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Questions internationales

Mardi 21 juin 2 21 /06 /Juin 07:08

 

Le jour même de l'ouverture de son procès, l'ex Président tunisien avait donné cet interview (imaginaire) à Youssef El Tounsi 

 

ZINE EL ABIDINE BEN ALI.

 

Par Youssef El TOUNSI.

 

 

YET. M. le président, aujourd’hui lundi 20 juin 2011 s’ouvre à Tunis votre procès. Les français disent « qui crache en l’air retombe sur le nez ». Ne pensez vous pas que c’est un peu ce qui vous est arrivé ?

 

 

B.A. Lorsque le 7 novembre 1997, j’ai fait constater, en ma qualité de Premier ministre, conformément à la constitution,   que l’état de santé du Président Habib BOURGUIBA ne lui permettait plus d’exercer ses fonctions, ce qui était médicalement exact, tout le monde  s’est accordé pour dire que j’avais sauvé le pays des islamistes qui étaient sur le point de prendre le pouvoir. Le peuple tunisien et l’ensemble de la communauté internationale m’a félicité. Je précise que les puissances occidentales m’avaient fait comprendre qu’elles voyaient  d’un bon œil le changement.  

 

 

YET. Vous aviez promis alors d’instaurer la démocratie en Tunisie, pour quelle raison y avez-vous renoncé ?

 

 

B.A Je puis vous dire aujourd’hui que j’étais parfaitement sincère quand j’affirmais que ma présence à la tête de l’Etat ne devait pas aller au-delà de deux mandats et qu’il convenait d’instaurer la démocratie en Tunisie.

 

Mais quand tous ceux qui sont autour de vous, vos proches, vos collaborateurs, vous expliquent que le peuple est heureux avec vous, quand les chefs des Etats les plus prestigieux de la planète, je veux dire occidentaux, défilent au Palais de Carthage pour vous dire que vous êtes un grand homme, le sauveur de la Tunisie et même du monde arabe pour faire barrage à l’islamisme, quand l’ensemble des leaders du monde arabo-musulmans vous présentent le maintien des régimes en place comme une évidence, quand tous les organismes internationaux, le directeur général du FMI en personne, viennent vous donner confirmation de ce que votre  économie est l’une des plus perforante du monde arabe, que nombre de pays occidentaux se contenteraient de la moitié de son taux de croissance, comment faire pour ne pas penser que tout est pour le mieux et qu’il vaut mieux rester encore et encore pour un dernier mandat, pour le bien du pays. Il était difficile de résister.

 

 

YET. Mais à aucun moment vous n’avez eu de doute au fond de vous ?

 

 

B.A Non, j’y ai cru, et pour tout vous dire, j’étais flatté et qui est insensible à la flatterie.

 

Rendez vous compte ce que c’est pour un gros balourd comme moi, issu d’un milieu modeste, sans manière, sans éducation, sans le moindre charisme, ne s’exprimant qu’avec difficulté, à qui l’on vient dire qu’il est le meilleur. Moi que le président H. BOURGUIBA avait désigné comme Premier Ministre après avoir été ministre de l’intérieur, car il était persuadé à l’époque où l’on ne cessait de parler de coups d’état, qu’avec moi il ne risquait rien car je n’avais pas la trempe pour me lancer dans une telle opération, rendez vous compte de ce que cela peut être de m’être retrouvé d’un seul coup à la tête de l’état avec tous les honneurs, tous les « beldi », les gros bourgeois de Tunis, si influents, si puissants désormais à mes pieds.

 

J’ai aujourd’hui  l’impression curieuse qu’il ne s’est agi que d’un rêve, que cela n’a pas existé, car je n’étais pas fait pour ça naturellement, c’est un concours de circonstances qui m’a conduit aux fonctions de chef de l’Etat. 

 

L’enivrement par le pouvoir, on en veut toujours un peu plus.

 

 

YET. Personne autour de vous ne vous a mis en garde ?

 

 

B.A En réalité le phénomène qui s’était produit avec BOURGUIBA, s’est reproduit avec moi. Au fur et à mesure, mes amis, d’ailleurs peu nombreux en ce qui me concerne, ont disparu pour laisser la place à d’habiles opportunistes qui ont donné l’image la plus détestable du régime.

