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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 22:28

 

Par Claude Allègre, lepoint.fr du 10 11 2010...

 

Le conflit sur la réforme des retraites s'estompe, laissant la France hébétée et un peu groggy au moment où nous avons besoin de toutes nos ressources pour sortir de la crise. Les bonnes âmes, un peu gênées de justifier un mouvement excessif contre une réforme qu'elles savent nécessaire, disent : "C'est un mouvement anti-Sarkozy, le refus global d'une politique." Certes, le président apparaît très impopulaire dans les sondages. Mais cette situation n'est-elle pas subjective, due à l'hyperprésidence et aux maladresses multiples qui lui sont associées, ou est-elle justifiée par la politique qu'il a effectivement menée ? Peut-on sortir de l'irrationnel, de l'émotionnel et du sectarisme et faire un bilan réaliste de cette présidence ? Désormais spectateur définitif de la politique, n'ayant plus de lien partisan et très attaché à mes convictions et plus encore à ma liberté de pensée et d'expression, je tente la gageure.


Commençons donc par les retraites. Fallait-il faire cette réforme ? Oui. Fallait-il la faire si vite ? Oui encore, sinon nos caisses de retraites, alors en quasi-faillite, auraient été obligées de baisser les pensions. Les personnes âgées le savent très bien ! Souvenez-vous que Michel Rocard jugeait cette réforme urgente en 1988, que Lionel Jospin voulait la faire en 2000.

Force est de constater que c'est Balladur et Fillon qui l'ont amorcée, et Sarkozy et Fillon qui l'ont bouclée. Pour autant, la réforme est-elle parfaite ? Bien sûr que non, et il faudra la compléter et l'infléchir sur bien des points, notamment la prise en compte des métiers pénibles. Mais la mise en place, dans quelques années, d'un système par points ouvre la voie vers une retraite choisie. C'est désormais une perspective intéressante. Alors que nous allons vers une espérance de vie qui dépassera bientôt 90 ans, peut-on continuer de s'arrêter de travailler à 60 ans ? Le simple bon sens nous dit que ce n'est pas possible !

 


En filigrane des mouvements sociaux, j'ai perçu une dévaluation du travail qui m'a choqué. Et les préoccupations de certains lycéens ou étudiants pour leur retraite m'ont affligé. Ils sont heureusement une minorité, car, sinon, la France serait dans une bien mauvaise posture. Chemin faisant, Nicolas Sarkozy a montré qu'il savait résister aux défilés et aux manifestations. Il n'y a pas de légitimité démocratique de la rue face aux urnes, pas plus qu'il n'y a en démocratie de légitimité des sondages. La rue, c'est un cri d'alarme auquel il faut prêter attention, ce n'est pas une injonction démocratique. La légitimité, c'est la représentation nationale librement élue !


Par ailleurs, Sarkozy a montré qu'il savait aussi ne pas plier pour défendre un ministre qu'il juge capable et honnête. C'est une vraie innovation !


L'épisode des retraites n'est pas l'unique événement où la détermination et le courage de Nicolas Sarkozy ont été décisifs. Quand la crise a éclaté, il a créé le G20, entraînant une Amérique de Bush apeurée et pourtant responsable de tout. On a pu ainsi dresser les prémices d'une solidarité mondiale, évitant du même coup les réflexes du chacun-pour-soi et d'une guerre de dévaluations compétitives qui aurait amené le chaos mondial. Dominique Strauss-Kahn a été un allié précieux dans cette action.


A-t-on oublié aussi qu'avec Gordon Brown Sarkozy a entraîné l'Europe dans une action solidaire de recapitalisation des banques alors que l'Allemagne tardait à réagir ?


Plus important, se souvient-on qu'en garantissant les crédits des banques il a stoppé net la panique qui avait saisi les épargnants au point qu'ils étaient prêts à vider leurs comptes, ce qui aurait été un pur désastre ? Certes, le combat n'est pas terminé, mais au moins on a évité 1929 ! Même si j'aurais préféré que l'Etat prenne provisoirement des actions des banques. Nous aurions alors empoché une vingtaine de milliards dans l'opération. Quant à la stratégie économique adoptée pour la France dans la crise, elle se situe dans le difficile équilibre entre une nécessaire rigueur et un refus d'étouffer la croissance. Chemin faisant, je me suis réjoui de voir Sarkozy rejoindre le camp des keynésiens.


