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PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 13:47

 

Une tribune de Jean-Marie Bockel, Michel Suchod et Marc d'Héré, publiée sur le site du Nouvel Observateur: nouvelobs.com  ...

 

Dans un monde profondément transformé par la révolution technologique, la globalisation économique et financière et l’émergence de nouvelles puissances, l’immobilisme c’est le déclin.  

La gauche socialiste se montre incapable d’imaginer ou de vouloir le changement qui seul peut stimuler notre économie et  revivifier  notre modèle social. Archaïque et nostalgique, elle se cantonne dans le refus de toute réforme et de  toute modernisation,  invariablement qualifiées de régressions ultra libérales.  C’est pourquoi, faute de pouvoir rénover cette gauche, La Gauche Moderne a choisi d’accompagner la politique de changement proposée par le Président de la République.  

                                                                                                   

Nous savions que réformer la France en profondeur et  lui rendre sa compétitivité serait difficile et ce fut le cas. A l’opposition systématique de la gauche s’est ajoutée celle de tous les corporatismes et  l’attitude souvent rétive d’une majorité loin d’être totalement convertie au changement.  Et puis, dès septembre 2008, la crise mondiale en imposant d’autres priorités n’a pas permis de réaliser tous les engagements de la campagne présidentielle, ni  de procéder, avec la force nécessaire, à toutes  les réformes envisagées.

                                                                                  

Pourtant, beaucoup a été fait et le bilan provisoire de ce quinquennat s’avère positif.

 

Face à la crise, Nicolas Sarkozy,  après avoir su mobiliser les pays européens pour éviter l’effondrement, a procédé à une relance rapide de l’investissement et  mis en œuvre des mesures sociales qui  ont permis à  la France de la  traverser dans de moins mauvaises  conditions que ses voisins. Il a su aussi   s’engager, au sein d’un G20 qu’il a  contribué à revitaliser, dans une action destinée à réguler le capitalisme financier.  

 

Depuis 2007,  des réformes ont été entreprises et des politiques menées, qui ne peuvent que satisfaire les hommes de gauche que nous sommes.   

Les mesures pour l’emploi, le contrat de transition professionnelle,   la défiscalisation des heures supplémentaires, la loi sur la représentativité syndicale et sur la rénovation du dialogue social,  l’augmentation continue du minimum vieillesse, l’instauration du RSA et son mode de financement,   la courageuse réforme des retraites, permettant de sauver  le système par répartition,  renouvellent le pacte social et soutiennent le pouvoir d’achat.

La révision de la  Constitution,  la réforme de l’administration et la maîtrise des dépenses publiques, la réforme de l’école,  l’autonomie  des universités accompagnée du   plan campus et du  soutien à la recherche avec le  « crédit d’impôt-recherche », le service minimum, la réforme de l’hôpital, la politique de création de logements sociaux et les facilités accordées pour l’accès à la propriété, la création du statut d'auto entrepreneur, la suppression de la taxe professionnelle,  la loi contre le port du voile intégral,   le « Grenelle de l’environnement », permettent, dans des domaines divers, de moderniser notre société et de dynamiser notre économie …   

                                                                                                                                                                                                        

Certes dans ce bilan, nous n’approuvons pas tout. Nos réticences sont fortes sur des questions comme  le bouclier fiscal, et plus largement sur la participation des plus aisés à l’effort commun, ou sur une mesure comme   la nomination des présidents de chaînes publiques par le Président.

 

Qu’en sera-t-il de l’avenir ?  Quelle sera l’action du nouveau gouvernement Fillon, recentré sur le noyau le moins progressiste de la majorité, appuyé sur un parti dont le dirigeant est clairement un homme de droite ? Quelle sera la marge de manœuvre du Président durant ces prochains mois, et quel sera le projet qu’il présentera aux Français à l’élection présidentielle ?

Nous en jugerons librement, comme c’est librement que  nous nous exprimerons, en nous adressant d’abord aux électeurs de gauche, car nous en avons le devoir.   

 

En effet, on ne peut laisser croire que la gauche  se limite à  la radicalité utopique de l’extrême gauche et au conservatisme  de socialistes sans projet, arc-boutés  sur les dogmes que  sont la préservation apparente des  droits acquis, l’assistance, l’augmentation continue des dépenses publiques et donc des impôts, la méfiance confinant à l’hostilité vis-à-vis des entrepreneurs.

 

Nous devons  montrer qu’il y a une autre gauche. Une gauche qui met en avant les valeurs d’équité, de responsabilité, de complémentarité entre les droits et les devoirs.