 

D’autres craignant pour leur situation préféraient se taire ne sachant pas qu’elle serait ma réaction ne connaissant pas exactement le rapport de force de celui qu’il aurait été utile de dénoncer. On s’est trouvé dans un phénomène de Cour où l’on cherchait plus à éliminer un adversaire qu’a s’intéresser à ce qui était le mieux pour le pays. De plus la plupart, dans la mesure où ils profitaient largement du système, ne cherchaient pas à se compliquer la vie, risquant alors de tout perdre.

 

Mon 1er Ministre Mohamed GHANOUCHI, ne m’a jamais mis en garde contre qui que ce soit ou quoi que ce soit. C’était en effet un pur technicien, c’est comme cela qu’il est resté 11 ans Premier ministre puisqu’il ne gênait personne.

 

Je ne suis pas étonné qu’il ait poursuivi sa carrière, quelques temps après mon départ.

 

 

YET. Mais alors comment se fait-il que très vite vous avez instauré dans le pays une véritable dictature.

 

 

B.A Je dois tout d’abord vous dire qu’en 23 ans je n’ai fait exécuter aucune condamnation à mort, on n’a jamais connu de disparition suspectes, j’ai toujours veillé au respect des personnes même s’il est vrai que certains se sont plaints d’avoir subi de mauvais traitements, on a même parlé de torture mais tout cela a été exagéré et même actuellement rien n’a été établi, personne n’a vu à la télévision d’anciens torturés présenter leurs stigmates.

 

J’admets cependant avoir muselé l’opposition dans la mesure où j’estimais, peut-être à tort, qu’elle présentait un risque pour la stabilité du pays qui pour moi était la clé du progrès économique et donc de l’évolution sociale.

 

Je reconnais aujourd’hui que cela a pu être en réalité un alibi, mais pas complètement. Les investissements des pays du golfe et de nombreux pays occidentaux étaient toujours motivés par la stabilité du pays, je ne pouvais pas y être insensible.

 

Et puis vous savez le pouvoir est une terrible drogue auquel on prend goût très rapidement. A cela vient s’ajouter et c’est loin d’être négligeable dans l’appréciation d’une situation, le fait que très vite une foule de courtisans vont venir graviter autour de celui qui le détient, ces derniers ayant tout intérêt à ce qu’il soit fort et qu’il perdure.

 

YET. Et la corruption ?

 

 

B.A Le pouvoir a de tout temps été source de corruption en Tunisie comme ailleurs. Il a pris une plus grande proportion en Tunisie à raison de l’absence de soupapes de sécurité que sont les médias et avec mon maintien au pouvoir pendant 23 ans s’est constituée une oligarchie puissante et qui n’avait aucune limite, pas même celle de la justice qui elle-même progressivement s’est mise du côté du pouvoir peut être parfois sans même s’en rendre compte.

 

D’ailleurs il ne faut pas croire qu’il était nécessaire à ces gens là de passer par moi ou par un ministre pour obtenir des avantages. Le seul fait que l’on sache que telle personne est proche du pouvoir va suffire à lui permettre d’obtenir, le plus souvent non pas à sa demande mais à celle de décideurs, une place dans un conseil d’administration ou l’octroi de responsabilités bien rémunérées car c’est un élément du bon fonctionnement d’une entreprise et donc de sa performance.

 

En cela j’ai une lourde responsabilité car je n’ai pas su créer un état impartial  ou un ordre juste, tout en y apportant la nuance suivante : même les pays occidentaux et en particulier la France n’y sont toujours pas parvenus puisque les campagnes électorales continuent de se faire sur ces thèmes. Vous savez comme moi que la France non plus n’est pas exempte de ce phénomène, récemment le président SARKOZY a demandé à une commission de hauts magistrats d’émettre des propositions pour mettre fin à ce que l’on a appelé le conflit d’intérêts, très proche de la corruption.

 

 

YET. Comment analysez- vous ce renversement de régime aussi rapide ?

 

 

B.A Le citoyen s’est ainsi trouvé pris au piège d’éléments du pouvoir qui pouvaient être un simple policier qui avait tous les droits. En l’absence de toute échappatoire, il lui restait à militer dans le parti unique, ou d’en arriver au drame de Sidi BOUZID.

