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PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 07:23

 

 

Depuis plusieurs mois, les sondages sont  mauvais pour le Président de la République (même s’ils s'améliorent nettement ces dernières semaines) et sa défaite à l’élection présidentielle peut être envisagée.

 

Aussi voit-on des responsables politiques abandonner progressivement la majorité et se retrouver opposants à une politique qui les satisfaisait jusque-là et à un gouvernement qu’ils soutenaient.

Certains anciens ministres qui approuvaient totalement l’action et les projets du gouvernement quand ils en faisaient partie (bouclier fiscal et discours de Grenoble compris), deviennent critiques maintenant qu'ils ont cessé d’y appartenir, et que les chances de succès paraissent s’éloigner. C’est dans l’ordre des choses et ce n’est pas très grave.

 

Mais on voit aussi un petit parti de gauche (La Gauche Moderne) qui soutenait franchement les réformes du Président de la République, prendre une autre direction, et soutenir un autre candidat à la présidentielle. Et cela c’est plus ennuyeux.

 

En 2007, deux responsables socialistes, Eric Besson et Jean-Marie Bockel ont choisi de rompre avec la gauche institutionnelle et de soutenir la politique de réforme de Nicolas Sarkozy. Pour affirmer et concrétiser ce soutien de gauche, Eric Besson créa « Les Progressistes » et Jean-Marie Bockel « La Gauche Moderne ».

 

Et puis les choses évoluèrent. Eric Besson en restant fidèle au Président, abandonna la référence à la gauche pour adhérer à l’UMP, et « Les Progressistes » disparurent quasiment.

 

 

Jean-Marie Bockel entraîna La Gauche Moderne à abandonner son positionnement à gauche pour rejoindre le marais centriste, et choisit de manifester son opposition au gouvernement accusé de « droitisation » et à Nicolas Sarkozy, en souhaitant que Jean-Louis Borloo représente une « alternative » à celui-ci, c'est-à-dire le batte à la présidentielle.

 

Il ne reste plus aujourd’hui, à l’exception de nos amis de la Diagonale, de mouvement se revendiquant de la gauche, moderne et sociale libérale, tout en soutenant clairement l’action réformatrice du Président de la République.

 

Or, c’est nécessaire.

 

Oui, on peut être de sensibilité de gauche et soutenir le Président de la République et son gouvernement : soutenir sa politique étrangère qui redonne une place et un rôle éminent à la France, défend les peuples victimes de leurs dictateurs-dirigeants et, ce qui n’est pas moins important, intervient avec énergie en faveur de la « moralisation » du capitalisme et pour renforcer la dimension sociale de la mondialisation.

 

Oui, on peut se sentir de gauche et soutenir la politique économique et sociale du Président qui a permis aux Français de moins souffrir de la crise que leurs voisins et leur permet d’en sortir plus vite que les autres.

 

Oui, on peut être de gauche et se féliciter des politiques courageuses et des réformes entreprises par le Président (réforme de la Constitution, limitation des dépenses publiques improductives, création du statut d’auto entrepreneur, autonomie des universités, service minimum, réforme des retraites permettant de sauver le système par « répartition », Grand Emprunt, politique d’environnement, RSA…), et souhaiter qu’il puisse les poursuivre.

 

Sur ce terrain, déserté par les Progressistes et La Gauche Moderne, un autre acteur doit s’imposer, affirmer l’existence d’un soutien de gauche au Président, et rappeler sa nécessité. Ce sera le « Cercle des Libertés Egales », qui veut à la fois approfondir et défendre les valeurs social-libérales - la solidarité, l’équité et la responsabilité - tout en s’engageant dans le soutien à la politique réformatrice et juste de Nicolas Sarkozy.

 

Sereinement, sans agressivité vis-à-vis de quiconque, ce Cercle, lieu de réflexion ouvert au débat, émergera, se constituera progressivement, sans exiger immédiatement d’adhésion formelle, sans manifester aucune rigidité, ni aucun sectarisme.

