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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 11:58

 

Nous sommes au milieu des années 80, le  mur de Berlin est toujours debout, la mondialisation pointe à peine son nez, les  pays émergents ne nous concurrencent pas encore vraiment  et  on rêve à 36...  D’autres évoqueront plutôt la fin du siècle dernier …Le parti socialiste, dans son coin, bâtit  son petit projet…

Alors, on revient à la retraite à 60 ans (ou  on le fait croire !), on retrouve les 35 heures dans toute leur splendeur (en supprimant la législation sur les heures supplémentaires, par laquelle  Nicolas Sarkozy avait atténué leur nocivité)  on revient aux  formes de lutte contre la délinquance qui avaient  provoqué une explosion de l’insécurité,  et, renonçant à la politique de limitation des dépense publiques,  on embauche massivement dans le secteur public  ce qui viendra  peser sur le budget et sur l’efficacité d’une administration déjà trop lourde ! Comble  du comble, on choisit comme politique de la jeunesse  l’assistanat,  sous la forme d’emplois jeunes, et  d’une confuse « allocation d’autonomie » !

Alors que la France a le plus grand besoin d’être dynamisée, relancée, on lui offre un projet sans ambition, sans souffle et tourné vers un morne  passé !

La France ne peut continuer à financer sa politique sociale par les déficits.  Elle a d’abord besoin de compétitivité, d’innovation, d’investissements, de ré-industrialisation, ce qu’avait entrepris de lui donner Nicolas Sarkozy.  Le projet socialiste, lui, n’évoque pas cela, ou si peu, et, en tous cas,  ne s’en donne pas les moyens, ceux  qu’il choisit sont même  contre productifs.

Quelle valeur accorder  à ces 2,5% de croissance annuelle prévue par ce projet – qui n’en est pas un, et semble plus proche d’un simple programme législatif – alors que la moyenne des 10 dernières années est de 1,5%  et qu’aucune mesure ne paraît en mesure de  relancer cette croissance.

Pense-t-on que ce sont les embauches de fonctionnaires ou assimilés,  l’augmentation des moyens et des dépenses dans la plupart des services publics,  et – on peut fortement le supposer- l’augmentation des salaires  du secteur public, qui vont  donner plus de compétitivité à notre pays ?

Pense-t-on  que c’est l’augmentation des prélèvements-  on parle de plus de 50 milliards d’Euros !, qui va redonner du dynamisme. Si la philosophie de la réforme fiscale n’est pas forcément  mauvaise en soi,  tout dépendra des modalités et des  taux retenus. D’ores et déjà le risque existe de voir la classe moyenne, ou la partie de cette classe la plus active et la plus  dynamique, fortement pénalisée.

Pense-t-on que c’est cette économie dirigiste qui va le permettre, en enserrant toujours plus les entreprises dans des contraintes, des obligations,  des contrôles et en refusant de diminuer leurs charges, voire en les alourdissant ? Qu’en est-il de ce « rattrapage du SMIC », suivi, on s’en doute par de réguliers « coups de pouce » ? Croit-on que cela va améliorer la situation et la compétitivité de nos entreprises ? Et améliorer l’emploi ?  Et qu’en retireront les salariés, lorsque l’inflation, conséquence mécanique de ce projet, viendra ronger les pseudo-gains de pouvoir d’achat ?

Et que peut-on  attendre de positif pour l’entreprise et la croissance du retour effectif (avant son élargissement) aux 35 heures et de la nouvelle limitation des licenciements ! 

Pense-t-on que c’est le maintien de l’ISF,  l’encadrement des loyers,  la diminution des revenus  distribués,   et l’augmentation des taxes sur ces revenus, qui vont développer la construction de logements, ou, plus largement  inciter les particuliers à investir en France ? Il est vrai que le Parti socialiste compte sur un renforcement de l’investissement par le biais de structures étatiques ! Le fantasme planificateur demeure vivace.

Et il n’y a pas que l’économie…Le projet n’est pas tellement plus encourageant sur le reste.

