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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 15:36

 

Portraits de candidats, une série d'articles d'Eric Seydoux...

 

Aujourd'hui:

 

Dominique STRAUSS KAHN, l’expatrié. 

 

On le croyait bon à mettre au rancart, après avoir été écrabouillé par la Ségolène aux dernières primaires socialistes, d’autant qu’il avait ensuite trouvé un super job à l’international, plus de soucis, plus d’embrouilles foireuses, plus de Solférinos débiles, sa seule ambition, alors,  tenir le plus longtemps possible et se faire oublier.

 

Et puis patatras ! Les sondages ! Et le voilà payer le prix de son absence, de son silence et de son indifférence. Quand on ne dit rien, on en dit encore trop. Un vieux routier de la politique comme lui, aurait dû le savoir. Et du coup, sans n’avoir rien demandé à personne, le revoilà sur le chantier. Bon, tant pis, ce qui est fait est fait.   

 

N’empêche, vous avez vu le bonhomme ?  Un vrai rouleur de mécaniques, démarche chaloupée, râblé, costaud comme pas deux, sourire en coin, quelle assurance, quelle prestance, quelle superbe ! Bien, très bien, impeccable. Tout y est. A ses côtés, sa vedette de femme, super sapée, embijoutée comme il se doit, toute souriante elle aussi. Rien à dire, un vrai couple de magazine.

 

Et puis, quel professionnalisme, un as de la communication. Son truc : ne rien dire, ne pas parler, ou parler pour ne rien dire, en anglais ou en français, avec ou sans traducteur, peu importe, c’est ça qui paie, ne rien dire. C’est à Marrakech  qu’il a appris ce proverbe arabe  « tout ce qui sort de ta bouche servira à ton ennemi », il en fait désormais sa devise : être vu partout mais ne rien dire

 

Il a atterri en France vendredi, Il restera trois jours pleins. Oui, mais pas pour ce que vous croyez, il est là pour l’international. Il sera injoignable même pour ses partisans. C’est sûr.

 

Ah mais attendez ! J’oubliais ! Avant de partir, l’air de rien, il va  passer au 20 heures d’Antenne 2 dimanche soir. Pour quoi faire ? Cette question ! Pour parler bien sûr, pour parler ! Peut-être même, selon certaines sources, qu’il dira quelque chose.

 

Il a parlé ! Mais qu’a-t-il dit ?

 

Ce la n’a pas grande importance, vous l’avez vu comme moi, c’est vraiment la grande classe ! Ce n’est pas étonnant qu’il casse la baraque ! Ce n’est pas étonnant que les français aient annoncé aux sondeurs qu’ils voteraient pour lui, comme ils le firent, un an avant l’échéance, pour GISCARD, pour BALLADUR, pour JOSPIN, pour ROYAL… Et en plus, il n’a même pas encore dit que cela l’intéressait, alors imaginez quand il le dira. « Aujourd’hui je dirige le FMI, la tâche m’occupe à plein temps, je n’ai rien d’autre à l’esprit. » En attendant, allez y, gazettes, hebdos, magazines, portez les enchères : 50%, qui dit mieux, 54, 58, 65 !!!...Rien ne va plus…

 

Allons, cessons de tourner autour du pot, ira ou n’ira-t-il pas ? C’est cela la question, la seule véritable question, pas l’emploi, pas la sécurité, pas l’immigration et toutes ces balivernes. La seule question qui intéresse les Français selon tous les hebdomadaires, est celle de savoir s’il va y aller. Quel suspense !

 

Les sondages sont pour. A l’exception du papa de Martine, personne ne leur a jamais résisté et il a avoué ne pas y être insensible.

 

Il se rend bien compte que directeur du FMI, malgré tous les avantages, ce n’est pas toujours très marrant, même si Nicolas SARKOZY, a proposé au G20, de « rehausser » la fonction. Il est  une sorte de trésorier payeur ambulant qui ne décide de rien de par lui-même, ni de ce qu’il fait, ni de ce dit, ni de ce qu’il pense, ni même des décorations qu’il reçoit de BEN ALI.

