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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 13:08

Françaises, Français, mes chers compatriotes,

L’année qui s’achève a été difficile pour tous. Aucun continent, aucun pays, aucun secteur n’a été épargné. La crise économique a imposé de nouvelles peines, de nouvelles souffrances, en France comme ailleurs. Je pense en particulier à ceux qui ont perdu leur emploi. Cependant notre pays a été moins éprouvé que beaucoup d’autres. Nous le devons à notre modèle social qui a amorti le choc, aux mesures énergiques qui ont été prises pour soutenir l’activité et surtout pour que personne ne reste sur le bord du chemin.

Mais c’est à chacun d’entre vous que revient le plus grand mérite. Je veux rendre hommage ce soir au sang-froid et au courage des Français face à la crise. Je veux rendre un hommage particulier aux partenaires sociaux qui ont fait preuve d’un grand sens des responsabilités, aux associations qui ont secouru ceux qui en avaient le plus besoin, aux chefs d’entreprises, ils sont nombreux, qui se sont efforcés de sauver des emplois.

Ensemble nous avons évité le pire. Mais nous avons aussi préparé l’avenir. Au moment où tout laisse à penser que la croissance va revenir, nous voyons qu’au cours de cette année, au milieu des difficultés de toutes sortes, un monde nouveau a commencé à se construire.

Une nouvelle organisation mondiale se dessine à travers le G20. Des problèmes qui soulevaient depuis bien longtemps une grande émotion et qui paraissaient insolubles, comme les bonus extravagants ou les paradis fiscaux, sont en voie d’être résolus. Il n’est pas jusqu’au sommet de Copenhague qui n’ait ouvert une porte sur l’avenir en parvenant à faire prendre par tous les Etats des engagements chiffrés de lutte contre le réchauffement climatique et en posant le principe d’un financement pour les pays pauvres qui sera assuré par la taxation de la spéculation financière.
L’Europe s’est enfin dotée des institutions qui vont lui permettre d’agir et la France a continué à se transformer. Elle arrive au terme de cette année avec une fiscalité plus favorable au travail et à l’investissement grâce à la réforme de la taxe professionnelle, un lycée qui prépare mieux à l’enseignement supérieur, des universités enfin autonomes, un service minimum dans les transports publics qui fonctionne, le RSA qui encourage la reprise d’activité pour nos compatriotes les plus démunis, une formation professionnelle davantage tournée vers les jeunes et vers ceux qui cherchent un emploi, un système hospitalier, une carte judiciaire, une organisation de notre Défense qui sont mieux adaptés aux besoins de notre époque, un fonds souverain à la française qui se tient désormais aux côtés de nos entreprises pour les aider à se développer et pour les protéger.

Grâce à un plan d’investissement sans précédent nous allons pouvoir accomplir la révolution numérique, donner à tous l’accès au haut débit, numériser nos livres pour que notre langue, notre culture puissent continuer à rayonner, mais aussi créer 20 000 places d’internats d’excellence pour rétablir une réelle égalité des chances, et doter notre enseignement supérieur et notre recherche de moyens considérables pour réussir le pari de l’intelligence.

Grâce à la loi Hadopi qui sera mise en œuvre en 2010, nos créateurs et nos artistes vont être protégés.
Grâce au Grenelle de l’Environnement nous allons pouvoir relever le défi de la protection de notre environnement. C’est un domaine où il est bien difficile de faire évoluer les mentalités et les comportements. Mais je ne suis pas un homme qui renonce à la première difficulté, et la fiscalité écologique qui permet de taxer la pollution et d’exonérer le travail est un enjeu majeur. Dès le 20 janvier, le gouvernement présentera un nouveau dispositif afin que les consommateurs soient incités à consommer mieux et les producteurs à produire propre.

