Emploi, temps de travai, retraite

Lundi 29 décembre 2008 1 29 12 2008 15:46
...

Crise et pauvreté. Les associations de solidarité alertent l’opinion sur l'emploi.


JB de Foucauld
(Intervention de à la conférence de presse d’
ALERTE[xyzabc1]  du 28 novembre 2008)


A retrouver sur le site: http://www.democratie-spiritualite.org
 

1. Même si l’emploi ne règle pas tout, le chômage, lui dérègle tout. Il rend pauvre, sous de multiples formes, des personnes qui ne l’étaient pas. Il rend encore plus difficile à ceux qui sont déjà pauvres de sortir de la pauvreté. Il y avait, selon l’enquête emploi, avant l’aggravation récente de  la crise environ 4 millions de personnes qui souffraient d’insuffisance de travail rémunéré : qu’elles ne travaillent pas du tout et cherchent activement (2 millions), qu’elles souhaitent travailler, mais soient trop découragées pour chercher (700 mille) ou qu’elles soient en sous-emploi (près de 1,3 millions). Rappelons en outre que la durée moyenne du chômage est de 14 mois. Ces données vont se dégrader vraisemblablement et accroître la souffrance sociale dans une proportion que les enquêtes trimestrielles emploi préciseront, enquêtes qui sont plus significatives que les inscriptions mensuelles des demandeurs d’emploi à  l’ANPE qui monopolisent trop l’attention et l’émotion.

 

2. Comment réagir à cette situation ? La réponse à la crise financière ne peut être, pour nous, exclusivement institutionnelle et régulationniste. On voit bien que c’est le modèle américain de société individualiste, à faible redistribution sociale, qui a fabriqué des produits financiers toxiques pour se développer, mettant ses propres pauvres, puis ceux des autres pays, en difficultés accrues. On voit bien qu’il y a un autre « vivre ensemble » à inventer, une société plus solidaire, autrement créative, plus sobre, moins injuste,  prête  à payer le prix d’un droit à l’emploi de qualité pour tous. Essayons donc d’être plus solidaires des demandeurs d’emploi, ceux qui sont déjà là, ceux qui risquent de les rejoindre. De quelle manière ?

 

3. Je voudrais d’abord plaider pour une chose simple, tellement à portée de mains, qu’on semble l’avoir oublié : l’entraide. Le chômage ne suscite pas l’entraide. De manière quelque peu diabolique, il génère l’évitement et casse le lien social au moment où on a le plus besoin de lui. De cela nous sommes tous responsables et on ne le dit pas assez. On n’appelle pas suffisamment à l’entraide face au chômage. Si on ne veut pas retrouver l’emploi par la dérégulation du marché du travail, il faut susciter du capital social pour soutenir l’initiative des demandeurs d’emploi et pour les accompagner dans leurs efforts. On a besoin d’entraide informelle (écoute, amitié, maintien de relation) et d’entraide organisée. Le chômage est un phénomène complexe : seul, il est difficile d’aider. Dès que l’on se regroupe, dès que l’on s’organise, on devient créatif et efficace. C’est la leçon des multiples expériences associatives d’aide à l’emploi. Mobilisons-nous donc auprès d’elles. Ce sera avoir une bonne façon d’inciter les entreprises, les partenaires sociaux et les pouvoirs publics à faire plus et mieux.

4. Dès lors, en effet nous pouvons demander aux entreprises d’élever le niveau de leur responsabilité sociale, aux sociétés de ne pas chercher à rétablir des taux de rentabilité exagérés, aux banques de supprimer les bonus avant de supprimer des emplois, aux dirigeants qui sont amenés à licencier de prendre leur part du fardeau en réduisant leurs rémunérations exagérées.

 

5. Aux partenaires sociaux qui négocient la nouvelle convention de l’assurance-chômage, nous demandons de faire jouer à cette institution son rôle d’amortisseur, alors qu’elle a souvent dans le passé joué un rôle pro-cyclique. Nous demandons que les ressources actuelles soient maintenues, que le projet de transfert de cotisations à l’assurance vieillesse soit différé,  que les contrats de travail de courte durée bénéficient d’une meilleure couverture et que les jeunes, non bénéficiaires du RSA, soient mieux assurés.

