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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 10:45

Une introduction possible à un projet que pourrait présenter La Gauche Moderne
...


Même au coeur de la crise, nous refusons le scepticisme  qui fait le fond d’une pensée qui se prétend libre – le pessimisme et la critique sont souvent, en France, considérés comme une manifestation d’intelligence – cette ambiance exagérément négative, faite de catastrophisme répandu à souhait par les médias, et d’absence de perspective concrète qui freinent toute volonté de construire. Sans verser dans un optimisme trompeur et semeur d’illusions, nous voulons sortir de cette « société de défiance » où « l’emporte un sentiment de peur et d’impuissance » décrite par les enquêtes d’opinion et qui, sans raison immédiate, touche la France, plus que tous les autres pays européens. Les citoyens qui sont conscients que des transformations sont nécessaires et qui ne refusent pas le changement par principe, craignent l’insécurité qu’il peut entraîner parce que rien n’est dit ou fait pour les informer de ce qu’ils peuvent en attendre. Ils se replient sur l’existant – même peu satisfaisant – parce qu’ils ignorent ce que leur apportera le changement.
Ne croyons pas que nos concitoyens se détournent de la politique parce qu’ils n’éprouvent plus d’intérêt pour les idées ou les projets politiques. Ils s’en détournent parce qu’il n’y a plus d’idées fortes auxquelles ils puissent croire, ni de projets novateurs auxquels ils puissent adhérer, ni de leviers de pouvoirs qu’ils voient agir de manière efficace.

C’est lorsqu’on ne leur propose aucune perspective que les peuples se crispent sur leurs acquis, c’est lorsqu’ils peuvent adhérer à une vision de l’avenir et partager une espérance, qu’ils s’impliquent et deviennent moteurs. Celui qui attend trop souvent qu’on le prenne en charge et qui réagit par la récrimination et la revendication, retrouvera le désir de construire lorsqu’il en attendra son développement et son épanouissement[1].


La société que nous voulons pourrait être une « société des possibles » qui donnerait à chacun des potentialités de réussite et d’épanouissement. Une société de justice, dans laquelle les destins se construiraient de manière moins irréversible qu’aujourd’hui, dans laquelle chacun d’où qu’il vienne, quels que soient son parcours et ses choix pourrait se dire qu’il a sa chance, chance de réussir sa vie professionnelle et sociale, chance de vivre pleinement sa vie d’homme ou de femme. C’est pour notre société le moyen de répondre aux dangers de délitement, de résignation ou de violence, qui la menacent. On ne pourra pas retrouver une société dynamique et motivée, tant que ses membres, notamment les plus jeunes, n’auront pas le sentiment d’avoir une chance de s’en sortir. Tant que chacun n’aura pas l’espérance de la réussite.


Chacun doit retrouver confiance en l’avenir, avoir le sentiment que la société le reconnaît, pourra lui ouvrir des portes, lui donner sa place, valoriser son travail, récompenser ses efforts et ses talents, et si l’échec survenait, lui apporter son aide pour une nouvelle chance. C’est la condition de l’amélioration du sort de chacun, c’est aussi celle du dynamisme social et du progrès collectif. C’est vouloir, à la fois, l’expression des libertés et l’exigence de justice.


L’acceptation des efforts qui accompagnent toute transformation, l’énergie nécessaire à la construction de l’avenir ne seront possibles que si un projet est proposé, une voie indiquée, un débat ouvert pour la choisir, des moyens fournis pour s’y engager. C’est ainsi que pourra se bâtir cette société, de liberté mais aussi de solidarité, rendant chacun conscient de ce que peut lui apporter l’avenir et, en conséquence, désireux et capable de devenir l’acteur responsable du changement.


Marc d'Héré

[1] « La décadence d’une société commence quand l’homme se demande : que va-t-il arriver ? Au lieu de se demander : que puis-je faire ? » Denis de Rougemont, L’avenir est notre affaire.

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Published by Marc d'Here - dans Réflexion politique
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commentaires

Marc44 23/01/2010 10:28


"de liberté mais aussi de solidarité" : voilà assez clairement marquée la différence entre de qui était la droite du PS et ce qui est sa gauche : la gauche du PS pense que solidarité et liberté
vont dans le même sens, que plus de solidarité (bien organisée), c'est plus de liberté, comme la littérature socialiste l'a bien écrit du temps de Malon, Leroux etc...


Marc d'Here 23/01/2010 20:02


Le PS se méfie trop de la liberté. Dans les faits, il n'assimile en rien solidarité et liberté