 

J’ai compris aujourd’hui que j’étais seul tout seul et que même ceux qui étaient censés profiter de la situation jouaient contre moi, peut-être même sans s’en rendre compte. Chacun en effet prenait ses dispositions et ils étaient tous prêts à me lâcher dès que les choses iraient mal, ce qui explique que le 14 janvier tout mon entourage avait pris ses distances et je me suis rendu compte que je ne tiendrai plus ne serait ce que quelques heures.

 

L’armée avait depuis longtemps pris ses distances et prenait plus ses ordres à WASHINGTON qu’à CARTHAGE. J’ai compris que l’armée m’échappait et que la police n’était pas en état de faire face à un tel soulèvement. Ambition, incompétence, négligence, impréparation des forces de police venaient s’ajouter à des responsables qui cherchaient plus à sauver leur peau et leur carrière qu’à faire du maintien de l’ordre. Mais en avaient-ils la possibilité ?

 

Point de matériel tel que masques à gaz, grenades lacrymogènes, tenues spéciales, canons à eau, ne permettant même pas de faire face à une manifestation d’étudiants, d’où la déclaration de MAM à l’Assemblée Nationale française, sans que je sache, aujourd’hui encore si c’est de l’incompétence ou une volonté de laisser aller les choses. Comment peut-on imaginer que la grande manifestation du 14 janvier ait pu se dérouler sur l’avenue Habib Bourguiba avec autant de facilité, sans empêcher la foule de se rendre sur cette artère névralgique et sans aucune protection du ministère de l’intérieur livré aux manifestants qui ont bien voulu ce jour là ne pas l’investir.

 

Tout cela m’a fait comprendre que c’était fini et que ceux qui me poussaient tous les 5 ans à me représenter m’avaient depuis longtemps lâché chacun jouant dans son coin sa partie.

 

Je ne pouvais dans ces conditions que partir et quand je vis le soir du 14 janvier l’avion s’élever au dessus de Tunis je savais que c’était fini, tous les grands hommes de la Tunisie moderne ont connu l’exil à un moment ou à un autre de leur vie, j’y ai rejoint Moncef Bey,  Habib Bourguiba,  Salah Ben Youssef, et tant d’autres, c’est une sorte de malédiction qui pèse sur nous.

 

       

YET. Comment voyez- vous la suite pour votre pays

 

 

B.A Je suis assez pessimiste, car je ne pense pas qu’en Tunisie, un système à l’occidental puisse se concilier avec une économie basée sur des coûts de revient très bas en particulier en ce qui concerne la main d’œuvre, ce qui nous a permis lentement de nous développer. Des salaires qui se rapprochent de plus en plus de ceux des pays occidentaux, une insécurité générale et sociale, réduiront les investissements car ils étaient fondés sur ces critères. La Tunisie ne disposant pas de matières premières, je crains un appauvrissement du pays. Le tourisme aussi a besoin de sécurité et de stabilité. L’avènement du parti islamiste ENNAHDA, actuellement en tête des sondages, ne pourra qu’aggraver la situation.

 

La démocratie, la liberté individuelle, le droit de grève à l’occidentale, est un luxe que seuls les pays riches peuvent se payer. La Tunisie est un petit pays sans ressources naturelles, tout ce que nous pouvons donner c’est notre sueur et notre sang. Croire que l’on peut s’aligner sur des pays occidentaux comme la France pour que chaque individu, chaque corporation, chaque organisation professionnelle, puisse faire prévaloir ses intérêts particuliers avant l’intérêt général est une erreur. La Tunisie avait le jour de mon départ un taux de croissance de 6% en moyenne. L’actuel 1er Ministre a déclaré qu’il est actuellement situé entre 0 et 1%. Les choses vont-elles s’arranger ? Je le souhaite, mais rien n’est moins sûr. Je répète que les investisseurs veulent la sécurité dans tous les domaines, avant toute chose. Savoir que les usines ne seront pas interrompues du jour au lendemain, que le personnel d’encadrement puisse exercer en toute sérénité, des salaires bas et des charges compétitives. Nous avons déjà subi la crise, de même que la concurrence des autres pays du tiers monde en particulier de l’Asie. Les choses vont très vite dans ce domaine, les touristes cherchent aussi la tranquillité. Une police démotivée, découragée, c’est la porte ouverte à la délinquance, qui fait fuir les touristes. Il faut prendre garde de ce que la Tunisie ne devienne la République de HAÏTI de l’Afrique du Nord.

