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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 08:11

 

Dans le JDD du dimanche 10 juillet, Valérie Pécresse est interrogée par Bruno Jeudy et Nicolas Prissette...

 

Déficit commercial, croissance ralentie au printemps, hausse du chômage… Les mauvais chiffres s’accumulent pour l’économie française. Que se passe-t-il?
Je veux rassurer nos concitoyens. La croissance au premier trimestre a été plus forte que prévu, l’emploi repart depuis le début de l’année et nos objectifs de maîtrise des dépenses et de baisse des déficits sont tenus. Notre action est en train de payer car nous n’avons pas changé de cap. Nous avons donc un capital de crédibilité, c’est un acquis important. La France est crédible.

 

Les parlementaires UMP estiment pourtant qu’il manque 5 à 6 milliards d’euros pour tenir vos objectifs en 2012.
Nos prévisions reposent sur une croissance de 2,25% l’an prochain. Je n’ai aucune raison de revoir cette hypothèse à la baisse. Mais ce qui nous engage, c’est la réduction des déficits. Voilà l’objectif qui nous lie à nos partenaires européens. Si jamais un paramètre devait être réajusté, nous le ferions. Dans ce cas, nous ferions des efforts supplémentaires.

 

La "règle d’or" interdisant les déficits, voulue par Nicolas Sarkozy, s’est enlisée au Parlement. Peut-elle encore être adoptée?
J’ai bon espoir qu’elle soit votée cette semaine au Sénat et à l’Assemblée nationale dans les mêmes termes. J’y travaille depuis mon arrivée, avec les parlementaires. La « règle d’or » est fondamentale car elle obligera les gouvernements futurs à s’engager à réduire les déficits dans la durée et à expliquer comment ils le feront, comme nous le faisons aujourd’hui. Elle doit être inscrite dans la Constitution. Les responsables politiques seront obligés de protéger les Français contre les déficits, de refuser la facilité de la dépense et d’épargner à nos enfants un alourdissement du fardeau de la dette.

 

Le Président prendra-t-il le risque de convoquer le Congrès à Versailles sachant que les socialistes le mettront en échec?
La décision revient au chef de l’État. Le PS ne peut pas se dérober. Les socialistes allemands ont voté la "règle d’or". Pourquoi les socialistes français la refuseraient-ils?

 

Le PS, s’il gagne en 2012, veut reporter le calendrier de réduction du déficit pour récupérer des marges de manœuvre. Qu’en pensez-vous?
C’est irresponsable. Avec le PS, la France peut perdre sa crédibilité économique et les Français en payeraient le prix. Les socialistes n’ont pas compris que le monde a changé. Ils n’ont pas compris la gravité de la situation. Vous voyez la différence, entre, d’un côté, le gouvernement de François Fillon, qui propose une loi pour interdire les déficits, et le PS, qui choisit la facilité en demandant du temps pour s’attaquer au déficit et à la dette.

 

Les agences de notation vont-elles donner le tempo de la campagne présidentielle?
Il faut avancer sur la régulation des agences de notation en ayant des idées nouvelles. Quand je vois le Portugal lancer un plan de redressement difficile avec beaucoup de courage, je trouve qu’il est hâtif de la part de certaines agences de porter un jugement. Cela ne peut que compliquer les choses.

 

Vous venez de recevoir un rapport sur les niches fiscales. Quelles conclusions en tirez-vous?
Je remarque d’abord que le programme du PS propose une grande évaluation des niches fiscales. Ce premier travail vient d’être fait par Bercy à la demande du Parlement et va lui être transmis. Il s’agit d’un rapport qui mesure le coût et l’efficacité de chaque mesure. Il sera rendu public fin juillet et nous aidera à décider. Les socialistes n’ont pas de leçons à nous donner, ils ont créé pas moins de 150 dérogations fiscales entre 1997 et 2002. Il leur est difficile de s’en dédouaner.

 

L’actuelle majorité en a également créé, parmi les plus coûteuses…
Mais nous sommes les premiers et les seuls à avoir eu le courage de faire des efforts pour réduire les niches. Nous avons déjà fait 11 milliards d’euros d’économies et nous allons continuer.

