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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 14:45

 

Portraits de candidats, par Eric Seydoux

 

Dominique de VILLEPIN, le bilan.

 

 

Cet aristocrate mondain à la belle prestance, ainsi qu’il a pu être décrit, est entré en politique par la voie élyséenne. Diplomate de profession, il fait partie de ces hommes qui déboulent un jour dans la vie publique sans crier gare, et qui immédiatement y trouvent leurs aises. On a du mal à se rendre compte que Dominique de VILLEPIN, qui fait partie depuis plusieurs années du « top 10 » des sondages pour les élections présidentielles, est un novice en politique. Il n’a jamais  exercé une quelconque fonction élective et il n’est connu du grand public que depuis février 2003, pour avoir prononcé aux Nations Unies, son fameux discours sur l’opposition de la France, à la guerre en Irak.  

Classé dans la catégorie des flamboyants, sa faconde à nulle autre pareille, alliée à une verve de poète déclamateur, sont certainement en grande partie, à l’origine du charisme dont il se trouve doté.

Le bilan politique de Dominique de VILLEPIN est toutefois des plus décevants. 

 

Le conseiller élyséen 

En 1997, il a été l'un des principaux instigateurs de la décision prise par Jacques CHIRAC, de dissoudre l'Assemblée Nationale.

Cela a eu pour conséquence une défaite cuisante pour la droite, alors majoritaire, aux élections législatives ; un manquement dont on se demandera, pendant longtemps encore, comment il a pu être commis par des hommes politiques de ce rang.

Cela a permis à Jacques CHIRAC, qui au final n’en fut pas fâché, de jouir, plusieurs années durant, de la douce  langueur présidentielle, que les cohabitations procurent parfois aux présidents de la 5e République.

 

Le ministre des affaires étrangères

 

-Le 14 février 2003, Dominique de VILLEPIN, a prononcé devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies son fameux discours sur l’opposition de la France à la guerre en Irak.

 

La grandiloquence qu’il crut devoir utiliser pour cette annonce, lui valut en ces lieux, une étrange ovation.

 

Ce discours fut présenté, sur tous les bords politiques, comme un moment exceptionnel de bravoure de l’histoire de France et du gaullisme, et la classe politique unanime rendit hommage à sa grandeur et à son courage.

 

L’histoire aura à choisir avec une autre thèse.

 

L’hostilité de la France, à une intervention de la communauté internationale en Irak, ne nécessitait pas que Dominique de VILLEPIN adopte, devant l’Assemblée Générale des Nations Unies, ce ton exagérément emphatique, encore dans toutes les mémoires.

 

Cette théâtralisation, devait donner à son discours, le caractère d’une condamnation publique de la France contre ses alliés de toujours, alors même que cette intervention avait sinon pour objet, au moins pour effet, d’abattre l’une des dictatures les plus sanglantes de la planète.

-Dominique de Villepin est à l’origine en juillet 2003 d’une opération en Colombie, visant à délivrer Ingrid BETANCOURT, dont il est proche depuis sa vie d’étudiant. Ce sera un fiasco des plus cuisants, pour lequel la France dut  présenter des excuses.

-En Côte d’Ivoire, il s’est entremis pour tenter de rapprocher Laurent GBAGBO et les auteurs d’un putsch manqué. Il a obtenu en janvier 2003, des belligérants, la signature des accords Kléber, qui s’avéreront très vite être un échec.

 

Le Premier ministre

Premier Ministre le 31 mai 2005, positionné comme rival de Nicolas SARKOZY, il se donne « cent jours » pour redonner confiance aux Français.

-En octobre, éclatent des incidents en banlieue, 5 000 voitures sont brûlées en moins de deux semaines. Dominique de Villepin décrète alors l'état d'urgence, prolongé de trois mois quelques jours plus tard par un vote au Parlement, afin de permettre aux préfets de décréter le couvre-feu.

-Après le contrat nouvelle embauche,  Dominique de Villepin a lancé le contrat première embauche, qui rencontre l'opposition des syndicats et de la gauche. D’'importantes manifestations, des grèves, le blocage des universités, ont conduit Jacques Chirac, à demander la non application de la loi qui avait été votée. Ce contrat sera ainsi abrogé de fait, comme le sera d’ailleurs, quelques temps plus tard, le contrat nouvelle embauche.  

 

L’opposant à Nicolas SARKOZY

En mai 2006, il est mis en cause dans l'affaire Clearstream et mis en examen l’année suivante, il a été relaxé en première instance.

A la suite de ces poursuites judiciaires qu’il impute à Nicolas SARKOZY, il va mener une opposition virulente à sa politique et à sa personne.

Il n’hésite pas à parler de risque révolutionnaire pour la France.

Il signe avec 16 autres personnalités politiques de tous bords, l'« appel du 14 février » pour une vigilance républicaine, lancé par l'hebdomadaire Marianne.

Il a déclaré, avec la force qu’on lui connaît, que « Nicolas Sarkozy est un  problème pour la France. »

 

Epilogue

A l’heure où le président de la République, rehaussant le prestige de la France dans le monde arabo-musulman et sur la scène internationale, vient d’obtenir des nations unies, le vote d’une résolution visant à venir au secours du peuple libyen qui se bat pour sa liberté en brandissant le drapeau français, Dominique de VILLEPIN présente un bilan politique sommes toutes des plus médiocres.

L’essentiel des responsables de son mouvement « République Solidaire », créé en juin 2010, ont rejoint le gouvernement, et on ne voit pas très bien ce qui lui permettrait de réunir sur son nom une partie significative de l’électorat.

Sans l’affaire Clearstream, il y a longtemps qu’il serait tombé dans les oubliettes de la politique.  

Il lui reste une capacité de nuisance non négligeable, pour tenter,  dans une élection « serrée », de barrer la route de Nicolas SARKOZY, ce qui semble bien être aujourd’hui sa seule ambition. Mais ce serait pour lui une ambition funeste.

 

Eric SEYDOUX

 

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Published by Eric Seydoux - dans Vie Politique
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commentaires

Marc d'Here 01/04/2011 18:12


L'homme d'affaires Arcadi Gaydamak a déclaré, vendredi, à l'AFP qu'il avait mandaté ses avocats pour porter plainte contre plusieurs dirigeants français, notamment l'ex-président Jacques Chirac,
pour faux témoignage dans le cadre du procès de l'Angolagate. "Je porte plainte contre quatre personnes qui ont fait un faux témoignage qui a amené à ma condamnation", a dit Arcadi Gaydamak, en
citant outre le nom de Jacques Chirac, ceux d'Alain Juppé, de François Léotard et de Dominique de Villepin, qui étaient alors respectivement ministre des Affaires étrangères, de la Défense, et
secrétaire général de l'Élysée.

Il rêve...La justice française condamnant Chirac et Villepin, des adversaires du Président!


E.S 25/03/2011 10:09


Hier soir, au Grand Journal de Canal+, DDV s'est ingénié à dénier à Nicolas Sarkozy la paternité de l'opération en Libye. Je ne lui connaissais pas ce côté mesquin. Il fait partie de + en + de ces
hommes qui ne gagnent pas à être connus.


Marc d'Here 25/03/2011 12:45



Cela ne me surprend pas de lui...



Elie Arié 22/03/2011 18:57


". Il n’a jamais exercé une quelconque fonction élective"

Comme le général De Gaulle ou Georges Pompidou...