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PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 17:46

 

Cet article a été publié sur ce blog en avril 2007, avant l'élection de Nicolas Sarkozy, et avant la crise mondiale. J'aurais bien peu de choses à y changer, aujourd'hui...

 

Pour restaurer sa légitimité face aux mutations du monde contemporain, la gauche, ou sa  composante la plus moderniste,  doit incarner une ambition collective en s’affirmant  force de propositions et initiatrice  d’actions adaptées aux nouveaux enjeux. Elle doit pour cela se rénover profondément dans ses idées comme dans ses projets, sans craindre de remettre en cause certaines modalités d’action  qui avec le temps ont été  considérées comme des principes intangibles, alors qu’elles  n’étaient  en réalité que des moyens pour atteindre des buts, qui eux  demeurent constants.

 

Nos  valeurs convergent avec celles des premiers  socialistes, les buts ou les objectifs ont peu varié,  mais    les moyens politiques à utiliser pour les atteindre, par définition liés à un moment de l’histoire, à une situation et  un environnement donnés,  peuvent et doivent  changer pour rester efficaces.

 

La  pensée traditionnelle  de gauche  considère  comme des idéaux ou des objectifs, et donc comme intouchables,  des concepts qui n’étaient que   des moyens définis dans les années quarante, comme la gestion étatique des services publics,  l’interventionnisme   de l’Etat, le statut de la fonction publique,  les mesures strictement égalitaires  ou le recours à  l’assistance.  Elle a,  pour cette raison, hésité à   les remettre en cause, ou l’a fait  avec un sentiment de culpabilité qui retarde  ou interdit les politiques nouvelles indispensables. Lorsque  Tony Blair écrivait   :    « nous avons confondu les fins et les moyens, tolérant qu’un ensemble d’outils économiques éclipsent les buts qu’ils étaient censés servir », il touchait un point central de la critique qui peut être apportée à l’action de  la gauche et dessinait en creux l’objectif d’une nécessaire modernisation. Admettre le découplage entre les fins et les moyens, et en comprendre la nécessité  permet de se libérer du carcan de dogmes pesants, de se doter d’une liberté d’action sur les plans économiques et politiques, de se retrouver en phase avec l’évolution du monde et de la société.  Nous devons repartir des objectifs fondamentaux qui sont ceux de la gauche et trouver, pour les concrétiser,  les moyens de notre temps.

 

 

L’alliance entre le libéralisme et la justice sociale est souvent considérée  comme contre nature, et le libéralisme économique, notamment, parait  incompatible avec les objectifs de la gauche.  Nous voulons mettre  au contraire en évidence que cette  alliance  est possible, qu’elle est même sans doute nécessaire à la réalisation dans le monde d’aujourd’hui des finalités et des valeurs de la gauche.

Depuis trente ans, l’anti-libéralisme est devenu, en France,  la pensée uniforme  à gauche comme à droite. Il s’agit pour nous de lutter contre cette « trouble évidence »  et de montrer à quel point cette intégration des idées libérales au socialisme peut le renouveler et lui apporter une efficacité nouvelle

Tout au long de son histoire, d’ailleurs,  le socialisme s’est enrichi de nombre  d’idées venant du libéralisme, de la même manière que le libéralisme s’est d’une certaine manière   socialisé.

 

Le libéralisme a reconnu les risques de l’injustice sociale engendrée par une liberté trop absolue, les dangers que la libre initiative sans contrôle ou la concurrence non régulée  pouvait faire courir à la cohésion sociale. Le socialisme moderne a su accepter le marché et la propriété, de la même manière qu’il est devenu plus soucieux de l’autonomie des individus et du rôle essentiel  qui peut être celui des pouvoirs intermédiaires. Socialisme et libéralisme peuvent cheminer de concert et s’épauler dans la recherche du progrès social. C’est  leur combinaison qui  donnera une modernité et une capacité créatrice nouvelle à ces deux concepts anciens.   

Socialistes et libéraux, nous ne pouvons continuer à  soutenir les principes d’un socialisme émollient qui confond justice sociale et assistance, qui ne comprend la régulation que globale et émanant de l’Etat,  qui veut limiter  le  recours à l’initiative et à la prise de responsabilité  parce qu’il  en craint les abus. 

L’expérience nous permet d’affirmer au contraire  que c’est la liberté de la personne, l’engagement individuel et  collectif, qui ouvrent la voie au progrès et à  de nouvelles formes de justice sociale. L’initiative et la concurrence favorisent l’innovation et  sont, pour une société, des facteurs de dynamisme.

La  compétitivité économique n’est pas l’antithèse de la cohésion sociale, elle peut même la favoriser.  L’abandon d’une  réglementation centralisée des rapports sociaux et économiques au profit du  contrat et de la négociation entre partenaires responsables, peut permettre de  reformer ce lien social qu’un Etat interventionniste tend à dissoudre. L’aide gagne en  efficacité, y compris pour ceux qui en bénéficient, si au lieu d’être   apportée de manière globale et automatique, elle est  ciblée et adaptée aux publics, aux individus qui en ont besoin et se présente comme un tremplin. 

 

Le refus des principes dépassés du socialisme, ne nous situe pas pour autant dans le camp des thuriféraires du capitalisme,  l’ensemble de nos propositions a même   pour objet de lutter contre  la dureté et l’injustice qu’il provoque.  Avec Lucien Jaume nous pensons qu’on ne peut assimiler le  libéralisme - et encore moins le socialisme  libéral - à un capitalisme débridé, comme les tenants du politiquement correct, de droite ou de gauche,  ont tendance à le faire ou à un ultra libéralisme synonyme d’absence de règles et de loi du plus fort.

