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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 14:53

 

Palais de l'Élysée -- Dimanche 27 février 2011

 


Mes chers compatriotes,

 

A peine la plus grave crise économique et financière depuis la deuxième guerre mondiale semble-t-elle s'estomper, à peine l'Europe a-t-elle dominé la crise de l'euro que, de l'autre côté de la Méditerranée, se produit un immense bouleversement. Certains peuples arabes prennent leur destin en main, renversant des régimes qui, après avoir été, au temps de la décolonisation, les instruments de leur émancipation avaient fini par devenir ceux de leur servitude. Ces régimes, tous les États occidentaux et tous les gouvernements français qui se sont succédés depuis la fin des colonies ont entretenu avec eux des relations économiques, diplomatiques et politiques, malgré leur caractère autoritaire parce qu'ils apparaissaient aux yeux de tous comme des remparts contre l'extrémisme religieux, le fondamentalisme et le terrorisme.

 

Mais voici qu'à l'initiative des peuples s'esquisse une autre voie. En opposant la démocratie et la liberté à toutes les formes de dictature, ces révolutions arabes ouvrent une ère nouvelle dans nos relations avec ces pays dont nous sommes si proches par l'histoire et par la géographie. Ce changement est historique. Nous ne devons pas en avoir peur. Il porte en lui une formidable espérance car il s'est accompli au nom des valeurs qui nous sont les plus chères, celles des droits de l'homme et de la démocratie. Pour la première fois dans l'histoire, elles peuvent triompher sur toutes les rives de la Méditerranée.

Nous ne devons avoir qu'un seul but : accompagner, soutenir, aider les peuples qui ont choisi d'être libres. Entre l'ingérence qui ne serait pas acceptée et l'indifférence qui serait une faute morale et stratégique, il nous faut tout faire pour que l'espérance qui vient de naître ne meure pas car le sort de ces mouvements est encore incertain. Si toutes les bonnes volontés ne s'unissent pas pour les faire réussir, ils peuvent aussi bien sombrer dans la violence et déboucher sur des dictatures pires encore que les précédentes.

 

Nous savons ce que pourraient être les conséquences de telles tragédies sur des flux migratoires devenus incontrôlables et sur le terrorisme. C'est toute l'Europe alors qui serait en première ligne. Nous avons donc le devoir d'agir avec une ambition qui soit à la dimension des événements historiques que nous vivons. C'est pourquoi la France a demandé que le Conseil européen se réunisse pour que l'Europe adopte une stratégie commune face à la crise libyenne dont les conséquences pourraient être très lourdes pour la stabilité de toute la région. De même l'Europe doit se doter sans tarder de nouveaux outils pour promouvoir l'éducation et la formation de la jeunesse de ces pays du Sud de la Méditerranée, imaginer une politique économique et commerciale pour favoriser la croissance de ces jeunes démocraties qui veulent naître.

 

L'Union pour la Méditerranée, fondée à l'initiative de la France le 13 juillet 2008, doit permettre à tous les peuples de la Méditerranée de bâtir enfin une destinée commune. Le moment est venu de refonder cette Union à la lumière des événements considérables que nous vivons. La France fera des propositions en ce sens à ses partenaires.

 

Mon devoir de Président de la République est d'expliquer les enjeux de l'avenir mais tout autant de protéger le présent des Français. C'est pourquoi, avec le Premier Ministre François Fillon, nous avons décidé de réorganiser les ministères qui concernent notre diplomatie et notre sécurité.

 

Alain Juppé, ancien Premier ministre, homme d'expérience qui a déjà exercé ces fonctions avec une réussite unanimement reconnue sera Ministre des Affaires étrangères. Pour le remplacer au ministère de la Défense, j'ai choisi Gérard Longuet, lui aussi homme d'expérience. J'ai souhaité dans le même temps confier la responsabilité de ministre de l'Intérieur et de l'Immigration à Claude Guéant qui m'a accompagné depuis neuf ans dans toutes les responsabilités que j'ai exercées, en particulier au ministère de l'Intérieur dont il connaît tous les rouages et dont il a occupé tous les postes de responsabilité.

Ainsi les fonctions régaliennes de l'État se trouveront-elles préparées à affronter les événements à venir dont nul ne peut prévoir le déroulement.

 

Mes chers compatriotes, c'est mon devoir de prendre les décisions qui s'imposent quand les circonstances l'exigent. Je connais vos attentes qui sont grandes à juste titre. Je me suis engagé à moderniser la France pour que notre modèle survive à tous les changements si brutaux de ce début du XXIème Siècle. Pour obtenir les résultats que vous attendez et que nous obtiendrons, je me dois de ne faire prévaloir aucune autre considération que le souci de l'efficacité et de l'intérêt général dans le choix de ceux auxquels sont confiées les plus hautes responsabilités de l'État.

 

Dans ces circonstances si troublées la nécessité du rassemblement de tous les Français autour de nos valeurs républicaines est plus nécessaire que jamais. La peur, l'affrontement, l'exclusion n'ont jamais permis de préparer l'avenir, au plan international comme au plan national. A l'inverse le refus de voir les réalités en face exacerbe les tensions.

Mes chers Compatriotes, vous pouvez compter sur ma détermination et sur mon engagement.
 

Vive la République !
Vive la France !

 

Nicolas Sarkozy

 

 

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commentaires

Marc d'Here 01/03/2011 10:07


La priorité en Libye est à l'aide humanitaire d'urgence et non à une intervention militaire contre le régime Kadhafi, a déclaré le porte-parole du gouvernement français, François Baroin. Deux
avions transportant du matériel médical et des médecins ont décollé de Paris dans la nuit pour Benghazi, la deuxième ville de Libye désormais aux mains des opposants à Mouammar Kadhafi.

