Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

Recherche

17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 14:48

 

Je suis d’ordinaire en plein accord avec les communiqués publiés par La Gauche Moderne. Ce n’est pas tout à fait  le cas pour le communiqué publié à l’occasion de la présentation du plan retraites par Eric Woerth.

 

Ce communiqué le voici :

 

La Gauche Moderne et son Président Jean-Marie BOCKEL, tiennent à marquer leur

satisfaction au moment de la présentation par le gouvernement de son projet de réforme des

retraites.

 

L’équilibre juste a été atteint et le relèvement progressif de l’âge légal du départ à la retraite

est compensé par la prise en compte de l’usure des salariés et de la pénibilité, par les mesures pour développer l’emploi des seniors et par le renforcement des mécanismes de solidarité.

 

Surtout, l’équité du « paquet retraite » est mise en oeuvre de manière emblématique par les

mesures budgétaires ciblées sur les Français les plus aisés, qui vont rapporter 3,7 milliards dès 2011.

 

La Gauche Moderne se tient prête pour améliorer encore ce « paquet retraite », dès

maintenant, dans les négociations en cours avec les syndicats et les autres partenaires sociaux, et pendant les débats du parlement en septembre prochain.

 

La Gauche Moderne, le 16 juin 2010

 

 

Bien entendu, comme La Gauche Moderne, j’approuve globalement le plan courageux et ambitieux du gouvernement. Mais je ne saurais, pourtant  me contenter de cette approbation.

 

Je pense que des améliorations peuvent et doivent être apportées à ce plan, avant qu’il ne soit officialisé,  afin de le rendre encore plus responsable, plus juste et plus susceptible de recueillir l’accord du plus grand nombre. Je ferais trois suggestions :

 

-          La date de passage de l’âge légal à 62 ans, pourrait être repoussée à 2020 (au lieu de 2018), avec 3 mois gagnés (au lieu de 4) chaque année. Cela rendrait l’évolution moins brutale et l’effort demandé aux salariés plus supportable .

 

-          La contribution des hauts revenus devrait être sensiblement augmentée. Passer la dernière tranche  de l’impôt sur le revenu de 40 à 41% est manifestement trop faible. Le niveau de  43% serait plus acceptable.

 

-          La prise en compte de la pénibilité et des « carrières longues » devrait être élargie.

 

Je regrette que La Gauche Moderne, en application de son slogan « la réforme juste » n’ait pas jugé utile, au-delà d’une approbation globale que je partage,  de proposer, comme Eric Woerth nous y encourageait d’ailleurs, des modifications de ce type susceptibles de rendre plus juste encore, plus équitable et plus « social » ce plan gouvernemental.

 

Peut-être a-t-elle  encore le  temps de compléter son premier communiqué.

 

Marc d’Héré 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Marc d'Here - dans Economie et social
commenter cet article

commentaires

Marc d'Here 23/06/2010 13:23


Un sondage IFOP montre que les Français acceptent la retraite à 62 ans!

Artcle du Figaro du 23 juin:
Henri Emmanuelli, gardien de l'orthodoxie socialiste, s'est trompé : il n'y a pas de «tabou» des 60 ans. C'est le principal enseignement du sondage Ifop que nous publions. Le député PS des Landes -
comme Martine Aubry, la CGT, FO et la CFDT - était convaincu que la volonté réformatrice du gouvernement se briserait sur ce symbole des «acquis» du mitterrandisme. La première secrétaire du PS en
avait fait le fer de lance de sa campagne, allant jusqu'à promettre que la gauche restaurerait la retraite à 60 ans si elle revenait au pouvoir.

Cette stratégie a échoué, doublement. D'abord, parce 58% des personnes interrogées jugent «acceptable» le recul de deux ans de l'âge légal de départ à la retraite. Ensuite, parce que 63% d'entre
elles pensent que le PS ne reviendra pas en arrière si son candidat - ou sa candidate - est élu (e) en 2012.

