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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 07:55

 

Jean-Louis Borloo, interrogé par Jean-Baptiste Garat, LeFigaro.fr du 25 10 2010….

 

Le numéro deux du gouvernement, Jean-Louis Borloo, appelle à réactiver le dialogue avec les partenaires sociaux.

 

LE FIGARO. -Que vous inspire la multiplication des soutiens à votre nomination à Matignon ?

Jean-Louis BORLOO. -Les Français connaissent de réelles difficultés d'approvisionnement en carburants et une situation sociale difficile, à l'occasion de l'examen d'une réforme des retraites juste, indispensable et courageuse. Figurez-vous que je suis le matin, à 7h20, à la cellule d'approvisionnement en carburant. Avec l'ensemble des professionnels, je m'occupe de l'approvisionnement national, puis des dépôts, puis de la mutualisation des moyens pour aider le réapprovisionnement des stations-service. On est passé à côté d'une crise d'une extrême gravité, à deux doigts de l'asphyxie économique et sociale du pays. Le président a lui-même, la semaine dernière, présidé chaque jour une réunion de suivi et de décision. Cette situation tendue a eu des conséquences importantes pour nos entreprises et bien entendu au quotidien, pour nombre de Français. Tout le reste n'est franchement pas d'actualité.

 

Que répondez-vous à ceux qui critiquent votre gestion de la crise?

Vendredi, il y a dix jours, il restait quelques heures de carburant pour l'aéroport de Roissy. Il a fallu mettre en place la plus grande opération d'importation de carburant de ces dix dernières années, puis trouver les moyens de transporter ce carburant dans les dépôts intermédiaires, de modifier nos oléoducs et de répondre, dans ces conditions difficiles, à l'approvisionnement des stations-service. Parallèlement, il a aussi fallu gérer les stocks de réserve… Tout cela ne se fait pas sur les plateaux de télévision.

 

Où en est-on aujourd'hui?

La journée de lundi a été difficile, comme je l'avais annoncé, en raison du repos nécessaire des chauffeurs de camions-citernes, qui ont fait un travail admirable pendant quinze jours. Mais les distributions ont repris dès 4h30 lundi matin et la situation devrait continuer à s'améliorer progressivement aujourd'hui et demain. Ceci ne veut pas dire qu'il n'y aura pas encore quelques difficultés ponctuelles ici ou là. De plus, trois des douze raffineries ont repris le travail par un appel conjoint CGT-CFDT, ce que je salue.

 

Comment surmonter la défiance que rencontrent le gouvernement et le président de la République?

Cette réforme des retraites, il fallait la faire, pour garantir, dans un système juste, robuste et solide, le paiement des pensions. Le Parlement a exercé un rôle décisif tant à l'Assemblée nationale qu'au Sénat. La solidité de la majorité, de toute la majorité, UMP et centristes, fondée sur une conviction puissante, a par ailleurs contribué à l'amélioration du texte. Je tiens aussi à saluer la ténacité et la qualité des arguments d'Éric Woerth et de Georges Tron pendant ces longs débats.

 

Participez-vous à l'écriture du projet de la majorité pour 2012?

Ce n'est pas le sujet immédiat. Mais dans tous les cas de figure, il faudra bien continuer à bâtir et à faire avancer, avec les partenaires sociaux, les chantiers majeurs de notre avenir. Il n'y a pas de développement et de croissance sans consensus social. Cela ne veut pas dire être d'accord sur tout mais au moins sur les analyses. Par exemple, sur la question de la formation professionnelle, nous devons travailler ensemble, avec les partenaires sociaux, les régions, les chambres de commerce et d'industrie. Nous devons réactiver les logiques partenariales. Au-delà, depuis les ateliers du Parti radical, à Lyon, début septembre, tous les centristes de la majorité se sont mis au travail. On se voit tous les quinze jours pour travailler à une vision de long terme.

 

Pourquoi n'avoir pas convié François Bayrou et le MoDem?

Aujourd'hui, nous travaillons en confiance totale avec tous ceux qui viennent spontanément et qui appartiennent clairement à la majorité.

