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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 13:05


Au delà d'erreurs commises par le pouvoir, d'un comportement présidentiel qui surprend ou choque souvent, c'est sans doute la crise et ses effets qui sont la cause essentielle de l'échec de la majorité aux élections régionales.
Les Français ne voient pas se concrétiser les espérances que la campagne de Nicolas Sarkozy avaient éveillées en eux, et rendent le Président et la majorité responsables de leurs difficultés et de leurs souffrances, quand elles sont plus sûrement dûes à une situation extraordinairement difficile. Alors, ils adoptent, et on peut les comprendre, une attitude de retrait ou d'opposition.

Pour répondre au message d'inquiétude, de déception, de mécontentement que les Français lui ont envoyé, le Président a eu raison de dire que "rien ne serait pire que de changer de cap". Si des inflechissements sont possibles voire nécessaires, il lui appartient de poursuivre sa politique de relance des investissements et de soutien à l'industrie et à l'agriculture, pour sortir au plus vite de la crise et voir à nouveau baisser le chômage.  Poursuivre également sa politique destinée à modeniser la France afin de la rendre plus apte à bénéficier de la reprise lorsque celle-ci sera effective.Lancer et mettre en oeuvre les réformes essentielles qui ne peuvent attendre comme celle sur les retraites et sur la santé.  Et puis, renforcer son action en faveur de la sécurité et de la cohésion nationale, continuer sa politique d'ouverture. Ce sont les conditions du rebond.

Si l'intervention, lucide et volontaire, faite hier par le Président, en réponse au message des Français, nous convient, nous pensons également qu'il serait utile que dans les semaines qui viennent il rappelle et complète les mesures sociales qui font partie de sa politique et qui justifient, en grande partie, le soutien que nous lui apportons.

Mais, pour que cette  politique soit entendue, peut-être faudrait-il renoncer préalablement au bouclier fiscal à 50%. Cette mesure n'est pas en soi scandaleuse mais, en période de crise l'opposition a su si habilement l'utiliser et la majorité si maladroitement la défendre, que si le Président ne revient pas, d'une manière ou d'une autre, sur cette mesure, sa politique sociale (pourtant réelle et plus solidaire que ne le prétendent les opposants) restera entachée de l'accusation d'être inégalitaire et de vouloir favoriser "les riches". Quelles que soient les mesures généreuses annoncées et mises en oeuvre, elles risquent de ne pas être audibles. Si Nicolas Sarkozy consent à revenir sur cette mesure, alors sa politique sociale retrouvera une chance d'être comprise et approuvée.

La Gauche Moderne réfléchit en ce moment à une solution qu'elle proposera sans doute bientôt: suspendre pendant 3 ans le bouclier fiscal ainsi que certaines niches fiscales, et consacrer les milliards ainsi récupérés par l'Etat, au Fonds de Réserve des Retraites et à la réduction de la dette.

Dans sa déclaration d'hier, Nicolas Sarkozy a aussi insisté sur l'action qu'il veut développer pour favoriser le pacte social, la laïcité, la cohésion nationale et l'ouverture, gage d'une démocratie exemplaire. On peut regretter que certains élus UMP demandent la fin de cette politique d'ouverture, qui est le refus du clanisme et du sectarisme, dont les précédentes majorités nous ont donné un triste exemple, mais manifeste aussi la volonté de permettre
une démocratie apaisée, une République irréprochable voulue par le Président
.
En outre, la droite doit prendre conscience qu'isolée et repliée sur ses valeurs, ses propositions, ses responsables, elle n'est pas majoritaire dans notre pays. Refuser de s'ouvrir et de s'élargir, c'est pour elle la certitude de l'échec.

En apportant notre soutien à la politique du Président de la République et du gouvernement, en voulant toujours l'orienter vers plus de solidarité et de justice sociale, c'est, au contraire, la voie du succès que nous voulons ouvrir lors des prochaines échéances. 

