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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 09:43


Le premier tour des élections régionales a été difficile pour la majorité, qui a, reconnaissons le,  « pris une claque ». 

 

Pourtant, il faut attendre les résultats du second tour pour savoir si l’on peut ou non parler véritablement, comme le claironne un Parti socialiste triomphaliste,  de défaite cuisante. Défaite  qui serait effective si la majorité perdait l’Alsace et si elle se retrouvait le 21 mars avec moins de conseillers régionaux élus et moins de présidences de régions qu’en 2004. Le risque existe, mais ce n’est pas certain, rien n’est joué, et les quelques jours qui restent doivent être ceux du rassemblement et de la mobilisation.

 

C’est pourquoi, on peut trouver particulièrement mal venues (et injustes) les critiques qui se sont élevées des rangs de la majorité, ou de ceux qui se prétendent de la majorité quand tout va bien et s’en désolidarisent dès que les choses sont plus difficiles. Il s’agit, sans surprise, de cette frange droitière, qui se satisfaisait fort bien de l’immobilisme Chiraquien, qui s’est  toujours opposée à Nicolas Sarkozy,  à ses réformes comme à l’ouverture. De Juppé à Raffarin ou Baroin, ceux qui se sont bien gardés de faire campagne, se précipitent pour déplorer « la défaite », réclamer un arrêt des réformes, la fin de l’ouverture (ah ! comme l’éventuelle nomination de Malek Boutih  à la Présidence de la Halde leur déplaît…) et une « droitisation » pour récupérer, vraisemblablement, les électeurs du Front National.

 

Evidemment, ils s’empressent de  rendre  responsables des mauvais résultats, le Président de la République  et la politique que celui-ci mène avec le gouvernement de François Fillon.

Cette analyse, ou plutôt cette critique orientée, outre qu’elle aurait pu attendre la fin du combat électoral pour s’exprimer,  ne semble pas correspondre à la réalité.

 

Ce sont  les chefs de file régionaux de la majorité qui ont refusé de faire une campagne équilibrée entre le régional et le national, comme le souhaitaient Nicolas Sarkozy et François Fillon, pour se concentrer sur leur campagne locale. Certains faisant disparaître de leurs  documents de campagne, de leurs discours et de leurs argumentaires toute référence à la majorité, à la politique de réforme menée pourtant avec leur soutien, et au Président de la République. On en voit le résultat notamment dans les Régions où les têtes de listes  Nouveau centre  ou parti radical, voire UMP ont été particulièrement discrètes sur leur appartenance à la majorité (Nord ou Bourgogne par exemple), et où les résultats ont été catastrophiques. A l’inverse en Franche Comté et dans les Pays de la Loire, où les têtes de listes n’ont pas caché leur soutien à la politique du Président et du gouvernement, les résultats sont incomparablement meilleurs.

 

Tout mettre sur le dos du Président quand on a refusé une campagne nationale et toute référence à son action, c’est au moins exagéré (mais pas si surprenant, quand on voit d’où viennent ces critiques), et pas très digne. Les sondages ne confirment d’ailleurs ni leurs  dires ni leurs cris !

 

Il faudra, après l’élection,  faire une analyse sérieuse et sans tabous des résultats et le Président de la République devra juger dans quelle mesure il lui faudra répondre au message que lui auront adressé les électeurs et les abstentionnistes.

 

Pour l’heure,  il faut faire campagne avec détermination et axer cette campagne sur 3 thèmes :

 

-          Comme sur le plan national, les présidents de région de la majorité s’engagent à ne pas augmenter les impôts, en réponse à la « folie fiscale » des présidents de région socialistes.

-          La politique régionale doit accompagner et  prolonger la politique nationale  et non lui mettre des bâtons dans les roues.

-          Mettre en avant la politique écologique et pour l’environnement, mise en œuvre par le gouvernement et les importantes mesures allant dans le même sens, proposées par les têtes de listes de la majorité

 

Tout n’est pas joué. La Gauche Moderne, qui soutient clairement la politique de sortie de crise et de réforme juste du Président de la République et de François Fillon, agira activement durant les 4 jours qui restent, pour que, dans toutes les régions de métropole et d’Outre-Mer, le maximum de voix se portent sur les listes de la majorité présidentielle.

 

Marc d’Héré

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Published by Marc d'Here - dans Régions
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commentaires

marc d'HERE 19/03/2010 20:36


La ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, a accusé ce soir les candidats de gauche qui plaident aux régionales pour l'instauration de contre-pouvoirs au gouvernement d'"agir contre la
France". Lors d'un café politique dans un café-restaurant du 20ème arrondissement de Paris, "La Nouvelle Etoile", Mme Alliot-Marie a déclaré: "Quand vous avez des candidats qui disent qu'ils
veulent les régions pour en faire des contre-pouvoirs à l'action, à l'effort du gouvernement (..), ce sont des gens qui agissent contre la France". Le garde des Sceaux, qui avait à ses côtés trois
autres ministres, Valérie Pécresse, chef de file de l'UMP pour les régionales en IdF, Chantal Jouanno et Rama Yade, a ajouté que ces candidats "disent des choses stupides parce que jamais les
régions ne pourront être grandes sans la France et jamais la France ne pourra être grande sans ses régions".