 

Pouvez-vous maintenir le non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux dans la Fonction publique en période électorale?
Il n’est pas question de revenir dessus. Il y aura 30.400 postes non remplacés l’an prochain. Nous arrivons à un tournant historique. Pour la première fois, en 2012, la masse salariale de l’État va baisser de 250 millions d’euros. Cela veut dire que notre politique porte ses fruits. J’ajoute qu’elle est appliquée avec souplesse, il y a des aménagements, par exemple, pour la Justice et l’Enseignement supérieur.

 

Combien coûte la guerre en Libye?
Le coût de notre intervention en Libye s’élève à ce stade à 160 millions d’euros. Comparez ce chiffre au budget de la Défense, qui est de 40 milliards d’euros. Nous pouvons l’absorber.

 

Le gouvernement promet de taxer les plus hauts revenus. Comment allez-vous procéder?
Le président de la République s’est ému à juste titre de certaines rémunérations exorbitantes au regard des salaires des Français. Il en a parlé dès 2008. Mais les entreprises n’ont rien fait. Nous les avons averties, mais rien ne semble avoir changé, ce n’est pas acceptable. Il va nous falloir agir à la rentrée.

 

Valérie Pécresse interrogée par Bruno Jeudy et Nicolas Prissette - Le Journal du Dimanche.

  

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Published by Valérie Pécresse dans le JDD - dans Réformes
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commentaires

cellobello 13/07/2011 14:38


@Elie Arié

C'est quoi réussir?


Elie Arié 12/07/2011 13:03


On ne lutte pas contre les déficits publics en l'écrivant dans la Constitution, mais en le faisant...ce qui semble nettement plus difficile.

Tant qu'on y est, pourquoi ne pas inscrire aussi dans la Constitution une obligation de croissance de 6% par an?

Ton optimisme de commande, depuis 2007, ne semble pas t'avoir beaucoup réussi.


Marc d'Here 12/07/2011 16:21



Tu es ridicule, ta comparaison est absurde. On peut agir de manière très directe pour limiter les déficits (même si c'est difficile), alors que réaliser une croissance de 6% dépend de tant
d'autres choses que de la volonté politique!


Et puis "optimisme de commande"!...Tu ne connais manifestement pas ce que cela signifie! Et je ne vois pas en quoi cela "m'aurait réussi" ou non...


 



Elie Arié 12/07/2011 12:24


Je suis curieux de voir combien de temps tiendra cette "règle d'or", au moment où on s'achemine vers un défaut de paiement de la Grèce, et avec les craintes des effets en cascade dont sont déjà
atteintes l'Italie et l' Espagne.

Pour mémoire, cette "règle d'or" fait déjà partie des critères de stabilité du traité de Maastricht...Heureusement qu'on a jugé utile de les oublier en 2008.

On ne combat pas la réalité avec des règlements.


Marc d'Here 12/07/2011 12:54



Comme d'habitude tu es sceptique, pessimiste et même, si je comprends bien CONTRE!...Pauvre Elie, qui veut toujours et partout mettre en avant le négatif!


 



Marc d'Here 11/07/2011 19:13


Le Sénat a adopté lundi en seconde lecture, par 180 voix contre 151 le projet de loi, dit de la "règle d'or" qui veut inscrire dans la Constitution, la volonté et les moyens politiques de redresser
les comptes publics.


Marc d'Here 11/07/2011 10:56


Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement, a estimé lundi que Martine Aubry, qui a menacé de porter plainte après des rumeurs sur sa santé et son mari qu'elle attribue à la droite, ne devait
pas faire "courir des rumeurs sur la rumeur" mais bien agir sur le "terrain judiciaire".

La candidate à la primaire socialiste pour 2012 "doit porter ses accusations, qui sont très graves, sur le terrain judiciaire et (...) pas sur le terrain politique", a ajouté la porte-parole du
gouvernement pour qui, "si elle les porte sur le terrain politique, évidemment, on va la soupçonner d'instrumentaliser ces rumeurs à des fins politiques".

"Il faut condamner les rumeurs, les condamner absolument, les condamner toutes", a affirmé Mme Pécresse.