On est déjà entré dans la campagne de l’élection présidentielle, et jusqu’en mai prochain c’est autour de cette élection que va tourner la vie politique française. Et c’est bien naturel. Pourtant, il y aura, juste après, en juin 2012, des élections peut-être plus importantes encore, les élections législatives.
Plus importantes, parce que les élections législatives sont les élections décisives. En effet, quel que soit le Président choisi par les Français en mai de l’an prochain, c’est la majorité qui sera élue dans la foulée, au mois de juin, qui dirigera effectivement la France. Le Premier ministre qui sera forcément choisi au sein de la nouvelle majorité, pourra imposer sa politique au Président, même s’il est vrai que celui-ci conservera certaines prérogatives.
En 1997, souvenons-nous, c’est la gauche qui, à la suite de la dissolution, a emporté les élections législatives, et c’est Lionel Jospin, leader de cette majorité de gauche que le Président Chirac a été contraint de nommer Premier ministre. Et le Premier ministre Jospin a pu tout à fait librement mettre en œuvre son programme et gouverner comme il l’entendait, jusqu’en 2002, malgré la présence de Chirac à l’Elysée. C’est pourquoi, quel que soit le résultat de l’élection présidentielle, c’est le résultat des législatives – il est vrai souvent déterminé par le choix effectué à la présidentielle qui les précède - qui comptera et décidera de la politique des années suivantes. D’où la nécessité de s’y préparer bien à l’avance.
Même s’ils sont désignés dans des circonscriptions locales, les députés élus n’ont pas de rôle local à jouer, leur mission consistant essentiellement à voter les lois et le budget, d’en suivre l’application et à contrôler l’action du gouvernement.
Bien évidemment, on ne peut tout à fait ignorer l’aspect local et notamment l’implantation réelle des candidats qui ne peuvent être des « parachutés », les électeurs n’en voulant plus et exigeant dorénavant que leur représentant soit effectivement installé dans la circonscription qu’il prétend représenter.
La Gauche Moderne, le parti fondé et présidé par Jean-Marie Bockel, qui a participé, et a eu des élus, à toutes les dernières élections - municipales, européennes, régionales - qui participe aux élections cantonales et envisage d’avoir son candidat à la présidentielle, devra évidemment participer à ces élections décisives que sont les élections législatives. Elle pourra certainement présenter des candidats bien implantés dans plusieurs régions, Alsace, Aquitaine, Nord Pas-de Calais, Normandie, Rhône-Alpes ou Ile-de-France…
C’est dans cette région Ile-de France, dans la 8ème circonscription de Paris, qui correspond à la plus grande partie du 12ème arrondissement où j’habite, que j’ai l’intention de me présenter, avec sans doute une suppléante centriste, et certainement, le soutien actif de La Gauche Moderne.
L’élection est dans seize mois, nous aurons sans nul doute l’occasion d’en reparler.
Marc d’Héré
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