 

Anne Saint Clair, avec qui il prend ses décisions, en a soupé des voyages, elle l’a déclaré à l’EXPRESS. Elle veut rentrer à Paris, elle ne souhaite pas que son mari fasse un deuxième mandat. Lui-même a confié au Parisien, « que la France lui manque comme elle manque à n’importe quel expatrié. »

 

L’alternative est désormais simple, rentrer au pays pour prendre une retraite bien méritée, ou se lancer dans la course à la présidence.

 

A ce niveau, la nostalgie du pays tant aimé a tout de même ses limites.   

 

Eric SEYDOUX (Le 20 février 2011)                                                                                

 

 

 

 

 

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Published by Eric Seydoux - dans Vie Politique
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commentaires

Marc d'Here 26/02/2011 12:10


DSK sera-t-il candidat à la présidentielle? J'en doute de plus en plus.

Aura-t-il le courage d'aller aux "primaires"? Rien n'est moins sûr, car sa victoire est loin d'y être acquise contre Hollande, Royal et peut-être Aubry. Au sein du PS, il a toujours refusé de
présenter sa propre motion de peur de se "compter" et il n'a sûrement pas oublié la cinglante défaite que lui a infligée Royal...Je pense qu'il se dégonflera, ce qui n'est pas forcément une bonne
nouvelle pour Sarkozy.


Elie Arié 23/02/2011 18:10


Je crois que DSK a quand même un peu modifié les conditions des prêts du FMI, en permettant, pour certains pays (à juger au cas par cas, et il n'y a pas encore eu de précédent), des prêts à taux
zéro, et même des prêts sans conditions de restructuration de leur économie.


Marc d'Here 23/02/2011 08:29


DSK vante son bilan à la tête du FMI,en parlant notamment de sa prétendue attention aux plus vulnérables, mais pour Mark Weisbrot, économiste très critique vis-à-vis du FMI, l'attention aux "plus
vulnérables" est une façade.

"Si on prend un pays comme le Pakistan, le FMI impose des conditions qui ont rétréci l'économie. Qu'il y ait des mesures de protection sociale qui coûtent un quart de pour cent du PIB, ça ne
rattrape pas tous les dégâts qui ont été faits", argumente-t-il.

M. Weisbrot critique l'opposition de M. Strauss-Kahn à une taxe sur les transactions financières ou à une restructuration de la dette de la Grèce : DSK "a tort" sur ces deux sujets,
considère-t-il.

Quant à la restructuration de la dette grecque, que M. Weisbrot juge inévitable, M. Strauss-Kahn la juge dangereuse pour la crédibilité du pays.

Et si DSK ce n'était que de la com'? A intégrer peut-être dans un futur nouveau portrait.


Elie Arié 23/02/2011 01:45


Je te propose ici un portrait du candidat Jean-Marie Bockel, que tu pourrais promouvoir au rang d'article
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La « Gauche Moderne » est un mouvement créé lors de son entrée au gouvernement, après l’élection de Sarkozy, en tant que « Ministre d’ouverture », par Jean-Marie Bockel, un des rares membres du PS
affichant son soutien au blairisme (terme tabou chez les socialistes, même si DSK l’est au moins autant que lui, avec son concept de « socialisme de production » social-libéral, destiné à remplacer
le classique « socialisme de distribution » social-démocrate, et à empêcher l’apparition de la pauvreté qu’il ne serait plus possible de compenser par des allocations de remplacement du revenu :
mais il ne faut pas le dire !) .

Ce mouvement était destiné à rester distinct de l ‘UMP,et à constituer l’aile « sociale-libérale » de la majorité présidentielle pour équilibrer les tendances trop droitières de l’ UMP ; et,
accessoirement, à servir de sas d’entrée à des militants déçus de la gauche et susceptibles de rejoindre le sarkozysme.

Et le fait est que l’on est surpris de voir le nombre d’ancien militants du PS , mais surtout du MRC de Jean-Pierre Chevènement (dont l’ancien député Michel Suchod) , qui y exercent des
responsabilités- peut-être en souvenir des débuts en politique de Jean-Marie Bockel dans le très à gauche CERES de Chevènement ? Toujours est-il que ce recrutement donne une fâcheuse impression de
gens ne s’embarrassant pas trop de revirement idéologiques parfois surprenants par leur rapidité...même si « seuls les imbéciles ne changent pas d’avis » : si c’est là le seul critère de
l’imbécillité, il s’agit alors de gens supérieurement intelligents.

