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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 11:18

 

Portraits de candidats, par Eric SEYDOUX.

 

Ségolène ROYAL, la solitaire.

 

 

Marie-Ségolène Royal, est née en 1953, à Dakar, au Sénégal, alors Afrique Occidentale Française, où son père, officier d’artillerie de marine, avait été affecté, avant un séjour en Martinique.

Elle a 10 ans, lorsque la famille Royal s'installe dans le village de Charmes, dans les Vosges, d’où elle est originaire, et où, quatrième d’une fratrie qui compte huit enfants, elle y fait ses études primaires et secondaires, qu’elle terminera à  Epinal. Education provinciale de la France de l’après guerre, stricte et religieuse, comme l’était celle des filles de sa condition,  avec un père autoritaire et une mère soumise, qui se rebellera.

Elle passera ainsi d’une France des campagnes encore patriarcale, patriote et religieuse, à une France des idéologues, du  multiculturalisme, du matérialisme débridé, puis de l’égalitarisme, avec en toile de fond,  la fulgurante révolution de la communication.

 

Elle aime à répéter qu’elle s’est construite,  par opposition à ce qu’elle fut. Mais peut-on vraiment échapper à ce que l’on a été ?  

 

Double culture, double appartenance à la France de MAURRAS et à celle de JAURES. Ségolène ROYAL  eut l’intelligence de prendre, dans l’histoire comme dans son histoire personnelle, pourtant par certains côtés douloureuse, le meilleur pour laisser le  pire, là où beaucoup d’autres auraient tout rejeté.

 

Femme sans complexe, courageuse et déterminée, mais en réalité femme triste, qui cache une  éternelle douleur derrière un sourire en forme de masque, derrière une indignation ironique presque constante, femme secrète, fermée, qui ne se livre  pas, inattendue, qui émerveille, puis qui lasse et que l’on finit par fuir,  femme solitaire, femme seule, vivant hors du monde, hors des réseaux, hors de tout. Tournée sur elle-même, elle ne se préoccupe pas de son entourage qu’il la serve ou non. A-t-elle des amis fidèles, le sait-elle elle-même, cherche-t-elle d’ailleurs à en avoir ? Tous les responsables du parti socialiste, ou presque, sont venus à elle à un moment ou à un autre, puis sont repartis, vers d’autres aventures,  déçus, décontenancés, amers pour certains, convaincus que  le cri de« fraternité » n’était qu’un slogan de meeting.

 

Son indépendance d’esprit, qui pourrait être un atout, la confine à la froideur. Elle n’est pas une femme de concession  ni de compromis ; ce qui n’est pas une qualité quand on a le pouvoir, mais qui est un défaut majeur quand on cherche à le conquérir.

 

Elle a un bon sens de l’improvisation, même si à trop improviser elle finit par sur-réagir. On a l’impression qu’il manque chez cette femme politique un travail de fond pour la stabiliser et lui donner des repères. Les sondages aidant, il semble qu’elle ne dispose plus de beaucoup d’alliés au sein du parti socialiste. Il lui reste un électorat fidèle, qui apprécie chez elle une certaine originalité pour ne pas dire excentricité, mais qui, au fur et à mesure que le temps passe, se réduit comme peau de chagrin.

 

Avec Ségolène ROYAL, on doit toujours s’attendre à tout : excuses aux chefs d’Etat africains au nom de la France, show à l’américaine, genre prédicateur, promenade sur la muraille de Chine avec néologisme fortuit, contre-pied par ci, contre-pied par là, dès que l’occasion se présente. Elle sait, quand elle en éprouve la nécessité, assurer le spectacle. Elle sait aussi s’installer dans un silence pesant comme c’est le cas depuis quelques mois.         

 

Son éducation, ses manières, ses accoutrements aujourd’hui abandonnés,  ravissaient un François MITTERAND qui ne dissimulait pas un petit faible pour cette jeune femme à la voix traînante, envoûtante ou énervante,  d’un autre temps, d’un autre monde.

 

C’est cette vie, cette éducation qui fit d’elle à la fois la femme de gauche qui contestera les structures de la société avant de les adopter, et la femme d’ordre, patriote, n’hésitant pas à s’envelopper dans le drapeau français, parlant sécurité, proposant « naturellement » les militaires pour l’éducation des jeunes délinquants, ce que quiconque à droite n’a jamais osé faire, sous peine de se faire traiter de fasciste.

 

S’y ajoutera une volonté sans nulle autre pareille, une force de caractère indéniable  et une détermination sans borne, qui firent d’elle, une femme d’une dignité et d’une fierté qui vire vite à la vanité, ambitieuse comme il va de soi, en fin de compte, toutes les qualités réunies pour réussir.

 

Paris, les années 70, Sciences po, l’ENA, le PS… et tout qui s’accélère, les années 80, les années 2000, de ministre de François MITTERAND, à qui elle offrira ses larmes au moment de son départ de l’Elysée, jusqu’à sa sélection pour la phase finale de la présidentielle, seule femme à être arrivée jusque là, après avoir battu et ringardisé FABIUS et STRAUSS KAHN, et malgré un parti miné par les intrigues, les coups bas,  les mauvais coups et les sales coups, qui ne la soutint pas, pas plus que ses leaders trop affairés par leur propre destin.    