Beaucoup de réformes ont été accomplies. Je sais qu’elles ont bouleversé des habitudes et qu’avant de produire leurs effets elles ont pu provoquer des inquiétudes. Mais qui peut croire que dans ce monde qui bouge l’immobilisme soit une alternative ? Il nous reste encore bien du travail. Je le conduirai avec le Premier Ministre et le Gouvernement dans le dialogue et avec un esprit de justice.
En 2010, il va nous falloir : faire reculer le chômage et l’exclusion, réduire nos dépenses courantes pour nous permettre d’accroître nos dépenses d’avenir, simplifier notre organisation territoriale trop lourde, trop compliquée, trop onéreuse, consolider notre système de retraites dont j’ai le devoir d’assurer la pérennité financière, relever le défi de la dépendance qui sera dans les décennies à venir l’un des problèmes les plus douloureux auxquels nos familles seront confrontées.
En 2010, nous réformerons notre Justice pour qu’elle protège davantage les libertés et qu’elle soit plus attentive aux victimes.

Mes chers compatriotes, même si les épreuves ne sont pas terminées, 2010 sera une année de renouveau. Les efforts que nous faisons depuis deux ans et demi vont porter leurs fruits.
Dans ce moment si crucial nous devons rester unis comme nous avons su l’être au plus fort de la crise. C’est cette unité qui nous a permis de prendre l’initiative d’entraîner les autres. Les idées que la France défend vont pouvoir s’imposer dans la recherche d’un nouvel ordre mondial : plus d’équilibre, plus de régulation, davantage de justice et de paix. Ces idées nous imposent un devoir d’exemplarité.

Respectons-nous les uns les autres, faisons l’effort de nous comprendre, évitons les mots et les attitudes qui blessent. Soyons capables de débattre sans nous déchirer, sans nous insulter, sans nous désunir.

Une France rassemblée, ayant confiance en elle, regardant l’avenir comme la promesse d’un accomplissement, voilà le vœu que je forme pour notre pays.
A chacun d’entre vous, mes chers compatriotes, j’adresse tous mes vœux de bonheur pour l’année qui vient, avec une pensée particulière pour nos soldats, séparés de leur famille, qui risquent leur vie pour défendre nos valeurs et garantir notre sécurité.

A nos compatriotes d’outre-mer je veux dire ma détermination à ce que la République tienne à leur égard cette promesse d’égalité et de dignité qu’elle n’a pas suffisamment tenue par le passé.
Et aux plus vulnérables d’entre nous, à ceux que l’âge a affaiblis, à ceux que les accidents de la vie ont durement éprouvés, je veux dire ce soir qu’ils ne seront pas abandonnés. Face à l’isolement, face à la solitude, si répandus dans nos sociétés modernes, je souhaite que 2010 soit l’année où nous redonnerons un sens au beau mot de fraternité qui est inscrit dans notre devise républicaine.

Mes chers compatriotes,
Vive la République et vive la France

Nicolas Sarkozy

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Published by Nicolas Sarkozy - dans Vie Politique
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commentaires

marc d'HERE 20/01/2010 01:34


Si Nicolas Sarkozy a promis aujourd'hui aux ultramarins que la métropole n'oublierait pas ses promesses après la crise sociale de l'an passé, il a néanmoins exhorté l'Outre-mer à "rompre avec les
habitudes du passé où l'Etat était responsable de tous les maux de la société", incitant les acteurs économiques à créer "un nouveau modèle de développement moins dépendant de la métropole".

Lors de ses voeux à la communauté ultramarine prononcé devant plus de 8.000 personnes au Parc des expositions de Saint-Denis de La Réunion, le chef de l'Etat a souhaité que "2010 soit une année de
refondation tournée vers la croissance et la baisse du chômage".

Après la crise "systémique, culturelle, sociale et politique" de l'an passé aux Antilles et à La Réunion, "l'Etat respectera et mettra en oeuvre les décisions qui ont été prises" à l'issue des
Etats généraux de l'outre-mer, a-t-il promis aux 3,6 millions de Français ultramarins.

