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PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 18:11

 

 

Cette journée de revendication a été marquée  par une baisse sensible de la mobilisation contre la réforme des retraites, par rapport à la journée du 7 septembre qui, elle-même, n’avait pas été extrêmement forte.

 

Nette baisse du nombre de grévistes, dans tous les secteurs : 37% à la SNCF contre 43% le 7 septembre, moins de 20% dans la fonction publique d’Etat contre 25% 15 jours plus tôt, 25% contre 32% à France Telecom, 16 contre 22% à la RATP…etc…etc…

 

Baisse aussi du nombre de manifestants qui atteignent, si l’on en croit les chiffres officiels, à peine le million, (seulement 65.000 à Paris !)  contre plus d’1,1 million le 7 septembre.

 

Bien entendu les syndicats, qui reconnaissent (comment faire autrement ?) la baisse du nombre de grévistes, citent eux  des chiffres de participation aux manifestations astronomiques. Aucune polémique ne s’engagera sans doute avec eux sur ce point, le gouvernement et le Président ayant intérêt à se garder de tout triomphalisme et à ne pas faire perdre la face aux partenaires sociaux. On en restera donc pour cette journée au commentaire convenu selon lequel la participation importante donne au gouvernement un devoir d’écoute et de prise en compte, autant que faire se peut, de ce qui s’est exprimé.

 

Mais tout le monde sait bien quelle est la réalité.

 

Alors que peut-il se passer maintenant ?

 

Le plus sage pour la CGT (et la CFDT qui la suit gentiment et fidèlement) serait d’arrêter les frais et de se remettre à négocier avec le gouvernement et les sénateurs pour obtenir de nouvelles avancées destinées à rendre plus juste le projet gouvernemental.

Ce serait le plus sage et le plus efficace, on peut donc penser qu’ils  choisiront une autre voie.

 

Poussés notamment par la partie la plus radicale du parti socialiste (Martine Aubry, qui a tant varié sur ce sujet,  n’allait-elle pas, hier, jusqu’à envisager des manifestations de rue, même après que la loi ait été votée !), sans doute vont-ils donner un prolongement à leur action.  Ayant bien pris conscience de la diminution du nombre de grévistes, ils choisiront vraisemblablement de manifester le week end,  donc sans appel à la grève, et en comptant sur l’apport de l’ensemble des militants et  sympathisants de gauche, qui, pour peu qu’il fasse à peu près beau, viendront en famille, crier leur opposition au Président et leur demande de retrait de la réforme des retraites, pour que, surtout,  rien ne change. Cela permettra-t-il de dépasser le million de participants, on peut le penser (ou alors c’est à désespérer du peuple de gauche !) et peut redonner un petit deuxième souffle au mouvement…Mais exigera une quatrième manifestation pour le vérifier…

 

D’autres, très minoritaires, choisiront sans doute de radicaliser le mouvement et il n’est pas impossible que l’on vive jusqu’au vote définitif de la loi, sur fond de grèves reconductibles, et de manifestations plus ou moins violentes. Mais cela devrait rester marginal. 

 

Le gouvernement, soutenu par la majorité,   poursuivra son travail de pédagogie, continuera à négocier en sous-main avec la CGT et la CFDT, et à poursuivre ses  aménagements, dans le sens d’une plus grande justice, en  acceptant  au Sénat quelques amendements significatifs sur les trois points de la pénibilité, des carrières longues et du cas des personnes ayant subi de longues interruptions, qui pour la plupart sont des femmes. Je souhaiterais, pour ma part qu’il décide aussi de faire davantage participer au financement les hauts revenus et les revenus du capital.

 

Quoi qu’il en soit, il est assez clair aujourd’hui que,  sauf catastrophe imprévisible ou maladresse insigne et malgré quelques difficultés qui ne manqueront pas d’apparaître,  le projet de réforme des retraites doit être  voté et appliqué.

 

Peut-être pourra-t-on dater de ce deuxième  jour d’automne, le début de la deuxième partie du quinquennat, celle du rebond.

 

 

Marc d’Héré

 

P.S. Dans ce combat  contre la réforme des retraites, François Chérèque aura parachevé ce à quoi il s’attache - involontairement mais obstinément –  depuis des mois : la quasi disparition de la CFDT. En calquant ses déclarations et son action sur celles de la CGT, il a fait totalement disparaître la particularité, l’intérêt et l’utilité de son organisation. On se demande bien ce qui pourrait pousser un salarié normalement constitué à choisir d’adhérer à la CFDT plutôt qu’à  la CGT, à la copie plutôt qu’à l’original,  et plutôt qu'au meneur au pâle accompagnateur.

 

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commentaires

Marc d'Here 02/10/2010 18:40


La nouvelle journée de manifestations samedi en France contre la réforme des retraites ne s'est pas traduite par une amplification du mouvement, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Luc
Chatel.

Selon lui, on pouvait imaginer que le fait d'organiser une manifestation le samedi allait "drainer de nouveaux publics et augmenter le nombre de manifestants."

