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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 18:54

 

 Marion Brunet pour Le Figaro.fr...

 

Le premier ministre a reproché mercredi au Parti socialiste de vouloir créer «une avalanche d'impôts nouveaux», l'UMP dénonçant de son côté un projet «anti-social» et «anti-économique».

La riposte ne s'est pas fait attendre. Alors que Martine Aubry a dévoilé mardi soir les propositions du Parti socialiste sur les retraites, le gouvernement et l'UMP se sont empressés dès mercredi matin de mitrailler ce plan. Principal argument de la majorité : ce contre-projet de réforme ne prend pas en compte les causes démographiques du déséquilibre actuel du régime. Au premier rang des détracteurs de la gauche, le premier ministre François Fillon, qui a accusé mercredi le PS de se contenter de proposer «une série d'expédients».

«Comme vous continuez de refuser d'accepter le principe de l'allongement de la durée de travail proportionnel à l'allongement de la vie (...), vous êtes réduits à proposer toute une série d'expédients», a affirmé François Fillon lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. «Vous proposez d'abord une avalanche d'impôts nouveaux et notamment, une avalanche d'impôts nouveaux sur les classes moyennes», a-t-il poursuivi, visant notamment la proposition PS de prélever trois milliards d'euros sur l'intéressement et la participation. Et de préciser que l'intéressement concerne «un tiers des salariés français» et la participation «44%» d'entre eux.

 

«Inventer des recettes virtuelles»

 

«Vous proposez une augmentation de la CSG (contribution sociale généralisée, ndlr) sur les produits du capital : c'est un nouvel impôt sur les classes moyennes et les 20 millions de contrats d'assurance vie dans notre pays Mais comme cela ne suffit pas il vous faut aussi inventer aussi des recettes virtuelles», a ensuite déclaré le chef du gouvernement. Avant de prendre «quelques exemples» : «Deux milliards d'euros prélevés sur les stock options et sur les bonus. Deux milliards d'euros sur une assiette de 2,7 milliards d'euros, c'est un taux de 70%. Autant dire que cette assiette vous l'aurez une fois, une année, et pas deux !»

Les propositions socialistes, qui excluent un recul de l'âge légal de la retraite, prévoient notamment des ressources nouvelles et la mise à contribution des revenus du capital. Elles envisagent par ailleurs une majoration des prélèvements sociaux sur les bonus et les stock-options, une cotisation des fonds d'intéressement et de participation aux retraites, l'augmentation de la CSG sur les revenus du capital, ainsi qu'une augmentation de la contribution sur la valeur ajoutée (créée en remplacement de la taxe professionnelle, ndlr).

 

«Aubry, la dame des impôts»

 

Un contre-projet de réforme qui a suscité une levée de bouclier dans la majorité. Peu avant François Fillon, le patron de l'UMP, Xavier Bertrand, et son porte-parole, Frédéric Lefebvre, ont attaqué frontalement mercredi le contre-projet du PS sur les retraites, fustigeant une «avalanche de taxes, d'impôts et de cotisations». Ils ont également dénoncé un projet «anti-social» et «anti-économique» destructeur d'emplois et de pouvoir d'achat.

Le ministre du Travail, Eric Woerth a quant à lui qualifié les propositions socialistes de «choc fiscal sans précédent». «C'est 20, 30, 40 milliards d'euros de fiscalité et de cotisation en plus», a déclaré le ministre sur France-Info. «Il n'y a pas de réponse démographique alors qu'il y a une réponse par l'impôt et par les cotisations. La dame des 35 heures se transforme en dame des impôts».

Le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, a pour sa part évoqué «une sacrée potion amère en trois portions»: «un matraquage fiscal sur les classes moyennes», «la destruction d'emplois» et «le virtuel avec des chiffrages fantaisistes».

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, n'a pas tardé à répondre à ses détracteurs. «On n'a pas de leçons à recevoir de la droite», a-t-elle assuré mercredi, qualifiant par la même occasion les membres du gouvernement de «très bons artificiers».

 

Marion Brunet,

Lefigaro.fr

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Published by Marion Brunet, Lefigaro.fr - dans Economie et social
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commentaires

Marc d'Here 20/05/2010 14:18


Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi à l'issue d'une réunion à l'Elysée une série de mesures pour réduire les déficits publics, dont une réforme constitutionnelle imposant des objectifs chiffrés sur
cinq ans et un ralentissement des dépenses de santé et des collectivités locales.

Concluant la deuxième session de la conférence nationale sur les déficits publics réunie à l'Elysée, M. Sarkozy a décidé de lancer immédiatement une réforme de la Constitution afin de modifier "la
gouvernance des finances publiques", notamment en imposant "à chaque gouvernement issu des urnes de s'engager pour cinq ans sur une trajectoire de déficit".

"Chaque gouvernement devrait simultanément s'engager sur la date à laquelle l'équilibre des finances publiques est atteint", a-t-il ajouté, selon le texte de son intervention rendu public par
l'Elysée.

Selon le chef de l'Etat, cette réforme permettrait aussi "de confier à la loi de finances la compétence exclusive sur les dispositions fiscales" et de permettre au Parlement de "voter sur les
engagements en matière de finances publiques que nous prenons vis-à-vis de nos partenaires européens".

M. Sarkozy a demandé au Premier ministre François Fillon de lancer une consultation des partis politiques et des groupes parlementaires politiques. Selon le ministre du Budget François Baroin, ces
consultations dureront "quelques semaines".

