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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 09:08

 

Un article de Bruno Jeudy dans le JDD du 2 janvier...Autre titre...

 

 Bruno Jeudy, le JDD 2 janvier...
 

Nicolas et Carla Sarkozy à pied dans les rues de Paris. 13h45, samedi: le Président et la première dame s’offrent un moment de détente et décident de déjeuner dans un restaurant du 8e arrondissement.

Au lendemain de ses voeux aux Français, le chef de l’Etat se rassure en constatant la "gentillesse" des passants qu’il croise. Il semble surtout satisfait de son intervention télévisée. Onze millions de téléspectateurs l’ont regardée. "C’est 900.000 de plus que l’année dernière. Qu’est-ce que ce serait si j’étais populaire!" se félicite-t-il alors que sa cote de confiance est au plus bas.

 

Des voeux de combat. Sarkozy s’est plutôt bien sorti de cet exercice toujours artificiel. Debout dans la salle des fêtes de l’Elysée, il a ciselé un message habile, même s’il a versé par moments dans l’autosatisfaction. Tout en promettant de nouvelles réformes, il a dessiné le portrait du futur candidat à sa réélection: celui d’un Président protecteur, avocat de l’euro et défenseur de la laïcité.

2012? Il y pense et il en parle. Aucun de ses prédécesseurs n’avait osé évoquer, lors des sacro-saints voeux aux Français, même à mi-mot, la future élection présidentielle un an et demi avant l’échéance. Nicolas Sarkozy, lui, l’a fait. Sans hypocrisie. Sans excès non plus.

Le Président a, certes, expliqué qu’avant 2012 il y avait 2011. Et qu’il entendait faire des douze prochains mois une "année utile". Une expression directement empruntée… à Jacques Chirac. Son prédécesseur l’avait utilisée en 2001. Mais le seul fait de parler du "rendezvous électoral" de 2012 prouve que Nicolas Sarkozy ne pense plus qu’à ça. Sa réélection.

 

S’appuyer sur Fillon. Dans les neuf minutes de son allocution, tout y est déjà. Cela ressemble à des voeux de combat. Ses thèmes de campagne (sécurité, immigration, délocalisations, défense de l’euro), sa méthode électorale et des messages à ses adversaires de gauche et de droite.

Mais en 2011, c’est la droite qu’il veut d’abord rassurer, voire reconquérir. Une partie des électeurs de 2007 est déçue. Préfère François Fillon. Rêve de Jean-Louis Borloo. Regarde du côté de Marine Le Pen. "Tous les mois, la presse m’invente un nouveau champion ou une nouvelle championne", confie-t-il en privé sans plus d’inquiétude en dressant la liste: De Villepin à Aubry, de Fillon à Borloo et Marine Le Pen.

En cette année préprésidentielle, Sarkozy s’amuse déjà de voir les "autres" annoncer leurs candidatures à la file indienne. Lui attendra la fin de l’année pour se lancer. En attendant, il se réjouit de sa relation de travail avec Fillon qu’il a préféré garder à Matignon plutôt que d’en faire un rival. "Jamais, dit-on à l’Elysée, un président et son Premier ministre n’ont eu, au bout de trois ans et demi, aussi peu d’animosité."

 

Retourner au peuple. Conscient qu’il doit remanier son style qui a tant heurté les Français, Nicolas Sarkozy s’efforce, depuis la débâcle des régionales de 2010, d’offrir un profil plus zen, plus présidentiel. En 2011, il prévoit une "centaine de visites en province". "C’est comme ça depuis 2007", soupire-t-il. Mais le format a changé. Le Président n’y fait plus d’annonce et refuse de commenter l’actualité préférant expliquer ses réformes et discuter avec des Français dans des tables rondes sur des thèmes sensibles à droite (agriculture, santé, sécurité).

Testée l’année dernière, cette stratégie du "retour au peuple" sera poursuivie en 2011. Début des opérations mardi à Saint-Dizier puis, le week-end prochain, aux Antilles. L’exercice avait plutôt réussi à Jacques Chirac en 2002. "Cela permet au Président d’avoir le contact en direct sans le filtre des médias", décrypte un conseiller. A part la conférence de presse du 24 janvier consacrée à la présidence française du G20, le chef de l’Etat devrait se faire rare dans les médias et limiter ses contacts avec les journalistes.

 

Neutraliser l’antisarkozisme. Après une année "rude" selon son mot, marquée par la réforme capitale des retraites, Sarkozy sait qu’il va devoir "cajoler" des centristes amers, des radicaux déçus, mais aussi renouer avec un électorat populaire tenté par un retour au vote FN. "Pour l’instant, ils se marchent sur les pieds dans l’antisarkozisme", minimise-t-on à l’Elysée tout en multipliant les signaux. Témoin: ce plaidoyer proeuropéen vendredi soir qui ne va sûrement pas déplaire aux électeurs centristes. Mais aussi cette ode à la laïcité, référence majeure des radicaux. Pour l’heure, Sarkozy ne semble pas croire à la montée en puissance de Marine Le Pen.

 

L'aide de Carla. L'année politique de la première dame commencera dès vendredi en Martinique. Elle accompagnera son mari aux Antilles puis déjeunera lundi avec Michelle Obama à Washington. Plus présente  qu'en 2010, elle devrait effectuer plusieurs déplacements en province. "Elle fait un parcours fantastique, elle veut m'aider" confie en privé le Président. Pour autant Carla entend rester à sa place. Elle, qui n'aime pas la politique reste méfiante et entend surtout poursuivre sa carrière d'artiste. Un fil et un disque sortiront cette année. En revanche, l'Elysée dément de projet d'adoption relayé par certains magazines populaires.

 

Bruno Jeudy

le JDD du 2 janvier 2011.

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Published by Bruno jeudy, le JDD - dans Vie Politique
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commentaires

Marc d'Here 24/01/2011 08:12


Le ministre de l'Industrie Eric Besson s'est déclaré "persuadé" qu'au moment de la présidentielle il y aurait "une revalorisation de tout ce qui aura été fait pendant cinq ans", notant que Nicolas
Sarkozy "conserve beaucoup d'atouts", dans une interview au Parisien de dimanche.
Pour lui, actuellement "on est encore loin du bilan et 2011 va être une année d'action".
Ensuite, il considère qu'"il y aura une revalorisation de tout ce qui aura été fait pendant cinq ans".


Marc d'Here 14/01/2011 08:28


Le déficit budgétaire de l'Etat français s'est établi à 148,8 milliards d'euros en 2010, soit un milliard de moins que prévu, ce qui "conforte" la prévision d'un déficit public à 7,7% du produit
intérieur brut, a annoncé aujourd'hui le ministre du Budget, François Baroin, dans un communiqué.


Marc d'Here 06/01/2011 08:40


Invité sur Europe 1 mercredi, Jean-Luc Mélenchon s'est exprimé sur une éventuelle candidature de Dominique Strauss-Kahn en 2012: "L’intérêt général, ça n’est pas que l’actuel grand parti de gauche
soit représenté par quelqu’un qui représente si mal la gauche", a estimé le président du Parti de gauche. "Il doit payer une grande cotisation au Parti socialiste vu sa paye", a-t-il encore raillé.
"La politique du FMI est pire que celle de Nicolas Sarkozy en France", a poursuivi Jean-Luc Mélenchon.

Que des gens de gauche paraissent préférer Sarkozy à DSK est très intéressant et très prometteur.