Or, "chacun reconnait qu'il n'y a pas d'amplification du mouvement", a-t-il dit sur i>Télé, estimant que les syndicats eux-mêmes évoquaient "un mouvement dans les mêmes eaux ou même en dessous"
de la précédente journée du 23 septembre.

Néanmoins, Luc Chatel a souligné que la persistance de la mobilisation appelait de la part du gouvernement "un certain nombre d'éclaircissements" sur les évolutions du texte dans le cadre du débat
au Sénat, qui s'ouvre mardi prochain.

"Nous aurons une certain nombre d'avancées et d'amendements", a-t-il réaffirmé.


Reuters


plus que 2 ans 02/10/2010 18:32


"Casser le système de retraite par répartition, c'est préparer des retraites à la grecque aux salariés d'aujourd'hui."

Parlons en des grecs, la pensée unique nous a fait croire que les grecs étaient des fainéants et qu'ils méritaient cette cure d'austérité. En fait, ce sont les grecs qui bossent le plus en Europe,
alors il faut prendre du recul avec la désinformation du pouvoir et de certains média.


Marc d'Here 02/10/2010 18:52



 Les Grecs, qui ne sont pas plus fainéants que d'autres,  étaient en grande difficulté et la France pensait que l'Europe devait les aider. Sarkozy a pu convaincre les Allemands de le
faire, alorsqu'ils ne le voulaient pas. Reconnaissons que là encore l'action de Sarkozy a été juste.



plus que 2 ans 02/10/2010 18:30


@cellobello,

je ne passe pas mon temps à parler de moi même. Le gouvernement n'en a rien à faire du système de retraite par répartition, il préfère donner le gateau aux sociétés privées comme celle de Sarkozy
frère. L'accusation de Monsieur d'Here sur le fait que je suis désagréable avec vous et que je débats pas est stupéfiante. A chaque fois que j'ai donné des élements chiffrés et précis dans mes
posts sur la répartition des richesses, vous ne m'avez jamais répondu par une contre argumentation sérieuse. La seule chose que vous faites, c'est de compter le nombre de grévistes. Je ne vois pas
en quoi je suis désagréable quand je vous dis d'aller voir comment galèrent de plus en plus de gens qui ne touchent même plus leurs allocations chomage. Il est temps de réformer ce système qui va
droit dans le mur.


Marc d'Here 02/10/2010 13:42


"Près de 380.000" personnes manifestaient en France pour la défense des retraites samedi, 2 octobre à la mi-journée, selon le ministère de l'Intérieur, qui "observe une participation inférieure" à
celle du 23 septembre où 410.000 personnes avaient manifesté, selon la même source.


cellobello 02/10/2010 01:03


@il n'y a plus que 2 ans

Il y a un truc que vous n'avez pas capté: quand, pour une raison ou une autre, on a galéré dans sa vie, certains d'entre nous investissent pour limiter les galères des autres. Sans passer leur
temps à parler d'eux-mêmes.
Casser le système de retraite par répartition, c'est préparer des retraites à la grecque aux salariés d'aujourd'hui.


plus que 2 ans 01/10/2010 17:02


@cellobello, @marc d'Here,

Vos réponses montrent que vous ne connaissez pas la situation des retraités les plus pauvres dans ce pays et que vous n'avez jamais mis les pieds dans un centre de distribution des restos du coeur.
Ou alors vous connaissez tout ça mais c'est la dernière de vos préoccupations. Ce qui vous intéresse, c'est qu'on fasse bosser plus les gens ou qu'on leur file des indemnités chomage avant qu'ils
puissent toucher leur retraite et encore les indemnités chomage, ils ne les toucheront que quelques mois avant la perte de leurs droits. Je rpose ma question : quel est le montant de votre retraite
?


Marc d'Here 01/10/2010 17:37



Vous êtes désagréable avec nous, au lieu de débattre. Vos accusations ne son pas très corectes et cela ne fait pas avancer les choses. Quand au montant de ma retraite, cela n'est pas un objet du
débat et soyez certain qu'elle n'est pas excessive!


Cla dit, je crois vraiment que le projet du gouvernement est satisfaisant, en espérant que le Sénat améliorera encore les choses.



Marc d'Here 30/09/2010 10:14


importantes avancées au Sénat, avant discussion du texte en séance.Deux exemples:

Pour les travailleurs handicapés, le départ à la retraite anticipée à 55 ans qui était réservé à ceux qui avaient 80% de handicap est étendu "à tous ceux qui sont reconnus comme travailleurs
handicapés" soit "un million de personnes", a indiqué M. Woerth.

Un autre amendement prévoit l'extension du dispositif Allocation équivalent retraite (AER) pour les seniors au chômage en attente de retraite afin de se caler sur l'allongement de l'âge de départ
et éviter une interruption de l'allocation. Un mécanisme similaire est également prévu pour les victimes de l'amiante.

En ce qui concerne les retraites des femmes le Ministre a annoncé que des avancées étaient possibles en séance.

