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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 17:31

 

L'opposition socialiste déclare jour après jour que le gouvernement minimise la gravité de la  situation financière et économique de notre pays et ne manquera pas, très prochainement, d'augmenter les impôts.

Ces déclarations alarmistes, relayées   par le quotidien "Le Monde"  dans un titre  péremptoire, mais imprudent,  en première page  " la hausse des impôts est inévitable’',  relèvent d'abord d'une stratégie ou d'une tactique politique bien rodée.

Souvenons-nous. Entre les deux tours des élections législatives de 2007, le parti socialiste, par la voix de Laurent  Fabius, largement repris  par les médias,   affirme que dès les élections passées le gouvernement de François Fillon augmentera les impôts, notamment  la TVA sous la forme d’une TVA sociale ! Bien entendu il n’en fut rien, mais cette fausse affirmation fera perdre une cinquantaine de sièges à la majorité…Le but était atteint et la leçon ne sera pas oubliée. Depuis, périodiquement, les socialistes affirment, pour inquiéter le citoyen et  l’électeur,  que les impôts vont  augmenter. Cela fut dit avant les élections municipales et à nouveau démenti par les faits. Le gouvernement, fidèle à sa ligne, ne les a pas  augmentés !

Qu’à cela ne tienne.  Cette fable est répétée dès le début de la crise…toujours non confirmée par les faits…puis avant les  élections européennes, puis avant les régionales, et toujours l’effet d’inquiétude joue contre la majorité, mais le gouvernement contredit, dans la réalité, les déclarations socialistes.

Voilà 3 ans que ce jeu malsain se poursuit et cet argument de la hausse prochaine des impôts est utilisé dans cette période de difficultés réelles, pour accroître l'inquiétude de nos compatriotes, leur désarroi et leur opposition à la politique menée.

A cette raison de tactique politicienne, s'ajoute une raison de fond tenant à une conception idéologique et archaïque de l'économie.

En annonçant une prochaine et inéluctable hausse des impôts les socialistes justifient la hausse des prélèvements qu'eux-mêmes font figurer dans leur "projet". Est-on tenté de leur reprocher de prévoir de fortes augmentations d'impôts, ils répondent "c'est inéluctable, d'ailleurs le gouvernement lui-même devra s'y résoudre."

Pour répondre à la situation financière difficile qui est la nôtre, et s'attacher à diminuer le  montant excessif de notre  dette publique , ils ne voient qu'une solution: augmenter les recettes et d'abord l'impôt!

Pour sa part le gouvernement sait que deux autres leviers sont possibles, la croissance et une limitation drastique des dépenses publiques improductives.

Toute la politique du gouvernement porte sur ces deux leviers, auxquels pourraient s'ajouter quelques mesures limitées et  ciblées et qui en aucun cas ne pourraient être assimilées à "une augmentation DES impôts" : limitation et plafonnement des niches fiscales, contribution exceptionnelle des hauts revenus, voire, ce qui pourrait  être envisagé, la suspension temporaire de la loi TEPA relative aux heures supplémentaires...Ce n'est que si la croissance se refusait à décoller, malgré les effots faits par le gouvernement pour y parvenir,  et si les mesures d'économie s'avéraient insuffisantes,  que devrait alors être envisagée une certaine augmentation de la fiscalité.

Mais ce n'est pas souhaitable et   fort peu probable.  Nicolas Sarkozy s'était engagé lors de la campagne de 2007 à ne pas augmenter les impôts, et  la politique qu'il mène avec le gouvernement, devrait lui permettre, malgré la gravité de la crise internationale qui nous a comme d'autres touché, de rester fidèle à son engagement. Une fois de plus l'affirmation des socialistes et de certains médias, "bien intentionnés", sera démentie par les faits.


Marc d’Héré

 

 

Il y a déjà une semaine que "Le Monde" annonçait comme inévitable une augmentation des impôts...Pour l'instant on ne distingue aucun signe annonciateur...A suivre...

