Culture, loisirs,Médias

Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 18:33


Anthony Palou

Le Figaro 19 10 09

 

 

 

Alors que «La Dolce Vita» s'apprête à fêter ses 50 ans, le Musée du Jeu de paume, à Paris, nous invite à découvrir l'univers du génial metteur en scène italien, à partir de mardi et jusqu'au 17 janvier prochain.

Federico Fellini, ce mensonge permanent, symbolise comme personne dans le monde du cinéma la créativité. Pour lui, la réalité - qui fut la grande interrogation de son travail (il s'agit bien là d'un génial artisan) -, ce sont ses rêves qu'il s'est plu à dessiner, qu'il s'est plu à filmer. C'est moins la vérité qui l'intéresse que la manière de l'interpréter, de l'absorber tel une éponge. Il fut une projection de lui-même, toujours dans un entre-deux monde. Il ne cessa de s'inventer.

Fellini était, on ne le dira jamais assez, un cinéaste très populaire. Dès La Strada, en 1954, jusqu'en 1983, l'année d'Et vogue le navire. Ensuite, non que son œuvre déclinât (Ginger et Fred et Intervista peuvent être considérés comme des chefs-d'œuvre) mais elle fut un rude combat contre la télévision, devenue pieuvre berlusconienne.


Lors d'un entretien à propos de son Casanova, Fellini - qui considérait le célèbre Vénitien comme un «con» - donnait sa vision du cinéma : «Arriver une bonne fois à l'essence dernière du cinéma, à ce qui, selon moi, est le film total : faire d'un film un tableau. Si quelqu'un se place devant un tableau, il peut en avoir une jouissance complète et ininterrompue. S'il se place devant un écran, un film, non. Tout est dans le tableau, il suffit de le regarder pour l'y découvrir. Le film est un tableau incomplet ; ce n'est pas le spectateur qui regarde, c'est le film qui se laisse regarder par le spectateur.» Quelle lucidité !

Une grande exposition au Musée du Jeu de Paume rend hommage à celui qu'on appelait le «Maestro». Elle est le résultat de quatre années de recherche ; elle est signée Sam Stourdzé. Son objectif ? Décrypter les diverses influences de Fellini, déplier toutes les facettes de son cheminement cinématographique. Ici, pas question de brouiller les pistes, d'«intellectualiser» l'œuvre. Bien au contraire.

 

«Il avait tout compris de son époque»

 

Quatre parties bien distinctes vous invitent dans le monde du metteur en scène : «La culture populaire», «Fellini à l'œuvre», «La cité des femmes » et «L'invention biographique ». Une immense affiche (6 × 3 mètres) de La Dolce Vita vous accueille. Autant dire que nous sommes tout de suite dans le bain, via Veneto reconstitué dans le célèbre studio 5 de Cinecitta. Populaire, donc, et comme bercé par Charlie Chaplin.


Contrairement à la France, qui cantonna Fellini dans les cinémathèques, en Italie, le réalisateur des Vitelloni est dans tous les foyers, et le jour de sa mort fut un deuil national. On n'insistera jamais assez sur le fait que Fellini ne cessa de puiser ses visions dans la rue, le cirque, la magie, la bande dessinée, le roman-photo (Le Cheik blanc en est un et La Strada en deviendra un dans le magazine Nous Deux Films !), la télévision, les paparazzi - terme qu'il inventa - et même le rock'n'roll. Souvenons-nous de la fameuse scène de La Dolce Vita où l'on voit le jeune Adriano Celentano embraser le corps plantureux d'Anita Ekberg.

«Le principe de l'exposition, souligne son commissaire Sam Stourdzé, est de faire dialoguer les films avec les photographies ou des documents graphiques. L'expérience que nous voulons transmettre aux visiteurs, c'est la troisième dimension, l'espace, de voir les coulisses…Ce qui m'a intéressé, ici, c'est la construction par l'image.» Ainsi verrons-nous des centaines de documents : dessins de Fellini (son premier métier, on le sait, fut celui de caricaturiste, son côté potache), journaux d'époque, collections de photos que de potentiels figurants plus felliniens que Fellini lui envoyaient - une vraie cour des Miracles ! -, affiches, etc. « Ce que je voudrais, insiste Stourdzé, c'est que l'on sorte de cet adjectif “baroque” à propos de Fellini. Il est “moderne”». Pour cela, il suffit de voir La Dolce Vita, il avait tout compris de son ­époque.»