En politique internationale, la France est à nouveau en bons termes avec les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l'Inde ou le Brésil. Au Moyen-Orient, notre amitié avec Israël a été réaffirmée dans un discours à la Knesset auquel j'ai assisté et que François Mitterrand aurait applaudi, et en même temps notre réconciliation avec la Syrie permet à nouveau à notre diplomatie d'être efficace. Bien sûr, je trouve que le merveilleux projet d'Union de la Méditerranée n'avance pas assez vite, mais est-ce la faute de Sarkozy, qui l'a lancé ?


Lorsqu'on examine la politique intérieure de la France, il y a aussi des innovations porteuses d'avenir. Comment l'universitaire que je suis ne serait-il pas sensible à la priorité budgétaire donnée à l'université ? Je crois depuis longtemps que ce domaine est la clé de l'avenir de la France, mais je n'ai jamais réussi à faire totalement partager ce point de vue au Parti socialiste. L'effort financier entrepris depuis trois ans n'a aucun équivalent depuis le premier gouvernement du général de Gaulle.


Et pourtant, c'est un effort qu'il faudra doubler si l'on veut atteindre une situation comparable à celle des États-Unis.


Quant à l'autonomie des universités, elle avait été réclamée au colloque de Caen réuni autour de Pierre Mendès France dans les années 60... Force est de constater que c'est Sarkozy et Fillon qui l'ont réalisée.


C'est vrai que bien des collègues universitaires me disent chaque jour pis que pendre de la mise en oeuvre de cette politique : les salaires des enseignants-chercheurs restent insuffisants pour arrêter l'hémorragie des meilleurs vers l'étranger, le logement étudiant n'a pas bénéficié d'une impulsion suffisante, la réunionite recommence à sévir dans nos universités et le gigantisme universitaire, qui n'a jamais été un gage de qualité, prend un essor inquiétant, etc. Cette non-reconnaissance par les universitaires de l'immense effort accompli est en soi un problème. Mais l'impulsion qui a été donnée sera, j'en suis sûr, pérenne. C'est un pari sur l'intelligence. Qui osera revenir là-dessus ?


L'idée de créer un ministère associant écologie, énergie et aménagement du territoire n'est-elle pas, par ailleurs, la meilleure manière pour que les impérieux problèmes écologiques soient pris en compte en les intégrant pleinement dans l'économie ? Même si le Grenelle de l'environnement est aujourd'hui très critiqué par de nombreux économistes, avec des arguments sérieux sur les hyper-subventions mises en place pour l'éolien ou le photovoltaïque (que Bercy vient d'ailleurs de rogner), l'initiative était bonne. Sans doute trop d'arrière-pensées politiques ont-elles été associées au Grenelle. On peut citer la velléité d'une taxe carbone franco-française, l'oubli du nucléaire, celui des OGM. L'oubli des problèmes de l'eau, de la géothermie y a été une lacune grave. Mais l'impulsion initiale va petit à petit transformer en profondeur notre pays et son rapport avec la nature, l'espace et le développement. Ce ministère sera l'instrument qui permettra de construire une écologie qui ne tourne pas le dos au progrès et sera l'un des moteurs de la nouvelle croissance.


La modernisation de l'aménagement du territoire constitue un autre chantier ouvert. La loi de décentralisation, que de Gaulle jugeait nécessaire, mais que ni Pompidou ni Giscard n'avaient eu le courage de faire, est l'un des grands apports de la gauche à la modernisation de notre pays. Elle a permis de rapprocher les décisions du citoyen. Mais, au cours du temps, les structures se sont complexifiées. On a ajouté des strates sans jamais en supprimer : commune, communauté de communes, pays, département, région, Etat, Europe. Ne faut-il pas simplifier le mille-feuille ? Si on ne le fait pas, la France mourra asphyxiée par la bureaucratie et le citoyen s'éloignera un peu plus de la politique. Je ne partage pas nécessairement toutes les dispositions de la réforme territoriale, mais je trouve que s'y être attaqué est un acte courageux.

Encore faudra-t-il dans le même temps simplifier la réglementation et alléger les structures étatiques qui souvent doublonnent avec celles des collectivités. Et pourquoi ne pas réformer le Sénat pour en faire un Bundesrat à l'allemande, rapprochant du même coup les structures de la France et de l'Allemagne ?