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Published by Marc d'Here - dans Economie et social
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commentaires

Marc d'Here 14/06/2010 19:31


La France et l'Allemagne ont décidé de proposer un projet de taxation bancaire au G20 de Toronto fin juin, a annoncé aujourd'hui Nicolas Sarkozy.

"L'Allemagne et la France, nous porterons le même projet et pour réclamer la création d'un taxe bancaire que nous appliquerons dans le même mouvement", a dit le président français à l'issue d'une
réunion avec la chancelière allemande Angela Merkel à Berlin.

"A Toronto, l'Allemagne et la France, nous voulons faire bouger les choses", a ajouté Nicolas Sarkozy.

Agence Reuters


Elie Arié 10/06/2010 15:11


Et bien parlons du fond...(sans espérer une réponse sur le fond de ta part, comme d'hab).

La logique des socio-démocrates est de remettre les comptes en état dans l'espoir de pouvoir ensuite mener la politique qu'ils entendent.

Le gros problème est que souvent, ils perdent le pouvoir à ce moment: ce phénomène s'est vu récemment aux USA: Reagan puis Bush père doublent la dette du pays à coups de cadeaux fiscaux, Clinton
parvient à assainir les comptes pour être remplacé par Bush fils qui recommence les cadeaux fiscaux, redouble la dette, et livre le tout à Obama et à une majorité démocrate qui essayent bien de
faire autre chose que de simplement rembourser les dépenses de fifils, mais y parviennent difficilement.

Les défenseurs de Jospin devraient faire remarquer que ce n'est pas "l'austère" qui a déglingué la situation financière du pays (malgré les 35 heures, les emplois jeunes, la CMU, etc.)bien qu'il
ait été proclamé seul vrai responsable de l'incurie de ses successeurs par des grands clercs de l'orthodoxie économique qui n'ont jamais cru un mot de leurs discours.


La principale difficulté des partis de gauche aujourd'hui, c'est qu'ils ont besoin de ressources financières pour pouvoir faire aboutir leurs objectifs politiques et sont souvent battus
électoralement par une famille politique pour qui le rôle de l'État est de subventionner les catégories aisées de la population.

Il suffit de comparer les évolutions des déficits sous les gouvernements de gauche et de droite depuis 1981; c'est particulièrement frappant pour la Sécurité Sociale, où c'est toujours la droite
qui a creusé les déficits et la gauche qui a rétabli l'équilibre financier.

Mais l'important, pour la droite, ce n'est pas l'équilibre des comptes, c'est de ne pas augmenter les impôts des plus favorisés (niche fiscale Copé diminuant l'imposition des plus-values des
sociétés qui vendent leurs filiales; par contre, fiscaliser les indemnités d'accident de travail fait partie des hausses d'impôts qui ne posent aucun problème).


Marc d'Here 10/06/2010 15:59



Ecoute, tout cela ne sont que des approximations et j'avoue que je me force pour te répondre...Il y a tellement mieux à faire que de perdre son temps à répondre à cela!


Qui a déglingué la situation financière du pays? Il est drôle de t'entendre prétendre que c'est la droite et uniquement elle...Je serais moins idéologique parce que je ne pense pas que cela soit
lié systématiquement à des pouvoirs de gauche ou de droite, c'es plutôt lié à des pouvoirs démagogiques ou sérieux, et à des situations de crise ou de croissance internationale.


De Gaulle,  a plutôt assaini la situation financière...Plus tard les conséquences de 68 et la crise pétrolière ont joué un grand rôle dans la dégradation financière...Que Barre à
tenté de redresser...Puis Mitterrand, Delors et Fabius l'ont gravement compromise, et Chirac et Balladur ne l'ont pas améliorée.


Rocard aurait pu, compte tenu de la croissance, et de sa bonne politique économique, diminuer bien davantage  les déficits qu'il ne l'a fait...Ce fût aussi la grosse faute de
Jospin/DSK/Fabius, qui n'ont qu'à la marge diminué les déficits quand il fallait le faire bien davantage, comme la croissance l'autorisait (les rocardiens le faisaient remarquer à l'époque
et s'en inquiétaient)... Juppé avait essayé, puis l'époque Chirac/ Raffarin/Villepin a été contrastée, sans beaucoup de résultats positifs!


