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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 13:48

 

Alain de Vulpian m'adresse périodiquement ces notes, émanant de l'association "Société révée" qui mettent en évidence quelques tendances qu'ils pensent déceler, à partir de signaux faibles...

 

 

L’Exposition Universelle de Shanghai, Confucius et la démocratie représentative.

 

Accumulation de signaux :

 

-          L’Exposition vient d’ouvrir. Elle est énorme. Le pavillon chinois surpasse tous les autres. Mais ce n’est pas seulement du nationalisme écrasant. Comme les Jeux Olympiques de Pékin et comme la communication autour de l’exposition, le pavillon chinois célèbre la puissance et la pérennité de la civilisation chinoise, la Chine éternelle plutôt que la Chine communiste. Telle est l’image de la Chine que les autorités chinoises proposent à leur peuple et au monde.

 

-          Tu Weiming, à Harvard, attire l’attention depuis plusieurs années sur le renouveau, parmi les universitaires et les intellectuels, du confucianisme en Chine et dans l’ensemble de l’Asie du Sud Est.

 

-          En 2007, je suis sorti du China-Europa Forum avec l’idée que beaucoup des Chinois rencontrés se sentaient en harmonie avec l’idée que la Chine se modernisait mais à sa façon et pas à l’occidentale (occidental = communiste, droits de l’homme, démocratie représentative).

 

-          Alors que la confucianisme était rejeté et condamné par le régime aux temps de la Révolution Culturelle, Daniel A.Bell (un social scientist canadien qui enseigne actuellement à l’Université Tsinghua de Pékin) décrit une double évolution. D’une part, un regain d’intérêt parmi les universitaires et au sein de la société civile chinoise pour les classiques confucéens se produit spontanément. D’autre part, les autorités et le parti communiste, notamment ses couches jeunes (dans la quarantaine ou la cinquantaine), encouragent ce mouvement, par exemple, en approuvant la sortie d’un film sur Confucius. 

 

Un scénario s’esquisse qui verrait se former un processus de modernisation original nourri par la tradition chinoise. Daniel A.Bell, dans un article publié par Le Monde des 2 et 3 mai et dans son livre  (China’s New Confucianism :Politics and Everyday Life for a Changing Society, Princeton Univ. Press 2008) montre que le confucianisme peut ouvrir des perspectives progressistes et humanistes de réforme politique en Chine et ailleurs. Le confucianisme ne s’oppose pas aux mœurs libérales. Les réformateurs confucéens sont favorables à une plus grande liberté d’expression. Mais ils mettent en cause le recours à la compétition électorale partisane comme mécanisme de désignation des plus hauts dirigeants du pays. Les dirigeants ainsi élus ont pour vocation de servir les intérêts de la communauté de leurs électeurs et, au mieux, de l’ensemble de leur nation. Or, les dirigeants politiques des grands pays prennent des décisions qui affectent le reste du monde et doivent prendre en compte les intérêts de la planète. Le système politique le plus avisé serait celui qui sélectionnerait, pour les postes dirigeants, les membres de la communauté les plus vertueux et les mieux qualifiés.

 

Cette analyse apporte une contribution intéressante à notre réflexion sur l’évolution de la démocratie.

 

 

 

 

 

Marée noire dans le Golfe du Mexique.

 

Une plate-forme pétrolière branchée sur un forage du fond marin à 1500m de profondeur a explosé et coulé. 800.000 litres de pétrole s’écoulent chaque jour dans la mer et menacent les côtes de la Floride, de la Louisiane, du Mississippi et de l’Alabama. Après quinze jours, les moyens de colmater la fuite n’ont pas encore été trouvés. Barak Obama a évoqué une catastrophe environnementale unique et potentiellement sans précédent. On lui fait grief d’avoir autorisé les forages à grande profondeur pour réduire la dépendance énergétique des Etats-Unis.

 

Peut-on envisager que cet accident dissuade d’entreprendre, pour de longues années, de tels forages comme l’accident nucléaire de Three Mile Island avait stoppé le développement de l’industrie électro-nucléaire aux Etats-Unis ?

 

Une nouvelle ère de l’humanité.

 

La succession de crises que nous vivons frappe les esprits. La marée noire et la menace d’une nouvelle crise majeure du système financier et économique surviennent après beaucoup d’autres crises : le dérèglement des climats, le tsunami de l’Océan indien, l’ouragan Katrina, la crise financière et économique de 2008, la grippe H1N1, Haïti et autres tremblements de terre, la tempête Xynthia et les inondations de Charente et de Vendée et j’en oublie… Cette accumulation a peut-être un sens. Elle alimente une idée qui émerge périodiquement depuis le milieu du siècle précédent : nous vivons une période charnière, le basculement d’une ère de la vie humaine sur la terre vers une autre et chacun va devoir se débrouiller dans la transition et participer à l’émergence d’un futur différent.

Alfred  Korzybski parlait de Manhood of humanity, Pierre Teilhard de Chardin annonçait le point oméga, le New Age et Marilyn Fergussson voyaient venir L’Ere du Verseau, Frans de Waal pense que nous sommes entrés dans L’Ere de l’empathie….

 

Des dirigeants prennent conscience (suite).

 

Grande Bretagne : Paul Polman, « Chief Executive » depuis janvier 2009 de la multinationale Unilever, est parti publiquement en guerre contre la « Shareholder Value ». Pour marquer la distance qu’il veut prendre avec la recherche à tout prix du profit à court terme, il refuse de donner aux analystes financiers des prévisions de résultats. Après sa première incartade, l’action Unilever a perdu 6 ₤. Depuis, elle en a regagné 7. « Les actionnaires qui sont partis, dit-il, sont des spéculateurs. Ceux qui sont restés pensent au long terme. Comme moi ».

 

Etats-Unis : Jack Welsch, ancien « Chief Executive » de General Electric, fut le champion et le gourou de la « Shareholder Value ». Depuis, il a changé d’avis : « On s’aperçoit maintenant que l’idée est stupide », a-t-il brutalement déclaré au Financial Times.

 

France : Pascal Jouxtel observe, dans sa vie de consultant, des dirigeants tenant des propos qui auraient été impensables il y a seulement deux ans. Exemples : acceptation d’une perte réelle de contrôle ( laissez venir les innovations du terrain ; c’est à vous, postiers sur le terrain, de réinventer votre métier). Réhabilitation du tâtonnement (tâtonner dans toutes les directions, essayer tout ce qu’on peut et on verra ce qui marche). Innovation radicale : il va falloir se réinventer complètement, notre travail actuel pourra se faire avec deux fois moins de personnel et, si l’on ne veut pas licencier, il faut inventer autre chose (nos produits et nos méthodes de production actuels ne seront plus acceptables).

 

Société révée

10 05 10

 

 

 

 

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Published by Société révée - dans Société
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commentaires

Clovis Simard 17/08/2012 05:08

Blog(fermaton.over-blog.com),No-22. - THÉORÈME OMÉGA.- La Science des Sciences.