 

Rien ou presque sur ce qui doit être la priorité des priorités : l’éducation. Avec cependant une assez bonne initiative (mais on en ignore l’utilité et le coût réels), le service public de la « petite enfance », une  quasi impasse sur la lutte contre l’échec scolaire et  le  collège, où se concentrent une multitude de difficultés,  et deux vagues inquiétudes, relatives à l’autonomie des universités, et à l’avenir des grandes écoles.

Sur l’immigration, la régularisation élargie des sans-papiers, n’est pas forcément une chose souhaitable et comment sera assurée leur assimilation ?

Une grande prudence  sur l’écologie. Vouloir diminuer la part du nucléaire et augmenter celle des énergies renouvelables part d’un bon sentiment, mais sur quel rythme et comment ?  On prétend que Martine Aubry, elle, voudrait « sortir du nucléaire », ce qui serait plus ennuyeux !

 

Au total,  il s’agit d’un programme qui sera, sans doute  vite oublié, et d’abord par le candidat à l’élection présidentielle, qui n’en gardera que des bribes…Et il aura raison.

 

 Marc d’Héré

 

 -  Quelques mots de Chantal Delsol sur l'intelligentsia " ...Elle a tendance à suivre la première utopie qui passe. C'est ainsi que l'intelligentsia française fut marxisante jusqu'à la chute du mur de Berlin. S'il n'y a pas d'utopi disponible, elle s'adonne au moralisme et prend la posture de la belle âme. Sa dissidence face au pouvoir consiste à donner des leçons."

 

- Dominique Reynié dans le JDD: C'est un programme sans ligne stratégique, sans puissance, sans imagination...Le PS ne semble compter que sur l'anti sarkozysme, or cela ne fera jamais une dynamique.

 

-  Voir sur ce blog: http://marcdhere.over-blog.com/article-libres-propos-politiques-1-70587338.html

 

 

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Published by Marc d'Here - dans Parti socialiste
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commentaires

Marc d'Here 25/06/2011 08:09


Chevènement candidat!

Il avait un temps pensé rallier un candidat socialiste en vue de 2012. Cela semble désormais exclu. Jean-Pierre Chevènement va publier dimanche sur son blog une brochure de 24 pages intitulée
Pourquoi je serai candidat, dont l'intégralité est déjà en ligne sur le site internet de Rue89. Un document dans lequel le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) présente
"les grandes orientations de sa candidature", ainsi que "les tâches qui attendent le prochain président de la République".

Je me demande comment réagiront les anciens chevènementistes de La Gauche Moderne, qui soutiennent, contre Chevènement, la candidature du centriste de droite Borloo! Cocasse!


Marc d'Here 10/04/2011 15:31


Dominique Reynié dans le JDD: C'est un programme sans ligne stratégique, sans puissance, sans imagination...Le PS ne semble compter que sur l'anti sarkozysme, or cela ne fera jamais une dynamique.


Elie Arié 08/04/2011 21:30


@ ,Marc

"qui risque de me conduire à interrompre une fois de plus ses commentaires"

Chassez le naturel, il revient au galop...


Marc d'Here 08/04/2011 22:38



C'est exactement ce que je pense de l'auteur de ce commentaire



Elie Arié 08/04/2011 15:40


L'hypothèse d'une croissance de 2,5 % en 2012 est exactement la même pour Fillon et pour le PS; le grand charme de Marc, c'est qu'elle est raisonnable dans le premier cas et absurde dans le
second.(à noter que le FMI la voit plutôt entre 1,5 et 2%: ais le FMI, c'est DSK, donc des gauchistes passéistes économiquement peu fiables).


Marc d'Here 08/04/2011 16:18



Je précise à l'auteur de cette notule au moins trois  inexactitudes (ou mensonges...Ce dont il est malheureusement coutumier et qui risque de me conduire à interrompre une fois de
plus ses commentaires):


Il ne s'agit pas dans mon texte de la croissance de 2012 mais des 5 ans à venir!


