je suis élu, je n'ai pas cherché à soigner mon image sur les plateaux de télévision.

Je suis sans cesse sur le terrain et sur le fond. C'est la raison pour laquelle je suis calme et serein dans l'appréhension de ce qui se passe autour de moi et qui dépasse ma seule candidature à la présidence de l'Epad. Je veux juste rappeler que j'ai été élu par les habitants de mon canton et dès le premier tour, à près de 52 %. Cette légitimité, on peut aussi me la contester. Des gens peuvent faire des pétitions pour demander si les habitants de Neuilly ont eu tort de voter pour moi. Et ils trouveront toujours quelqu'un pour signer et dire que c'était une mauvaise idée. Écrivons un texte de loi m'interdisant de me présenter à une élection parce que j'ai 23 ans et que je m'appelle Sarkozy.

Que répondez-vous à cet internaute du Point.fr qui écrit à votre sujet : "Il a beau dire et beau faire, il n'aurait jamais atteint un tel degré de responsabilité sans avoir un tel nom..." ?

Je veux lui dire qu'il se trompe et qu'il est, lui aussi, victime d'une campagne de désinformation. Il faut replacer les choses dans leur contexte : j'ai été élu ! Je voudrais dire à cet internaute que je comprends les questions qu'il se pose. Seulement, les citoyens qui m'ont élu me jugent sur mon action, sur mes propositions... À ce titre, ils sont beaucoup mieux placés que les personnes qui raisonnent au tribunal des raccourcis, des préjugés et des idées reçues.

Avez-vous informé votre père avant de vous porter candidat à la présidence de l'Epad ?

Je ne m'en cache pas. J'ai pris mes responsabilités et je l'en ai informé. Je lui ai dit ma volonté d'être candidat, comme d'ailleurs aux gens qui m'aiment et dont je me sens proche. Quelle a été sa réaction ? La même que depuis mes débuts en politique. Dès lors qu'il s'agit de mon combat, il a estimé qu'il me revenait la liberté d'en décider. Cette polémique lui porte d'une certaine manière préjudice... J'ai surtout le sentiment que ceux qui ont fait une affaire de cette candidature à une élection ont cette intention. Pour le reste, je suis là pour rétablir la vérité, car une stratégie du mensonge et de la désinformation a été adoptée par l'opposition. Quand on parle d'une nomination, alors qu'il s'agit d'une élection, ce n'est rien d'autre qu'un mensonge ! Quand on dit que j'ai été propulsé au conseil général sans aucune compétence, c'est encore un mensonge !

[....]

Où en êtes-vous dans vos études ?

[Son Blackberry vibre. Il découvre la déclaration de Julien Dray, qui admet sa "légitimité". "C'est cool, je vais l'appeler", dit-il.] Au sujet de mes études, j'ai fait un choix exigeant qui est celui de concilier mon engagement politique, mes responsabilités d'élu et ma formation universitaire. Je le fais donc à la mesure des possibilités et de l'agenda qui est le mien. Mais il est clair que la priorité va à mes responsabilités d'élu.

[...]

Quelles leçons tirez-vous de cette affaire ?

Je pense qu'il y a toujours des enseignements à tirer des difficultés que l'on rencontre. Ce n'est évidemment jamais agréable, mais cela renforce et permet de tester la vocation qui est la mienne. Il est nécessaire de prendre du recul, de rester calme et serein et, surtout, de ne pas réagir sur le terrain de la politique politicienne nationale, sur lequel on veut m'emmener. Enfin, ne rien changer à ma méthode de fonctionnement ni à ma vie d'élu.

Serez-vous candidat à la présidence du département en mars 2011 ?

La question ne se pose pas aujourd'hui. Je suis engagé dans un combat difficile, la présidence de l'Epad. Il me reste à mener une campagne dans cette perspective et à préciser ma vision des choses. Je suis très concentré.

[...]

Texte complet de l'entretien dans le Point du 15 10 09
Par Jean Sarkozy, interrogé par Saïd Mahrane, Le Point - Communauté : Politique française - Voir les 15 commentaires - Publié dans : Vie Politique
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PRESENTATION

 

Marc d'HERE 

 

Contact: ies1@hotmail.fr

 

 Militant socialiste (rocardien) depuis 1974, j’ai  accompagné en 1999 Jean-Marie Bockel, lorsqu’il a créé  le club politique  social libéral « Gauche Moderne ». J’en ai été le  secrétaire général jusqu’en 2006..

Engagé dans la défense du Traité Constitutionnel Européen, je propose à Bernard Kouchner, Elisabeth Guigou, Gérard Collomb et Daniel Cohn-Bendit de créer le « Comité de la Gauche pour le Oui » et j’en assure  l’organisation et le développement.

 Quittant le parti socialiste après le congrès du Mans (2005), ne pouvant accepter l’irréalismeet la démagogie des choix politiques effectués, et refusant une « synthèse » synonyme de confusion, je crée  avec quelques amis socialistes  et centristes,  un mouvement politique réformiste,  de centre gauche « Initiative Européenne et Sociale » (IES)  que je préside depuis janvier 2006.

 

 Ayant soutenu Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle, parce qu’il m’apparaissait le plus apte à réaliser les réformes et les changements profonds dont notre pays a besoin,  j’ai choisi de m’inscrire dans  la majorité présidentielle. Adhérent de La  Gauche Moderne, le parti de Jean-Marie Bockel , je suis membre du Comité Permanent, chargé du Projet,  et Coordonateur de la Région "Pays de la Loire" 

 

 J'ai publié  fin 2007« de Rocard à Sarkozy. Itinéraire d’un social libéral » éditions Christophe Chomant. Les personnes intéressées par ce livre peuvent s’adresser à l’éditeur : christophe.chomant@wanadoo.fr ou m’adresser un mail à ies1@hotmail.fr

 

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