Les syndicats et la CFDT notamment vont-ils s'obstiner à prétendre que rien ne bouge?


cellobello 30/09/2010 07:55


"C'est la situation des salaires, de la pénibilité, pendant les années de travail qu'il faut modifier et non pas vouloir que la retraite corrige tout cela."

La loi sur les CHSCT date de 1983.
Elle a entraîné des négociations sur les conditions de travail.
La CFDT s'y est beaucoup impliquée.
La CGT, majoritaire en milieu ouvrier, s'y est opposée, estimant que les négociations sur les conditions de travail étaient un prétexte pour le patronat pour ne pas payer des primes de
pénibilité.

C'est vérifiable dans les travaux de René Mouriaux sur l'histoire du mouvement ouvrier.
Son statut de chercheur de la Fondation Sciences Po (actuellement à la retraite) n'a en rein entamé son soutien inconditionnel au PC et à la CGT. Il s'est même acharné à vouloir démontrer qu'il n'y
avait pas de lien entre le PC et la CGT.


cellobello 30/09/2010 07:41


@+que 2 ans

"Mais, je trouve encore plus scandaleux l'écart entre les retraités les plus aisés et ceux qui galèrent à 600 € par mois"

minimum vieillesse, au 1er avril 2010, pour les personnes de + de 65 ans résidant en France et pour les personnes de + de 60 ans ayant une incapacité de travail:
Pour une personne seule: 8507,49€/an, soit 709€/mois, sans aucun prélèvement de cotisations;
Pour un couple: 13889,62€/an, soit 1157€/mois, sans aucun prélèvement de cotisations.

Pour les salariés: la part de retraite CNAV représente env. 50% de la retraite totale, pour ceux qui n'ont pas eu de périodes de chômage, comme les permanents syndicaux qui mènent la danse.
Nous faire croire que le niveau des retraites se résuit à la part Sécu, c'est de la désinformation pour faire peur.


Marc d'Here 30/09/2010 09:32



Vous avez raison, il ne faut pas laisser dire n'importe quoi.



cellobello 30/09/2010 07:21


Décret du 3 avril 1983:
- ouverture des droits à la retraite à 60 ans
- 37,5 annuités requises pour une retraite à taux plein

Age de fin de scolarité obligatoire:
- jusqu'en 1936: 11ans (60 ans jusqu'en 1996)
- de1936 à 1959: 14 ans (60 ans jusqu'en 2009)
- depuis 1959: 16 ans

Durée de travail effective à 60 ans, pour les salariés ayant travaillé dès leur fin de scolarité:
- jusqu'en 1996: 49 annuités (60 - 11) 11,5 ans de cotisations sans prestation jusqu'en 1993; ils ont les annuités requises pour une retraite à taux plein à 49 ans; 9 ans de cotisations sans
prestations jusqu'en 1996; ils ont les annuités requises pour une retraite à taux plein à 51 ans
- de 1996 à 2009: 46 annuités (60 - 14) 6 ans de cotisations ans prestations jusqu'en 2003; ils ont les annuités requises pour une retraite à taux plein à 54 ans
- depuis 2009: 44 annuités (60 - 16)
Depuis la réforme Fillon/CFDT en 2003, il est possible de prendre sa retraite avant 60 ans, pour les carrières longues. L'ouverture des droits est liée au nombre de trimestres cotisés et validés.
Ce dispositif est reconduit dans la réforme actuelle.

Incapacités de travail
Jusqu'en mars 1983, les salariés ayant une incapacité de travail bénéficiaient de l'ouverture des droits à la retraite. La "retraite à 60 ans" n'a rien changé pour eux.
Dans des branches professionnelles comme la métallurgie, le nombre de salariés ayant une incapacité pour accident de travail ou pour maladie professionnelle, était d'importance dès 42 ans (travaux
de l'ANACT).
Si leur incapacité était compatible avec une activité professionnelle, ils continuaient à travailler, à condition de leur trouver un poste compatible avec leur handicap. Autrement dit, après 1983,
les salariés ayant une incapacité étaient encore toujours dans l'obligation de travailler avec leur handicap, bien qu'ils aient le nombre d'annuités leur permettant de bénéficier d'une retraite à
taux plein.
S'ils n'avaient pas de poste adapté(presque toujours dans les petites entreprises, restaient les arrêts de travail pour maladie qui les conduisaient à l'invalidité Sécu: un niveau de vie indécent
alors qu'ils avaient cotisé un nombre de trimestres suffisant pour avoir droit à une retraite à taux plein. Mais jusqu'en 2003, çà n'a intéressé aucun syndicat.

Si leur incapacité ne leur permettait plus de travailler, ils devaient se contenter de leur pension d'invalidité: un niveau de vie indécent alors qu'ils avaient cotisé un nombre de trimestres
suffisant pour avoir droit à une retraite à taux plein. Mais jusqu'en 2003, çà n'a intéressé aucun syndicat.

Le projet actuel prend en compte les situations d'invalidité.

42 annuités, c'est une régression pour qui?