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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 06:32

 

François Hollande n’a plus beaucoup d’illusion sur ses chances d’être réélu en 2017, ni même  peut-être sur celles de figurer au 2ème tour au cas où il serait à nouveau candidat. Il a  donc mis au point et lancé un plan B, dont l’application a commencé à se dérouler sous nos yeux, véritable pièce de théâtre,  avec comme acteurs principaux tous les  candidats socialistes des dernières primaires, et dont nous avons déjà assisté aux 5 premières scènes…  

1-     La cuisante défaite des municipales a  contraint François Hollande à nommer Manuel Valls Premier ministre, chose qu’il ne souhaitait pas, car il devinait que celui-ci avait toute chance de devenir pour lui un concurrent redoutable. Le risque existait même que ce Premier ministre apparaisse, s’il réussissait,  comme le seul candidat capable, dans trois ans, d’éviter aux socialiste la défaite et l’humiliation. N’ayant donc pu éviter de nommer Manuel Valls, François Hollande s’est employé, dans le même temps à lui susciter  un rival…

2-     Pour rester « en famille »  ce rival, capable de disputer à Valls la place de « candidat naturel » pour aller jusqu’à devenir, si le Président ne parvenait pas à remonter la pente,  le candidat socialiste en 2017,  c’est Ségolène Royal.  Redevenue très proche de lui, elle est  nommée numéro 3 du gouvernement – véritable numéro 2 plutôt, Fabius se trouvant  mis à l’écart aux Affaires Etrangères.

  

3-     Manuel Valls, qui avait senti très tôt d’où viendrait le danger, s’était rapproché d’un autre ancien candidat aux primaires, Arnaud Montebourg. Par ailleurs,  pour tenter d’étouffer toute concurrence, il s’était, dès sa nomination, lancé  avec vigueur et dynamisme  dans sa fonction de Premier ministre.  Présent sur tous les médias, utilisant abondamment le « je », il parle beaucoup, fort et vrai.  Plus rapidement encore qu’on ne s’y attendait,  il a fait de l’ombre à un Président qu’il ringardise!

 

4-     Ségolène Royal ne perd pas de temps non plus et   se manifeste elle aussi bruyamment, affichant clairement sa position de « ministre à part », insistant sur sa compétence et mettant en avant le rapport particulier qui la lie aux Français…L’article de Paris-Match montre une accélération dans cette voie, avec une attaque frontale contre Montebourg, l’allié principal de Valls, et la claire volonté de saper l’autorité du Premier ministre…Hollande se tait et on peut imaginer que Ségolène Royal bénéficie au moins de son accord tacite.

 

5-     Dernière scène ou dernier tableau de ce premier acte,  le rapprochement de Manuel  Valls et de Martine Aubry, autre ancienne candidate aux primaires, qui vient de se manifester avec le voyage de Valls dans le Nord et la réunion commune (très médiatisée) qu’il a tenue avec la Maire de Lille.

Les personnages, les cinq candidats aux dernières primaires socialistes, sont maintenant en place, chacun a un rôle bien précis à jouer et les alliances sont clairement affichées Hollande/Royal contre Valls/Montebourg/Aubry…Seul changement possible, au lieu du combat Hollande- Aubry,  c’est Ségolène Royal qui pourrait affronter Manuel Valls…Avec de fortes chances de l’emporter, le poste de Premier ministre étant par définition quelque peu usant.

Pour renforcer l’impression que l’on joue à nouveau  ces primaires de 2011, l’ombre maléfique de DSK,  quoique sur la touche, refait ces derniers jours surface, et la possibilité de voir Nicolas Sarkozy devenir l’adversaire du gagnant, ou de la gagnante,  devient de plus en plus crédible…

Ironie de l’histoire, le « remake » de ces primaires de 2011 pourrait donc connaître un épilogue surprenant, celui de voir s’opposer en 2017 les adversaires de 2007 !  

Marc d’Héré

Animateur de RECONQUÊTE

 

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Published by Marc d'Héré - dans Vie Politique
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