 

6. A l’Etat, nous demandons :

- la mise à disposition des acteurs de terrain de contrats de travail aidés en nombre suffisant et de bonne qualité, c'est-à-dire à plein temps, d’une durée suffisamment longue, et assortis d’une formation permettant le retour des bénéficiaires à l’emploi ordinaire ;

- l’attribution à un « Pôle emploi » des moyens nécessaires pour développer une offre de service de qualité, élargie notamment en direction des allocataires du RSA ;

- que le guichet des exonérations de charges pour les heures supplémentaires soit désormais limité à ses actuels détenteurs.

 

7. Aux collectivités locales, mobilisées pour l’insertion, nous demandons en outre qu’elles aident localement les demandeurs d’emploi à s’organiser afin qu’ils soient effectivement en mesure de pouvoir participer activement à la détermination et à l’évaluation des politiques qui les concernent.


Jean-Baptiste de Foucauld


 [xyzabc1] un lien vers le site

Par Jean-Baptiste de Foucauld, Démocratie et spiritualité - Communauté : Démocrates et solidaires - Voir les commentaires - Publié dans : Emploi, temps de travai, retraite
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Samedi 1 novembre 2008 6 01 11 2008 11:54

Communiqué de l'association  Solidarités Nouvelles face au Chômage...

L’association Solidarités Nouvelles face au Chômage approuve l’augmentation de 100 000 contrats aidés pour les chômeurs de longue durée qui vient d’être décidé et qu’elle réclamait.

 S’appuyant sur l’expérience citoyenne d’accompagnement et de création d’emplois qu’elle conduit depuis plus de vingt ans, Solidarités Nouvelles face au Chômage (SNC) exprime cependant sa préoccupation sur les conditions dans lesquelles cette mesure est décidée et sur les modalités du débat qui s’instaure à son propos.

 

1.       N’ayons pas honte des contrats aidés, qui constituent une forme indispensable et novatrice de solidarité et de créativité. Pour SNC, les contrats de travail aidés par l’Etat, dans le secteur marchand comme dans le secteur non marchand, constituent un instrument normal de lutte contre le chômage de longue durée et les discriminations, qui contribue au développement de l’emploi. Il n’est donc pas correct de développer cet instrument comme à regret et en s’en excusant au nom des circonstances.

 

2.       Soyons conscients que les mots excluent parfois tout autant que les actes. SNC conteste l’expression de « traitement social », couramment utilisée à propos des contrats aidés. L’expression est désobligeante, voire stigmatisante, pour les intéressés. Elle ne correspond pas à la réalité économique et humaine des personnes qui travaillent et produisent des biens ou rendent des services utiles à la collectivité tout en favorisant le développement d’une économie sociale et solidaire plus respectueuse des personnes et moins soumise au pouvoir de l’argent. Le terme de traitement social doit être réservé à l’assurance chômage et aux minima sociaux. Si l’on veut absolument utiliser un terme qui distingue ces contrats de l’emploi ordinaire, parlons, à la rigueur, de traitement socio-économique du chômage.

 

3.       Définissons des règles justes  pour déterminer le nombre souhaitable de contrats aidés. SNC désapprouve la gestion essentiellement conjoncturelle des contrats aidés et le caractère opaque, voire arbitraire, des décisions budgétaires prises chaque année dans ce domaine. Les contrats aidés sont principalement destinés à réduire le chômage structurel qui frappe les demandeurs d’emplois de longue durée. C’est seulement dans la mesure où une mauvaise conjoncture aggrave la situation de ces derniers que l’arme des contrats aidés doit être davantage sollicitée. SNC propose donc qu’un critère simple et objectif soit adopté pour déterminer le volume de contrats aidés que la collectivité doit accepter de financer pour assurer le droit au travail de chacun : le volume des contrats aidés en cours devrait être lié de manière fixe au volume du chômage de longue durée, au lieu de fluctuer comme actuellement, selon les années, en fonction du contexte économique, budgétaire ou politique.

