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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 11:16

 

Par Diane Le Béguec,  La Gauche Moderne,  Paris...

 

 

 

La Fédération de Paris de La Gauche Moderne

Et les Jeunes Gauche Moderne vous convient à un Café politique avec

 

 

Elisabeth LEVY et Eric ZEMMOUR,

 

 

Le réel est-il soluble dans le « politiquement correct » ?

 

 

 A 19h, mercredi 2 juin   à l’Apostrophe,  23, rue de la Grange aux Belles 75010 Paris

 

 


     Depuis plusieurs années une inquiétude va grandissante : dans quel monde sommes-nous embarqués si les vérités officielles et les opinions médiatiques ne sont plus discutables, si l’on ne peut plus parler de rien que de ce qui est uniformément admis ?

  

A l'inverse des régimes totalitaires, la démocratie s’alimente et vit de sa propre critique. Quelle version étrange, dès lors, que celle que nous offririons à présent : celle d'un régime, vidé de son principe actif, où quelques dogmes édictés par un nouveau parti de l’Ordre ne seraient plus susceptibles d’être remis en question sans risque d’être « mis au ban des intellectuels » ainsi que le fut Régis DEBRAY il y a quelques années ou menacé d’action en justice comme le fut Eric ZEMMOUR il y a peu ? 

 

 Sans doute n'y a-t-il là, pour une part, qu'une permanence de l'histoire. L'esprit d'inquisition et la tentation de la Censure ne disparaissent pas si facilement. Ils prennent de nouveaux visages, voilà tout. Et notre régime est suffisamment fort pour ne pas en être ébranlé. En réalité, il n’y aurait même là rien de bien surprenant, ni même de gravissime, si, d'une autre part,  ces phénomènes ne prenaient une forme désormais plus inquiétante. Car ce n’est plus simplement le discours, l’opinion, qui sont stigmatisés, mais les faits eux-mêmes. Ce fichu réel, cette maudite réalité, malheureusement, n’ont pas toujours le tact et l’élégance requis… Lâchons le mot : il ne sont pas toujours « politiquement corrects »!

  

 Certes, il est des difficultés que l’on préférerait ignorer, des situations fâcheuses, des problèmes propres à exciter les passions. La tentation de les nier a toujours été grande : il est incontestatblement plus facile de ne pas savoir.   Mais cette hantise d'un monde imparfait, conduit certains, en plus de refuser le réel, à jeter l’anathème sur ceux qui auraient l'outrecuidance de le rappeler à la conscience collective.  C'est ainsi que la polémique récente autour de la personne d’Eric ZEMMOUR a rappelé l’actualité terrifiante de ce qui n’était pour beaucoup qu’une interrogation lancinante : le réel est-il soluble dans le politiquement correct ? Jusqu'où peut-on décrire la réalité lorsque cette dernière se refuse à être ce que l'on aimerait qu'elle soit ? Par exemple, des victimes de la société qui auraient l'élégance de rester des victimes. Des coupables qui auraient l'obligence de rester des coupables. Mais à quel monde orwellien sommes-nous condamnés si nous devons sans cesse, au minimum euphémiser les réalités dérangeantes, quand ce n'est effacer les preuves, maquiller le réel qui se dérobent à nos interprations faciles et, surtout, confortables ?

  

Au delà des mots, la question est essentielle. Car dans un monde où les réelles difficultés sont niées, quel peut-être le rôle du Politique ? Quel responsable peut se projeter sérieusement dans l’avenir et proposer des perspectives crédibles, s’il n’est pas à même de se représenter clairement le présent, dans toute ses dimensions, qu’elles plaisent, ou non ?

 

 Pour aborder ces questions décisives, La Gauche Moderne a invité deux contempteurs infatigables du politiquement correct : Elisabeth LEVY, la sémillante tôlière de Causeur, et Eric ZEMMOUR, le réprouvé de la bien-pensance.

 

      Donner la parole à ces hurluberlus de la scène médiatique ne signifie pas que nous partagions l’ensemble de leurs convictions, ni même qu’ils soient toujours d’accord entre eux. Mais ne serions-nous en accord avec aucune des idées qu’ils défendent, que nous serions encore fiers d’offrir une tribune aux idées qui heurtent la doxa universelle et peuvent nous réveiller de son sommeil dogmatique.

