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PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 06:22

 

Extrait du livre "Plus belle la gauche. Pour une gauche moderne", de Marc d'Héré et Gilles Casanova...

 

Nous faisons le choix de la croissance – nous opposant par là aux nombreux écologistes qui prônent la décroissance – mais nous voulons la mettre au service du développement humain, en limitant les nuisances liées aux effets mal contrôlés du progrès . Favorisons les effets positifs induits par les mécanismes du marché, mais encadrons les, en tentant de leur donner une finalité plus large, dépassant le seul intérêt immédiat de nos pays riches. Nous devons viser un autre modèle de  croissance qui cesse de se réaliser au détriment des autres, pour contribuer à leur développement.

Notre monde est aujourd’hui fini, en ce sens qu’il ne reste plus de mythiques terres où découvrir, soit de nouvelles richesses soit de nouveaux lieux de relégation de nos déchets, comme l’humanité le faisait jusqu’ici. Nous réalisons que la rencontre entre le désir de consommation compulsif et la recherche de profit immédiat qui caractérisent notre civilisation occidentale, a de lourdes conséquences sociales, et altère aussi de manière grave notre environnement, jusqu’à mettre en danger notre planète.

Le progrès permis par l’intelligence et l’opiniâtreté de l’humanité, présente un risque pour elle-même. C’est tout de suite que nous devons agir, ne laissons pas « les catastrophes être la seule manière que nous ayons d’apprendre », comme s’en inquiète Jürgen Habermas. L’épuisement prévisible de certaines ressources, la pollution, les dérèglements climatiques (les effets de réchauffement climatique, ou d’acidification des océans sont l’objet d’intenses débats internationaux), sont des dangers d’une ampleur encore difficilement mesurable et qui peut être considérable contre lesquels il serait inconséquent de ne pas réagir. Il est nécessaire de faire de la défense de l’écosystème une priorité, en changeant profondément nos modes collectifs de production et de consommation. Une grande partie de notre action va consister à réparer les dégâts provoqués par les technologies que nous avons utilisées, une part de notre croissance sera représentée par des investissements pour protéger notre environnement et éviter la dégradation de notre cadre de vie.

Avec l’ensemble des opinions publiques, nous prenons conscience que notre responsabilité s’étend dans l’espace et dans la durée et que notre modèle de développement occidental, jamais vraiment réfléchi, ne peut, au risque de bouleverser les équilibres vitaux de la planète et de menacer notre avenir, être généralisé. Nous devons passer d’une société de l’urgent, de l’excessif et de l’aveuglement à une société de responsabilité. La France, par ses traditions historiques a la faculté, et donc le devoir  d’être une des nations qui en montrent le chemin.

 

Prenons garde, pour autant, à ne pas tomber dans un intégrisme écologique s’appuyant sur un catastrophisme généralisé et sur un « principe de précaution » dont l’application systématique en vue d’une illusoire élimination de tout risque peut conduire au refus de toute avancée scientifique. Combien d’inventions utiles à notre vie économique et sociale, n’existeraient pas si ce principe avait été appliqué avec la rigueur que l’on exige aujourd’hui. Rien ne peut justifier l’emploi de technologies qui pourraient être destructrices de la biodiversité ou socialement néfastes, ou la mise sur le marché de produits potentiellement nocifs pour la santé, mais on ne doit pas refuser la nouveauté au nom d’inquiétudes insuffisamment étayées.

Curieusement, comme l’observe Alain-Gérard Slama, le dévoiement de ce principe, conduit à dispenser l’accusateur « de la charge de la preuve, et l’accusé se voit contraint de démontrer son innocence.[1] » Nous devons résister à ces mouvements irrationnels, soumettant la préoccupation légitime de la sécurité à la peur irraisonnée du nouveau et confondant la lutte pour le progrès social avec l’exaltation d’un système où tout serait administré d’en haut, au nom de la lutte contre « les excès du libéralisme ».

 

Il y a une façon d’être écologiste et de défendre l’environnement, bien différente de celle prônée par des mouvements écologistes comme les « Verts »  et  inspirée des fantasmes et des propositions de l’extrême gauche radicale et des alter-mondialistes. Il y a une autre écologie politique, que l’on pourrait appeler « l’écologie bleue ».

 

      A la différence de l’écologie verte (teintée de rouge en ce qu’elle se meut dans un océan de vieilles lunes d’abord défendues par l’extrême gauche qu’elle recycle à sa manière), cette écologie réaliste veut favoriser la croissance qui est la condition du développement et du progrès. La décroissance ou le ralentissement de la croissance voulu par les « verts », serait catastrophique en France et dans le reste du monde, pour le pouvoir d’achat et pour l’emploi – on le voit bien dans cette période de crise – et diminuerait les moyens disponibles pour une politique sociale comme d’ailleurs pour une politique écologique. Oui, il peut y avoir une écologie de la croissance et dans la croissance, c’est même la seule possible.

 

            L’attitude défensive basée sur des comportements limitant les dépenses d’énergie peut être utile mais elle est insuffisante, c’est d’une politique offensive dont nous avons besoin, fondée sur la recherche et sur l’innovation.

 

.............

 

 



[1] Le Figaro du 02 septembre 2009.                                                                                      

 

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Published by Marc d'Here et Gilles Casanova - dans Environnement
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Marc d'Here 12/12/2010 19:12


Le président de la République a "exprimé sa satisfaction devant l'élargissement de la base de soutien à l'accord de Copenhague conclu il y a un an et en particulier l'engagement de tous à
travailler à la fixation d'un objectif global de long terme de réduction des émissions de CO2 afin de limiter le réchauffement de la planète à 2 C par rapport à l'ère préindustrielle".



Nicolas Sarkozy "a également salué les deux principales décisions de Cancun, l'accord intervenu sur la lutte contre la déforestation, domaine dans lequel la France, associée à la Norvège, s'était
beaucoup investie tout au long de cette année, et la création du Fonds vert, pour lequel il faudra désormais adopter des financements à la hauteur des ambitions de la communauté internationale".


Marc d'Here 11/12/2010 12:31


La conférence de Cancun sur le climat a accouché samedi d'un plan limité de lutte contre le changement climatique.

"C'est une nouvelle ère dans la coopération internationale sur le changement climatique", a dit la ministre mexicaine des Affaires étrangères, Patricia Espinosa. Les mesures adoptées incluent la
création d'un "fonds vert pour le climat", qui doit aider les pays pauvres à s'adapter au changement climatique, ainsi que des mesures pour la protection des forêts tropicales et le partage de
technologies vertes.

L'accord réaffirme l'objectif, annoncé l'an dernier à Copenhague, de lever 100 milliards d'euros chaque année à partir de 2020 en faveur des pays pauvres.

Les pays riches et pauvres, en désaccord sur l'après-2012, décident de renvoyer la résolution de leur conflit à l'an prochain.Cet accord sur la poursuite de négociations permet de sauvegarder le
processus multilatéral.

L'accord de Cancun, qui engage près de 200 pays, permet également d'élargir celui, non-contraignant, de Copenhague, signé par seulement 140 pays.

De nombreux pays en développement ainsi que l'Union européenne, les Etats-Unis et la Chine se sont félicités du compromis négocié vendredi.

"Le plus important est que le processus multilatéral a reçu une bouffée d'oxygène, il avait atteint le niveau zéro", a dit Jairam Ramesh, ministre indien de l'Environnement.

Source Reuters