 

4.       Optons résolument pour la qualité. Cette stabilisation des dispositifs, devenus prévisibles, permettrait aux employeurs de développer la  qualité de ces contrats. La gestion des contrats aidés doit définitivement tourner le dos aux mauvaises pratiques qui ont conduit fréquemment à sacrifier la qualité à la quantité, à développer des contrats courts, à temps partiel, sans accompagnement ni formation, pourtant essentiels, et à modifier trop souvent des outils devenus trop complexes et périlleux à gérer par les employeurs potentiels. On a souvent précarisé les politiques d’insertion, qui, plus que d’autres, ont besoin, pour être efficaces, de pérennité, de durée, de confiance. Les travaux du Grenelle de l’insertion l’ont clairement mis en valeur. Les contrats aidés doivent être stabilisés et orientés vers la qualité et non vers la gestion statistique des chiffres mensuels du chômage qui mobilisent beaucoup trop l’attention et l’émotion par rapport à une réalité française qui a peu varié dans le temps et qu’il faut s’efforcer de transformer : une durée moyenne du chômage de 14 mois, 40 % de demandeurs d’emploi au chômage depuis plus d’un an.

Solidarités Nouvelles face au Chômage (SNC)  http://www.snc.asso.fr

Par Solidarités Nouvelles face au Chômage - Communauté : Démocrates et solidaires - Voir les 1 commentaires - Publié dans : Emploi, temps de travai, retraite
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Mardi 28 octobre 2008 2 28 10 2008 15:24
Agence Reuters et Le Point.fr, Sophie Louet...Le 28 10 08...

Nicolas Sarkozy a annoncé une série de mesures pour faire face à la montée du chômage, certaines attendues comme le renforcement des emplois aidés mais aussi d'autres qualifiées d'"innovantes" qui doivent dans son esprit favoriser les embauches.

Il a proposé ainsi que les PME puissent recruter avec plus de souplesse tant que la crise persistera, via un recours plus systématique aux contrats à durée déterminée (CDD), et réaffirmé sa volonté de lever les restrictions au travail dominical en demandant au Parlement de se saisir "sans tabou" d'une proposition de loi sur la question.

Le chef de l'Etat, qui s'exprimait à Rethel (Ardennes), a plaidé en outre en faveur d'une meilleure indemnisation du chômage partiel et du développement de contrats du type CTP (contrats de transition professionnelle), plus généreux, pour les salariés victimes de plans de restructuration.

Il a annoncé son intention de réunir les partenaires sociaux "dans les toutes prochaines semaines" pour discuter de ces propositions, avec l'ambition de mettre en oeuvre ces mesures d'ici à la fin de l'année.

Il a aussi pressé patronat et syndicats de parvenir à des "décisions ambitieuses" dans les négociations en cours sur deux chantiers qui lui sont chers, la réforme de la formation professionnelle et l'assurance chômage.

Faute de résultats, l'Etat serait prêt "à prendre ses responsabilités", a-t-il assuré.

TROISIÈME ÉTAPE

Nicolas Sarkozy a présenté ces mesures de mobilisation pour l'emploi comme la "troisième étape" de sa stratégie face à la crise après les plans de soutien au secteur bancaire puis à l'investissement des entreprises dévoilés ces dernières semaines.

"En sauvant le crédit, en sauvant l'investissement, nous sauvons l'activité et ce sont deux étapes fondamentales que nous devions franchir pour soutenir l'emploi", a-t-il dit.

Ces annonces interviennent au moment où la France se rapproche de la barre des deux millions de chômeurs, un seuil qui devrait être franchi avant la fin de l'année avec le ralentissement brutal en cours de l'économie.

L'Insee a publié mardi deux enquêtes de conjoncture, auprès des ménages et dans l'industrie, qui montrent une nette dégradation de la perception de l'évolution du marché du travail au mois d'octobre, dont les chiffres seront connus jeudi.

"Dans le contexte actuel, il ne faut pas avoir peur de trouver des solutions innovantes, même si elles bousculent les habitudes", a déclaré le président.

"On n'a pas le droit de se replier sur une pensée unique, sur une stratégie unique, alors qu'on est face à des événements jamais vus", a-t-il ajouté.

