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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 20:45

 

Six mois après son départ du gouvernement, l'ex-ministre, Eric Woerth publie demain Dans la tourmente (éditions Plon) un livre sur les polémiques dont il a été la cible.

 

Interview par Anne Rovan, dans le Figaro du 11 mai... 

LE FIGARO. - Pourquoi ce livre ?

Éric WOERTH. - Beaucoup de gens ont oublié. Moi, je vis toujours avec les polémiques. Si je suis sorti du gouvernement après la réforme des retraites, c'est à cause des attaques que j'ai subies pendant six mois. Mon objectif n'est pas de relancer les polémiques, de régler des comptes, de me plaindre ou d'interférer avec la justice. Ce livre me donne simplement le temps de m'expliquer clairement et précisément sur les faits. Je n'ai jamais pu le faire. Mes réponses n'intéressaient personne.

 

Six mois après votre départ du gouvernement, comment vous sentez-vous ?

Parfaitement bien. Mon caractère, c'est la résistance. Ce n'est pas l'abandon. Mais on voit très bien où peut mener ce genre de campagne. Roger Salengro et Pierre Bérégovoy ont été poussés au suicide. Cette idée ne m'a jamais traversé l'esprit. Cela dit, bafouer la présomption d'innocence peut avoir des conséquences humaines dramatiques. C'est à celui qui accuse de donner les preuves. Pas à celui qui est accusé.

 

Après le suicide de Bérégovoy, Mitterrand avait parlé de l'honneur d'un homme livré «aux chiens». Reprendriez-vous cette expression ?

Sans aucune hésitation. Moi aussi, j'ai été livré aux chiens. Nous évoluons dans un monde où l'on hurle avec les loups. Avec Internet, la dérive médiatique s'est accentuée.

 

Qu'en a-t-il été des soutiens ?

À droite, ils ont été nombreux. Il n'y a pas eu de défection, il y a eu des gradations. À gauche, certaines personnalités m'ont également témoigné leur amitié.

 

Vous critiquez en creux François Baroin, votre successeur au Budget…

Non, je ne le critique pas. J'ai la faiblesse de croire que François est un ami. Un ami qui, comme moi, a connu des hauts et des bas. Je dis simplement qu'il ne fallait pas supprimer la cellule fiscale, sous la pression de l'opinion publique. Tout ne peut pas reposer sur l'administration.

 

Avez-vous du ressentiment vis-à-vis de Nicolas Sarkozy ?

Et pourquoi en aurais-je ? J'ai un infini respect pour ce qu'il est et pour ce qu'il fait. Je pense être extrêmement légitime à dire cela, compte tenu des réformes que j'ai été amené à conduire sous son autorité et au travers de mon histoire personnelle. La force de caractère du président est une formidable chance pour la France. Par ailleurs, je n'ai jamais vu un homme politique aussi attentif aux autres. Nous nous voyons régulièrement.

 

Les Français ont-ils un problème avec l'argent ?

Malgré les efforts de Nicolas Sarkozy, la réussite reste suspecte. La crise a compliqué les choses.

 

Que pensez-vous des critiques à propos de Dominique Strauss-Kahn et la Porsche ?

Pendant six mois, certains socialistes ont orchestré une campagne d'insinuation contre moi. De quel droit peuvent-ils aujourd'hui s'offusquer des commentaires qui ont suivi la publication des photographies de Strauss-Kahn montant dans une Porsche ? Ils ont abaissé le débat politique. Ils ont un juste retour de bâton.

 

«Efforts de transparence»

Quel est le rôle du Premier Cercle des donateurs de l'UMP que vous animiez ?

Ces cercles existaient déjà au temps du RPR. Les donateurs des partis sont des militants et il est normal de les écouter, de recueillir leurs idées, de les associer au débat politique. C'est pour cela que nous avons régulièrement organisé des rencontres avec Nicolas Sarkozy, François Fillon, beaucoup de ministres et de responsables de l'UMP. Je l'assume pleinement.

 

Vous proposez d'externaliser la fonction de trésorier.