Mme Alliot-Marie a qualifié par ailleurs d'"arnaque" la fusion entre les deux tours de scrutin de la liste du PS avec celles d'Europe Ecologie et du Front de gauche en IDF. "Vous avez des équipes
multiples au premier tour où tout le monde s'est déchiré et brusquement on les retrouve maintenant unis, alors vous allez me dire c'est un miracle, bah non c'est pas un miracle, c'est une
arnaque!", a-t-elle affirmé sous les applaudissements d'un parterre d'élus et de militants d'UMP.
AFP


Elie Arié 19/03/2010 19:20


La "modernité" de Sarkozy aura été de courte durée.


Marc d'Here 19/03/2010 19:31


Au contraire, cher Elie...Bien au contraire! C'est pourquoi il est la cible des archaïques de droite et de gauche.

Je te renvoie à l'article que je viens d'écrire sur la réponse à apporter après l'élection.


sergiozz 19/03/2010 19:17


Eh oui, Monsieur d'Here, le problème principal pour la droite est la façon dont Sarkozy a dilépidé en peu de temps l'espoir qu'il avait fait naître chez les gens les plus modestes. Personnellement,
je ne me suis jamais fait beaucoup d'illusions sur ce qui allait se passer. Des slogans comme le travailler plus pour gagner plus qui font pschitt, le bouclier fiscal qui privilégie les gens les
plus riches et on pourrait citer tous les échecs de Sarkozy et de ses conseillers de l'Elysée.
Quant à la fuite du débat par la gauche pour ces régionales, c'est totalement faux. Je vous ai transmis un lien vers le programme complet de la liste de gauche en Basse-Normandie, vous m'avez avoué
ne pas l'avoir consulté.


Marc d'Here 19/03/2010 19:29


Je confirme que la gauche a constamment fui le débat pendant ces élections.
Pour le reste reportez-vous à l'article que je viens d'écrire sur la réponse à apporter après l'élection!


cellobello 19/03/2010 11:23


communication aux destinataires de votre convenance

Cette analyse est diffusée où, hormis sur votre blog?

Elle serait bien utile, au moins aux adhérents qui ne sont pas gâtés en analyses de fond.

M'autorisez-vous à l'adresser aux adhérents du 68 dont j'ai la liste?
Par la même occasion, je leur adresserai(s) l'article initial.

A@


Elie Arié 19/03/2010 10:27


"vouloir favoriser les riches": je crois qu'il sera impossible de revenir sur les images si symboliques et si fortes du choix des invités du dîner au Fouquet's, des 48 heures bien inutiles sur le
yacht de Bolloré,et de l'auto-triplement décomplexé de son salaire: avec ces trois mesures, pourtant sans incidences sur la vie des Français, Sarkozy a irrémédiablement campé son personnage; après,
il est facile de se gausser d'un de Gaulle, qui avait à l' Elysée une 2 ème ligne téléphonique pour ses communications personnelles qu'il payait de sa poche, des goûters à l' Elysée tous les jeudis
(à l'époque, c'était le jeudi, pas le mercredi) de ses petits-enfants qu'il payait de sa poche, de son essence lorsqu'il partait le week-end à Colombey-les-deux-églises qu'il payait de sa poche:
mais tout cela, également sans incidence sur la vie des Français, est resté, et en dit long sur les deux bonshommes.

Sinon, il y a de ta part, une erreur d'analyse sur les raisons de cette campagne électorale à côté de la plaque, et je t'invite à méditer celle-ci, très brève et bien plus exacte:

http://tinyurl.com/yk5khft


Marc d'Here 19/03/2010 19:17


Quelle modernité dans l'analyse! J'ai fait de ma réponse un article plus détaillé que tu comprendras peut-être mieux


marc44 19/03/2010 06:49


La retraite, elle recule plus vite qu'on s'en approche...
(si bien qu'on s'en éloigne, même en s'en approchant).

plus sérieusement, dommage qu'il y a si peu de discussions très précises
sur les programmes, dans cette campagne. Où trouve t-on un dossier précis où sont comparées les propositions ? Elles sont souvent exprimées en des termes tellement généraux que cent mises en
oeuvres différentes sont possibles. En conséquences, les gens votent pour le camp en lequel il a le plus grand sentiment de confiance.
Moi, ça me va pour cette fois, c'est mon camp qui gagne, mais entre faire bonne impression et convaincre....