Dans le même esprit, ne faut-il pas essayer d'adapter notre territoire au monde moderne : essayer de faire émerger un Grand Paris, muscler les capitales régionales, tenter de simplifier les cartes judiciaire et hospitalière ? Certes, en faisant cela, on va supprimer des élus, muter des fonctionnaires et donc susciter des oppositions farouches. Mais faut-il préférer le confort routinier de quelques-uns à l'intérêt général ?

 


A l'inverse, je n'ai pas aimé l'épisode des Roms. Il était inutile et maladroit. Fustiger une population fragile, repoussée de partout, ne correspond pas à notre tradition. Mais je n'ai pas aimé davantage les réactions outrancières de Michel Rocard, Dominique de Villepin ou Viviane Reding. Ces domaines sont humainement délicats, mais ne soyons pas naïfs : les nomades créent souvent des situations difficiles à maîtriser. Tous les maires vous le diront, surtout depuis l'imparfait traité de Schengen.


Au fond, mon désaccord est politique. L'idée de faire des clivages entre les partis de gouvernement sur des sujets comme l'immigration ou la sécurité me paraît mauvaise. Ce sont deux sujets bien distincts, mais hélas parfois liés. Pour résoudre ces problèmes sociétaux essentiels dont l'importance va devenir croissante, en raison de la démographie mondiale et du chômage chronique, il faut chercher un consensus national droite-gauche. Et c'est possible ! Ni le gouvernement de Lionel Jospin ni les maires socialistes n'ont été laxistes sur ces sujets. Il faut définir une politique qui, tout en respectant les traditions d'hospitalité et d'humanisme, ne soit ni laxiste ni naïve.


Sur le plan de la démocratie, on fait par ailleurs à Nicolas Sarkozy un procès qui me paraît profondément injuste. J'ai applaudi en son temps la réforme constitutionnelle qu'avaient approuvée aussi bien Jack Lang que Guy Carcassonne. Pourquoi l'avoir combattue férocement, comme l'a fait l'opposition ? L'apprenti dictateur que certains nous décrivent a eu l'idée " étrange " de s'interdire plus de deux mandats et donc de gouverner moins longtemps que Mitterrand. C'est bien lui qui a donné aux députés le droit de fixer un tiers de l'ordre du jour de l'Assemblée, leur permettant un meilleur contrôle du gouvernement.


Pourquoi a-t-il nommé un socialiste à la tête de la commission des Finances de l'Assemblée et un autre à la Cour des comptes, chargée de contrôler les finances du gouvernement ?
Pourquoi a-t-il nommé un ancien conseiller de François Mitterrand au Conseil constitutionnel, évitant par là que la gauche y soit absente ?
L'idée de saisine du Conseil constitutionnel était-elle dangereuse ? En tout cas, le succès ne se dément pas, comme l'a montré le débat ouvert sur le thème de la garde à vue. Ce sont là bien sûr les stigmates d'un ennemi de la démocratie...
N'empêche, me direz-vous, qu'il est impopulaire et détesté par certains, notamment les jeunes.


La première raison de ce désamour, c'est la crise. Les courbes de popularité de Zapatero, d'Angela Merkel ou le cuisant échec du très pédagogue Barack Obama suffisent à démontrer cette évidence. Tous ces responsables sont victimes de la dépossession démocratique de l'économie !


La seconde raison se trouve dans les réformes entreprises et menées au pas de charge. Sarkozy considère que la France a pris un retard considérable dans la dure compétition internationale et que la rapidité de la réforme est une condition de sa survie. Il a voulu faire en trois ans ce que ses prédécesseurs auraient dû faire en trente. Il a cru que la France était une Ferrari, or c'est un tracteur. Cette volonté boulimique de réformes énerve et inquiète. Le Français aime qu'on lui parle de réformes pourvu qu'elles ne s'appliquent pas à lui !