"Si, en période de forte croissance, un CDD en plus c'est un CDI (contrat en durée indéterminée) en moins, à l'inverse, en phase de ralentissement, un CDD en plus c'est un chômeur en moins", a-t-il dit à propos de sa proposition qui risque de provoquer l'ire des syndicats.

ARGENT PUBLIC BIEN INVESTI

A l'appel de la CGT, de FO et de Sud, une centaine de personnes ont manifesté dans le centre de Rethel derrière une banderole "la France qui souffre", allusion à un discours au caractère très social déjà prononcé dans les Ardennes par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle, en décembre 2006.

Le chef de l'Etat a visité cette fois le siège d'un Pôle emploi issu de la fusion de l'ANPE et des Assedic, un nouveau service qu'il compte voir entièrement opérationnel à l'été 2009.

En attendant, face à la montée prévisible du chômage, il a annoncé la création de 100.000 emplois aidés supplémentaires dans le secteur non marchand en plus des 230.000 déjà prévus dans le projet de budget 2009, ajoutant qu'il était prêt à les augmenter encore si nécessaire.

Il a appelé le gouvernement à se montrer plus réactif en cas de plans sociaux, l'accompagnement des salariés devant être, selon lui, au coeur des dispositifs.

Au vu du succès qu'ils rencontrent, les CTP, testés depuis deux ans dans des bassins d'emplois sinistrés, seront étendus à d'autres. Nicolas Sarkozy a demandé en outre au gouvernement "d'examiner immédiatement" la généralisation d'un dispositif s'inspirant du CTP, qui permet aux victimes d'un licenciement économique dans les PME de toucher 80% de leur salaire antérieur pendant 12 mois en contrepartie d'actions de formation.

Il a reconnu que les CTP coûtaient cher, "mais moins cher que d'avoir des gens au chômage", ajoutant que, au vu du taux de retour à l'emploi constaté jusqu'ici, il s'agissait "d'argent public bien investi".

Le président en a profité pour mettre en garde les entreprises qui seraient tentées d'exploiter la période difficile actuelle pour mettre en oeuvre des plans de restructuration non justifiés, indiquant que le gouvernement serait "intraitable".

Edité par Sophie Louet
Reuters et Le Point.fr

Par Reuters et Le Point.fr - Communauté : Soutenir les réformes - Voir les 5 commentaires - Publié dans : Emploi, temps de travai, retraite
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PRESENTATION

 

Marc d'HERE 

 

Contact: ies1@hotmail.fr

 

 Militant socialiste (rocardien) depuis 1974, j’ai  accompagné en 1999 Jean-Marie Bockel, lorsqu’il a créé  le club politique  social libéral « Gauche Moderne ». J’en ai été le  secrétaire général jusqu’en 2006..

Engagé dans la défense du Traité Constitutionnel Européen, je propose à Bernard Kouchner, Elisabeth Guigou, Gérard Collomb et Daniel Cohn-Bendit de créer le « Comité de la Gauche pour le Oui » et j’en assure  l’organisation et le développement.

 Quittant le parti socialiste après le congrès du Mans (2005), ne pouvant accepter l’irréalismeet la démagogie des choix politiques effectués, et refusant une « synthèse » synonyme de confusion, je crée  avec quelques amis socialistes  et centristes,  un mouvement politique réformiste,  de centre gauche « Initiative Européenne et Sociale » (IES)  que je préside depuis janvier 2006.

 

 Ayant soutenu Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle, parce qu’il m’apparaissait le plus apte à réaliser les réformes et les changements profonds dont notre pays a besoin,  j’ai choisi de m’inscrire dans  la majorité présidentielle. Adhérent de La  Gauche Moderne, le parti de Jean-Marie Bockel , je suis membre du Comité Permanent, chargé du Projet,  et Coordonateur de la Région "Pays de la Loire" 

 

 J'ai publié  fin 2007« de Rocard à Sarkozy. Itinéraire d’un social libéral » éditions Christophe Chomant. Les personnes intéressées par ce livre peuvent s’adresser à l’éditeur : christophe.chomant@wanadoo.fr ou m’adresser un mail à ies1@hotmail.fr

 

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