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PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 17:12

 

Le billet d’Eric SEYDOUX*

 

Le Cercle des Libertés Egales, ultime espoir pour la gauche libérale.

 

J’étais heureux. Ma conscience bien tranquille, convaincu de me trouver du côté des justes, des bons, du droit et surtout de la morale, « moi qui suis de gauche », ne manquais- je jamais de glisser dans les conversations, phrase magique que je ne me lassais pas de m’entendre prononcer, sans crainte du qu’en dira-t-on. Elles me procurait bien être et fierté et rendait mon auditoire attentif, attentionné, intéressé, prudent, car j’évoquais pour mes interlocuteurs l’intelligence, la culture, la générosité, la solidarité, et aussi, le combat du bien contre le mal, de la modestie contre l’arrogance, du pauvre contre le riche, du travail contre le capital, de l’amour contre la haine. J’en étais même arrivé à me demander comment les autres pouvaient faire pour vivre à côté de toutes ces valeurs et de ce bonheur inouï qu’elles me procuraient.

 

J’étais heureux ! Ma vie n’était que rêve et enchantement, j’allais de congrès ouverts en comités fermés, de manifestations publiques en réunions privées, de meeting en symposiums, tous de la plus haute importance, tous à présence indispensable, pour réfléchir, intervenir, applaudir ; je dormais chez les camarades, je déjeunais aux buffets, je dépassais systématiquement mon forfait ; je militais pour une grande et belle cause. Ah, si vous saviez comme j’étais heureux.

 

Et puis le malheur est arrivé sur moi. Cela s’est fait peut-être même sans que je m’en rende compte tout de suite. Envahi par une impression bizarre, celle que l’on ressent souvent à l’adolescence lorsque le  monde d’amour, de solidarité, d’honnêteté dans lequel l’on vit, s’étiole, se fissure de mille lézardes pour faire une place au cynisme, à l’hypocrisie, à l’intrigue, vices ordinaires de la vie, que l’on croyait pourtant honnis du parti et de ses partisans.

 

Au début, je me suis trouvé mille justifications pour écarter mes doutes et mes interrogations, puis seulement cent, puis dix, et un jour je n’en ai plus trouvées malgré tous mes efforts, et là, j’ai commencé à voir des défauts apparaître dans mon édifice si amoureusement bâti, d’abord des détails, mais des détails qui travaillent l’esprit.

 

C’est un jour, un ami de toujours, nommé dans un cabinet ministériel qui ne répond plus à mes appels, ou plus exactement qui ne me rappelle pas alors que sa secrétaire, marque de son importance nouvelle,  m’assurait à chacun de mes appels qu’il le ferait …

 

Et un autre petit défaut et puis un autre plus gros, et d’autres encore, de plus en plus gros, et puis, comme cela arrive souvent avec quelqu’un qui vous trompe, on ne voit plus que des défauts, d’énormes défauts qui maintenant vous broient l’esprit jour et nuit, un en particulier choquant, nauséeux, l’avidité de ces petits cadres du parti, divisés en petits clans informels et mouvants, à se répartir le moindre des postes, à tous les niveaux, même les plus modestes, par principe et pas seulement pour garder la main comme certains le prétendaient cyniquement, mais pour asseoir toujours et un peu plus leur pouvoir pour le prochain coup.

 

Au sommet, une politique du chien crevé au fil de l’eau, sacrifiant sans vergogne un Jean-Pierre CHEVENEMENT, à des nationalistes corses aux idées peu recommandables, dont les amis venaient d’assassiner un préfet, une politique refusant obstinément la prise en compte d’une situation d’insécurité, opposant à une population modeste qui en souffrait, le subtil concept de « sentiment d’insécurité » avec le qualificatif de raciste pour ceux qui ne l’acceptaient pas, une politique bradant de façon irresponsable une croissance aussi avantageuse qu’inattendue, avec l’aberrante loi sur les 35 heures, une politique  refusant par lâcheté les réformes essentielles pour l’avenir du pays, une politique enfin qui conduisit à engager  des milliers de jeunes dans l’assistanat, avec de pseudos emplois que l’on savait déboucher sur rien d’autre que du vent …

 