Les liens entre la politique et l'argent sont, par nature, suspects. Comme trésorier, j'ai fait beaucoup d'efforts de transparence. En vain. Alors pourquoi ne pas externaliser cette fonction ? On pourrait imaginer un système calqué sur celui des collectivités locales. Le parti engagerait les dépenses qui seraient ensuite réglées par un tiers, un commissaire aux comptes par exemple.

 

«Conditions épouvantables»

Vous avez été entendu par la cour de justice de la République sur l'hippodrome de Compiègne. Quel est votre état d'esprit ?

Je suis serein. France Domaine a très bien fait son métier. Le ministère de l'Agriculture n'était pas d'accord sur le principe d'une vente. Une réunion a été organisée à Matignon et Matignon a tranché en faveur de Bercy. L'État n'a pas à être propriétaire de biens non-stratégiques. Il doit se désendetter. Je suis probablement le ministre du Budget qui a le plus maximisé les recettes. Alors que l'on m'a accusé d'être l'ami des riches, la lutte contre l'évasion fiscale et la cellule de dégrisement que j'ai mises en place ont rapporté un milliard d'euros à l'État.

 

Votre épouse réclame un million d'euros pour licenciement abusif. Au risque de remettre de l'huile sur le feu dans l'affaire Bettencourt ?

Dans le droit français, quand un salarié a quelque chose à reprocher à son employeur, il va devant les prud'hommes. Florence a quitté son travail dans des conditions épouvantables. Elle va devant la justice pour faire valoir ses droits.

 

Quel rôle jouerez-vous en 2012 ?

Je suis momentanément en réserve. Si je ne sais pas encore quel sera mon rôle, j'ai une certitude : je serai derrière Nicolas Sarkozy.

 

 

 

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Published by Eric Woerth intreviewé par Anne Rovan, dans le Figaro... - dans Vie Politique
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commentaires

Marc d'Here 16/07/2011 10:06


L'ancien ministre du Budget Éric Woerth a annoncé vendredi, par la voix de son avocat, qu'il allait engager des poursuites à l'encontre du Canard enchaîné et du Courrier picard, après des articles
le mettant en cause dans l'affaire de la vente de l'hippodrome de Compiègne. Éric Woerth va "engager toute procédure utile à l'encontre du Canard enchaîné et du Courrier picard qui ont récemment
prétendu qu'il avait, au nom de l'État, vendu les terrains de l'hippodrome de Compiègne pour un prix préférentiel et sous-évalué", a indiqué Me Jean-Yves Le Borgne dans un communiqué.


le débat interMarc d'Here 03/06/2011 11:45


Le président Nicolas Sarkozy va nommer Dominique Baudis en qualité de Défenseur des droits, annonce vendredi l'Elysée dans un communiqué. Le président de l'Assemblée nationale et le président du
Sénat sont saisis de ce projet de nomination, afin que la commission intéressée de chacune des assemblées se prononce dans les conditions prévues par le cinquième alinéa de l'article 13 de la
Constitution. Le processus de désignation de l'ancien maire centriste de Toulouse au poste de Défenseur des droits prendra plusieurs jours.

Lefigaro.fr

Nomination d'un "vrai centriste", qui a été, lui aussi, livré aux chiens...Nicolas Sarkozy fait là un particulièrement bon choix.


le débat interMarc d'Here 21/05/2011 12:38


L'ex-ministre du budget Eric Woerth affirme que la patronne du PS Martine Aubry et le député PS Arnaud Montebourg ont été "absolument ignobles" avec lui dans l'affaire Bettencourt qui a conduit à
son départ du gouvernement, dans un entretien à France Soir publié samedi.

"Quand j'entends aujourd'hui" les socialistes "parler de présomption d'innocence pour DSK, je prends ça avec un certain humour mais avec de l'amertume aussi, je l'avoue", déclare-t-il. "Ces gens-là
ont été avec moi absolument ignobles. Je pense à Montebourg, à Aubry !", ajoute le député-maire UMP de Chantilly (Oise). "J'étais à terre avec des gens qui me frappaient à coups de battes de
base-ball et, dès que je levais le bras pour donner une pichenette à celui qui me fracassait la tête, on me disait que je l'agressais ! On entendait : il a perdu son sang-froid ou bien il craque,
ça y est",