Mais il y a aussi un désamour plus profond, presque viscéral, qu'il ne faut pas ignorer. Je connais Nicolas Sarkozy depuis 2003, quand des échanges épistolaires violents nous avaient opposés sur la Corse. Depuis, il me reçoit de temps à autre. J'ai pu constater le caractère sympathique de cet homme, qui cherche à plaire, bien sûr, mais qui écoute, argumente, dialogue, sans jamais recourir à l'argument d'autorité que j'ai pu connaître chez tel ou tel de ses prédécesseurs. Lorsqu'on lui fait part de désaccords, et je ne m'en prive pas, il cherche à comprendre avec simplicité et à argumenter. Mais, en même temps, on sent chez lui une volonté permanente de mettre la France à l'heure du XXIe siècle avec, contrairement à ce qu'on écrit, peu de certitudes mais beaucoup de conviction.


Alors, pourquoi tant de haine ? D'abord, bien sûr, parce que l'arrivée à la présidence d'un jeune président dans un vieux pays a été un choc pour l'un et pour l'autre. La communication du président et du gouvernement a échoué à faire pénétrer l'image d'un président sympathique mais impatient et volontariste dans le grand public. C'est aussi sans doute parce qu'il a lui-même sous-estimé la manière dont les Français veulent voir leur président. Les Français sont restés nostalgiquement royalistes. Ils sont certes devenus républicains, mais ils veulent un monarque républicain, comme les Italiens le disaient de François Mitterrand. C'est ce qui a fait le socle du pouvoir et du prestige du général de Gaulle. L'évolution des mentalités appartient à l'histoire des longues durées. Un président décontracté parlant comme tout le monde, cela sera peut-être apprécié, mais pas avant le XXIIe siècle !


Ils ne veulent pas non plus un président se mêlant trop visiblement de politique politicienne. Un président doit chercher à être un rassembleur autant qu'un bâtisseur ! Dans ce chapitre de la posture présidentielle, beaucoup d'erreurs d'attitude, de déclarations intempestives, de provocations inutiles ou d'interventions inopportunes ont été commises, et Nicolas Sarkozy en est largement responsable. Nul ne peut le nier. Il le paie aujourd'hui dans les sondages. Mais, dans les circonstances de cette terrible crise, qui aurait fait mieux pour la France ? Celle que l'on n'a pas élue ? Chaque Français doit réfléchir à cette question !


Moi, homme de gauche dont les convictions profondes sont intactes, qui ai rompu avec le parti qui était le mien depuis trente ans parce qu'il avait préféré Ségolène Royal à Dominique Strauss-Kahn, j'ai été atterré par l'attitude fermée de la candidate à la présidentielle lors des débats sur la Constitution comme sur les retraites. Atterré et peiné, car, malgré ma rupture, c'est ma famille, et j'en espérais mieux. Le pays, certes, a besoin d'une opposition vigoureuse, mais aussi constructive, qui propose, contribue, innove. Car la route du redressement de la France va être longue. Pour résister à ce terrible défi de la mondialisation, nous avons besoin de toutes les idées.


L'attitude béate de tous les dirigeants européens depuis quarante ans a conduit la belle construction européenne au bord du gouffre. Et ce n'est pas le traité de Lisbonne qui l'en sortira. Le salut n'est pas à Bruxelles, il est à Paris et Berlin. Chacun le sait. Si l'Allemagne aujourd'hui décolle, c'est grâce aux réformes initiées par Gerhard Schröder et mises en oeuvre par le gouvernement de coalition droite-gauche.


Peut-on rêver pour la France que, sur les sujets majeurs, nous nous rassemblions par-delà nos clivages politiques sans pour autant nous confondre ? Car les chantiers majeurs sont devant nous. Rebâtir l'Europe autour de l'axe franco-allemand sans la diluer, rendre notre économie compétitive avec comme finalité première le plein-emploi, remobiliser les jeunes désabusés et désenchantés, dynamiser l'innovation, clé essentielle des portes de l'avenir, mais aussi pour nous, Européens, fils des Lumières, ne pas perdre ce qui constitue notre essence : l'humanisme. Comme le dit très bien Luc Ferry dans son dernier livre, l'enjeu ultime, c'est de ne pas perdre la quête du sens de la vie dans cette mondialisation qui n'en a pas.

 

 Claude Allègre

 

 

 

 

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Published by Claude Allègre, Lepoint.fr - dans Réflexion politique
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commentaires

Laurent 12/11/2010 15:49


Le Figaro relate les propos de M. Sarkozy à propose du G20 qui va débuter. On peut noter l'ambition mais aussi le réalisme dont semble faire preuve le Président : «Le G20 des temps de crise a
accompli un travail considérable, le G20 d'après crise doit apporter des réformes structurelles», a commencé Nicolas Sarkozy, «mais ce sont des chantiers colossaux que nous ne pouvons pas résoudre
en un an, bien entendu».