Pour couronner le tout, 79% des sondés estiment que le financement des retraites est «un problème grave qu'il faut régler d'urgence», contrairement à ce qu'affirme Martine Aubry.

Le figaro


Marc d'Here 23/06/2010 09:44


Le ministre du Travail, Eric Woerth a dit, aujourd'hui sur I-télé, comprendre l'inquiétude de ceux qui souhaitent manifester demain contre le projet de réforme des retraites qu'il juge cependant
"indispensable". "Je pense qu'ils (les manifestants) défilent parce qu'ils sont inquiets. [...] toute mobilisation est importante", a-t-il dit tout en insistant sur le caractère, "indispensable et
juste" de la réforme proposée par le gouvernement.

Toutefois, a-t-il ajouté, "il y a encore à travailler, à concerter, à négocier", notamment sur la prise en compte des critères de pénibilité dans le calcul des retraites, sur les carrières longues
et sur les poly-pensionnés. La semaine dernière le président de la République lui avait demandé d'approfondir ces points avant le débat parlementaire de début septembre.

AFP


Elie Arié 20/06/2010 00:56


Intéressant, ce billet...
Attendons la suite.


cellobello 18/06/2010 08:35


préalable: je ne suis pas concernée, personnellement, par la réforme, étant déjà retraitée.

Le communiqué et votre propos se complètent.
D'un côté un satisfecit appuyé, d'un autre, le vôtre, un soutien inconditionnel aux syndicats.
Reste à savoir quelle est la popularité des syndicats.
Reste à savoir s'il est possible d'être pris au sérieux en les suivant. Même si c'est pour jouer les bons offices pour qu'ils reviennent à la table des négociations. Pas sûr qu'il faille compter
sur les remerciements des syndicats et de leurs quelques électeurs. Remerciements du gouvernement? Vous êtes plus à même d'en juger que moi.

Pour ce qui est des futurs électeurs:
- les seniors: raconter que le problème est réglé(communiqué), c'est se foutre de leur gueule. Mais soutenir les syndicats l'est au moins autant. Les nombreux seniors qui se sont trouvés au fond du
gouffre au cours des 20 dernières années savent qu'ils le doivent aux coalitions syndicats/employeurs/gouvernements (jusqu'à la suppression du financement des retraites anticipées): il n'était pas
possible de cumuler, dans les entreprises, des départs anticipés en nombre, négociés par les syndicats, ultra confortables pour les intéressés, d'une part, et le recrutement de seniors en recherche
d'emploi, d'autre part. Les syndicats ne le toléraient pas.
Notons que les syndicats ne parlent pas des séniors. Ils ne sont plus leurs électeurs. Mais ils sont encore ceux des partis politiques.
- atténuer la dureté du passage à 62 ans en 2018... Pensez-vous vraiment que LGM pourra être pris au sérieux? Les seuls qui sont légitimes à tenir ce discours étaient les carrières longues et/ou
pénibles. Leur prise en compte a été reconduite. La CGT et FO feignent de l'ignorer. Normal. Ils ne s'en sont jamais préoccupé.
- faire payer les tranches supérieures de revenus: ils sont nombreux à payer déjà, de longue date. Notre système de solidarité repose sur les cotisations de tous les salaires supérieurs au plafond
sécu, sans contrepartie. Cà fait de très nombreux électeurs las de payer les incompétences de gouvernance.
- la médicalisation de la pénibilité a le mérite de prendre à nouveau en compte les invalidités. La mesure existait jusqu'en 1983 (pour les plus de 60 ans). Elle a passé à la trappe au nom du
slogan de la retraite à 60 ans. Aucun syndicat, jamais, n'a revendiqué des montants de pensions d'invalidité permettant une vie digne. Alors même qu'ils les géraient.
En ouvrant droit à la retraite,les invalidités >20% ouvrent droit au taux plein et aux retraites complémentaires. Ce qui change tout. Ni les syndicats ni les politiques ne s'en sont jamais
préoccupé jusque là(Mailly dit que c'est la moindre des choses: c'est la mauvaise foi dans sa version obscène. Ségolène dit qu'une incapacité de 20% = être grabataire. Elle n'en a jamais rencontré.
L'obscénité est son quotidien)Certes les invalides participent rarement aux élections syndicales. Mais leur invalidité ne les empêche pas de voter comme citoyens.
Je ne sais pas si ouvrir large la notion de pénibilité rapporte des voix: dans cette subjectivité ceux qui se plaignent n'obtiennent jamais satisfaction à leurs yeux et se prennent pour
d'éternelles victimes. Mais l'expérience montre que ceux qui ont les moyens du rapport de force accroissent de façon signifacative l'injustice. Pas sûr que la SNCF soit perçue comme l'expression
d'une sociéte juste par les usagers.