"Je serai extrêmement exigeant, intraitable même, sur le respect de la parole donnée car je sais que vous avez trop souffert de promesses sans lendemain et de beaux discours incantatoires", a-t-il
martelé. M. Sarkozy veut notamment s'engager "très concrètement dans la lutte contre la vie chère qui est vraiment un sujet de préoccupation" pour les 12 territoires d'outre-mer. Et de lancer sous
les applaudissements: "On ne peut pas l'accepter lorsque c'est le résultat de privilèges ou de monopoles".

Mais Nicolas Sarkozy a aussi appelé l'Outre-mer à suivre le chemin de "l'effort, du travail et du mérite" et non celui de "l'assistanat". Il a incité les acteurs économiques à créer "un nouveau
modèle de développement moins artificiellement dépendant de la métropole" sans rechigner pour autant sur les engagements de l'Etat. De plus, selon lui, un développement endogène "nécessite que
(ces) territoires s'ouvrent davantage aux pays des bassins géographiques environnants".

Abordant le thème institutionnel, le président a reconnu qu'il avait évolué sur la question. "Il faut que chacun trouve son point d'équilibre au sein de la République", a-t-il déclaré avant
d'ériger toutefois l'indépendance en "ligne rouge" à ne pas franchir. Sur ce plan, il a incité les Néo-Calédoniens à débattre avant le référendum sur l'indépendance prévu entre 2014 et 2018. Il a
aussi annoncé une réforme du mode de scrutin pour que la Polynésie se stabilise enfin.

Après avoir dressé l'inventaire des réformes en cours, le président s'est arrêté un instant sur le thème de l'immigration, "problème douloureux" à Mayotte -où entre 30 et 40% des habitants sont en
situation irrégulière- propre à "mettre notre pacte social dans une situation difficile". En visite lundi dans cette île, celui que les Mahorais ont baptisé "le père de la départementalisation" a
annoncé que la France construirait un hôpital aux Comores voisines pour que les femmes puissent y accoucher en toute sécurité.

Pendant le discours présidentiel, les principaux acteurs du mouvement social de 2009 à La Réunion s'étaient rassemblés pour manifester contre la politique gouvernementale. Les forces de l'ordre
sont intervenues pour dégager sans heurts les quelque 200 à 300 manifestants qui bloquaient la circulation.

Après son discours, Nicolas Sarkozy s'est envolé vers la métropole. Avant de rentrer à l'Elysée, il devait faire une halte en soirée à Djibouti pour y rencontrer son homologue Ismaël Omar
Guelleh.

AFP


marc d'HERE 18/01/2010 14:40


Nicolas Sarkozy a exalté aujourd'hui l'appartenance de Mayotte à la France après le référendum de mars dernier qui en fera un département, mais a aussi insisté sur les devoirs qui en découlent en
matière de respect des lois, lors d'un discours devant plus de 10.000 Mahorais.

"Mayotte, c'est la France", a lancé M. Sarkozy sous les applaudissements de la foule réunie sur l'esplanade du marché de Mamoudzou, "vous êtes français, mes compatriotes de Mayotte depuis 1841,
depuis bien plus longtemps que nos compatriotes de Nice et de la Savoie".

"Je ne laisserai à aucune puissance étrangère le droit de décider qui serait français et qui ne le resterait pas. Mayotte, c'est la France. Mayotte restera française", a-t-il ajouté sous les
vivats, dans une allusion aux Comores voisines qui souhaitent le retour de Mayotte dans leur giron.

Lors du référendum organisé en mars 2009, 95,2% des Mahorais se sont prononcés pour la transformation en département de leur territoire, neuf fois plus riche que le reste des Comores.

Le chef de l'Etat a également insisté longuement sur les "responsabilités" imposées aux Mahorais par ce scrutin, notamment en matière de respect des lois, et a dénoncé les graves violences qui ont
visé policiers et gendarmes lors des manifestations contre la vie chère le mois dernier.