 

Une gauche moderne  tournée vers l’avenir, dont la priorité est l’éducation- qui doit offrir à tous les mêmes chances- la formation et la recherche ;  qui veut mettre en œuvre une politique pour la jeunesse avec l’objectif de ne laisser  aucun jeune de 16 à 20 ans sans activité.

Une gauche solidaire qui veut compenser les inégalités et les handicaps de départ pour permettre à tous le même  accès à la santé, à l’éducation, à l’emploi, à la sécurité ;  qui veut fonder la  lutte   contre le chômage  non pas sur la préservation   à toute force d’emplois dépassés mais sur l’innovation, sur la souplesse donnée aux entreprises  comme sur  la formation et la protection des salariés.

Une gauche réformiste et ambitieuse qui veut faire en sorte que l’indispensable politique de réduction des déficits ne vienne pas contrarier, au risque d’étouffer la croissance, la nécessité impérieuse d’investir et de soutenir l’activité ;  qui veut une fiscalité qui n’augmente pas, mais soit rééquilibrée,  par une taxation plus forte des revenus du patrimoine et une diminution des charges pesant sur les entreprises et les salariés.  

 

Oui il y a une autre façon d’être de gauche et d’agir à gauche. En  France aujourd’hui, c’est  La Gauche Moderne qui  représente cette autre voie pour la gauche, cette autre voix qui doit se faire entendre.   

 

Si la situation restait  ce qu’elle est, l’électeur de gauche n’aurait, lors de la présidentielle, le choix qu’entre l’irréalisme de l’extrême gauche  et l’immobilisme du PS. Entre la promesse que demain sera comme hier (ou même avant-hier), avec Martine Aubry et  la semaine des 4 jeudis que leur proposent Besancenot et Mélenchon.

             

Au sein de La Gauche Moderne, on y réfléchit, on en débat. Il ne nous est pas indifférent d’entendre Manuel Valls tenir des discours intelligents et modernes, de voir des maires, comme celui de Lyon,  faire preuve de clairvoyance dans des domaines comme la sécurité, contrairement à la tradition de leur parti. L’idée s’impose qu’il faut, à l’occasion de cette  campagne qui commence, rassembler les  innovateurs de gauche,  faire entendre leur voix,  porter leurs propositions …Mais,  doit-on aller plus loin ?  S’engager davantage ? Nous verrons bien.

 

S’il se trouvait qu’aucun acteur, dans cette campagne,  ne parvienne à incarner nos idées, peut-être alors faudrait-il, ne pas nous contenter de les exprimer,  mais  envisager de les proposer au suffrage des Français pour leur  offrir le  choix d’une gauche moderne, la possibilité d’une « réforme juste ». 

                                                                                                    

Le temps n’est pas encore venu de décider. Aujourd’hui c’est le temps de la réflexion, de  l’expression des idées et du débat de fond. C’est ce qui nous occupe.

 

Jean-Marie Bockel,   Michel Suchod,   Marc d’Héré

Respectivement président, secrétaire général  et chargé du Projet de La Gauche Moderne

   

 

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Published by Jean-Marie Bockel, Michel Suchod, Marc d'Héré - dans Présidentielle
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commentaires

plus que 433 jours 28/02/2011 16:10


"@Cellobello...Mieux vaut ne pas répondre! "

C'est sûr qu'il est préférable qu'elle ne réponde pas parce qu'elle perd son sang froid. Déjà sur le PS, c'est complètement faux car une majorité de l'appareil était pour le oui. Dans ma ville,
j'avais même été invité par des amis socialistes à aller écouter la bonne parole diffusée par Allègre, invité par la section locale du PS. Je n'y étais pas allé évidemment parce que comme vous le
savez je suis allergique au personnage. Certains comme Fabius appelaient à voter non, mais ils n'étaient pas nombreux. Il y en avait aussi à l'UMP (ex :Dupont Aignan, C.Boutin). Le débat sur le
traité européen a été extrêmement riche même si les partisans du oui ont tenté de faire croire que ceux qui pronaient le non étaient anti-européens. Ce qui était totalement faux. Le peuple,
souverain, a voté et par la suite, avec Lisbonne, on a piétiné honteusement les résultats du référendum. Il n'y a jamais eu aucune alliance entre les partisans du non de gauche et Le Pen, les
arguments n'étaient pas les mêmes.


Elie Arié 28/02/2011 10:35


@ cellobello : Merci d'éviter les mensonges aussi grossiers, vous savez très bien qu'il n'y a pas eu d'"alliance" entre MRC, Villiers et le FN pour voter contre le TCE.


Marc d'Here 28/02/2011 13:13



@Cellobello...Mieux vaut ne pas répondre!



cellobello 28/02/2011 07:55


"On peut même être socio-libéral au PS"

On peut même être être au PS et s'allier à la droite extrême;
on peut même être ex-président du CERES et s'llier à la doite extrême.

