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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 05:12

 

Le billet d’Eric SEYDOUX

 

Quel cauchemar !

 

New York, 19 mai 2011, en cette fin d’après midi poisseuse, Camille et Anne sortent de la Cour suprême, elles se serrent l’une contre l’autre, elles titubent, elles trébuchent, belles et silencieuses, avec pour seul bruit les moteurs des caméras, elles s’engouffrent dans la lourde Buick noire qui démarre sous le feu des projecteurs, elles l’aiment passionnément, unies dans leur amour et leur douleur, elles partent vers leur destin…

 

Manhattan, 6 juin 2011, non coupable a dit son avocat, elles savent qu’il est innocent ; 74 ans a dit cet horrible procureur, un sentiment d’injustice les assaille... BHL, surgit alors d’on ne sait où, outré il « invite la Cour à plus de mesure », Jack comparait à son tour,  il s’étonne de tant de tintouin, Alain lui succède excédé, « c’est juste inimaginable, c’est plus que pour un génocide !», enfin, Vincent qui à cette occasion fait sa rentrée, philosophe sur le drame qui touche un des leurs. Sur ce, « l’audience est suspendue !», tonitrue le président.

 

A la reprise, la chaleur est de plus en plus étouffante, l’exaspération est à son comble, tout le monde retient son souffle, le drap blanc immaculé, enfin apparaît, Anne et Camille livides, le soulèvent lentement, la vérité va enfin jaillir, une voix venue d’on ne sait où, annonce alors en anglais… Mesdames et messieurs, vous êtes priés de rejoindre vos places et d’attacher vos ceintures…  Il se réveille en sursaut, Dieu soit loué, quel cauchemar ! Seul le chef de cabine est là. Pas d’immigrée noire en situation précaire, pas de veuve éplorée élevant seule son enfant,  pas même de femme de chambre…Il aura certainement mangé  quelque chose qu’il n’aura pas supportée ; en first class c’est toujours la même histoire, on mange beaucoup trop. Quel cauchemar ! 

 

Eric SEYDOUX

 

 

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Published by Eric Seydoux - dans Chroniques
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commentaires

cellobello 06/07/2011 05:45


Tristan(e)(a) joue le roman auquel sa maman BCBG l'a prédestinée..
Catherine Deneuve le jouait mieux qu'elle.

Les mamans BCBG aussi peuvent nuire gravement.


cellobello 04/07/2011 06:39


@GP

Si je comprends bien, les hommes et les femmes qui pratiquent la fellation devraient avoir honte et se cacher.

Depuis quelques semaines, nombreux sont les hommes qui affichent qu’ils sont respectables et bien élevés et que ce qui arrive à DSK n’aurait pas pu leur arriver.

De là à justifier que des relations sexuelles réputées déviantes –avec la bénédiction du Pape et le soutien posthume de papa Freud- fassent l’objet de POURSUITES PENALES !!!
Si seules les relations à objectif de reproduction sont permises, il va falloir pénaliser les relations homosexuelles. Y compris celles des femmes. Les féministes s’insurgeront : elles ne sont pas
à une contradiction près.

Votre mélo sur la pauvre femme qui sera définitivement sortie de la misère si elle obtient une indemnité est touchant.
Vos propos sur la pauvreté qui justifie le deal (180kg de marijuana, d’après les infos…) sont étonnants.
On est dans la misère quand on est femme de chambre au Sofitel de NY ? Votre condescendance à l’égard des salariés est blessante.
Décidemment, chez vous, il y a confusion entre comprendre et justifier.
Comprendre que la pauvreté puisse être un facteur de conduite délinquante est une chose.
Justifier ces comportements délinquants est un affront aux millions de gens qui vivent dignement sans être délinquants.

Car, voyez-vous, même les « pauvres » ont une conscience.

Pour vous, les « pauvres », qui incluent pour vous des salariés d’un grand groupe qui traite dignement son personnel, sont des objets dont vous vous servez pour régler des comptes.

PS. La honte est un mal absolu qui entrave le développement des personnes. Le dernier livre de Boris Cyrulnik en montre fort bien les ravages.


plus que 309 jours 03/07/2011 12:10


Tout à fait d'accord avec les propos de GP. Tout aussi indécent le train de vie de ce type qui devait porter les couleurs du parti socialiste. Mesdames et messieurs les socialistes, ne décalez pas
le calendrier des primaires et qualifiez un homme ou une femme digne de représenter un parti de gauche aux présidentielles.