C'est quoi, une société plus juste?

La proposition de réforme de Woerth est une proposition qui tient compte de l'ensemble des intéressés.
Elle est soumise au débat et peut donc être complétée.
Elle ne se résume ni à un montage technocratique et comptable, ni à une réponse aux acteurs du rapport de force avec hauts-parleurs médiatiques.

A choisir entre la société juste que nous propose Eric Woerth et la société juste de Mailly et Thibault, suivis par Chérèque(la fuite des militants vers "sud" est plus importante que l'avenir des
français), je choisis sans réserve la proposition équilibrée d'Eric Woerth.


Marc d'Here 20/06/2010 21:22



Si vous avez compris que je soutenais la position des syndicats, vous avez mal lu...



Marc d'Here 18/06/2010 07:01


La gauche "prépare les primaires de l'élection présidentielle, pas la réforme les retraites", a fustigé jeudi soir le ministre du Travail, Eric Woerth, après une première série d'entretiens avec
les partenaires sociaux sur son projet de réforme.

"La gauche politise cette affaire à outrance (...) Elle prépare les primaires de l'élection présidentielle, pas les réformes. Leur proposition c'est toujours plus d'impôts", a déclaré M. Woerth
devant des journalistes.

"Je ne crois pas Martine Aubry quand elle dit qu'elle reviendra sur cette réforme", a-t-il ajouté.

"La principale proposition alternative des syndicats et partis de gauche c'est de dire que c'est pas une question d'âge mais d'impôts", a-t-il jugé.

M. Woerth venait de recevoir le numéro un de la CFDT, François Chérèque, et son homologue de la CFTC, Jacques Voisin.

"Il y a évidemment des différences d'appréciation (...) La CFDT et la CFTC admettent qu'on a intégré une dispositif pour pénibilité et que c'est une nouveauté, même si ce n'est pas suffisant pour
nos interlocuteurs", a-t-il dit.

AFP


Marc d'Here 17/06/2010 17:59


La CGT et FO refusent de rencontrer le ministre du Travail Eric Woerth pour une ultime concertation sur les retraites avant la finalisation par le gouvernement de son projet de réforme.

"Non, nous n'irons pas. Nous ne voyons pas ce que nous irions faire puisqu'il ne s'agit pas de discuter de l'âge légal de départ. Si c'est pour discuter des centièmes derrière la virgule, ce n'est
pas la peine", a déclaré un porte-parole de FO.

"La CGT n'ira pas rencontrer le ministre du Travail", a également indiqué une porte-parole de la CGT à l'AFP.

Eric Woerth doit recevoir à partir d'aujourd'hui les partenaires sociaux pour éventuellement amender le projet de réforme centré autour du recul de deux ans de l'âge légal de départ en retraite et
de l'âge de départ à un taux plein garanti.

Le ministre a exclu de revenir sur ces mesures d'âge, mais s'est déclaré plus ouvert à une discussion sur les carrières et la pénibilité.

AFP

Dommage que ces syndicats refusent la concertation. Le projet peut encore être amélioré...