L'exposition s'attarde précisément sur ce film culte, démonte les rouages de sa création, explique la fameuse scène primitive de l'hélicoptère lesté d'un Christ bras en croix survolant Rome. Où l'on s'aperçoit que Fellini s'était inspiré des actualités télévisées et des magazines de l'époque. Aussi la fameuse scène du baiser entre ­Marcello Mastroianni et Anita Ekberg dans la fontaine de Trevi. À y regarder de près, contrairement à ce que l'inconscient collectif nous pousse à croire, ce couple mythique ne s'embrasse jamais. Il y re­viendra, d'ailleurs, en 1987, dans le magique et mélancolique Intervista.


Fellini a déclaré lors d'un entretien avec André Delvaux au début des années 1960 que « Charlot est en quelque sorte une chose qui fait partie moins de notre patrimoine culturel que de notre patrimoine fantastique et sentimental ». Ainsi de l'immense Federico Fellini.

Antony Palou
Le Figaro

Par Anthony Palou, Le Figaro - Communauté : L'union Européenne - Voir les 2 commentaires - Publié dans : Culture, loisirs,Médias
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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 10 2009 11:31

COMMUNIQUÉ

 

 

 

La Gauche Moderne apporte son amical et chaleureux soutien à Frédéric Mitterrand, en même temps qu’elle salue la qualité de son travail en tant que Ministre de la Culture.
 

Faut-il que le Parti socialiste manque d’idées pour aller ramasser celles de Marine Le Pen !


Le procès médiatique injuste fait à Frédéric Mitterrand ne grandit pas ceux qui l’ont intenté. C’est procéder à des amalgames scandaleux que de faire semblant de croire qu’il aurait pu faire l’apologie du tourisme sexuel ou de la pédophilie, ce qu’il n’a fait à aucun moment.

 

Jean-Marie Bockel

La Gauche Moderne,

Vendredi 9 octobre 2009

Par La Gauche Moderne - Communauté : Démocrates et solidaires - Voir les 42 commentaires - Publié dans : Culture, loisirs,Médias
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Samedi 2 mai 2009 6 02 05 2009 14:28


Les auteurs, associés à cent cinquante autres signataires du monde de la création artistique, s'indignent de l'attitude du Parti socialiste dans le débat parlementaire sur la loi création et Internet.



Le Figaro 30 04 09

Par Jean-Jacques ANNAUD, Guy BEDOS, Sarah BIASINI, Alain CORNEAU, Gérard JUGNOT, Philippe LIORET, Jean-Paul RAPPENEAU, Jean ROCHEFORT, Danièle THOMPSON et Nadine TRINTIGNANT


Madame la Première Secrétaire,


Nous, réalisateurs, scénaristes, compositeurs, auteurs, artistes interprètes, techniciens, producteurs de cinéma ou de musique, éditeurs de musique, distributeurs de films, éditeurs, éditeurs vidéo, exploitants de salles de cinéma, agents artistiques, managers d'artistes et les organisations qui les représentent… sommes atterrés par les positions défendues par le Parti socialiste et voulons exprimer publiquement notre colère.

Nous avons le sentiment d'être les otages d'une bataille politique menée par les députés socialistes contre le projet de loi création et Internet, à laquelle sert d'instrument une «licence globale» rejetée il y a quatre ans et rebaptisée «contribution créative».


La «licence globale» ou «contribution créative» consiste à instituer un forfait obligatoire, qui devrait être versé par tous les abonnés à Internet, contre un droit d'utilisation sans limites et sans cadre de toutes les œuvres cinématographiques, musicales et bien d'autres encore. Une telle mesure irait à l'encontre de toute régulation de nos secteurs culturels, en particulier celui du cinéma, qui figurent parmi les plus dynamiques au monde mais sont également fragiles.

Cette régulation passe notamment par la chronologie des médias pour le cinéma, ainsi que par le respect des droits d'auteur, inventés par la France de Beaumarchais et qui ont, depuis, accompagné avec succès toutes les mutations techniques, industrielles et économiques.