GP 02/07/2011 14:27


Le fait pour « cette femme de ménage », qui a forcément « une petite tête », de s’interroger auprès d’un de ses proches, qui lui a plus de chance de se trouver en prison, que dans le Gotha du tout
Paris, sur l’indemnisation qu’elle pourrait obtenir suite à cette affaire, indemnisation qui la sortirait définitivement de sa misère, ne peut en aucun cas être considéré comme un aveu de sa part,
de ce qu’elle n’a pas été victime d’une agression sexuelle.

Quant au préjudice que subit le charmant Dominique, il le doit à lui et à lui seul. Personne ne conteste et surtout pas lui, qu’au moment d’aller déjeuner avec sa fille et de partir pour l’Europe
où il était censé traiter des affaires du monde, des pays en difficulté, ce Monsieur se faisait benoîtement faire une fellation par la femme de chambre de l’hôtel. Je crois que plutôt que de se
pavaner dans les restaurants de New York, avec sa richissime épouse, le leader charismatique du Parti socialiste, devrait faire preuve de plus de discrétion si le mot honte a encore un sens dans
nos sociétés.


cellobello 02/07/2011 13:48


C'est vrai que cette dignité s'est étendue à la majorité.
A l'exception de Boutin à qui ça a donné l'occasion de se faire entendre des médias et de B.Debré dont les propos sont habituellement marqués par la politique politicienne, le plus souvent emprunts
de malhonnêteté intellectuelle. Je note quand même qu'il s'est excusé d'avoir été un peu vite. Il est même possible que, tel qu"il l'a exprimé, il ait été sincère et pas seulement habile.


cellobello 02/07/2011 09:55


J'ai oublié, dans les soutiens sans réserve de la dignité de DSK, le maire de Sarcelles, qui nous a montré qu'il existe des politiques qui ne pratiquent pas le coup de pied de l'âne.

Hommage appuyé, aussi, aux habitants de Sarcelles.
Selon les raisonnements germanopratins ils auraient dû soutenir la femme de ménage. Ils n'ont cessé de clamer l'innocence de leur ancien maire.


cellobello 02/07/2011 08:04


La jolie mais petite tête a eu l’excellente idée de demander conseil à un ami détenu pour savoir comment tirer le plus de profit de son méfait.
Excellente idée parce qu’elle évite à DSK de passer le restant de ses jours en prison.

Néanmoins, dès aujourd’hui, nous pouvons faire quelques constats :
- Dans toutes les sociétés, le pouvoir des juges est exorbitant. Toutefois, dans les sociétés démocratiques, il est possible, parfois, de corriger la monstrueuse décision initiale. Parfois
seulement : je tremble à l’idée que la provocatrice eut été une femme sans histoire juridiquement répréhensible.
- Les opinions déterministes sont toujours irrationnelles et profondément injustes, car elles n’ont rien à voir avec les personnes. C’est aussi vrai pour les discours péremptoires affirmant que
tous les puissants sont coupables, forcément coupables, que pour les discours péremptoires nous expliquant que la misère justifie que des humains commettent des actes atroces. Dans les 2 cas c’est
un déni de l’égalité entre les humains en tant que personnes.
- DSK a été jeté à la face du monde entier. Ca a fait le bonheur des médias qui en ont fait leurs choux gras sans se préoccuper des dégâts sur un homme. Ses amis politiques se sont montrés
prudents. Même ceux qui commençaient par dire que ces actes ne ressemblaient pas à l’homme qu’ils connaissaient, s’empressaient d’exprimer un doute, à de très très rares exceptions près(Le Guen,
Lang, Sabban).
- Le politiquement correct a substitué le terme victime (présumée chez les plus prudents) à celui de plaignante, qui a totalement disparu. Affaire de classe, sans doute. La condescendance
bourgeoise ne peut envisager qu’une femme de ménage soit une plaignante.

RIEN ne peut réparer les dégâts provoqués par cette femme de ménage.

D’avoir cédé à ses avances ne justifie en rien le traitement qui a été infligé à DSK, que ce soit à New-York ou dans nos médias.

Notons toutefois que le gouvernement est resté digne.