 

Ecartée par les ultras du secrétariat général, dont elle a été la bête noire, toujours plus isolée, plus délaissée par un parti et par une Martine AUBRY qui la laisse s’épuiser, sans même  chercher désormais à  dissimuler son profond mépris, à cette femme dont elle estime qu’elle n’a ni les manières ni la lignée ni même les codes pour vivre à la Cour de SOLFERINO. C’est ainsi qu’elle lui signifiât, dans un dernier accès de goujaterie, comme les filles de grande famille savent le faire pour rabrouer des domestiques qui les excèdent : « Elle est trop impatiente la Ségolène ! »

 

Pour n’avoir existé que par elle-même, elle se trouve aujourd’hui trop isolée, trop méfiante ainsi que la vie le lui a appris, trop dans l’adversité, et en même temps, trop sûre d’elle-même et de son destin …

 

Les aventures politiques solitaires n’ont jamais prospérées, ce sera  sa dernière vanité politique que de n’y avoir pas cru… Reste peut-être une dernière rebuffade, dont elle seule a le secret. 

 

Eric SEYDOUX    

 

 

 

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Published by Eric Seydoux - dans Présidentielle
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commentaires

Eric SEYDOUX 27/04/2011 13:17


@Julie
Je n’ai pas pour habitude d’intervenir dans les commentaires qui suivent les articles que je publie, en l’espèce les « Portraits de candidats ». Mais j’ai été très surpris que vous ayez vu en moi
ce que vous appelez un « segophobe ». J’ai beaucoup de respect pour Ségolène ROYAL, et vous ne trouverez dans son portrait aucun des termes que vous énumérez et dont vous dites qu’ils sont utilisés
par ses détracteurs ni même aucun terme désobligeant. Une seule chose, il est vrai que je n’ai pas abordé la politique, mais il s’agit d’un simple portrait et non d’une analyse politique. Eric
SEYDOUX.

(Fin de l’article que vous citez dans votre commentaire et qui m’aurait inspiré)
Les ségophobes ont parfois des sites Internet dédiés tout entier à leur "gourou" ou "contre-gourou". A la longue on se demande ce qu'ils deviendraient sans elle mais c'est là leur problême. Je ne
ferai pas l'honneur à cette secte d'indiquer ici les adresses de ces sites ségophobes. Trouvez-en un et vous aurez un exemplaire représentatif de TOUS les autres. Le ségophobe est également très
porté sur le "délit de sale gueule". Il adore se moquer du sourire, de la coiffure, de la manière de parler, de se tenir, et, c'est là un symptôme étrange, il attache une importance semble-t-il
capitale aux tenues. Que Ségolène Royal porte du blanc ou du rouge, des talons hauts ou plats, un pantalon ou une robe et voilà nos ségophobes transformés en chroniqueurs sarcastiques de mode.
Enfin le ségophobe et les membres de sa secte n'abordent jamais, mais alors absolument jamais, le seul sujet qui vaille: la politique...Christophe


plus que 376 jours 26/04/2011 22:22


C'est un régal de constater le niveau intellectuel des sarkozystes...On en redemande!


Marc d'Here 26/04/2011 22:39



Merci de l'apprécier...



Julie 26/04/2011 18:35


Ségophobie primaire et redondante. Vous ne pouvez pas vous renouveler?
Quelle tristesse ded lire en 2011 ce qui était écrit en 2007.
Portrait pour portrait, voilà le votre (copié-collé sur le site profencampagne)
Julie
__________________________________

Internet a le don de créer, quasiment ex nihilo, des groupes informels mais qui ont leur signes, leurs tics langagiers, qui les font se reconnaître entre eux.

C'est le cas de cette secte dont la naissance est ancienne (2006/2007)et que l'on reconnait désormais tant ils surprennent peu: les ségophobes. Très étrangement et c'est un cas sans aucun doute
unique, ils ont un "gourou" qui est celle-là même qu'ils accablent de reproches: Ségolène Royal.

La secte en question a ses vedettes qu'on retrouve sur les forums, qu'on croise sur les chats, les uns toujours avec le même pseudo, d'autres avec des pseudos changeants, d'autres enfin, les plus
rares et soulignons leur courage, à visage découvert.

Le ségophobe "modèle" est toujours très réactif. Mais uniquement à propos de Ségolène Royal. Qu'il a tendance, c'est le petit doigt levé des envahisseurs comme dans la série télévisée des années
1960, à appeler "Marie-Ségolène". Au moins sait-on immédiatement ce que contiendra la suite du propos. Il est très réactif donc et ne peut pas, c'est pathologique, se passer de dénigrer la
personne. En revanche il est en général incapable - ou ne veut pas - traîter le sujet évoqué par Ségolène Royal, avancer des arguments et contre-arguments.

Le ségophobe a un langage "fleuri". Il utilise depuis 2006-2007 à peu près toujours les mêmes expressions. Son corpus est d'ailleurs assez limité car à force de se copier les uns les autres, la
veine créatrice s'est rapidement asséchée. Quelques exemples de la langue ségophobe:

Marie-Ségolène
Cruche
Bravitude (qui revient souvent après "cruche")
Nulle
Bécassine
Dame du Poitou
Variante: Madonne du Poitou
Illuminée
Le mot "croisade" revient également souvent...
Incompétente
"Qu'elle nous fiche la paix"
"Qu'elle dégage"
"Qu'elle reste dans sa région"

la fin de cet article se trouve ici:

http://www.profencampagne.com/article-petit-portrait-du-segophobe-moyen-72423685.html


Marc d'Here 26/04/2011 21:30



Les qualificatifs que vous nous proposez sont intéressants...Et assez adaptés