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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 15:02

 

Olivier Paye, le JDD

 

Nicolas Sarkozy a signé jeudi une tribune sur l’Europe se voulant à la fois réaliste et enthousiaste. Il y reprend certains thèmes de sa campagne présidentielle de 2012. L’occasion de constater à quel point son discours sur l’Union européenne a conservé une certaine permanence.

 

 

Nicolas Sarkozy entendait frapper fort jeudi en signant une tribune de six pages sur l’Europe dans l’hebdomadaire Le Point, à trois jours des élections européennes. Depuis quinze ans, ses positions sur l’Union européenne ont été marquées d’une certaine constance, malgré quelques évolutions notables.

Virage sur le couple franco-allemand

En février dernier, Nicolas Sarkozy estimait depuis Berlin que le couple franco-allemand était un "trésor sacré". Dans Le Point, l’ancien président de la République, dont l’association avec Angela Merkel lui a valu le surnom de "Merkozy", propose carrément "la création d'une grande zone économique franco-allemande cohérente et stable au cœur de la zone euro". En 2005, pourtant, celui qui était alors président de l’UMP jugeait lors d’une convention de son parti que "l’Europe n’a plus de moteur parce que le couple franco-allemand ne suffit plus pour donner une impulsion acceptée par 25 pays. (…) Nous devons ouvrir le couple franco-allemand aux quatre autres grands pays européens", plaidait-il. Une position qui n’est pas sans rappeler celle défendue par François Hollande qui, lors de la présidentielle de 2012, affirmait souhaiter s’allier aux pays du sud, Italie en tête.

Pour une refonte de Schengen

C’est l’autre proposition phare développée par Nicolas Sarkozy dans Le Point : la réforme du traité de Schengen établissant la libre-circulation des biens et des personnes. "C'est une évidence qu'il faut suspendre immédiatement Schengen I et le remplacer par un Schengen II auquel les pays membres ne pourraient adhérer qu'après avoir préalablement adopté une même politique d'immigration", écrit-il. Il ne disait pas autre chose lors de la campagne présidentielle de 2012, expliquant à l’époque dans sa lettre aux Français que "l’Europe doit adopter une législation commune en matière d’asile et d’immigration", menaçant de suspendre la participation de la France au traité et de rétablir des contrôles aux frontières.

Rogner les compétences communautaires

Nicolas Sarkozy en a assez de cette Commission européenne et de sa "prétention à tout réglementer et tout régenter", comme il l’exprimait en février. "Il faut aujourd'hui supprimer au moins la moitié des actuelles compétences communautaires", dit-il dans Le Point, jugeant que Bruxelles devrait gérer tout au plus une dizaine de politiques "prioritaires" (industrie, agriculture, recherche, etc.). Une position dans la droite ligne de sa campagne de 2012, alors qu’il promettait de geler la participation française au budget européen, escomptant une économie de 600 millions d’euros par an pour les finances de l’Etat.

Dès 2006, toutefois, il invitait lors d’un discours à la fondation Robert Schuman les différents partis européens à soumettre un candidat à la présidence de la Commission qui serait désigné dans la foulée des élections européennes. Cela n’a finalement pas été le cas en 2009, mais devrait l’être cette année.

Une Europe de la "raison"

En 1999, Nicolas Sarkozy, alors tête de liste du RPR pour les élections européennes, estimait que « l'Europe est l'affaire des gens passionnément raisonnables, et, cela tombe bien, je me sens passionnément raisonnable ». Quinze ans plus tard, rien n’a changé. "Je veux invoquer la Raison si présente dans l'histoire de la pensée française", écrit-il dans Le Point, après avoir déjà écrit aux Français en 2012 que les "racines" de l’Europe plongent dans la culture "des Lumières et du rationalisme". Mais aussi dans la culture "judéo-chrétienne", ce qu’il se garde de rappeler aujourd’hui. Sans doute faut-il y voir la disgrâce de son conseiller de l’époque, le maurrassien Patrick Buisson.

 

Olivier Faye - leJDD.fr

jeudi 22 mai 2014

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Published by Olivier Faye Le JDD - dans Europe
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