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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 13:15

 

Je propose,  sous ce titre, une série de trois articles consacrés à la nécessaire affirmation de La Gauche Moderne, dans la période qui vient.  

 

Aujourd’hui :

 

I- Le choix du changement

 

La Gauche Moderne  parti de centre gauche, fondé à l’initiative de  Jean-Marie  Bockel, s’est engagé dans le soutien à Nicolas Sarkozy, parce que celui-ci apparaissait comme le seul apte à réformer la France.

Dans un monde profondément transformé par la révolution technologique, la globalisation économique et financière, et l’émergence de nouvelles puissances, dans des sociétés gagnées par une montée de  l’individualisme et d’exigences nouvelles, le changement était devenu une urgente nécessité. Et ce l’était particulièrement pour notre pays, qui malgré d’exceptionnels atouts géographiques, économiques, culturels, humains, se trouvait menacé, du fait de l’immobilisme  des 20 dernières années, d’être relégué au bord du chemin par des nations qui avaient mieux compris l’évolution du monde et mieux su s’y adapter.

Ce changement nécessaire,  la gauche s’avère incapable de l’imaginer ou de le vouloir. Archaïque et nostalgique le parti socialiste se cantonne dans la  diabolisation du capitalisme, le refus de toute modernisation, immédiatement qualifiée de régression ultra libérale, et dans l’opposition systématique et brutale à toutes mesures proposées ou prises par le gouvernement.  Le parti socialiste a choisi l’immobilisme, la réforme a changé de camp.

 

C’est pourquoi, La Gauche Moderne, s’éloignant, à regret, de la gauche institutionnelle, a rejoint la majorité présidentielle pour accompagner et soutenir la politique de changement voulue par le Président de la République.

 

 Plus de trois ans après, où en est  La Gauche Moderne, où en sommes-nous ?

 

Sans trop m’avancer je crois pouvoir dire que  notre  choix se trouve justifié. Nicolas Sarkozy a inspiré et mené une politique de changement qui a transcendé les frontières politiques traditionnelles et qui ne peut, malgré ce qu’en disent des commentateurs peu attentifs à la réalité ou peu concernés par la vérité,  être qualifiée de droitière.

 

 Certes, on savait que réformer la France en profondeur, et  lui redonner sa compétitivité ne serait pas facile.  Il y a eu d’abord - différence avec le reste de l’Europe - les difficultés attendues, comme le   refus de la moindre coopération de la part du Parti socialiste, et l’opposition de tous les corporatismes défenseurs de l’immobilisme.  S’y est ajoutée, l’attitude souvent rétive d’une majorité pas toujours prête au changement.

Et puis, le  rythme et l’intensité des réformes n’ont sans doute   pas été suffisants lors de la première année du quinquennat,  celle où tout est d’ordinaire plus facile. Et cela a été d’autant plus regrettable que dès septembre 2008, la crise mondiale nous a atteints.  En limitant les moyens disponibles,  elle a exigé un changement de politique, qui n’a pas permis de réaliser l’ensemble des engagements de campagne, ni  de procéder, avec la force nécessaire, à toutes  les réformes envisagées.

 

On se retrouve donc, même si les choses vont encore un peu avancer durant la dernière année, avec des réformes parfois incomplètes, marquant une « rupture » certaine mais  que l’on peut trouver insuffisante.

 

Pourtant, beaucoup a été fait et le bilan provisoire de ce quinquennat s’avère positif.

 

La réponse de Nicolas Sarkozy  à la crise a été efficace, d’abord en parvenant à   mobiliser les pays européens pour soutenir le secteur bancaire au bord de l’effondrement, procéder à une relance budgétaire coordonnée puis en  s’engageant, au sein d’un G20 qu’il a  contribué à revitaliser, dans une action destinée à moraliser et réguler le capitalisme financier. 

Sur le plan intérieur, le Président   a, fort justement, centré sa réponse à la crise  sur la relance rapide et massive de l’investissement utile et du développement des entreprises… Dans le même temps, les mesures sociales et de soutien à l’activité ont permis de limiter la progression du chômage ainsi que des pertes de revenus qui y sont liées. L’ensemble de ces mesures et la rapidité de leur mise en œuvre,   ont  réussi à faire sortir la France de la crise, plus vite et dans de meilleures conditions que la plupart des pays comparables.

 

Pendant ces trois années, des réformes importantes ont été réalisées.  

La démocratie a progressé, avec l’accroissement des pouvoirs du Parlement et de  l’opposition et un nouveau rôle accordé au Conseil Constitutionnel.

L’Etat a été modernisé. Tout en veillant à préserver son rôle et son autorité, une politique de réorganisation et  d’allégement de son  coût a été entreprise ainsi qu’une réforme importante du fonctionnement des collectivités locales.

La politique d’autonomie des universités, qui permet à chaque établissement d’être maître de son budget et plus autonome dans ses décisions,  et qui s’accompagne d’un  plan de rénovation des campus de 5 milliards d’Euros, et du  soutien à la recherche et à l’innovation avec le  « crédit d’impôt-recherche »  est capitale et s’y ajoute la réforme partielle de l’école, qui permet de mieux accompagner et soutenir les plus faibles.