 

Il y a eu un hiatus entre une jeunesse instruite évoluée cultivée et la situation économique du pays qui n’a pas permis de l’absorber, avec une paupérisation des milieux les plus modestes, dans un monde de l’information qui crée les besoins, les envies.  

 

L’histoire montrera que si j’ai commis des fautes, j’ai aussi beaucoup apporté dans le développement économique du pays.         

 

YET. Que pensez-vous du procès qui s’ouvre aujourd’hui à Tunis en votre absence ?

 

C’est un procès initié par le pouvoir, qui n’a rien d’autre à donner au peuple. Un tel procès n’a aucun intérêt. On cherche à distraire la bourgeoisie de Tunis. Interrogez les tunisiens de l’intérieur, ceux de la Tunisie profonde, ils veulent du travail. Mon passage passé au pouvoir m’a fait comprendre une chose, ce n’est pas avec la politique que l’on gouverne un pays mais avec une économie forte et développée.     

 

 

YET. Et vous que devenez vous ?

 

 

B.A N’imaginez pas que les 23 ans que j’ai passés au palais de Carthage étaient de tout repos. Je crois que tout le monde s’accorde à dire que j’étais le contraire d’un roi fainéant. Je me suis battu tous les jours pour la prospérité de mon pays. Je suis actuellement libéré de toutes ces servitudes qui pesaient sur moi.

 

Maintenant je vais me reposer et je souhaite bonne chance à la Tunisie.

 

Par Youssef El Tounsi - Voir les 2 commentaires - Publié dans : Questions internationales
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Vendredi 18 mars 5 18 /03 /Mars 16:30

 

De Laurent Pinsolle sur Marianne 2…

 

 

On pouvait ne plus y croire, mais la note d’Alain Juppé sur son blog pouvait laisser présager une issue plus positive : le ministre des Affaires étrangères pouvait-il s’exprimer de la sorte s’il ne croyait plus à une intervention ? L’essentiel est là, une coalition internationale va intervenir en Libye.

 

L’espoir renaît à Benghazi

Comment ne pas se sentir fier et heureux de la décision prise par le Conseil de Sécurité? En effet, comme le souligne Hubert Védrine, nous étions sans doute à quelques jours d’un massacre à grande échelle, d’une véritable épuration des rebelles par le régime libyen, ce qui a sans doute fait basculer la décision. Ce choix d’hier soir, aussi tardif soit-il, est historique : la communauté internationale a décidé d’intervenir dans une guerre civile contre un dictateur en place.

Il était très important d’envoyer un tel message car si nous avions laissé faire, alors tous les dictateurs de la planète auraient ainsi reçu une carte blanche pour réprimer comme bon leur semble tout soulèvement de leur population. Aujourd’hui, la communauté internationale a pris position contre l’oppression et pour la liberté. En outre, cette intervention a obtenu l’assentiment des Nations Unies (10 voix pour, 5 abstentions), de la Ligue Arabe et du CNT Libyen.

Et là, il faut remercier Nicolas Sarkozy dont il est clair aujourd’hui qu’il est le premier responsable de cette intervention. La France a été en première ligne pour secouer la communauté internationale, avec la Grande-Bretagne. Sans l’action de notre pays, il est clair que rien n’aurait été fait. Alain Juppé semble également avoir joué un rôle majeur, ne serait-ce qu’hier au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Les rebelles de Benghazi semblent l’avoir bien compris.

 

 

De la France et de l’Union Européenne

Cet épisode démontre également que, contrairement à ce que les déclinologues avancent, la France fait partie des quelques pays qui peuvent encore changer le destin de l’humanité. Comme en 2003, quand notre pays s’était fait le premier opposant à l’intervention en Irak, c’est notre pays qui a décidé la communauté internationale à faire quelque chose en Libye, malgré le scepticisme des États-Unis et le peu d’enthousiasme de la Chine et de la Russie.

