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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 12:01

 

Le Président de la République a reçu aujourd'hui Mme Elisabeth HUBERT, ancien ministre, qui lui a remis son rapport sur la médecine de proximité dans le cadre de la mission qu'il lui a confiée le 27 avril dernier.

 

Le chef de l'Etat avait souhaité que cette mission de concertation soit menée dans un triple objectif : relancer le dialogue avec les médecins libéraux, permettre un très large échange avec les professionnels concernés et apporter des réponses aux évolutions structurelles que connait la médecine ambulatoire depuis de nombreuses années.

 

Le Président de la République a salué le travail accompli par Mme Elisabeth HUBERT qui est allée à l'écoute de l'ensemble des acteurs de la médecine de proximité, principalement les médecins libéraux, au travers des 80 rencontres et des 15 déplacements qu'elle a réalisés sur le terrain.

 

Ce rapport présente un état des lieux extrêmement détaillé des conditions d'exercice de la médecine de proximité et propose un ensemble d'axes d'actions pour répondre aux difficultés structurelles que rencontrent les professionnels et garantir à nos concitoyens un accès satisfaisant et équitable à l'offre de soins de premiers recours.

 

Le Président de la République a souligné son attachement à ce que des mesures fortes puissent être prises dès 2011 pour répondre aux défis et aux priorités identifiés par Mme HUBERT : simplification des conditions d'exercice, modernisation des systèmes d'information, appui à l'exercice regroupé des professionnels, valorisation de la formation initiale de médecine générale, aide à l'installation dans les zones-sous denses.

 

Le chef de l'Etat a demandé aux ministres en charge de ce dossier, M. Xavier BERTRAND, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, Mme Nora BERRA, secrétaire d'Etat chargé de la Santé et Mme Valérie PECRESSE, ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche d'engager très rapidement les concertations avec les principaux acteurs concernés pour mener à bien ces différents chantiers.

 

Le Président de la République aura l'occasion, lors d'un déplacement la semaine prochaine, d'illustrer ces priorités au contact des professionnels de santé et des patients.

 

Présidence de la République

 

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 Olivier Auguste du Figaro.fr, écrit à ce propos (extrait d'un article du figaro.fr):

 

  ....L'envie d'exercer la médecine générale, notamment à cause de la relation unique qu'elle offre avec les patients, est toujours là, mais elle se heurte à beaucoup de fantasmes, d'inquiétudes. Il faut redonner confiance».

 

Élisabeth Hubert - elle-même ancienne généraliste - préconise de traiter le mal à la racine : la formation. Comment les futurs praticiens peuvent-ils se faire une idée de la réalité de l'exercice s'ils ne passent jamais par le cabinet d'un généraliste avant de choisir leur spécialité ? La première mesure serait donc de rendre effectif dans toutes les facultés et pour tous les étudiants le stage de huit semaines prévu en quatrième ou cinquième année (ils ne seraient que 30 % à l'effectuer actuellement). Cela suppose de doubler le nombre de généralistes qui accueillent des stagiaires (4500 aujourd'hui, soit environ un sur dix).

 

 

 

Plus largement, elle suggère qu'un autre stage - sur la douzaine qu'effectue un «carabin» au cours de son cursus - se déroule dans un lieu où les futurs médecins ne mettent jamais les pieds jusqu'ici : hôpital général, cabinet d'un spécialiste en ville, médecine du travail, permanence maternelle et infantile… «Les étudiants ne sortent pas des CHU, il faut tout bousculer», lance Élisabeth Hubert, consciente que cela suppose de se heurter au «pouvoir» des professeurs de médecine. Enfin, elle est ouverte à l'allongement une année de l'internat en médecine générale, réclamée par certains étudiants, à condition de l'effectuer pour l'essentiel sur le terrain, là où les médecins manquent - une façon d'atténuer le problème des déserts médicaux.

 

Autre «élément structurant» pour l'avenir, l'utilisation renforcée des technologies de l'information : messagerie sécurisée entre praticiens, dossier médical électronique, interprétation de clichés à distance…

 

A plus court terme, Élisabeth Hubert plaide pour une meilleure coopération entre professionnels de santé et pour une remise à plat de la rémunération des médecins. Priorité, toujours, au paiement à l'acte, mais «en arrêtant de faire une moyenne à 23 euros dénuée de sens : il faut distinguer les consultations rapides qui ne valent peut-être que 10 euros, d'autres consultations longues, complexes ou nécessitant un gros effort d'explication au patient, qu'il faudrait payer 60 ou 70 euros». Jusqu'ici, médecins et Assurance-maladie n'ont jamais réussi à s'entendre sur les critères de cette hiérarchisation - la renégociation de leur convention, au début de l'année prochaine, pourra être l'occasion de rouvrir le sujet.

 

Pour l'ancienne ministre d'Alain Juppé, il faudra aussi accorder des forfaits à ceux qui assurent la coordination des différents intervenants autour d'un patient traversant un épisode complexe. Des forfaits, également, pour les maisons de santé assurant certaines missions engendrant des frais (accueil d'urgences, horaires d'ouverture étendus, acceptation de stagiaires…). En dehors de ces cas, l'argent public est trop «rare», met-elle à nouveau en garde, pour subventionner «n'importe quoi, n'importe où, n'importe comment» dans les projets de regroupements de professionnels de santé.

 

Élisabeth Hubert reconnaît à ce propos avec honnêteté n'avoir pu creuser le coût et les aspects juridiques de ses propositions. D'après 'Élysée, Nicolas Sarkozy dira dès la semaine prochaine quelles «mesures fortes» il retient pour les appliquer «dès 2011».



Olivier Auguste



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Published by Présidence de la République et Olivier Auguste du figaro.fr - dans Santé - protection sociale
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commentaires

Marc d'Here 01/12/2010 16:18


Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi une réforme de la médecine de proximité en 2011 pour remédier au "désert médical" constaté dans certaines zones de France, avec une première série de mesures
cette année. Lors d'une table ronde à Orbec, une bourgade normande, le président de la République a diagnostiqué une "crise identitaire" de cette médecine de proximité et des médecins généralistes.
"Face à une crise identitaire, nous devons agir vite", a-t-il dit. "Dans mon esprit, les premières décisions seront prises avant la fin de l'année. On n'aura pas tout fait avant la fin de l'année,
mais je souhaite qu'on ait pris toutes les décisions concernant la médecine de proximité en 2011."

Le jdd


Elie Arié 27/11/2010 16:17


Comme je l'ai déjà écrit (propos que tu as aimablement reproduit sur ton blog), Roselyne Bachelot a fait preuve d'un courage certain en s'attaquant à certaines des formes les plus archaïques du
corporatisme médical.

Malheureusement, les principales mesures qu'elle avait incluses dans sa réforme dite HSPT ont été rejetées par les parlementaires UMP.

Ceci lui a valu une haine inexpugnable du principal syndicat médical, la CSMF, qui a exigé et obtenu son renvoi du Ministère de la Santé.

Aujourd'hui, l'heure est à la réconciliation électoraliste avec le corps médical libéral, qui vote traditionnellement en majorité à droite, et qui est supposé avoir une certaine influence
électorale (ce dont je n'ai jamais été persuadé), c'est la mission confiée à Xavier Bertrand et le sens de ses premières déclarations.

Pour ce qui est de la lutte contre le corporatisme médical, il faudra attendre 2012.

À moins que la Gauche Moderne, usant de la liberté de parole que lui confère le départ de Bockel du gouvernement...mais ne rêvons pas.