Faut-il rappeler au Parti socialiste, dont les options culturelles ont si fréquemment été partagées et soutenues par beaucoup d'entre nous, que le développement de l'ère numérique ne peut se faire sans respect des droits de propriété littéraire et artistique ?



Aujourd'hui, le Parti socialiste à l'Assemblée n'a de cesse de prétendre que la propriété littéraire et artistique est accaparée par des groupes multinationaux et des privilégiés, mettant ainsi en cause la légitimité même du droit d'auteur.

Cette attitude ignore délibérément que l'économie de nos secteurs culturels s'appuie sur le fait que les œuvres plus exigeantes, moins grand public, bénéficient pour leur financement du succès que connaissent d'autres œuvres.

Chacun a pu constater que nous nous sommes prononcés de façon ultramajoritaire en faveur du projet de loi création et Internet.

Le «coup de théâtre» du 9 avril, qui pourrait engendrer de graves conséquences dans les relations entre le monde de la culture et le Parti socialiste, est très regrettable car cet acte a été accompli au mépris de la défense de la création, des droits d'auteur, de notre diversité culturelle.



Nous avons le sentiment que le Parti socialiste, celui-là même qui était porteur de la loi Lang du 3 juillet 1985 sur les droits d'auteur et les droits voisins, a décidé de tourner le dos au monde de la création et des industries culturelles.

Pour toutes les raisons ainsi exposées, les signataires de cette lettre ouverte souhaiteraient vous rencontrer, Madame la Première Secrétaire, en lien avec la reprise des débats.

Par Un groupe d'artistes et de créateurs - Communauté : Soutenir les réformes - Voir les 1 commentaires - Publié dans : Culture, loisirs,Médias
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Jeudi 11 décembre 2008 4 11 12 2008 13:36

Entretien paru dans Le Monde daté du 09 11.  Propos recueillis par Daniel Psenny

Producteur, exploitant, distributeur et fondateur de MK2 spécialisé dans le cinéma indépendant, Marin Karmitz a été membre de la commission Copé sur l'avenir de la télévision publique.

 Comment jugez-vous le débat sur la réforme de l'audiovisuel public qui s'est ouvert à l'Assemblée nationale ?

Je le juge en tant que citoyen. Je trouve ce débat irresponsable à l'égard des Français qui aimeraient savoir ce que sera l'avenir de la télévision publique et sa stratégie d'entreprise. Or, on assiste à une vaine guérilla parlementaire de la part de la gauche qui n'a jamais proposé de solutions pour l'audiovisuel public. Elle bloque le débat au risque de mettre en péril la télévision publique en prolongeant l'insécurité qui plane sur l'entreprise. Quant à la droite, elle cède aux nombreux lobbies. Il est urgent de moderniser l'audiovisuel public face aux défis de la révolution numérique, en lui en donnant les moyens. De ce point de vue, Nicolas Sarkozy a peut-être sauvé France Télévisions !


 C'est-à-dire ?

 En annonçant la suppression de la publicité, il a engagé inévitablement la restructuration de France Télévisions, son mode de financement et sa transformation en média global. S'il avait continué à être financé par la publicité, le service public aurait perdu la moitié de son budget publicitaire. Qui aurait payé la différence ?

 

C'est un revirement spectaculaire de votre part. Fin novembre, dans une tribune publiée dans Le Monde, vous dénonciez "un sentiment de trahison"...

 

J'ai le sentiment que l'essentiel, c'est-à-dire la restructuration de France Télévisions vers un média global, n'est pas au coeur du débat à l'Assemblée. Les interventions et les amendements font perdre de vue l'essentiel. La commission Copé a proposé des solutions financières telles que l'indexation de la redevance, les taxes sur les fournisseurs d'accès Internet et le financement de 450 millions par l'Etat qui sont dans la proposition de loi. Personnellement, j'étais opposé à la taxation des chaînes privées pour ne pas faire dépendre le public du privé. Aujourd'hui, elles sont dans un mauvais état financier et il est inutile de les affaiblir davantage. La cohabitation d'un privé fort et d'un public également fort est un gage de pluralisme. La seconde coupure publicitaire pour les chaînes privées est une aubaine pour le service public, qui pourra montrer sa différence éditoriale. Mais, pour cela, France Télévisions doit bénéficier d'un financement pérenne de l'Etat et, pour le moment, il n'y a aucune garantie.