Sarkozy a eu contre lui, la nécessité de relancer l'investissement, trop négligé avant lui et surtout  la crise la plus importante depuis un siècle...


Voilà, alors gauche/ droite, cela ne me semble pas du tout être le sujet ( c'est valable aussi bien pour le déficit étatique que pour la SS, qui dépend terriblement de la croissance, et de
l'emploi.


Quand à prétendre que l'important pour la droite c'est de réduire les impôts des riches c'est mal comprendre (ou faire semblant) les choses...et oublier certaine politique fiscale de
DSK/Fabius! 


D'une manière générale, mais ce n'est pas obligatoire, la droite veut, pour permettre les initiatives et libérer les forces économiques, diminuer la pression fiscale en
général alourdie par la gauche...En général, je dis bien, on peut trouver des exceptions...


Bien entendu, alléger la pression fiscale consiste à faire payer moins ceux que la gauche a surchargés: entreprises et "riches"... C'est comme ça que ça fonctionne et non (sauf exceptions bien
sûr), pour favoriser les "copains, comme le prétendent  la gauche et les démagogues...


 



Elie Arié 10/06/2010 13:48


Étonnant, de me reprocher de ne pas argumenter sur le fond, dans une réponse qui se garde bien d'argumenter sur le fond...

À part citer l' Allemagne, dont je n'ai jamais prétendu qu'elle avait augmenté ses impôts, disserter sur ma pédanterie, et expliquer que mon commentaire ne t'étonne pas (c'est déjà ça), on cherche
vainement le moindre argument dans ta réponse.

Mais, bon: on est habitués, n'est-ce pas? Ta réponse qui n'en est pas une ne m'étonne pas.


Marc d'Here 10/06/2010 14:21



Normal!


Parler de ma réponse qi n'en n'est pas une, est amusant. En effet les arguments figuraient dans le précédent commentaire et je me contentais donc de faire observer que pour ta part tu ne
répondais que par de pseudos comparaisons "techniques" internationales, ou  la remarque profonde  "qu'il n'y avait pas de loi économique qui situait le bon 
niveau d'impôt" , toutes choses que j'assimile à de la pédanterie! Mais qui ne sont évidemment pas une réponse.


J'ajoutais ne pas être surpris de te voir, indirectement j'en conviens, défendre la position socialiste d'augmentation des impôts...


Et je confirme. 



Elie Arié 10/06/2010 11:37


Je ne connais aucune loi économique qui fixe un seuil à partir duquel "trop d'impôt tue l'impôt"; je te fais simplement remarquer que deux pays marxistes (les USA et la Grande-Bretagne) ont réagi à
la crise en créant des tranches plus élevées pour l'IRPP.

Ce discours sur "l'impôt auquel l'économie française ne survivrait pas" était déjà le même lors de l'instauration du premier IRPP pat Caillaux, et qui était une flat tax de 1%


Marc d'Here 10/06/2010 13:16



Que de confusion et de "pédanterie" dans ta réponse, qui se refuse évidemment à argumenter sur le fond! Comparer de manière approximative notre situation avec celle des E.U. et de  la
GB , (du temps des travaillistes!)  est cocasse quand on sait à quel point leur situation financière, fiscale et "monétaire" est bien différente de la nôtre! L'Allemagne, elle, ne les
augmente pas dans le plan de rigueur qui est le sien!


Cela dit, je ne suis pas surpris que tu défendes( un peu systématiquement, sans bien la comprendre sans doute)à,  la position socialiste qui demande d'augmenter les dépenses publiques
et  les impôts!


 



Elie Arié 10/06/2010 01:26


On ne voit pas pourquoi il ne faudrait pas augmenter les impôts.


Marc d'Here 10/06/2010 09:44



Parce que, dans un pays comme le nôtre où ils sont déjà très lourds, cela freinerait la croissance,  étoufferait  l'économie,  favoriserait la fraude comme
 l'évasion fiscale... Mitterrand avait dit, tout en faisant le contraire, "trop d'impôt tue l'impôt"...