Et alors que beaucoup de commentateurs vantaient l’action diplomatique d’Angela Merkel, qui critique publiquement les régimes dictatoriaux, ici, on voit que c’est une chose de parler et que c’en est une autre d’agir. L’épisode libyen montre également que les seules réalités qui comptent sont les grandes nations. C’est l’action de deux grandes nations qui a tout changé. Parallèlement, l’Union européenne n’aura été qu’un robinet d’eau tiède totalement inutile.

La critique n’a de sens que si on est capable de reconnaître également les réussites des personnes que l’on critique habituellement. Ici, Nicolas Sarkozy a joué un rôle véritablement historique. Merci pour la France et surtout merci pour les révoltés libyens qui vont peut-être échapper à un destin funeste.

Lire d'autres articles de Laurent Pinsolle sur son blog.

 

 

 

Notre Honneur

 

Alain Juppé,  le 16 mars, sur son blog...

 

Il ne suffit pas de proclamer, comme l’ont fait à peu près toutes les grandes démocraties, que “Kadhafi doit partir”. Il faut se donner les moyens d’aider efficacement ceux qui ont pris les armes contre sa dictature.

 

Les sanctions juridiques et financières décidées par les Nations Unies et l’Union européenne sont utiles. Mais on sait qu’elles ne donnent de résultats qu’au bout de plusieurs mois. Or il y a urgence.

 

Seule la menace de l’emploi de la force peut arrêter Kadhafi. C’est en bombardant, avec les quelques dizaines d’avions et d’hélicoptères dont il dispose réellement, les positions de ses opposants que le dictateur libyen a renversé la balance. Nous pouv(i)ons neutraliser ses moyens aériens par des frappes ciblées. C’est ce que la France et la Grande-Bretagne proposent depuis deux semaines. A deux conditions: obtenir un mandat du Conseil de sécurité des Nations unies, seule source de droit international en matière d’usage de la force ; agir non seulement avec le soutien mais aussi la participation effective de pays arabes. Cette deuxième condition est en voie d’être remplie: plusieurs pays arabes nous ont assuré qu’ils participeraient. 

La France, avec la Grande-Bretagne et le Liban viennent de déposer, à New-York le projet de résolution qui nous donnerait le mandat attendu. Le Président de la République et le Premier Ministre britannique viennent d’appeler solennellement les membres du Conseil à l’examiner et à l’adopter.

 

Il est souvent arrivé dans notre histoire contemporaine que la faiblesse des démocraties laisse le champ libre aux dictatures. Il n’est pas encore trop tard pour faire mentir cette règle. Ce sera l’honneur de la France d’avoir tout tenté pour y parvenir.

 

 

 

 

 

Par Laurent Pinsolle, repris sur Marianne 2 - Communauté : Démocrates et solidaires - Voir les 2 commentaires - Publié dans : Questions internationales
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PRESENTATION

 

Marc d'HERE 

 

Contact: ies1@hotmail.fr

 

 Militant socialiste (rocardien) depuis 1974, j’ai  accompagné en 1999 Jean-Marie Bockel, lorsqu’il a créé  le club politique  social libéral « Gauche Moderne ». J’en ai été le  secrétaire général jusqu’en 2006..

 

Engagé dans la défense du Traité Constitutionnel Européen, je propose à Bernard Kouchner, Elisabeth Guigou, Gérard Collomb et Daniel Cohn-Bendit de créer le « Comité de la Gauche pour le Oui » et j’en assure  l’organisation et le développement.

 

J'ai quitté le parti socialiste après le congrès du Mans (2005), ne pouvant accepter l’irréalisme et la démagogie des choix politiques effectués, et refusant une « synthèse » synonyme de confusion.  Ayant soutenu Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle, parce qu’il m’apparaissait le plus apte à réaliser les réformes et les changements profonds dont notre pays a besoin,  j’ai choisi de m’inscrire dans  la majorité présidentielle et j'ai adhéré à  La  Gauche Moderne. Aujourd'hui je suis animateur du  club politique le "Cercle des Libertés Egales" qui soutient la politique de réformes et la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidentielle. 

 

J'ai publié  fin 2007« de Rocard à Sarkozy. Itinéraire d’un social libéral » éditions Christophe Chomant.

En février 2010, "Plus belle la gauche" avec Gilles Casanova aux éditions de Passy

En  mai 2011 "La déclaration du Président",  encore aux éditions de Passy

 

 

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