Marc d'Here 19/03/2010 18:30


Oui, la gauche a constamment fui le débat dans cette élection. Dommage


cellobello 18/03/2010 20:44


Merci de cette analyse.

Elle met en évidence que le choix de LGM de s'allier à la majorité présidentielle est fondé sur L'UNIQUE MOYEN, AUJOURD'HUI, DE FAIRE ABOUTIR LES REFORMES INDISPENSABLES POUR QUE NOS ENFANTS ET
PETITS-ENFANTS AIENT DES EMPLOIS ET CONTINUENT DE BENEFICIER DU SYSTEME DE SANTE ET DE L'ASSURANCE VIEILLESSE DONT NOUS BENEFICIONS AUJOURD'HUI. Même pour les classes moyennes inconscientes et pour
les plus démunis.

C'est un projet - celui de LGM - courageux. Malheureusement non populiste.

Elle met également en évidence que ce choix d'ALLIANCE AVEC LA MAJORITE PRESIDENTIELLE, QUI EST UN CHOIX RISQUE, N'A RIEN A VOIR AVEC UN CHOIX OPPORTUNISTE/ELECTORALISTE. C'est même l'inverse d'un
choix électoraliste/opportuniste.
Donc incompatible avec le fonctionnement des notables de tous bords, qu'ils soient chiraquiens ou de l'opposition.

Elle nous rappelle combien le jeu quotidien(des médias et des politiciens) qui consiste à désigner un coupable plutôt que d'analyser les actes, reste un jeu barbare.
Par chance nous sommes dans une société dans laquelle on ne tue plus celui désigné comme celui par qui le malheur arrive.

Néanmoins LE JEU DE CEUX QUI S'AMUSENT A EMPECHER DE FAIRE (LES REFORMES), PARCE QUE SURS DE LEURS AVANTAGES ACQUIS, EST UN JEU MORBIDE.

Il est urgent que LES ELECTEURS DE GAUCHE SINCERES ET GENEREUX -ceux qui militent pour une société solidaire dans le respect de chacun - prennent conscience que VOTER POUR LES LISTES OU LGM EST
PRESENT, C'EST VOTER POUR MA MISE EN ŒUVRE DE LEURS VALEURS.


Marc d'Here 19/03/2010 10:05



Sarkozy avait réussi pendant la campagne de 2007, à rassembler à la fois la droite traditionnelle et une grande partie des couches populaires plutôt précedemment favorables à la gauche et au
front national.

La politique suivie par Sarkozy est, comme nous l'avons toujours montré, une politique de centre gauche, qui déçoit une partie de la droite traditionnelle, notamment la droite "chiraquienne"
et archaïque...Quand aux forces populaires elles sont  durement confrontées à la crise et adoptent donc une attitude de retrait ou d'opposition.

C'est la situation et c'est provisoire.

En dehors de quelques ajustements, Nicolas Sarkozy doit poursuivre sa politique de centre gauche: les droites traditionnelles se retrouveront derrière lui lors d'une élection présidentielle, où
elles ne voudront pas laisser passer le candidat d'une gauche qui devient de plus en plus radicale. Les classes populaires, qui constateront bientôt que le chômage  et l'insécurité
diminuent, pourront alors  revenir ... 

Quatre conditions au succès de Sarkozy:

Réussir dans la lutte contre le chômage et l'insécurité: le succès évident , reconnu et constaté dans ces deux domaines est la condition sine qua non.

Poursuivre sa politique d'ouverture et donner cohérence à son action réformatrice

Poursuivre et amplifier sa politique en faveur des jeunes et de l'environnement.

Revenir, d'une manière ou d'une autre, mais de manière compréhensible par tous, sur sa seule faute politique: le bouclier fiscal . S'il ne revient pas sur cette mesure, sa
politique sociale (pourtant réelle) restera entachée du soupçon d'être inégalitaire et de vouloir favoriser "les riches". C'est absurde pour une mesure qui ne coûte que 500 millions d'euros,
mais l'opposition a su imposer cette idée. Sarkozy doit revenir sur cette mesure.




Elie Arié 18/03/2010 18:47


Je sens que vous aurez "le syndrome du lundi matin" (pas le moral, vivement la retraite, etc.)


Elie Arié 18/03/2010 10:32


http://www.liberation.fr/politiques/0101624966-la-gauche-face-a-sa-victoire


Marc d'Here 18/03/2010 13:12


Un peu de patience, dimanche n'est pas si loin...On fait tout pour que tu ne puisses pas te réjouir, mais c'est difficile en effet!


Elie Arié 18/03/2010 10:23


http://www.lefigaro.fr/elections-regionales-2010/2010/03/18/01034-20100318ARTFIG00441-la-gauche-devrait-faire-mieux-qu-en-2004-.php