 

La nomination du PDG de France Télévisions en conseil des ministres ne vous inquiète pas pour l'indépendance du service public ?

 

J'ai été très surpris par la décision de Nicolas Sarkozy qui allait totalement à l'encontre de notre recommandation. Mais, finalement, pourquoi pas ? Cela mettra fin à l'hypocrisie, car tout le monde sait que cette nomination a toujours été décidée avec l'accord du pouvoir politique. En le nommant lui-même, Sarkozy sera donc en première ligne sans fusible.

 

C'est ce qui se pratiquait du temps de l'ORTF avec les dérives politiques et les pressions financières...

 

Il n'y a aucun risque de revenir au temps de l'ORTF. Aujourd'hui, avec le pouvoir du numérique, les contre-pouvoirs sont partout. Y compris, et surtout, au sein de France Télévisions avec les syndicats et les sociétés de journalistes. Sur un sujet aussi sensible médiatiquement, le président s'y reprendra à deux fois avant de virer le président de France Télévisions parce qu'une émission lui a déplu.

 

N'est-ce pas illusoire ? Tout comme de croire que le pouvoir ne s'ingérera pas dans les programmes ?

Les programmes relèvent de la responsabilité de ses dirigeants. La droite compte encore dans ses rangs quelques personnalités qui ont de vieux réflexes. Il ne sert à rien, par exemple, de dire que le service public ne doit pas diffuser de télé-réalité. La télé-réalité est un format comme un autre, mais tout dépend ce qu'on en fait. La réforme de l'audiovisuel public ne peut être viable que si on se dirige vers un média global, question qui soulève des passions, notamment chez certains syndicats, dès qu'il est question de repenser l'organisation de l'information ou celle de France 3.


Propos recueillis par Daniel Psenny

Article paru dans l'édition du Monde daté du 09.12.08.

Par Marin Karmitz, entretien avec Daniel Psenny, Le Monde - Communauté : Soutenir les réformes - Voir les 6 commentaires - Publié dans : Culture, loisirs,Médias
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 12 2008 20:40

Pour apprendre à bien vivre, relire la mythologie grecque. Luc Ferry en propose un mode d’emploi.

par Marc Lambron, Le Point  du 27 11

 

Confessons-le : la couverture du nouveau livre de Luc Ferry nous a fait peur. « La sagesse des mythes » porte comme sous-titre « Apprendre à vivre-2 ». Il s’agit donc d’une suite. Un bandeau rouge avec photo de l’auteur affiche cette phrase : « Je vais te faire découvrir la mythologie grecque. » Aux albums du père Castor manquait-il un Pollux ? Les eaux du Styx lèchent-elles une tête de gondole ? Après Harry Potter, Harry Homère ? On ouvre alors le livre, et c’est une sorte d’enchantement de l’intelligible qui s’installe dès les premières pages.
 

Le projet de l’auteur ? A la manière du grand helléniste Jean-Pierre Vernant, qui avait écrit en 2002 un traité à l’usage de son petit-fils, l’ancien ministre de l’Education nationale se propose de revisiter le corpus de la mythologie antique pour l’édification du profane ou de l’oublieux. Quand l’on emploie aujourd’hui des expressions telles que « un Cerbère », le « tonneau des Danaïdes », « jouer les Cassandre » ou « fil d’Ariane », nous sommes grecs par réminiscence, enfants de grands récits qui tissent une trame secrète sous nos destinées. Freud passe par Odipe pour fonder la psychanalyse. George Steiner relit « Antigone » pour penser la cité. Pourquoi sommes-nous encore constitués par ces récits d’aurore ?


A la différence des religions providentialistes, souligne Luc Ferry, les mythes grecs ne spéculent pas sur un après-monde de la survie : les dieux seuls y sont immortels, tandis que les humains se voient laissés à leur finitude. Mais ces mythes proposent une doctrine du salut sans dieu, un entrelacement de fables élégiaques, truculentes ou épiques, qui rendent notre condition habitable. Ce que nous apprend Ulysse au long de sa quête, c’est qu’ « une vie de mortel réussie est préférable à une vie d’immortel ratée ». Sous la plume de Ferry, la mémoire de l’antique est un antidote : il sait que les injonctions du consumérisme moderne perturbent des vies intérieures qui, avec un rien de savoir, ne demanderaient qu’à être heureuses. La civilisation européenne est un mille-feuille de récits ; les ignore-t-on que l’on ne se comprend pas soi-même. Avec un peu de grec et de latin, on entend la langue française en stéréo ; à défaut, elle résonne en mono. En ce sens, le bonheur selon Ferry ressemble à une anti-amnésie. Et à une acoustique : pour bien lire, il faut se souvenir de la lyre. A défaut de mythes, nous serons mités.