Marc d'Héré

 


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Published by Marc d'Here - dans Réflexion politique
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commentaires

Marc d'Here 22/04/2010 09:15


Le moral des industriels français a progressé de quatre points en avril par rapport à mars pour atteindre 97 points, malgré des carnets de commandes encore peu fournis, a annoncé jeudi l'Insee.
AFP


Marc d'Here 21/04/2010 16:51


Les représentants des syndicats de policiers se sont déclarés "satisfaits" mercredi à leur sortie d'un déjeuner de travail à l'Élysée avec le président de la République Nicolas Sarkozy. Tous se
sont félicités de l'écoute du président de la République, entouré du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, et du directeur général de la police nationale (DGPN) Frédéric Péchenard, saluant un
moment "convivial", mais aussi "symbolique et historique" dans l'histoire des rapports entre les syndicats de police et un président de la République.

AFP


Marc d'Here 19/04/2010 16:02


Le ministre du Budget, François Baroin, a annoncé lundi qu'il entendait réduire le montant des niches fiscales d'au moins quatre milliards dans le budget 2011, tout en maintenant celles dont
l'efficacité économique est démontrée.

Interrogé lors d'une conférence de presse à Bercy sur ces très coûteuses et très polémiques niches, aussi appelées "dépenses fiscales" pour le manque à gagner qu'elles entraînent pour l'Etat, M.
Baroin a réaffirmé qu'il n'y aurait "pas de grand soir fiscal".

"Nous allons essayer d'être pertinents et efficaces, avec le maintien des dépenses fiscales qui ont une réalité économiques et un impact sur l'emploi, mais aussi tendre politiquement (...) vers un
objectif élevé de réduction des dépenses fiscales", a-t-il dit, estimant que ce sujet est "prioritaire" dans l'élaboration de la prochaine loi de finances.

"L'objectif est fixé a minima à quatre milliards d'euros", a-t-il précisé. Deux milliards de réduction des niches par an sur les trois prochaines années, conformément aux engagements pris au niveau
européen pour la réduction des déficits publics, et deux milliards supplémentaires au titre de la compensation de la taxe carbone, dont l'entrée en vigueur prévue au 1er juillet 2010 a été reportée
sine die.

Le ministre du Budget vise toutefois un "objectif plus élevé": "tout ce qu'on peut faire dès cette année et qui n'altère pas l'efficacité de la dépense fiscale à vocation économique, mais qui nous
permet enfin d'être dans une logique de toilettage profond de nos dépenses fiscales", a-t-il expliqué.

AFP

C'est bien dans cette voie qu'il faut aller...mais au delà des 4 milliards, sans doute s'approcher des 10 milliards...


cellobello 29/03/2010 07:39


A propos des ponts coupés avec le PS.

J'entends, ici et là, "Dominique reviens".
En particulier par Collomb qui s'était pourtant fourvoyé chez Ségolène, dans l'épisode précédent.

DSK fait'il partie du PS avec lequel vous espérez que les ponts sont coupés?


Marc d'Here 29/03/2010 08:28



Si DSK reste dans la ligne du PS, sans projet novateur, avec les mêmes alliances, pour une même opposition systématique aux réformes et au Président, je ne vois pas ce qui pourrait nous
rapprocher de lui... S'il affiche clairement une autre ligne et d'autres projets, alors pourquoi pas, mais pourra-t-on alors parler du même PS?



Elie Arié 28/03/2010 01:45


Et dans le même discours, Fillon a répondu aux propositions de la Gauche Moderne...ce que tu aurais pu rappeler dans ce commentaire (simple oubli, que je répar):

"Le bouclier fiscal. Et c'est précisément pour ne pas "casser le retour de la croissance" que le gouvernement ne touchera pas à cette mesure, parmi les plus emblématiques et les plus critiquées du
quinquennat de Nicolas Sarkozy."


Marc d'Here 28/03/2010 08:04



C'est exact...La Gauche Moderne n'est pas toujours d'accord avec le Premier ministre.



marc d'Héré 27/03/2010 18:56


Dans une interview au Journal du Dimanche, François Fillon affirme qu'il ne prononcera pas de discours de politique générale. "On ne change pas une politique engagée depuis trois ans, qui commence
à peine à produire ses effets, au risque de rater le train de la croissance qui repart", explique le Premier ministre."Nous allons nous concentrer sur trois priorités. Amplification des mesures
pour la sortie de crise et le recul du chômage. Poursuite de la réduction des déficits: on voit bien avec la situation de la zone euro les dangers qu’ils font peser sur l’avenir de l’économie
européenne. Et, enfin, réponse au besoin de protection, tel qu’il s’est exprimé pendant cette campagne: la sécurité évidemment; la santé, avec cette question préoccupante de territoires à faible
couverture médicale ; et la crise agricole, on peut même dire la crise du monde rural", poursuit-il.