Le libéralisme économique lui-même  qui repose sur l’échange, la concurrence égale, l’édiction de  normes permettant le fonctionnement libre et juste   du marché  a trop souvent été purement et simplement  assimilé au capitalisme, à sa  logique de puissance, d’accumulation ilimitée de richesses et  de destruction de l’échange, de concentrations tendant au monopole, à ses excès. Vouloir  bénéficier du dynamisme qu’il apporte, utiliser sa force motrice,  ne nous empêche pas d’agir pour limiter sa brutalité ainsi que  son emprise – et celle de l’argent – sur la société. 

 

Notre vision est celle d’un humanisme actif qui, faisant appel à la responsabilité de chacun, ouvre un large champ d’autonomie et d’épanouissement personnel,  d’initiatives sociales  et d’actions transformatrices. Elle exprime  une confiance en l’homme et en  ses facultés d’initiative, une confiance  dans la capacité d’une société libre à affronter le présent et à s’engager, de manière plus dynamique sur la voie du futur.

 

Marc d’Héré  

 



 

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Published by Marc d'Here - dans Réflexion politique
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commentaires

plus que 439 jours 22/02/2011 21:23


@cellobello,

Sachez que je ne suis pas contre la décentralisation et en particulier les lois Deferre de 1983 et 1984 qui ont transféré les compétences aux collectivités territoriales, avec un transfert de
ressources correspondantes. Je ne connais pas le contenu de la loi de 2001 et du décret et ne sais donc pas si la dotation de l'Etat prévue était suffisante. Je précise bien entendu que je
n'apporuve pas toutes les mesures ayant été prises par le gouvernement Jospin et en particulier toutes les privatisations de nos entreprises publiques. Ce n'est pas la seule candidature Chevènement
qui explique l'échec de Jospin en 2002, mais des orientations politiques n'ayant pas entraîné l'adhésion du peuple de gauche.


cellobello 21/02/2011 14:33


« Je vous dis que les régions font un effort énorme en investissement car l'Etat se désengage de tout »

« L'article 124 de la loi n°2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains a prévu un transfert aux régions de la compétence d'autorité organisatrice de ces
transports, transfert devenu effectif le 1er janvier 2002 » [DF]

Quel gouvernement a pris cette décision, en 2000?
Quel gouvernement était encore au pouvoir au moment du transfert effectif, au 1er janvier 2002?


plusque444jours 20/02/2011 11:56


"Effectivement il y a un gros problème avec les TER gérés par les régions! "

Non, justement. Je vous dis que les régions font un effort énorme en investissement car l'Etat se désengage de tout. En Basse-Normandie, je peux vous assurer que le région gérée par un socialiste
fait du bon boulot.


Marc d'Here 20/02/2011 17:42



Evidemment!



plus que 444 jours 18/02/2011 17:28


Taper sur les cheminots, c'est très facile. Il est vrai que le service doit être amélioré à la SNCF et je sais de quoi je parle car je prends le TER matin et soir pour aller au boulot. Ce sont les
régions qui supportent les plus grosses charges en investissement sur les trains régionaux et les besoins sont de plus en plus importants car les personnes prennent de plus en plus les transports
en commun. Les retards des trains sont multiples (matériel, animaux errants sur les voies, suicides etc...). Anecdote, l'autre jour mon TER avait du retard au départ parce qu'une vache divaguait le
long de la voie. Le trains roulait au ralenti et on a pu voir la vache de très près. Des voyageurs gueulaient parce que le train n'accélérait pas lorsqu'on l'a passé. eh bien, le controleur a donné
l'explication : il fallait attendre le prochain signal et il a eu cette remarque qui m'a plu : c'est pour cela qu'on n'a pas beaucoup d'accidents. Alors, je préfère garder la SNCF, être en sécurité
plutôt que de passer à une gestion privée comme en Grande Bretagne. Vive la SNCF


Marc d'Here 18/02/2011 18:38



Effectivement il y a un gros problème avec les TER gérés par les régions!


Cela dit, la SNCF fonctionne à peu près bien, mais il faut admettre l'idée que quand ça ne va pas, la responsabilité en incombe aussi aux cheminots, et pas seulement à la direction ou...aux
bovidés qui encombrent les voies.



Marc d'Here 18/02/2011 14:51


Seulement un train sur trois (33,66%) arrive à l'heure aux heures de pointe, selon un relevé effectué sur certaines lignes par les cheminots de la CFDT.

Peut-on tolérer un srvice public aussi défaillant? une geston privée serait-elle pire? Et pense-t-on que les cheminots n'ont aucune responsablité dans cette dégradation du service?


Elie Arié 17/02/2011 00:55


Au fait, Marc; tu ne nous pas pas dit si tu serais candidat aux législatives dans le 12ème au nom de LGM -donc contre le candidat UMP- ou bien si les investitures étaient déjà faites et que tu
représenterais la majorité présidentielle?


Elie Arié 14/02/2011 20:00


Sarkozy est victime du même phénomène que Giscard en 1981 : l'émergence d'un phénomène nouveau sur lequel il n'a rien à dire parce qu'il prend à contrepied toutes ses analyses précédentes ( la
montée du chômage par Giscard, la crise pour Sarkozy).

Dans ces cas, l'électorat a tout simplement tendance tendance à essayer " l'autre": en 1981, les Français n'étaient pas devenus soudain majoritairement marxistes, ni même socialistes; ils se sont
simplement dit "celui-là est manifestement dépassé, voyons un autre".


Elie Arié 14/02/2011 19:10


Un phénomène nouveau apparu entre 2007 et aujourd'hui:

http://tinyurl.com/67m2r9f