Son livre est une chanson douce qui ne cède rien sur les exigences du savoir. Muni de la balayette de l’archéologue et de la craie blanche du professeur, cet auteur Plon aux semelles ailées revisite les colères de Zeus, les ruses d’Hermès, les travaux d’Hercule, selon les prismes du conteur, du philologue, du philosophe et du père de famille. On ne sait si la fréquentation du ministère Raffarin a conforté Luc Ferry dans son amour pour Jacqueline de Romilly. En tout cas, les mythes sont ici restitués dans le plaisir de la fabulation, puis déclinés selon leur postérité philosophique : pourquoi Platon s’intéressait-il à Prométhée, ou Nietzsche à Apollon ? Peu à peu, on sent un socle de culture se solidifier sous nos pieds. C’est remarquablement clair, comme si Claude Lévi-Strauss chaussait le cothurne d’un Daniel Rops du Péloponnèse. Mais ce choix didactique témoigne aussi d’un climat.


Dans une époque où le jugement de Pâris est remplacé par les caprices de Paris Hilton, et le rôle de questionneur socratique dévolu à Laurent Ruquier, il y a le feu au lac-Ferry dirait au lac Stymphale. Les années 70 avaient consacré en France une figure du penseur héroïque, voleur de feu, enveloppé dans les prestiges de son mystère. Une cape d’énigme enveloppait ces Prométhée de la Rue d’Ulm ou du Collège de France. Résultat : la philosophie a gagné en intimidation intellectuelle mais perdu en magistère démocratique. Si l’on ne veut pas laisser le champ de la pensée aux enfants de Jacques Séguéla, qui va s’y coller ? Quand tout conspire à la réduire, une morale de la pédagogie concrète est peut-être le meilleur vaccin contre la défaite de la pensée.

Marc Lambron
Le Point 27 11

« La sagesse des mythes », de Luc Ferry (Plon, 408 pages, 20,90 E).

Par Marc Lambron, à propos d'un livre de Luc Ferry. Le Point - Voir les commentaires - Publié dans : Culture, loisirs,Médias
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PRESENTATION

 

Marc d'HERE 

 

Contact: ies1@hotmail.fr

 

 Militant socialiste (rocardien) depuis 1974, j’ai  accompagné en 1999 Jean-Marie Bockel, lorsqu’il a créé  le club politique  social libéral « Gauche Moderne ». J’en ai été le  secrétaire général jusqu’en 2006..

Engagé dans la défense du Traité Constitutionnel Européen, je propose à Bernard Kouchner, Elisabeth Guigou, Gérard Collomb et Daniel Cohn-Bendit de créer le « Comité de la Gauche pour le Oui » et j’en assure  l’organisation et le développement.

 Quittant le parti socialiste après le congrès du Mans (2005), ne pouvant accepter l’irréalismeet la démagogie des choix politiques effectués, et refusant une « synthèse » synonyme de confusion, je crée  avec quelques amis socialistes  et centristes,  un mouvement politique réformiste,  de centre gauche « Initiative Européenne et Sociale » (IES)  que je préside depuis janvier 2006.

 

 Ayant soutenu Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle, parce qu’il m’apparaissait le plus apte à réaliser les réformes et les changements profonds dont notre pays a besoin,  j’ai choisi de m’inscrire dans  la majorité présidentielle. Adhérent de La  Gauche Moderne, le parti de Jean-Marie Bockel , je suis membre du Comité Permanent, chargé du Projet,  et Coordonateur de la Région "Pays de la Loire" 

 

 J'ai publié  fin 2007« de Rocard à Sarkozy. Itinéraire d’un social libéral » éditions Christophe Chomant. Les personnes intéressées par ce livre peuvent s’adresser à l’éditeur : christophe.chomant@wanadoo.fr ou m’adresser un mail à ies1@hotmail.fr

 

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