Pour l’emploi, la réunion de l’ANPE et l’UNEDIC dans un "pôle emploi" unique,  la création d’un Fonds d’Investissement Social, comme l’assouplissement de plusieurs modalités du contrat de travail sont des  mesures qui montrent leur utilité.

La méthode de rénovation sociale, assise sur la ratification des négociations entre acteurs sociaux comme la loi sur la représentativité syndicale, permettent de conforter la légitimité des partenaires sociaux et de soumettre les accords d’entreprise à une réelle validation; la défiscalisation des heures supplémentaires, la décision d’augmenter fortement le minimum vieillesse, l’allocation d’adulte handicapé, le minimum retraite pour les agriculteurs ont permis le soutien du pouvoir d’achat ; la suppression de droits de succession pour 95% des Français, l’instauration du RSA, (et  son extension, sous conditions, aux  moins de 25 ans) qui permet de cumuler revenu d’activité et revenu de solidarité afin d’encourager la reprise d’un emploi, même à temps partiel, et   son financement par une taxe sur le capital,  représentent des mesures sociales essentielles.

S’y ajoute, évidemment, la réforme du système des retraites –venant après celle des régimes spéciaux-  qui permet, en faisant tomber le tabou des 60 ans,  de sauver provisoirement le système par répartition en assurant un financement qui en  limite le déficit.

On peut citer aussi, le service minimum dans les transports et pour l’accueil à l’école qui autorisent un fonctionnement plus régulier du service public et limitent les gênes et  les coûts causés par les grèves ; la création du statut d'auto entrepreneur;  la santé avec la réforme de l’hôpital, les Agences Régionales de Santé (ARS) et les plans de santé publique (Altzheimer et cancer);  la refonte des  cartes judiciaire et militaire ; la politique de création de logements sociaux (il s’en est construit 160.000 en 2009, chiffre jamais atteint en une année) et les facilités accordées pour l’accès à la propriété ;  la plus grande maîtrise de l’immigration,  et la lutte réactivée contre l’immigration clandestine;  la  loi Hadopi qui limite les chargements illégaux sur Internet, la loi contre le port du voile intégral   et  la suppression de la publicité à la télévision publique, qui lui permet de se libérer des contraintes commerciales…  

Et aussi, le « Grenelle de l’environnement » qui a permis d’exprimer et de matérialiser un certain nombre de principes inscrivant la dimension écologique dans notre vision de la politique, et le lancement de mesures de long terme favorables à l’environnement.

 

Comme on le voit, ce bilan  n’est pas mince,  pourtant nous n’approuvons pas tout.

 

Nous regrettons d’abord que le Président n’ait pas suffisamment exposé sa vision de l’avenir, montré l’objectif qu’il se fixait et  les   chemins à emprunter pour y parvenir. Les réformes ont été nombreuses, utiles, fortes, mais ne s’en distinguaient ni la ligne directrice, ni la cohérence.

Nous pouvons, ensuite,  exprimer des réticences voire des oppositions sur certains points, notamment sur la fiscalité : nous nous serions bien passés du bouclier fiscal (qui aurait pu rester au niveau où l’avait placé le précédent gouvernement)  et nous aurions souhaité que l’on fasse participer davantage les plus aisés à l’effort commun. Cette politique  fiscale a  contribué à répandre  dans l’opinion, un sentiment d’injustice, pas vraiment justifié, contre lequel il est très difficile de lutter. Une mesure comme   la nomination des présidents de chaînes publiques par le Président et non par le CSA ne nous semble pas non plus judicieuse, pas plus que l’extension des motifs de déchéance de la nationalité, totalement inutile.

 

Au bout du compte c’est un jugement positif que nous pouvons porter sur ces trois années et nous pouvons être fiers et heureux d’avoir contribué à la réalisation de ce bilan.

 

Qu’en sera-t-il de l’avenir ?  Quelle sera l’action du nouveau gouvernement Fillon, recentré sur le noyau traditionnel de l’UMP qui n’est pas le plus progressiste, appuyé sur un parti dont le nouveau dirigeant est clairement un homme de droite ? Quelle sera la marge de manœuvre du Président durant ces 16 prochains mois, et quel sera le projet qu’il présentera aux Français à l’élection présidentielle ?

Sans remettre en cause le préjugé favorable que le passé nous permet de ressentir,  nous verrons bien et nous jugerons très librement.

En tout état de cause, il faut que La Gauche Moderne, plus qu’elle ne l’a fait jusqu’à présent, fasse entendre sa voix, dans tous les débats, dans toutes les élections, et même qu’en toute liberté, et sans le moindre complexe, elle montre la voie, une autre voie pour la gauche...

 

Marc d’Héré

 

 A suivre…jeudi 13 janvier… 

 

 

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Published by Marc d'Here - dans Réflexion politique
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commentaires

Marc d'Here 09/01/2011 18:53


Entre Sarkozy qui a choisi d’agir activement pour le changement en négligeant parfois l’exigence de justice, et le parti socialiste qui prétend vouloir la justice sociale mais a abandonné toute
idée de réforme, la Gauche Moderne a choisi « la réforme juste »


Marc d'Here 09/01/2011 13:01


Entre Sarkozy qui a choisi d’agir activement pour le changement en négligeant parfois l’exigence de justice, et le parti socialiste qui prétend vouloir la justice sociale mais a abandonné toute
idée de réforme, la Gauche Moderne a choisi « la réforme juste »