Alors, il y eut l’espoir d’un BESSON ou d’un BOCKEL pour insuffler dans le parti majoritaire de droite, les idées de gauche, dans l’intérêt général. Mais le premier rejoignit le camp majoritaire, sans avoir eu le temps de faire le travail, quant au second à qui en incombait désormais la charge,  il ne s’en préoccupa point, trop assailli par les devoirs de sa propre charge qu’il préféra à toute autre, laissant par la même sur le bord du chemin des partisans de qualité, certainement parmi les meilleurs des socialistes, tant au niveau de l’intelligence politique que  de la rigueur morale, qui à chaque réunion demandaient sans recevoir de réponse, la construction d’un vrai parti de gauche au service du libéralisme,  déplorant sans plus de réponse, une inaction endémique, qui rendait totalement inaudible un mouvement qui de toute façon n’avait rien à dire, ainsi que le montre surabondamment son désolant site internet,  avec des leaders  qui ne surent briller ni par leur idées ni par leur talent et qui ne trouvèrent comme refuge, pour leurs médiocres déclarations, que quelques bienveillants journaux électroniques…

 

Justement éconduits du gouvernement ils s’en allèrent raccrocher leur petit wagon à la caravane BORLOO/RAMA en partance pour on ne sait où, avec pour seul viatique un discours opportuniste permettant toutes les voltes-faces, toutes les compromissions, toutes les trahisons et bien sûr si nécessaire, tous les repentirs.     

   

Mais au fait, « insuffler dans le parti majoritaire de droite les idées de gauche dans l’intérêt général », c’est quoi exactement ? Et bien je le reconnais, je n’en sais rien, car à vrai dire ce travail n’a jamais été entrepris par quiconque, même en dehors des mouvements politiques.

 

Le Cercle des Libertés Egales, se propose de s’atteler à cette tâche.

 

Le Cercle des Libertés Egales peut-il  y parvenir ?

 

Oui, je le pense car il n’y a pas d’autre choix. Une condition toutefois, éviter l’écueil qui consiste comme ceux qui n’ont rien à dire à sombrer dans l’énumération indigente et absurde de lieux communs tels ceux que Jean-Louis BORLOO ou RAMA YADE ânonnent à longueur de plateaux de télévision : humanisme, éducation, progrès, générosité, égalité…

 

Pas de doctrines non plus ou de théories fumeuses, le groupe de réflexion constitué autour de Marc d’HERE, n’aura de sens qu’à partir d’une analyse de situations, d’évènements concrets qui animent le quotidien des français.

 

Ce qui fera l’identité du Cercle des Libertés Egales ce sera sa position sur la crise, sur l’Euro, sur l’immigration, sur l’affaire DSK et la morale en politique, sur les primaires du parti socialiste, sur le défilé du 14 juillet, sur le fonctionnement de la justice, sur la Grèce, sur le mariage des homosexuels, sur l’opportunité d’une taxe sur les transactions financières... Tous sujets dont il devra s’emparer pour donner sa vision des choses, sa vision de la société.

 

Le Cercle des Libertés Egales devra s’ouvrir sur l’extérieur, diffuser au fur et à mesure ses contributions et réflexions aux  différents partis, mouvements, clubs, proches ou susceptibles d’y trouver intérêt, sans a priori, sans exclusive, sans crainte d’être stigmatisé.

 

Le Cercle des Libertés Egales doit contribuer ainsi à décomplexer la vie politique de ses tabous, des axiomes qui la rigidifient, et qui ne servent en réalité qu’à inhiber ceux qui sont en désaccord avec le parti dominant de gauche, le parti socialiste étant depuis longtemps devenu maître dans cet art, imposant son impérialisme, lui même d’ailleurs pris au piège de la plus belle manière qui soit par son extrême gauche qui s’est affublée du faux nez attrayant d’écolos ou/et de verts, alors qu’ils ne sont que les héritiers en moins talentueux des gauchistes irresponsables d’une autre époque.

 

Le Cercle des Libertés Egales est désormais l’ultime espoir pour la gauche libérale. Sa responsabilité est grande, il n’a d’autre alternative que de réussir.

 

Eric SEYDOUX

 

 *Mes billets n’engagent que moi, ils sont par conséquent publiés sous ma seule responsabilité

 

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Published by Eric Seydoux - dans Réflexion politique
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commentaires

plus que 287 jours 25/07/2011 17:20


le cercle des liberté égales, un groupuscule de plus qui ne pèsera rien dans le paysage politique.


Marc d'Here 25/07/2011 17:40



On va essayer de vous faire mentir...



Marc d'Here 24/07/2011 23:45


Venez consulter le blog Cercle des Libertés Egales qui vient d'être créé: http://libertesegales.canalblog.com/


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Marc d'Here 24/07/2011 23:42


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Larnaudie Patricia 24/07/2011 22:59


Tout à fait d'accord!
Tout cela est écrit avec infiniment de talent et de bon sens.
A l'orée de 2012,il ne faudra pas se tromper ni pour l'Europe,ni pour les plus modestes d'entre nous,ni pour nos enfants....