AFP


marc d'HERE 18/01/2010 12:28


La France a révisé ses prévisions de croissance à la hausse, à 1,4% en 2010, contre 0,75% jusqu'ici, a annoncé la ministre de l'Economie Christine Lagarde, lors d'une conférence de presse.


pelherbe 03/01/2010 11:31


bonne annéé mr j aimerai que pour 2010 les gens qui travail a edf font un petit peux plus attention a electricité car laisser le courant filer toute la nuit alor que certaine personne s éclaire
encore a la bougie alors stop merci mr et bonne route pour 2010


Marc d'Here 03/01/2010 17:24


Merci. Bonne année.


Elie Arié 02/01/2010 14:18


Comme tout ce qui est concret...
(à toi le mot de la fin, c'est ton blog).


Elie Arié 02/01/2010 13:12


Et bien, discutons "honnêtement".
Il n'y a pas d'"invention" d'un nouveau modèle, il y a une improvisation incohérente au jour le jour.

l n'existe pas de principe d'affectation des recettes fiscales. On ne peut utiliser une recette déterminée pour le financement d'une dépense déterminée. Toutes les dépenses d'un budget doivent être
couvertes par la masse commune des recettes.

Par conséquent, même si la suppression de la taxe professionnelle a été validée par le Conseil Constitutionnel, il n'en demeure pas moins que l'annulation de la taxe carbone porte un sérieux coup
sur l'ensemble de la réforme fiscale de Nicolas Sarkozy.

En ce qui concerne la suppression de la taxe professionnelle, il convient de rappeler que les collectivités territoriales sont toujours dans l'attente de compensations. L'Etat s'est engagé à
compenser pendant un an. Après, c'est le néant.

L'annulation de la taxe carbone ne fait que souligner le contexte d'amateurisme dans lequel les décisions gouvernementales ont été prises.


Marc d'Here 02/01/2010 14:11


Merci c'est passionnant!


Candide du XXIe 02/01/2010 10:32


J'ai interrogé Pierre Dac sur la situation.Voici sa réponse.
"En vertu du principe de la philosophie dans l'espace et les régions limitrophes qui dit que les mots n'ont la valeur de ce qu'ils représentent que par rapport à ce qu'ils expriment : excitation,
abattement, optimisme et pessimisme sont autant de mots qu'ils convient présentement de bannir du vocabulaire.
Car ces quatres mots sont à mon avis, les deux mamelles pernicieuses du déséquilibre de l'homme et de ses succédanés." in De quelques effets de la guerre des nerfs

Non! Pierre Dac n'est pas mort
Car il parle encore,car il parle encore !


marc d'HERE 02/01/2010 08:11


Oui, comme je te le disais, notre modèle social qui a joué un rôle (un peu) positif dans la crise va être un handicap dans la reprise...

Sarkozy a donc raison de vouloir en inventer un autre, ce qui ne signifie pas forcément totalement différent du nôtre mais, en tous cas bien différent. Les réformes doivent donc continuer. Bonne
année


Elie Arié 01/01/2010 19:56


"pas forcément totalement différent du nôtre mais, en tous cas bien différent."

Voilà une réponse précise...On dirait du Pierre Dac!
Bonne année.


Marc d'Here 02/01/2010 08:08


 La phrase est alambiquée je te l'accorde. Mais encore une fois tu ne retiens que ce que tu veux lire et tu déformes méchamment les idées des autres! Il est bien difficile d'avoir une
discussion honnête avec toi. Et je dis bien honnête.


Elie Arié 01/01/2010 18:55


J'anticipe ta réponse à mon commentaire précédent en te rappelant son discours du 17 Septembre 2007, où il expliquait qu'il "invente un nouveau modèle social français" ("invente", pas "modernise"
ou "adapte"...).


Marc d'Here 01/01/2010 19:54



Oui, comme je te le disais, notre modèle social qui a joué un rôle (un peu) positif dans la crise va être un handicap dans la reprise...

Sarkozy a donc raison de vouloir en inventer un autre, ce qui ne signifie pas forcément totalement différent du nôtre mais, en tous cas bien différent. Les réformes doivent
donc continuer. Bonne année.