Je ne qualifie pas la prévision du gouvernement sur ces 5 ans, que je ne connais pas...Quand à sa remarque sur le FMI, elle ne me surprend pas de sa part, mais n'a rien  à voir avec ce que
je pense



Thomas 08/04/2011 14:54


Donc, 2,5% de croissance, c'est impossible ?
Pourriez-vous m'expliquer les affirmation de monsieur Woerth ( http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2010-03-17/woerth-defend-l-hypothese-de-croissance-volontariste-du/916/0/434522 )s'il vous
plait ? Le Point, avant-garde de la gauchosphère ?


Elie Arié 08/04/2011 11:48


@ celobello

La financiarisation est une chose, et la mondialisation, phénomène remontant à une trentaine d'années et absolument inédit dans l'histoire de l'humanité (rien à voir avec les échanges mondiaux) en
est une autre; voir:

http://tinyurl.com/6jkhk4c


plus que 395 jours 08/04/2011 09:29


"Vu Borloo hier soir à la télévision. Beaucoup de talent, un charme évident...Mais on peut avoir quelques interrogations"

Dans quelques mois, vous n'aurez plus ces interrogations puisque la gauche moderne soutiendra Borloo lors de la présidentielle. D'ailleurs, on apercevait dans le public Jean Mary Bockel qui faisait
parti des marionnettes présentes. D'ailleurs, Borloo a bien indiqué que la gauche moderne sera dans le mouvement qu'il va créer. Fini le soutien à Sarkozy mais vous aviez déjà commencé à émettre
des critiques, il suffira d'amplifier un peu les critiques envers le gouvernement sarkoziste et vous serez dans la ligne pour soutenir le radical Borloo, avec toute une bande de girouettes !


Marc d'Here 08/04/2011 15:23



Oui, La Gauche Moderne et Jean-Marie Bockel participent à la réflexion et aux avancées pour la constitution de cette Alliance. Et c'est bien leur droit. Cela n'empêche pas de se poser quelques
questions.



Marc d'Here 08/04/2011 08:24


Vu Borloo hier soir à la télévision. Beaucoup de talent, un charme évident...Mais on peut avoir quelques interrogations. J'y reviendrai samedi...


cellobello 08/04/2011 07:13


@Elie Arié
"On ne reviendra pas ici sur l’histoire de la mondialisation"

Ne serait-il pas plus pertinent de parler de FINANCIARISATION?

L'internationalisation -la mondialisation- est inhérente à l'histoire de l'espèce humaine.Elle s'est développée et accélérée en raison des progrès technologiques des communications sous toutes
leurs formes.

C'est la financiarisation, effectivement imposée par l'ultra-libéralisme américain, qui est un drame pour les milliards de plus faibles. C'est elle qu'il faut combattre.


Elie Arié 07/04/2011 18:01


Le programme du PS, qui pouvait difficilement être très différent de ce qu’il est, relance les sempiternelles critiques, aussi vaines que répétitives, sur le thème de « ce n’est pas un programme de
gauche, il ne rompt pas avec l’ Europe libérale/la mondialisation/le capitalisme/le libéralisme/la croissance, etc. »

Ben non, il ne rompt pas avec tout ça : ces critiques sont parfaitement exactes.

Mais pouvait-il en être autrement ? Existe-t-il, dans les pays occidentaux, aux USA comme en Europe de l’Ouest ou de l’Est, un seul parti ayant vocation à parvenir au pouvoir et à gouverner qui
échappe à ces reproches ? Faut-il en déduire que le parti démocrate américain et tous les partis socialistes européens ne sont constitués que de gens qui seraient brusquement devenus tous des
pourris ou des abrutis ou des traîtres, ou les trois à la fois ? Conclusion qui semble assez peu réaliste.