Très vite, il a fallu déchanter de cette fonction de sas de recrutement de militants sarkozystes ; toujours restée micro-groupusculaire, la « Gauche Moderne » (appellation anachronique s’il en est,
à moins qu’il ne s’agisse d’une antiphrase du type « parti radical ») est sans doute appelée à perdre ses derniers militants avec l’éviction de Jean-Marie Bockel du gouvernement : ceux qui
ambitionnaient de faire une carrière politique devront aller chercher ailleurs –une fois de plus.

Reste à analyser les raisons de l’éviction gouvernementale de Jean-Marie Bockel, qui semblait évidente à tous –et le principal intéressé, qui a déclaré, en l’apprenant « être tombé de l’armoire »,
doit bien être le seul à en avoir été surpris.

Bockel a failli perdre son poste ministériel, une première fois, en 2008, lorsque, secrétaire d'État chargé de la Coopération et de la Francophonie, il avait annoncé que « la Françafrique, c’était
fini » - revivant la même mésaventure qui avait mis fin, une trentaine d’années plus tôt, à la carrière d’un de ses prédécesseurs, Jean-Pierre Cot, sous la Présidence de François Mitterrand, pour
des propos identiques : la politique de la Françafrique est aussi constante que sa condamnation officielle.

Cet acte fut la première et la dernière manifestation de « gauche » de « la Gauche Moderne » : depuis, celle-ci s’est caractérisée par le soutien inconditionnel et totalement langue de bois de la
politique sarkozyste et de tous ses virages successifs, allant, parfois, jusqu’à déborder l’UMP sur sa droite avec sa proposition de « flat tax » (impôt sur le revenu à taux unique pour tous,
quintessence de la pensée économique ultralibérale) ; d’ailleurs, aujourd’hui, Bockel participe aux réunions des centristes : la « Gauche Moderne » ne peut se laisser déborder sur sa gauche par les
centres !

Dès lors, la présence de Bockel au gouvernement, comme celle des autres « Ministres d’ouverture », perdait toute raison d’être : ils ont confondu solidarité gouvernementale et béni-oui-ouisme, se
gardant bien, à tout moment, de tenter de faire valoir leur sensibilité particulière, d’exprimer publiquement leur révolte contre leur impuissance organisée, au besoin en mettant en jeu leur
démission, à une époque où cette menace aurait pu avoir un certain poids, car elle aurait mis trop tôt en évidence le mythe que constituait cette « ouverture ».

Jean-Marie Bockel a ainsi découvert et démontré qu’un gouvernement n’a pas besoin de suivistes inconditionnels qui ne lui apportent rien (c’est là le rôle des militants), que la seule
reconnaissance que pouvait lui valoir cet effacement volontaire était...son « remerciement » aujourd’hui acté, que la politique n’est qu’un rapport de forces dans lequel on n’existe plus si on
renonce à user de la sienne ; en définitive, c’est son hantise de perdre son portefeuille sous- ministériel qui lui aura justement valu de le perdre : n’est pas Chevènement qui veut.


plus que 439 jours 22/02/2011 21:30


Dans le portrait de Sarkozy, vous préciserez qu'il a reçu en grandes pompes en décembre 2007 le dictateur sanguinaire Kadhafi. Vous préciserez qu'il lui avait laissé installer sa tente de bédouin
dans le parc de l'hotel Marigny, qu'il avait bloqué l'accès à la tour effel et au musée du Louvre pour que ce boucher puisse circuler en toute quiétude.


Marc d'Here 22/02/2011 23:17



Mais faites ce portrait vous-même, nous serions heureux d'admirer votre talent d'écriture!



E.S 22/02/2011 17:49


A chaque jour suffit sa peine.


Elie Arié 22/02/2011 15:35


À quand les portraits de Nicolas Sarkozy et de Jean-Marie Bockel?