C'est ce qu'ont fait, en 2005, Fabius et le PS, d'une part, Chevènement et le MRC, d'autre part, en s'alliant avec Pasqua, de Villiers et Le Pen pour voter contre la Constitution Européenne.


Elie Arié 28/02/2011 01:05


MAM n'a été être virée qu'à cause de sa défense stupide, ses mensonges faciles à démonter, les affaires financières de son père en même temps que sa présence à elle en Tunisie (faut être con, quand
même...).

Sinon, tous les régimes occidentaux ont soutenu Ben Ali et Moubarak, et aussi Khadafi, y inclus Mitterrand; seul Reagan a été bombarder Tripoli après l'attentat de Lockerbie, Mitterrand ayant
d'ailleurs refusé aux avions américains le droit de survoler l'espace aérien français (tu dois t'en souvenir, Marc, tu étais au PS à l'époque et tu as dû l'approuver...)


plus que 434 jours 27/02/2011 21:10


"Vous faites exprès de détourner le sens ou vous êtes monomaniaque? "

je ne détourne nullement le sens de vos propos. Vous parliez de Bockel justifiant son basculement du CERES (l'aile gauche du PS) au soutien à Sarko sous prétexte qu'on ne peut plus défendre le
marxisme. Moi, je vous réponds que cela fait belle lurette qu'on ne parle plus de marxisme au PS. On peut même être socio-libéral au PS, je peux vous citer les noms mais vous les connaissez aussi
bien que moi. Bockel est un type qui a trahi son camp pour avoir un strapontin ministériel et une retraite confortable, mais il s'est fait jeter comme un malpropre par Sarko lors de son nième
remaniement ministériel. Il n'a aucun avenir politique et c'est tant mieux.


Marc d'Here 27/02/2011 22:48



Toujours aussi agressif...


Il y a encore de très forts relents marxistes au PS...Mais mélés à plein d'autres choses qui en font un mélange sans cohérence.



Elie Arié 27/02/2011 11:03


En avant-première: le discours que prononcera ce soir Sarkozy à la télévision !

"Le premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, a donné aujourd'hui cent jours à ses ministres pour faire leurs preuves, à la suite des manifestations de colère dans les principales villes d'Irak
contre l'incompétence du gouvernement.

"M. Maliki a fixé au gouvernement et aux ministères une période de 100 jours au terme de laquelle un bilan sera tiré sur les échecs et les réussites de chacun dans leur mission", a annoncé un
communiqué du cabinet du chef du gouvernement à l'issue d'un conseil des ministres "extraordinaire"."

Au fait: où en est le projet de Sarkozy, annoncé à grands fracas de tambours et trompettes, de faire évaluer l'action de chaque Ministre par une boîte privée d'audit?


cellobello 26/02/2011 21:42


@calendrier

Vous faites exprès de détourner le sens ou vous êtes monomaniaque?


plus que 436 jours 26/02/2011 17:29


"Pour défendre le marxisme aujourd'hui il faut être hypocrite ou cynique."

Vous êtes restée 30 ans en arrière, ça fait belle lurette qu'au PS, on n'emploie plus le terme "marxisme". Il n'empêche que l'analyse de Marx sur le capitalisme est toujours valable.


Marc d'Here 26/02/2011 20:09



Si vous le dites!Je pense que vous avez bien étudié cette analyse et que vous allez nous la présenter prochainement en nous expliquant pourquoi elle est toujours valable. Merci!



Marc d'Here 26/02/2011 16:28


Voilà une information qui risque de rendre DSK encore plus hésitant...

Stéphane Le Foll, proche de François Hollande, a assuré vendredi que lors de sa rencontre avec Dominique Strauss-Kahn dimanche, l'ex-patron du PS avait exprimé sa ferme intention de se présenter
aux primaires, même si DSK était candidat.

"Je pense que François Hollande a dit à Dominique Strauss-Kahn que, pour lui, il était clair qu'il se présenterait aux primaires socialistes", a déclaré l'eurodéputé PS sur i-Télé et Radio
Classique. Même si DSK se présente? "Mais bien sûr", a répondu l'ancien chef de cabinet de François Hollande lorsque ce dernier était premier secrétaire du PS.


Elie Arié 26/02/2011 15:55


Titre très amusant, dans "le Figaro" en ligne:

"Le départ de Michèle Alliot-Marie est acté. Reste le plus dur pour le chef de l'État : lui annoncer car «elle n'est pas du tout dans cette disposition d'esprit»."

Bockel n'a pas eu droit à autant d'égards...
Mais où est le problème? Alliot-Marie ne lit-elle jamais les journaux?