Dans ses conclusions, Nicolas Sarkozy a aussi annoncé un gel "en valeur" des quelque 50 milliards d'euros de dotation versés chaque année par l'Etat aux collectivités locales, conformément aux
recommandations du rapporteur de la commission des finances de l'Assemblée Gilles Carrez (UMP).

"Il est normal que l'Etat applique aux collectivités locales la règle qu'il adopte pour ses propres dépenses", a-t-il plaidé, souhaitant également que ces dotations soient dorénavant "modulées
selon des critères de bonne gestion".

AFP


Elie Arié 20/05/2010 12:28


Étonnant!

"Nicolas Sarkozy a annoncé, jeudi 20 mai, qu'il souhaitait inscrire dans la Constitution l'obligation pour chaque nouveau gouvernement, à partir de 2012, de se fixer, en début de législature, un
objectif de déficit public structurel sur cinq ans. (Le Monde) "

Comment ferait-on, en cas de nouvelle crise comme celle de 2008?

Notons que la formulation est "de se fixer un objectif ", et non pas une obligation de le tenir, ce qui n'est pas contraignant: on pourra considérer que l'objectif n'a pas été atteint, que c'est
bien dommage, et puis oualà.

Encore un pur effet d'annonce.

Décidément, il ne changera jamais.


Marc d'Here 20/05/2010 14:10



Ce n'est pas une mauvaise idée, il faut la creuser...



Elie Arié 20/05/2010 00:16


Plus directement en réponse à cet article:

Sur France 2,Martine Aubry a affirmé: "Je ne comprends pas que le Premier ministre ait dit autant de contre vérités". Martine Aubry a ainsi cité l'assurance vie qui "est déjà taxée à la CSG et la
dernière catégorie qui ne l'était pas c'est le gouvernement lui-même qui vient de la faire passer à la loi de financement de la sécurité sociale".
"Aujourd'hui, il y a eu un branle-bas à droite et ils ont perdu complètement leur sang-froid".


Marc d'Here 20/05/2010 08:09



Martine Aubry ne répond à AUCUNE des critiques, argumentées de Fillon...Qui démontre, milliards d'Euros à l'appui, que le pojet du PS repose sur du vent et de la démagogie. Pouvait-on en attendre
autre chose? J'aimerais savoir ce qu'en pense Rocard...



Elie Arié 20/05/2010 00:08


Il n'a pas tort, Boutih; d'ailleurs, voir:
http://tinyurl.com/26m4lvz

Par ailleurs: quoi qu’on pense du projet PS, il a été adopté à l’unanimité moins trois voix. Dont celles de Malek Boutih et de Manuel Valls. Qui doit représenter environ 1,5 % des adhérents. Or,
qui a-t-on entendu sur toutes les antennes : Malek Boutih et Manuel Valls. Autrement dit, les médias invitent, en priorité, ceux qui pensent comme le gouvernement.


Marc d'Here 20/05/2010 08:05



D'accord avec toi, Boutih n'a pas tort...Mais tu dis un gros mensonge et une grosse sottise ensuite sur les "invitations" des médias.



Marc d'Here 19/05/2010 23:54


Invité à réagir sur le débat entourant l'éventuel report de l'âge légal de la retraite, Malek Boutih a fustigé mercredi le pacte passé entre Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn. Au site de
Public Sénat, il a affirmé: "On a l'impression que c'est plus un pacte de partage du pouvoir que de contenu politique". D'après l'ancien président de SOS-Racisme, "un parti politique n’est pas un
fan club qui roule pour trois stars". "L’époque des héritiers de Mitterrand est finie. Les enfants gâtés de Mitterrand veulent faire main basse sur le PS, j’ai l’impression", a-t-il aussi jugé.
JDD


Elie Arié 19/05/2010 23:23


De Jean-François Kahn, extraits de
http://tinyurl.com/22w5aun:

"Très significative est la réaction des porte-paroles de l’UMP et du gouvernement. Ils n’ont cessé d’accuser le PS : 1) de n’avoir pas de projet et de ne pas faire de propositions ; 2) de repousser
a priori les propositions gouvernementales sans accepter d’en discuter. Et ils n’avaient pas tout à fait tort.
Or, comment réagissent-ils ? Exactement de la façon qu’ils reprochent à la gauche : en condamnant a priori, de façon manichéenne, et sans accepter la moindre discussion.(...)

l’attitude de l’UMP et du pouvoir actuel qui revient à refuser toute prise en compte des idées de l’autre et à envisager le débat politique comme un combat, comme une guerre, est préjudiciable au
fonctionnement de la démocratie. Accuser, par exemple, comme je l’ai entendu dans la bouche d’un ministre, les socialistes de préconiser une baisse des pensions de retraite, est absolument faux."


Marc d'Here 19/05/2010 23:50



Kahn dit, cette fois-ci, n'importe quoi!


Je ne vois pas en quoi la majorité et Fillon réagissent de manière manichéenne et sans accepter la discussion...Au contraire tout ce qu'ils disent est discuté, argumenté, expliqué, chiffré!


Et prétendre que c'est la majorité qui envisage le débat politique comme "une guerre" quand on sait le tombereau d'injures, de basses polémiques, et de mensonges que l'opposition et les journaux
comme Marianne déverse sur le Président!


Vraiment, je ne comprends pas  comment tu peux citer de telles interventions, Elie! On ne peut pas discuter sérieusement dans de telles conditions! Vraiment cela pollue mon blog...Et ça me
dégoute!