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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 14:46

 

Eric Besson interrogé par Albert Zennou, Lefigaro.fr du 24 juin

 

Pour le ministre de l'Industrie, Nicolas Sarkozy incarne le «progrès» face à la gauche. 

 

LE FIGARO.- Vous devriez publier à la rentrée, dans le cadre des Progressistes, le cercle de réflexion que vous animez, un manifeste. Voulez-vous peser sur le débat?

Éric BESSON.- La majorité doit revendiquer son bilan et préparer l'avenir. Effectivement, un manifeste est en préparation. Il devrait être publié en octobre et sera une contribution au débat sur différents thèmes et enjeux de la prochaine présidentielle.

Quels seront selon vous les différents thèmes quidevraient structurer l'élection?

J'en vois au moins trois: le renouveau républicain, l'alliance du progrès technique et du progrès social et la compétitivité solidaire. Les Français veulent que l'équilibre des droits et des devoirs soit mieux assuré, ce qui renvoie aux dialectiques sécurité-liberté, immigration-intégration. Autant de sujets qui imposent le renouvellement du pacte républicain. Je forme aussi le vœu que face aux thèses absurdes de la «démondialisation», Nicolas Sarkozy soit le candidat du progrès, de l'émancipation, de la science, de l'innovation, de l'adaptation solidaire à la mondialisation. Le chef de l'État, en 2012, peut incarner le progrès face à un PS qui paraît avoir renoncé à une valeur qu'il a toujours historiquement revendiquée. Le quinquennat de Nicolas Sarkozy aura aussi permis l'émergence d'une régulation financière internationale. Il aura également été marqué par le retour de l'État-stratège et même de l'État-investisseur. Le capitalisme que nous prônons est celui qui favorise l'entrepreneuriat et le soutien aux PME, notamment les PME familiales. Le «discours de Toulon» sur la régulation du capitalisme est, selon moi, le discours le plus important du mandat. Associons davantage nos concitoyens au partage des fruits de la croissance et montrons-leur que nous pouvons, dans la mondialisation, à la fois conquérir et protéger.

Avec la candidature possible de Jean-Louis Borloo, la majorité ne risque-t-elle pas l'implosion?

Une élection présidentielle a ses lois. Au premier tour on se démarque, au second, on rassemble. C'est ce qu'avait réussi à faire Nicolas Sarkozy en 2007. En 2012, l'UMP devra être entièrement au service de son candidat, mais Nicolas Sarkozy ne pourra être le candidat de la seule UMP. Le moment venu, il faudra rassembler toute la majorité présidentielle, Jean-Louis Borloo compris évidemment, et même au-delà.

Ceux qui ont gouverné ensemble pendant des années ont vocation à se rassembler. Jean-Louis Borloo et Hervé Morin ont occupé des ministères importants et ont mis en œuvre la politique du président. Je reste persuadé que nous nous retrouverons.

Le Parti socialiste, qui a toujours les faveurs des sondages, a-t-il la capacité de remporter l'élection présidentielle?

Je continue de croire le Parti socialiste très mal armé pour affronter l'élection présidentielle. Cela n'a rien à voir avec les talents de ses élus, il en est de réels. Mais le PS traîne le boulet de sa vision doctrinale antédiluvienne: à côté du «projet socialiste» de 2012, le «manifeste progressiste Blair-Schröder», qui remonte à 1999, paraît avant-gardiste! La déconnexion entre l'adoption d'un projet et le choix du candidat est une absurdité: songez que si Dominique Strauss-Kahn avait été candidat aux primaires, il n'aurait pas inspiré un mot du «projet» récemment adopté! Le PS reste le parti du statu quo, de l'immobilisme et il est à présent gangrené par le germe mortifère de la décroissance. Qui peut croire qu'il réinstaurera la retraite à 60 ans? Qui peut succomber aux charmes supposés de la «démondialisation»? Qui chiffrera le coût environnemental, de dépendance, de pouvoir d'achat, de compétitivité de la «sortie du nucléaire»? Lisez aussi le projet numérique présenté cette semaine par Martine Aubry. Derrière le jargon technologique, ce sont des reculs insensés qu'il nous faut démasquer.

Faites-vous une différence entre François Hollande et Martine Aubry?

Ils ont des formations, des références et des qualités communes. Ils viennent de la même souche. Ils s'inspirent de Mitterrand, Jospin et, moins qu'ils ne le disent, Delors. Mais ils n'assument pas l'héritage réformiste de la gauche moderne et les jeux d'appareil les cantonnent au déni de la réalité, à la dépense publique ou à l'incantation.

Le procès DSK risque-t-il de peser sur la campagne du PS?

Politiquement, le PS semble avoir tourné la page DSK. Ses soutiens ont déjà rallié Martine Aubry, pour l'essentiel, ou François Hollande. Mais les socialistes seront probablement plus touchés qu'il n'y paraît par l'absence de Dominique Strauss-Kahn, qui ravive la crise de leadership interne au PS et fait renaître les affrontements entre clans. Dès aujourd'hui, renaît au sein du PS un clivage profond sur la mondialisation et sur la façon d'adapter la France au XXIe siècle.

Le «printemps arabe» a rappelé l'importance stratégique pour la France de la Méditerranée…

Par sa géographie, son histoire, la France a un rôle majeur à jouer en Méditerranée. C'est vers la France que se sont tournés les gouvernements arabes issus des révolutions. Beaucoup ont été sensibles à l'invitation par le président de la Tunisie et de l'Égypte au G8 de Deauville. Les révolutions arabes doivent nous inciter à relancer l'Union pour la Méditerranée, comme s'y attelle Alain Juppé. Nous sommes convenus que j'essaierai de l'y aider. Par exemple à concrétiser l'Office méditerranéen de la jeunesse que j'ai proposé dans mes précédentes fonctions. Ou pour relancer le plan solaire méditerranéen et soutenir les PME et l'innovation en Méditerranée.

Eric Besson interrogé par Albert Zennou, Lefigaro.fr du 24 juin

 

Voir aussi: http://marcdhere.over-blog.com/article-ps-un-projet-anti-modernisation-78887037.html

 

 

 

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Published by Eric Besson, dans Le Figaro - dans Parti socialiste
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commentaires

Elie Arié 18/07/2011 18:25


En somme, Besson, ce serait une sorte de gauche moderne?