Laurent 12/11/2010 14:40


Je rejoins Marc. Quand on voit l'engagement dont a fait preuve Sarkozy durant les sommets de Washington et de Londres (et dont il continue à faire preuve), on peut penser que, même si le G20
existait déjà avant, il a contribué à le faire entrer dans une nouvelle ère à partir de laquelle on peut dire que le G20 a vraiment commencé à peser en matière de gournernance mondiale de
l'économie et des finances. En ce sens, Sarkozy, au même titre que d'autres chefs d'Etat, a crée le G20, qui n'était jusque là qu'une instance de dialogue, pour en faire une instance de
gouvernance.


plus que 2 ans 12/11/2010 13:47


"Vous, vous fonctionnez dans l'univers des commères et des journaux de caniveau qui affichent leur haine en fonction de la tête des gens. "

@Cellobello, Je ne suis pas sûr que les membres de l'académie des sciences seraient très heureux qu'on les classe parmi les commères et les journaux de caniveau. J'avoue que c'est très touchant de
voir la façon dont vous défendez l'auteur de ce blog. A la sortie du bouquin de C.Allègre, Monsieur d'Here a publié un article de ce même Allègre sur ce blog et dans les commentaires sur cet
article, M.d'Here s'est clairement positionné en faveur des thèses d'Allègre sur le climat. Je constate donc que M.d'Here est complètement en phase avec Allègre sur tous les sujets. Il est
d'ailleurs logique que Monsieur d'Here ne publie sur son blog que des articles de journalistes, d'économistes et de politiques avec lesquels il est en phase. Je suis persuadé que M.d'Here
n'accepterait pas de publier des articles d'économistes allant à l'encontre de la pensée unique néo-libérale. Mais, ce n'est pas une raison pour dénigrer systématiquement les quelques intervenants
sur ce site qui ne sont pas d'accord avec cette pensée unique. Pire, de dire comme M.d'Here le fait qu'ils n'ont pas d'idées.


Marc d'Here 12/11/2010 16:08



Merci de votre intérêt pour mes idées et mes publications. Une erreur pourtant, il m'arrive de publier des textes avec lesquels je ne suis pas entièrement d'accord, il m'est même arrivé (plus
rarement)  d'en publier avec lesquels j'étais en complet désaccord ...



plus que 2 ans 12/11/2010 10:40


"L'article de Claude Allègre repose sur des actes de Nicolas Sarkozy, Président de la République élu parle peuple français. Ces actes sont tous vérifiables."

ah bon ! Vous pouvez vérifier que Sarko a bien créé le G20 ?!


Marc d'Here 12/11/2010 12:04



 Créé peut-être pas formellement, mais c'est bien  lui en tous cas qui l'a relancé et lui a donné l'importance qu'il a aujourd'hui...En tous cas cette volnté de recherche en
paternité n'a pas le moindre intérêt.



cellobello 12/11/2010 07:01


@gilles
@+K2

A l'instant où j'écris, j'entends dire "une idée simple et fausse l'emportera toujours sur une idée complexe et juste".
Vous nous en donnez une illustration.

Vous prétendez que Claude Allègre serait la référence de La Gauche Moderne. Quelle prétention d'affirmer ce que vous ne savez pas!
Et que je ne sais pas non plus! Je n'ai aucun mandat, ni à La Gauche Moderne, ni ailleurs. Les dirigeants de La Gauche Moderne ne connaissent pas même mon nom!

Non seulement j'ignore totalement comment se positionne La Gauche Moderne par rapport aux idées de Claude Allègre, mais j'ignore aussi comment se positionne Marc d'Héré par rapport aux différentes
prises de position de Claude Allègre.
Il se présente clairement, dans sa présentation d'auteur du blog, comme ancien militant rocardien. Allègre n'a jamais été rocardien. Rocard s'oppose très souvent à Allègre.

Autrement dit, j'ai la liberté, sur ce blog de Marc d'Héré, d'exprimer mon plein accord avec les prises de position de Claude Allègre scientifique et ex-ministre, alors que je ne suis pas sûre, du
tout, qu'il partage mes prises de position.