Reuters


Marc d'Here 01/03/2011 08:42


Plus d'un Français sur deux (55 %) fait plutôt confiance à Alain Juppé, nommé ministre des Affaires étrangères lors du remaniement, selon un sondage Harris Interactive publié mardi par Le Parisien.
Cette cote contraste nettement avec celles des deux autres ministres nommés dimanche soir par Nicolas Sarkozy : au total, 54 % des sondés disent qu'ils ne font "plutôt pas confiance" à Claude
Guéant (Intérieur) et Gérard Longuet (Défense). Le sondage a été réalisé en ligne le 28 février auprès de 745 personnes.

Reuters


Elie Arié 28/02/2011 23:56


Euh...Tu sembles avoir raté l' éditorial en 1ère page de l'effectivement excellent Eric Izraelewicz:

"Editorial
La politique extérieure au service de l'intérieur


" Le monde change, je me dois de changer d'équipe, de la renforcer en faisant appel à des hommes d'expérience. " Tel a été, en substance, le message du président de la République, dimanche 27
février, lors de sa brève mais solennelle intervention télévisée. Les révoltes arabes et le " changement historique " qu'elles portent, des enjeux de politique internationale donc, justifieraient
ce nouveau remaniement ministériel - trois mois après le précédent. Rien à voir avec des préoccupations de politique intérieure. L'opération, menée sous la pression et dans l'urgence, est habile ;
elle est peu convaincante.

Que la France renonce à soutenir des dictateurs depuis trop longtemps au pouvoir, qu'elle se propose d'apporter son aide à des peuples qui défendent des valeurs, celles de la liberté et de la
démocratie, qui sont aussi les nôtres, qu'elle envisage une " refondation " de l'Union pour la Méditerranée, il n'y aurait là rien à redire - si ce n'est à regretter le temps qu'il a fallu pour y
parvenir. Dans cette région du monde, la France n'est pas la seule à avoir été prise par surprise. Changer de ministre pour marquer un changement de politique ne saurait cependant faire illusion.
Conséquence de la présidentialisation, la politique extérieure de la France a été conduite, ces dernières années, par l'Elysée. Comme sur les autres grands dossiers internationaux, l'échec n'était
donc pas d'abord celui du " ministre en charge " - M. Kouchner ou Mme Alliot-Marie - ni davantage des fonctionnaires du Quai d'Orsay.

Ces révoltes arabes sont utilisées aujourd'hui par le chef de l'Etat pour une vaste opération de politique intérieure. A un an d'une campagne qui s'annonce difficile, elles lui donnent l'occasion
de crever le double abcès qui risquait de ternir encore plus son image. Il se débarrasse de Michèle Alliot-Marie, la ministre des affaires étrangères, et écarte d'une position trop visible Brice
Hortefeux, ministre de l'intérieur accroché par la justice. Le chef de l'Etat a réussi dimanche le tour de force de ne pas citer ni même de faire allusion à MAM et à ses vacances tunisiennes.
L'objectif premier de ce remaniement est bien d'éviter une nouvelle affaire Woerth-Bettencourt. L'opinion n'est pas dupe.

Les nominations de M. Juppé au Quai, M. Longuet à la défense et M. Guéant à l'intérieur permettent ensuite un rééquilibrage au sein du gouvernement - qui perd, au passage, une femme. Juppé, le
chiraquien, vient faire contrepoids au premier ministre, François Fillon. Gérard Longuet apporte au gouvernement la sensibilité libérale de l'UMP. Guéant, le sarkozyste, prend en main un ministère
stratégique en année électorale et qu'il connaît bien. Tout en appelant les Français à " ne pas avoir peur " des mutations du monde arabe, le président, entouré désormais par un gouvernement de
combat, s'inquiète dans le même temps des flux migratoires " incontrôlables " que celles-ci pourraient alimenter. Une manière d'attiser les peurs, justement. L'extérieur, alibi au service de
l'intérieur. La politique étrangère de la France méritait mieux.

Erik Izraelewicz


Marc d'Here 28/02/2011 17:45


Je ne lis plus Le Monde depuis plusieurs mois...Et aujourd'hui, pour meubler un moment d'attente je l'ai acheté!
Un article (de première page), d'un certain Leparmentier, sur le remaniement...En réalité son article est consacré à la défaite attendue (et manifestement espérée) de Sarkozy à la présidentielle,
se contentant de reprendre (sans beauoup de subtilité) les arguments de la gauche, soit sans les citer, comme pour Hamon soit carrément en les citant, comme Fabius!
Je sais que Le Monde n'est pas très riche et que payant mal ses journalistes il ne peut guère avoir mieux que des Leparmentier, mais ce n'est pas une raison pour faire des articles à ce point
militants!
Je pensais que l'arrivée d'Israelewicz qui estun grand journaliste et un type bien, allait faire changer les choses...Maifestement c'est encore trop tôt!


Elie Arié 28/02/2011 16:37


Je ne vois pas en quoi Longuet est un "homme d'expérience" en matière de Défense, ni même ministérielle ( il n'a pas été ministre depuis 17 ans), mais, bon, on sait bien que ce n'était pas le
sujet, et qu'il s'agissait uniquement d'exfiltrer les deux boulets qu'étaient devenus Alliot-Marie et Hortefeux...deux mois seulement après le "grand remaniement" qui devait être le vrai, le bon.