Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

Recherche

11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 08:43

 

le jdd.fr du 11 février...

 

La minute de vérité

  • Benjamin Bonneau, chef d’édition au JDD.fr  S'il a assuré que "pas un centime d’argent public n’a été dépensé", Nicolas Sarkozy a admis que "si on en avait parlé avec MAM, on aurait convenu que c’était pas la meilleure idée d'aller" en Tunisie.
  • Jérôme Guillas, chef d’édition au JDD.fr  La première, où tout était dit. La thématique de la sécurité, arme électoraliste, brandie d’emblée, absence contradiction et déroulé de la parole présidentielle, bue au calice par Pernaut et le panel.
  • Laurent Guimier, éditorialiste numérique  En début d’émission, il a raconté comment la famille d’accueil de Laëticia lui avait demandé de donner "sa parole d’honneur" de ne pas laisser le crime impuni. Premier… et dernier moment d’émotion.
  • Bruno Jeudy, chef du service politique  "Je m'inscris dans le long terme qui est le temps du président de la Republique" (a propos du chômage).
  • Nicolas Prissette, journaliste politique  Le récit par le Président de sa rencontre avec les parents adoptifs de Laetitia Perrais a constitué un moment fort de la soirée. Emotion, réaction politique, décision, c'est une marque de fabrique du Président qui a une nouvelle fois fonctionné.

Le style

  • Benjamin Bonneau  Sérieux, calme et appliqué, Nicolas Sarkozy a cherché à travailler son image de président protecteur. Mais aussi de futur candidat, multipliant les promesses et les annonces.
  • Jérôme Guillas Pas forcément convaincant mais convaincu. En tout cas suffisant pour un prime time de TF1 face à un panel docile. Côté langage, le "je suis stupéfié" n’aura pas convaincu les grammairiens.
  • Laurent Guimier Un chapelet d’exposés souvent arides, un tempo très lent, beaucoup de temps passé sur la retraite, les aînés ou Alzheimer… Jeudi soir, le Président a d’abord parlé à la France des cheveux blancs.
  • Bruno Jeudy Nicolas Sarkozy a puise dans le registre pédagogique pour convaincre ses interlocuteurs. Il s'est applique a être calme, a éviter les dérapages, s'excusant, s'exprimant lentement. Mais l'ensemble a donne l'impression d'une succession de monologues un peu ennuyeux.
  • Nicolas Prissette  Sobre et posé. Sans réel contradicteur, Nicolas Sarkozy a poursuivi la "représidentialisation" de son image, appuyant son sérieux avec force chiffres et exemples étrangers.

Le moment le plus convaincant

  • Benjamin Bonneau  Pour faire revenir les médecins dans les zones rurales, le chef de l'Etat souhaite rémunérer davantage ceux qui s'installeraient "dans un département où il n'y a pas assez de médecins".
  • Jérôme Guillas  Une consultation pour sonder le malaise des magistrats. En référence à l’affaire d’Outreau, Sarkozy a lancé: "Quelle a été la sanction pour le juge? Une réprimande avec inscription au dossier."
  • Laurent Guimier Prenant l’opinion à témoin, il a rappelé l’exemple du juge Burgaud, objet d’une simple "réprimande" de la part de ses pairs après l’affaire d’Outreau. Bien joué dans son face-à-face avec les juges.
  • Bruno Jeudy  Face à l'enseignante mécontente de la "dégradation du système scolaire", Sarkozy ne se dérobe pas. Il assume franchement à la télévision la rigueur et le non remplacement d'un prof sur deux.
  • Nicolas Prissette  Sur la future réforme de la dépendance, le chef de l'Etat a avancé. Il a évoqué "un panier de financements", entre assurance, CSG, recours sur succession et suppression d'un jour férié. Cela montre que la réflexion de l'Elysée progresse alors que les grandes décisions semblaient devoir attendre 2012.