Car ce qui le différencie avec vous (entre autres!), c'est qu'il propose à notre réflexion et à notre débat des textes d'auteurs multiples sans que cela signifie qu'il soit en total accord avec
eux, encore moins qu'il s'agisse de références;
alors que vous, la seule chose que vous savez pratiquer, c'est l'anathème.
L'article de Claude Allègre repose sur des actes de Nicolas Sarkozy, Président de la République élu parle peuple français. Ces actes sont tous vérifiables.
Vous, vous fonctionnez dans l'univers des commères et des journaux de caniveau qui affichent leur haine en fonction de la tête des gens.


Marc d'Here 12/11/2010 07:54



Belle réponse Cellobelo, précise et  argumentée



plus que 2 ans 11/11/2010 22:13


Si affirmer qu'Allègre est un médiocre est un cliché ou un dogme, alors oui, je le revendique. Et vous, puisqu'Allègre passe de la pommade à votre idole, il est forcément la référence. Vous devriez
vous documenter un peu sur le contenu de son dernier bouquin et son ramassis d'aneries.


Marc d'Here 12/11/2010 07:52



Voilà encore un commentaire très argumenté, vous vous surpassez!



Laurent 11/11/2010 20:45


Intervention pertinente d'un homme libre et lucide. Bravo. Je n'ai rien à redire. Rien à voir avec la posture affligeante d'un parti socialiste dont il n'y a plus rien à attendre. Vous avez lu le
papier de Benoît Hamon?...la dérive à gauche dont on aurait pu se douter suite aux prises de position durant les manifestations contre la réforme des retraites. Navrant.


cellobello 11/11/2010 20:38


Ils nous font des remake du post, du groupe Le Monde, racheté par le milliardaire du luxe qui s'en sert comme joujou pour entretenir la reine du Poitou, avec l'appui de l'ultra-libéral patron de
free (qui se moque des règlementations et ne veut surtout pas d'intervention de l'Etat dans l'économie), avec, en prime, un banquier d'affaires.

A chacun ses références.


plus que 2 ans 11/11/2010 18:58


@Gilles,

Je vous souhaite bien du courage. Monsieur d'Here n'est pas du tout ouvert au débat d'idées sur son blog. Il se félicite seulement des interventions de celles et ceux qui sont dans la même ligne
politique que lui. Quant à Allègre, il est aussi bon en économie et en politique qu'en environnement. Le bouquin qu'il a sorti était un ramassis d'inexactitudes scientifiques. D'ailleurs, ses
thèses ont été fortement remises en cause par l'académie des sciences. Ce n'est d'ailleurs pas étonnant qu'un tel personnage se jette dans les bras de Sarkozy. Les médiocres se rassemblent. Il ne
reste plus qu'à attendre 2012 en espérant que les français seront un peu plus lucides qu'en 2007.


Marc d'Here 11/11/2010 19:18



Tiens, un revenant...


Il vous suffira Gilles, de parcourir les commentaires des différents articles pour voir que je ne refuse ni la contestation, ni le débat d'idées. Alors certes je comprends que celui qui signe
"plus que 2 ans" (il devrait changer il ne reste plus 2 ans, mais 18 mois ou près de 7 ans!) soit frustré de n'avoir pas toujours eu de longues réponses  à ses commentaires, mais il est
difficile de trouver dans ses commentaires ce qui s'appelle des   "idées"... Des clichés, des dogmes répétés sans réfléchir, quelques pincées de mauvaise foi, cela ne fait pas
des idées. Mais c'est toujours avec plaisir qu'on l'accueille ici.



Gilles 11/11/2010 17:16


Oui, comme celle d'Allègre à défaut d'avoir la votre !

Toujours est-il que je suis frappé par le manque de réalisme dont vous faites preuve ainsi que votre parti !

Assumez une bonne foi pour toutes cette politique de droite qui mène petit à petit la France dans la ruine !

Et comptez sur moi, je reviendrai vous voir de temps en temps, histoire que si je déprime, je me taperai des barres de rire en lisant vos posts

A bon entendeur :)


Marc d'Here 11/11/2010 17:52



Parfait, revenez souvent!


Et puis, il faudra vous y faire, La gauche Moderne est un parti de gauche qui soutient la politique de réforme de Sarkozy parce que, à quelques exceptions près,  celle-ci ne peut être
assimilée à une politique de droite.