JDD


cellobello 27/03/2010 14:41


@Elie Arié
J'ai bien du mal à comprendre votre obstination à guetter tout ce qui pourrait détruire LGM. Comparé à l'état du MDC...
Pour ce qui est de se situer sur l'éventail idéologique, LGM ne pourra jamais égaler le grand écart de Chevènement, de l'internationale socialiste au souverainisme aux accents gauliens d'identité
nationale(qui ne se débat pas), hostile à l'Europe.
Quant à votre défense inconditionnelle des laeders du PS, quoi qu'ils fassent et quoi qu'ils disent...quand on se souvient de la façon dont MDC a été traité en 2002...


cellobello 27/03/2010 14:23


OK pour la relativité quand il y a des choix stratégiques à faire.
Et qu'il faut fonctionner dans la lisibilité...comprise par les médias...
D'autant que, je l'admets, les électeurs ne tiennent pas compte(ou très inégalement) des incohérences entre les discours et les actes de ceux qui les prononcent.
La populiste et dangereuse Ségolène en est un exemple frappant. De quoi désespérer de la démocratie quand on constate son dernier score...


marc d'Héré 27/03/2010 11:25


Une déclaration de Gérard Longuet dans Le Figaro Magazine du 27 mars:

"....Dans cette campagne, les électeurs n'ont pas contesté les réformes. Un sujet difficile cependant, en raison de la crise de 2008, a été la compatibilité entre notre combat contre les déficits
et le bouclier fiscal décidé en 2007. Ce bouclier fiscal, chacun peut le comprendre en période de croissance. Aujourd'hui, les gens ont le sentiment que, si on change le système fiscal, tout le
monde payera davantage sauf ceux qui payent déjà beaucoup"..


cellobello 27/03/2010 06:35


Je ne suis pas fiscaliste.
Je trouve néanmoins préoccupante l'idée de suspendre le "bouclier fiscal".
- ceux qui hurlent le plus à l'injustice sont eux-mêmes bénéficiaires du bouclier fiscal; s'il est suspendu, ils trouverons les arguments pour décrédibiliser cette décision; avec acharnement,
hargne, règlements de compte illimités puisque çà touchera à leur argent sans qu'ils puissent se présenter comme des victimes.
- tout ce qui touche au domaine fiscal touche à la confiance qu'on peut faire dans la stabilité des décisions prises: revenir d'un "paradis fiscal" au motif du plafonnement à 50%, si, à chauqe
instant, la mesure peut tomber, éloigne à jamais ceux qui pourraient payer de lourds impôts en France et qui ont préféré s'installer à l'étranger. Sans parler de l'effet symbolique d'un pays peu
fiable pour les investisseurs.


Marc d'Here 27/03/2010 09:32


C'est vrai. Vous avez en partie raison...Mais il y a, nous semble-t-il, une réalité: tant que le bouclier fiscal demeurera, les électeurs seront persuadés que la politique de Sarkozy est gravement
inégalitaire, et favorise "les riches . La gauche a imposé cette lecture et on a été incapable d'en imposer une autre. C'est un fait. 

Or, dans cette période de crise, le sentiment que le pouvoir ne fait rien pour les "petits" et agit en faveur des "gros" est mortel. C'est faux, mais c'est ressenti comme évident,
indiscutable. 

Tant que le bouclier fiscal demeurera, toute avancée sociale sera considérée comme inexistante, ou pire, hypocrite. 

Voilà pourquoi,  nous proposons  non pas de le supprimer, mais de le suspendre pour une durée précise de 3 ans, ce qui peut être expliqué et compris des plus aisés, qui le
considèreront comme un moyen provisoire de répondre à la crise et non un retour sur une promesse. 

En politique, et en économie, il faut souvent choisir entre deux mauvaises solutions, celle que nous proposons nous semble être la moins mauvaise.