 

Y seront bienvenus tous ceux, engagés ou non dans un parti politique (de La Gauche Moderne à l’UMP), de sensibilité de gauche, et voulant soutenir le Président de la République et son action réformatrice. Il permettra, dans un premier temps, échange d’informations et de réflexions. Puis, nous travaillerons à l’élaboration de propositions et nous nous manifesterons, notamment à partir d’un site, de réunions publiques et de colloques, dans le débat politique.  

Que ceux qui peuvent être intéressés par ce cercle de réflexion, me le fassent savoir, en commentaires de cet article ou, par exemple, à ies1@hotmail.fr...

 

Marc d’Héré

 

 

Pour lire l'article sur le site du Nouvel Observateur:  

 http://leplus.nouvelobs.com/contribution/89183;le-cercle-des-libertes-egales-soutien-de-gauche-au-president-de-la-republique.html

 

Voir aussi l'autre article:   http://leplus.nouvelobs.com/contribution/2312;la-gauche-moderne-dans-le-piege-de-la-confederation-des-centres.html

 

 

 

 

 

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Published by Marc d'Here - dans Réflexion politique
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commentaires

Marc d'Here 10/07/2011 11:44


BAYROU sur Borloo, Morin, Bockel...et les autres: "Ils ont été des responsables de premier plan du gouvernement, des ministres, numéro deux du gouvernement, et ils suppliaient qu'on veuille les
nommer à des postes plus importants. Ils ont l'amertume de ne pas avoir été choisis".


Marc d'Here 07/07/2011 07:15


Le social libéralisme c'est une autre conception du capitalisme, fondée sur une valeur complémentaire de la liberté, la responsabilité. Ce n'est pas le "laisser faire", c'est le "pouvoir faire".


Marc d'Here 04/07/2011 23:18


La confédération des centres fait Pschitt ! Arthuis et son parti, refusent de la rejoindre, les députés radicaux traînent les pieds, les défections commencent (Sauvadet), comme les dissensions ou
même les oppositions entre Morin et Borloo (plus hésitant et confus que jamais) les écologistes annoncés se font attendre… comme le projet!
...Plus vite que je ne l’avais craint, La Gauche Moderne et Jean-Marie Bockel ont disparu des écrans radar…

Quel dommage que celui-ci nous ait entraînés dans ce bourbier...


Elie Arié 24/06/2011 19:40


Et bien c'est la distinction de Karl Marx entre "libertés formelles" et "libertés réelles", que les pays communistes ont détournée en lui faisant dire que les deuxièmes étaient plus importantes que
les premières; alors que ce que disait Marx, à titre d'exemple, c'est que la liberté totale de la presse, c'est très bien, mais qu'elle reste purement formelle pour les analphabètes, et qu'il faut
donc la compléter par la lutte contre l'analphabétisme.


Marc d'Here 24/06/2011 20:15



Ce n'est pas tout à fait ça...Mais peu importe...L'essentiel en fait est le côté "poétique" de l'expression.



Elie Arié 24/06/2011 18:05


Il ne me semble pas que l’appellation "Cercle des Libertés Égales" soit très heureuse ni très parlante, et, personnellement, je ne comprends pas ce que ça veut dire (et je ne suis peut-être pas le
seul): qu'est-ce qu'une "liberté égale"? S'il s'agit que les libertés définies par la loi soient les mêmes pour tous, c'est déjà le cas; s'il s'agit de l'exercice concret des libertés, il ne peut
pas être égal: la liberté de voyager, celle d'effectuer des placements, dépendent des moyens financiers de chacun, etc.


Marc d'Here 24/06/2011 19:11



Merci de ta critique.


"Libertés égales" est une expression du Social libéral américain  John Rawls qui mêle de manière "poétique" les notions de liberté et d'égalité. Au lieu d'opposer, comme souvent liberté et
égalité, on veut dire que la liberté ne peut se concevoir que si on la veut pour tous, également ou presque. Que veut dire la liberté quand, comme souvent à droite, on ne la veut que pour
certains, privilégiés ou plus forts...Pour les sociaux libéraux la liberté ne se conçoit qu'également possible pour tous.


Libertés égales...Ce n'est pas une expression habituelle, elle n'est pas très claire au premier abord, un peu surprenante...C'est pourquoi je l'ai choisie.