On ne reviendra pas ici sur l’histoire de la mondialisation, qui n’avait rien d’une fatalité, qui a été volontairement mise en place par Reagan et Thatcher, mais que la Chine et l’Inde, bientôt
suivies par tant d’autres (Brésil, etc.), comprenant tout le parti qu’elles pouvaient en tirer, ont rendues irréversibles en s’y engouffrant, et qui échappe désormais à ses créateurs : il n’est
dans les capacités d’aucun pays de mettre fin à lui seul à la mondialisation ; et si le programme du PS annonçait la « démondialisation » de la France à partir de 2012, seuls l’auraient jugé
crédible quelques doux rêveurs qui, tels sœur Anne ou les sectes apocalyptiques annonçant la fin du monde pour le mois prochain, passent leur temps à guetter vainement « la prochaine et inéluctable
révolution mondiale » - et leur constance, face à leurs espoirs toujours déçus, ne peut s’expliquer que par le fait qu’en réalité, ils n’y croient guère eux-mêmes.

Plus dignes d’intérêt sont les critiques portant sur la construction de l’ Europe libérale, et ses étapes successives dont chacune est apparue, en son temps, comme la dernière avant le retour au
socialisme : traité de Luxembourg (ou Acte Unique Européen) établissant en Europe la libre circulation des capitaux européens et extra-européens (y inclus avec les paradis fiscaux -mais Sarkozy a
dit qu'ils n'existaient plus, alors ce n'est plus un problème...), traité de Maastricht établissant une monnaie unique et un pacte de stabilité dirigés par une Banque Centrale Européenne
indépendante de tout contrôle politique, traités de Nice et d’ Amsterdam établissant la concurrence libre et non faussée, protocole de Barcelone démantelant certains acquis sociaux, etc. (on
laissera de côté le projet de TCE et la ratification parlementaire du traité de Lisbonne qui, acquis ou rejetés, n’auraient rien changé à ce qui précède et qui serait resté en vigueur de toutes
façons).

On connaît les handicaps que représentent, pour l’Union Européenne, ces règles dont elle s’est dotée par rapport aux autres grands blocs économiques parties prenantes de la mondialisation,
essentiellement les USA et la Chine, qui se sont bien gardés de l’imiter et de se lancer dans la compétition mondiale après s’être eux-mêmes attaché au pied de tels boulets.L' Europe s’est
suicidairement fabriqué, sans que personne ne l’y contraigne et pour des raisons purement idéologiques, un modèle de développement économique – dérégulation, monnaie forte, financiarisation,
désindustrialisation de l’économie, chômage de masse – et politique (élargissement sans approfondissement, pas de leadership) générateur d’une « fracture sociale » toujours plus profonde.

Reste, une fois ce constat fait, le même problème de la réversibilité : ce n’est pas parce que l’ « avion Europe » est pourri, n’a pas de pilote et va se crasher, que sauter par le hublot sans
parachute constitue une solution. Ce qui a été construit dans la durée et étape par étape ne peut être démantelé, pour en revenir à une « Europe des nations », que dans la durée et étape par étape
; la première, et qui n’est pas une mince affaire, consistant à convaincre l’ Allemagne de reconstituer un axe franco-allemand tournant le dos à la politique de super-rigueur concoctée par Madame
Merkel avec la complicité de M. Sarkozy, pacte qui vient d’être adopté à Bruxelles par le Conseil européen.

Une des phrases du programme du Parti Socialiste semble indiquer qu’il a vaguement conscience de cette problématique : « NOUS augmenterons les droits de douane au NIVEAU EUROPÉEN » , mais, en même
temps, cette formulation absurde constitue un pathétique aveu d’impuissance : il sait ce qu’il faudrait faire, mais il ne sait pas comment...

Des partis de gouvernement partant de la réalité, avec une droite impuissante à remettre en cause ses dogmes ultralibéraux autrement que dans les discours rédigés par M. Guaino et une gauche
élaborant des stratégies crédibles pour la modifier (ce qui n’est pas encore le cas du PS, parce qu’il ne parvient pas à faire l’autocritique de ses erreurs passées); des partis protestataires
captant le mécontentement et le désespoir populaires par le déni démagogique du réel, et dont les plus importants resteront les partis populistes ( le Front National en France) auxquels « la vraie
gauche », là où elle existe (Mélenchon en France, Die Linke en Allemagne) ne pourra que grappiller des miettes insuffisantes pour la rapprocher de l’exercice du pouvoir: le paysage politique
français et européen ne pourra être, pour longtemps, autre chose que ce qu’il est.