 

En prenant le risque d’organiser un échange de vues qui s’annonce vif,  nous entendons, à La Gauche Moderne, réaffirmer haut et fort notre volonté de ne pas être engoncés dans un carcan, asphyxiés par un prêchi-prêcha, tenus en laisse et sommés en tout et pour tout, en bon clones du politiquement béat, de nous positionner au garde-à-vous ! Nous serons juste là pour discuter. Discuter pour penser. Penser, pour agir.

 

Diane Le Béguec

 

 

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Published by Diane Le Béguec, La Gauche Moderne - dans Société
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commentaires

Marc d'Here 03/06/2010 08:23


Un succès exceptionnel de ce "café politique" de la fédération de Paris de La Gauche Moderne. Le café plus que plein, des participants à l'extérieur...Et un débat qu'il a fallu interrompre à 2I
heures 30!

Bravo à Diane et à la fédération de Paris de La Gauhe Moderne!


Marc d'Here 30/05/2010 18:56


Ziad Takieddine, présenté comme un intermédiaire dans la vente de sous-marins au Pakistan en 1994, ce dont il se défend, a riposté dimanche en dénonçant le rôle de l'ancien président Jacques Chirac
et de ses proches dans les commissions sur les contrats d'armement.

"J'accuse Jacques Chirac et Dominique de Villepin, à l'Elysée, et leurs +hommes+, le diplomate Maurice Gourdault-Montagne et, notamment, un homme de l'ombre Alexandre Djouhri, d'avoir par leurs
agissements, fait que la France passe aujourd'hui pour un des pays les plus corrompus au monde et ne vende plus rien à l'international", affirme l'homme d'affaires libanais dans un entretien au
Journal du dimanche (JDD).

AFP

Voilà quelque chose qui n'est pas "politiquement correct": critiquer le couple Chirac/Villepin...Et pourtant!


Marc d'Here 29/05/2010 20:33


Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a trouvé "regrettable" samedi que Martine Aubry "s'abaisse à injurier le président de la République en le comparant notamment à un escroc".

"Il est regrettable que Mme Aubry s'abaisse à injurier le président de la République en le comparant notamment à un escroc. Les Français jugeront où est la vulgarité", a affirmé M. Lefebvre dans un
communiqué.

"On pouvait se réjouir de voir le PS choisir enfin le débat d'idées, dans une convention qui se disait constructive. Mais, patatras, cela se termine en acte de destruction et d'insulte", a-t-il
dit.

AFP. Lepoint.fr

Pour ma part je trouve tout à fait bien que tout le monde puisse juger du niveau de Martine Aubry et des socialistes...


Elie Arié 29/05/2010 15:02


Le niveau d'imposition ne présente aucun intérêt?


Elie Arié 29/05/2010 13:36


Est-il politiquement correct de considérer que la gauche ayant toujours été minoritaire en France, DSK est aujourd'hui le seul candidat capable de prendre plus de voix à droite qu'il n'en perdra à
gauche et de l'emporter?

La mélenchonisation de Martine Aubry lui retire toute chance d'être élue, mais lui permettrait de ramener plus de voix de gauche à DSK si elle se ralliait à sa candidature.

Quant à savoir si l'élection de DSK changerait quelque chose, c'est un autre débat.Pour l'instant, Attali est le seul à dire qu'une lutte contre la dette ne passe pas seulement par une baisse des
dépenses, mais aussi par une hausse importante des impôts; et Sarkozy s'accroche au dogme du refus de cette hausse, dogme proféré avant la crise.

DSK sera-t-il l'homme de la rupture avec les dogmes de Sarkozy rendus archaïques par la crise? La crise accélère le temps, et rend archaïques ceux qui paraissaient modernes il y a deux ans...y
inclus "la Gauche autrefois moderne".


Marc d'Here 29/05/2010 14:45



Tout cela ne présente pas le moindre intérêt!



Elie Arié 29/05/2010 13:22


Le politiquement correct consiste aussi à ignorer cette réalité.

Régis Debray, aux multiples engagements et revenu de tout: "Aujourd'hui, ne se lancent en politique que ceux qui rêvent d'une voiture avec chauffeur".