 

À Matignon, pourriez-vous continuer à être le fédérateur des centres?

La famille centriste doit recréer une alliance et je ferai tout ce qu'il faut pour, dans le cadre d'une totale alliance majoritaire. Et j'y mettrai l'énergie nécessaire, quelle que soit ma place.

 

 

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Published by Jean-Louis Borloo, Le Figaro - dans Economie et social
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commentaires

JPG 28/10/2010 10:06


Quelles négociations voulez-vous reprendre avec des gens qui ont menti (sur l'injustice de la réforme... sur le nombre de manifestants...) qui ont mené des actions illégales (blocages) et qui,
depuis des années s'efforcent d'empêcher les réformes de se faire. Quelles négociations voulez vous reprendre avec des gens qui, dans les médias, vous disent sans vergogne, qu'ils luttent contre le
capitalisme libéral ? Je ne comprend pas.


Marc d'Here 28/10/2010 14:08



Négocier ou se concerter avec les représentants des syndicats est une nécessité. Ils ont des choses à nous dire, des propositions à faire qui ne sont pas toutes irréalisables. S'approcher d'un
accord avec eux peut favoriser la mise en oeuvre des réformes.


Il y a aussides choses à négocier entre organisations patronales et organisations de salariés: la concertation dans les branches professionnelles et les entreprises est nécessaire. On doit faire
reculer autant que faire se peut, la confrontation violente...Entrepreneurs et salariés ont des intérêts communs, ne serait-ce que la bonne santé et la croissance de l'entreprise. Il faut faire
en sorte que ces intérêts communs dépassent la confrontation.



Laurent 28/10/2010 09:20


Je suis d'accord, cela peut y aider et c'est une condition, peut-être même nécessaire. Mais on sait tous qu’il est plus facile de créer du consensus en période de croissance. Aujourd’hui, aller aux
tables de négociations cela veut dire chercher du consensus sur comment se serrer la ceinture. On sait que l’on en a besoin, mais on se doute aussi que cela ne créera ni l’enthousiasme ni le « lien
social et la solidarité » escomptés. Et le risque est la réforme molle qui n’améliore qu’à très court terme voire entretienne la situation. C’est pourquoi sur les retraites il me semble que la
méthode a été la bonne. Mais elle a crée de la dissension avec un risque d’effet boomerang. Il y aurait pu avoir consensus durant la réforme, si elle avait été accompagné d’une autre réforme qui
équilibre et aurait permis de mettre plus en avant l’effort partagé et juste, par exemple en traitant de l’emploi des jeunes. Le consensus n’est pas toujours à chercher sur l’objet même de la
réforme mais à côté, pour donner du sens. Sur les questions économiques, je maintiens que ne pas s’attaquer à la situation, s’est augmenter le dissensus, si je peux me permettre ce terme. Quand je
parlais d’effet balancier dans mon commentaire précédent, c’est pour illustrer ce dynamisme entre dissensus et consensus qui me semble plus nécessaire que l’équilibre mou du consensus à toutes les
sauces.


Laurent 27/10/2010 21:15


On pourrait disserter sur l'oeuf et la poule mais quand même affirmer "pas de croissance sans consensus social", cela me semble être un refus de tenir compte de la crise et de ses effets
dévastateurs tant sur l'esprit des ménages que sur les discours politiques démagogiques qui entretiennent, voire attisent, une certaine forme de méfiance qui ne va pas dans le sens du consensus
social. De là à y voir un aveu d'impuissance économique, il n'y aurait qu'un pas, mais cela serait exagéré. Il faut vraisemblablement plutôt voir dans les propos de Jean-Louis Borloo un effet de
balancier qui vise à rétablir le juste équilibre. Et cela, on ne peut que le souhaiter. Reste à savoir comment, alors, créer ce consensus social...


Marc d'Here 27/10/2010 23:09



Oui, c'est bien la question, comment créer ce consensus social?...La reprise des négociations avec les syndicats peut y aider...