Marc d'Here 02/07/2011 12:28



Oui, en dehors de B. Debré(!), dans la majorité on a su, comme le Président rester digne et respectueux de la présomption d'innocence.



plus que 334 jours 08/06/2011 16:52


Ma foi, je suis très étonné que Cellobello défende de cette façon DSK et est persuadé que la femme de chambre a intentionnellement séduit ce pauvre DSK. Cellobello, Ne vous en faîtes pas, les
millions de dollars payés par DSK à ses avocats lui permettront de ne pas croupir en prison comme aurait pu le faire un simple quidam. Il n'empêche que si le scénario que vous privilégiez est
juste, je ne comprends pas que son épouse lui tienne la main ou lui prenne le bras. Personnellement, cette attitude me choque profondément et pourtant je ne suis pas un puritain. Mais comme le
disait un commentateur, c'était pour donner l'image de DSK blanchi par sa femme, donc montrer à la populace que DSK n'a rien à se reprocher puisqu'elle lui tient la main. C'était sans compter sur
la manif des femmes de ménage.
Vous souhaitez défendre les puissants comme le fait Sibony, mais les puissants doivent être irréprochables, surtout avec tous les avantages dont ils disposent (retraites à des montants
inimaginables etc...). regardez ce "povr" Luc Ferry payé 4500 € pour des cours jamais dispensés à Paris Diderot, une honte. Ce bouffon a promis de donner quelques cours en juin et juillet pour se
faire pardonner, scandaleux.


cellobello 07/06/2011 15:49


Daniel Sibony:

"Plus globalement, la doxa prend parti contre le riche, et règle sur son dos les comptes les plus sombres. Là-dessus, il me revient une loi biblique qui nous ramène à la justice: Dans sa querelle,
ne glorifie pas le pauvre. Ne l’idéalise pas. Si une personne de condition modeste a subi un dol, lui faire justice, c’est ne pas en rajouter en sa faveur; nos bons sentiments et autres règlements
de compte relèvent de nos jouissances à nous. C'est nous qui jouissons de cette grosse dénégation : Vous voyez? on n'hésite pas à sacrifier un homme, un "grand", sur la parole d'une employée; ici,
on respecte les employés, surtout les femmes et les immigrés (les plus brimés au travail).Oui, de bons esprits nous l’affirment : l’ordre du monde vacille.

Mais cette loi va plus loin, elle dit: Ne juge pas dans la surenchère, et ne crains pas de donner au sujet démuni sa juste part, même si on t'accuse d'être complice des injustices dont par ailleurs
il est victime, puisqu'il est pauvre. On juge une personne, pas un rapport social ou un symbole.

Autre loi biblique qui peut éclairer l’affaire: C'est sur le dire de deux ou trois personnes qu'une parole peut tenir. Une parole accusatrice notamment. Il est exclu de faire payer quelqu'un sur la
parole d'une seule, fût-elle humble, ou membre d'un groupe où l'on est souvent victime. En l’occurrence, elle est femme, humble, africaine, immigrée, de quoi écraser un homme peut-être innocent qui
a déjà payé, de sa vie sociale, de sa dignité, avant d'avoir ouvert le bec. La personne qui l'accuse, elle, est devenue sacrée au sens propre: coupée du monde, inaccessible, imparlable. Elle est
défendue par la machine policière et juridique. C'est mieux que "les avocats les plus chers".

Au fond, il y avait une violence plurielle qui attendait cette affaire pour affluer de toutes parts, et s'exprimer largement. En fait, l'affaire offre au contraire une lucarne d'où l'on peut
observer la violence intarissable qui balaie l'espace social dans tous les sens. Et qui n'est en rien calmée par ces milliers de jugements.

Cela dit, a-t-on envisagé cette hypothèse sur l'événement? La femme arrive avec son projet (car on n'entre pas dans ces chambres sans l'ordre de la chef d'étage qui le donne après le check out. En
outre, au premier coup d'œil, quand on entr'ouvre, on voit que la chambre est occupée et on referme). Elle entre donc, DSK la voit, séduction, consentement. Comme tout séducteur, il craque devant
le consentement de la femme, jusqu'à en être hypnotisé. Le rapport s'ensuit, oral, mais l'homme ne perçoit pas que la dame s'est ravisée - on peut se raviser après - pour monnayer très gros une
tentative de viol. Il ne le perçoit pas, pris au piège d'une fascination structurale. Piège narcissique, bien sûr. Le même, justement, que celui où l’on tombe quand on lance sur lui des "vérités"
et des "jugements" comme des banderilles. Pour ma part, je n'aime pas la Scène du Bouc émissaire, tout simplement."

04 juin 2011 |


GP 07/06/2011 13:55


Je salue une analyse particulièrement intéressante d'Elie ARIE.