Le flop

  • Benjamin Bonneau  Pour lutter contre la délinquance, Nicolas Sarkozy a annoncé une hausse des caméras de surveillance, citant l'exemple de la Grande-Bretagne, alors que leur efficacité est très critiquée Outre-Manche.
  • Jérôme Guillas  L’échec du multiculturalisme. "On s'est trop préoccupé de l'identité de celui qui arrivait et pas assez de l'identité du pays qui accueillait". L’axe Paris-Londres-Berlin est formé.
  • Laurent Guimier "Employer une femme, ça peut être une chance aussi!". Un bel acte manqué au cœur d’un exercice plutôt maîtrisé sur le fond, et qui a chatouillé les oreilles des téléspectateurs les plus féministes.
  • Bruno Jeudy  Ses explications sur les voyages de Fillon et MAM. Il justifie celui du Premier ministre au nom d'une attitude courante et passe sous silence l'avion du milliardaire tunisien, ami de la ministre des affaires étrangères.
  • Nicolas Prissette Sur l'industrie, qui concentre les pertes d'emplois, Nicolas Sarkozy n'a tracé aucune perspective. Il a fustigé de nouveau les 35 heures et rappelé la réforme de la taxe professionnelle et la détaxation des heures supp. Un regard davantage dans le rétroviseur que vers l'avant.

La note générale

  • Benjamin Bonneau  5,5/10
  • Jérôme Guillas  4/10
  • Laurent Guimier  6/10
  • Bruno Jeudy  6,5/10
  • Nicolas Prissette 5/10

 

Le JDD.fr

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Marc d'Here - dans Vie Politique
commenter cet article

commentaires

Marc d'Here 24/02/2011 18:28


Le chômage a nettement baissé en Janvier...Les efforts du gouvernement paient.


Marc d'Here 15/02/2011 13:20


Nicolas Sarkozy a réaffirmé aujourd'hui dans la Marne que la France n'abandonnerait pas Florence Cassez, condamnée et emprisonnée au Mexique alors qu'elle clame son innocence, appelant aussi à
"garder son sang froid" pour "obtenir des résultats" sur ce dossier.


Marc d'Here 12/02/2011 09:31


Bonne émission pour Sarkozy:
Il a intéressé ( les millions d'auditeurs, y compris en fin d'émission, le prouvent)
Il contnue sa "modification d'image" : plus présidentiel, tout en étant proche des gens, et Président protecteur qui sera son thème de campagne. C'est long, évidemment, mais cela évolue bien. On
remarque aussi dans les commentaires et au delà que "le pic de haine" est passé.

Le sondage post émission est aussi intéressant. Il aurait "convaincu" 46% de ceux qui ont regardé une partie l'émission, avec une majorité sur certains thèmes essentiels, notamment la dépendance
qui sera au coeur des débats des mois à venir. En minorité sur le chômage ce qui est normal, vu les résultats encore insatisfaisants: l'amélioration étant certaine dans les mois à venir,
l'évolution de ceux qui approuvent suivra.

Enfin seul un quart se déclare pas du tout convancus ce qui est faible!

Une bonne soirée étape sur le bon chemin.


Elie Arié 12/02/2011 01:19


Je trouve étonnants les efforts (sans doute appelés à être couronnés de succès) que déploie Sarkozy pour se faire battre en 2012.

Hier soir, on a vraiment eu l'impression surréaliste d'un discours tournant à vide, auquel il ne croyait pas, auquel personne ne croyait, auquel il savait que personne ne croyait, dont il savait
que tout le monde voyait qu'il n'y croyait pas non plus, et qu'il a quand même poursuivi pendant deux heures.

Très honnêtement, TF1 devrait décompter cette émission du temps de parole de l'opposition, et non de celui de la majorité.


Marc d'Here 11/02/2011 12:07


Alain Juppé, ministre de la Défense : "Une émission intéressante et riche"

"On peut au moins affirmer, sans risque de se tromper, qu’il y a un net décalage entre les commentaires des “observateurs” qui disent s’être ennuyés… et l’intérêt soutenu que les téléspectateurs
ont porté à l’émission : ils ont été 8 millions à la regarder, 7 millions continuaient à le faire à 23h. Ce sont des scores exceptionnels", écrit Alain Juppé. "J’ai apprécié le ton du Président :
il a écouté, il s’est laissé interrompre , il a montré qu’il avait une connaissance approfondie des questions qui lui étaient soumises , il a pris le temps d’expliquer la logique de ses prises de
position ou de ses décisions. C’était un exercice de pédagogie nécessaire pour répondre aux interrogations des Français", ajoute le ministre qui juge l'émission "intéressante et riche."