Marc d'Here 29/05/2010 13:26



Le niveau où tu situes la politique ne s'élève toujours pas...Tu donnes à plein  dans le politiquement correct!  



Elie Arié 28/05/2010 21:28


Sortie du politiquement correct, et vraie rupture: Nicolas Sarkozy, pendant sa campagne de 2007 : « Je vous propose une République fondée sur le mérite et où chacun aura sa chance ! »

Résultat:


http://tinyurl.com/343vya4

« très belle » nomination de Pierre, fils de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, qui a été : « nommé à la direction générale de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé
» Pierre Bachelot, qui est âgé de 41 ans, diplômé de l’Institut supérieur des Arts de Paris, a été assistant parlementaire de sa mère entre 1992 et 2002.

En juin 2007, Xavier Darcos, le ministre de l’Education, avait nommé sa jeune épouse Laure directrice adjointe de son cabinet. Comme le député UMP de Seine-Saint-Denis Eric Raoult, qui a embauché
sa femme (...) la fille de Gérard Longuet, engagée par le secrétaire d’Etat Hervé Novelli (...) Ludivine Olive, employée par sa tante, Michèle Alliot-Marie, et Olivier Marleix, fils du secrétaire
d’Etat aux collectivités territoriales Alain Marleix, qui émarge au pôle social de l’Elysée (...) François Guéant, rejeton du secrétaire général de l’Elysée, a intégré le cabinet de Rachida Dati
avant de rejoindre celui d’Alain Marleix (...) La demi-sœur de Carla Bruni-Sarkozy, la jeune Consuelo Remmert a été recrutée en juin 2008 à la cellule diplomatique de l’Elysée.


Marc d'Here 29/05/2010 13:15



Le niveau où tu situes la politique ne s'élève pas!



Elie Arié 27/05/2010 19:43


"les 35 heures ont pesé sur la compétitivité de la France"

-elles ont entraîné une réorganisation des entreprises et des gains de productivité (c'est pourquoi elles n'ont créé que 350 000 emplois).


Marc d'Here 28/05/2010 10:02



ELLES N'ONT JAMAIS CREE 350.000 emplois! C'est une fable.


Et auraient-elles créé quelques milliers d'emplois, lles ont lourdement pesé sur la compétitivité de la France. L'un n'empêche pas l'autre!



Marc d'Here 27/05/2010 09:19


Pourquoi ne pas reconnaître que l’abaissement de l’âge de la retraite, s’il est incontestable qu’il a pu apparaître comme un avantage immédiat pour des millions de Français partis à la retraite
depuis 1983, n’était pas financé, et de ce fait, pèse aujourd’hui sur les jeunes générations ?

Pourquoi ne pas reconnaître que les 35 heures si elles ont pu apparaître comme un avantage immédiat pour des millions de Français, ont, dans le même temps, pesé sur la compétitivité de la France,
et provoqué la stagnation des salaires ?

Pourquoi ne pas reconnaître que les déficits qui sont devenus la règle depuis 1981 ont permis à la France de vivre au-dessus de ses moyens, mais pèsent aujourd’hui sur la croissance ?

Ce n’est pas faire injure à François Mitterrand de dire qu’il était mieux inspiré quand il a créé les radios libres ou supprimé la peine de mort, que lorsqu’il a, lui comme ses successeurs au PS,
pris des décisions en matière de réduction du temps de travail ou de gestion des finances publiques.

Frédéric Lefebvre


Elie Arié 27/05/2010 00:10


Je préfère le politiquement incorrect de Jacques Attali, au Grand Journal de Canal + du 26 Mai (ça dure 10 minutes):

http://www.canalplus.fr/pid3349.htm?nav=1

-aujourd'hui, parler de l'âge de la retraite n'a plus aucun sens, nous ne sommes plus en 1983; seuls comptent les raisonnements par pénibilité du travail, et le droit de travailler aussi longtemps
que l'on veut;

-si le budget de 2011 n'est pas un budget de réduction drastique de la dette (hausse des impôts, baisse des dépenses), sans aucune mesure avec ce qui est fait aujourd'hui, ce sera ensuite trop
tard, nous serons tous ruinés dans dix ans;

-cela m'étonnerait que, dans 30 ans, on défende certaines des réformes de Sarkozy comme on défend aujourd'hui certaines des réformes de Mitterrand.